lundi 19 juin 2017


Claudia Pineiro, écrivaine argentine, 57 ans, j'aime lire les écrivains argentins, je ne la connaissais pas, un de ses livres "A toi." a eu un gros succès, il doit être en poche.

"Une chance minuscule." est un très bon roman, l'histoire d'un acte involontaire, la mort d'un enfant dans une voiture qui traversait la voie ferrée, une barrière qui ne fonctionnait jamais, les automobilistes traversaient et un jour arrive l'impensable, une tragédie, l'histoire d'un remords éternel qui fera basculer toute la vie d'une famille.

"Cette douleur intense. Elle deviendra chronique. Chronique, c'est à dire durable, même si elle ne sera peut-être pas permanente.Cela peut aussi signifier que tu n'en mourras pas. Tu ne t'en libéreras pas mais elle ne te tuera pas..."Alice Munro. Ecrivaine canadienne.

"La barrière était abaissée. Elle freina, derrière deux autre voitures. Le signal d'alarme brisait le silence de l'après-midi. Un feu rouge clignotait au-dessus du signal ferroviaire. La barrière abaissée, l'alarme et le feu rouge annonçaient l'arrivée d'un train. Pourtant, le train n'arrivait pas. Deux, cinq, huit minutes et aucun train n'arrivait. La première voiture contourna la barrière et passa. La seconde avança et pris sa place."

Ce passage revient souvent dans le livre, chaque fois un peu plus long, jusqu'à la révélation, ce qu'il s'est vraiment passé.

L'histoire :

Mary Loran vit à Boston, depuis 20 ans, elle a fui son pays l'Argentine, elle est condamnée socialement, abandonne son enfant qui a six ans, le père directeur de clinique ne veut pas le laisser partir avec elle, pour le bonheur de l'enfant elle se sacrifie. Marilè Lauria devenue Mary Loran enseigne dans un collège célèbre de Boston, elle a retrouvé l'amour auprès de Robert qui disparaît des années plus tard, victime d'un cancer, et par le plus grand des hasards, elle doit retourner en Argentine pour évaluer le collège de sa jeunesse, qui a demandé d'être établissement partenaire du Garlic Institute.

Elle redoute cet instant, se transforme pour qu'on ne la reconnaisse pas mais elle a une envie très forte de revoir le quartier de sa jeunesse et surtout espère rencontrer son fils, cet enfant qui est devenu un homme. Qu'est-il devenu ? Quel métier exerce t-il ? Est-il marié ? Une si longue absence, tant d'années perdues, a t-il oublié sa mère ?
Le destin sera t-il au rendez-vous ? Il y aura t-il une chance minuscule pour qu'ils se rencontrent ?

C'est un très beau livre sur la culpabilité, sur l'amour qu'une mère porte à un enfant, sur les liens du sang, la blessure ne s'est jamais cicatrisée, un enfant ne peut pas oublier sa mère mais peut-il continuer à l'aimer ?

Mary a écrit un texte, Fédérico son fils a écrit une lettre, ils attendaient plein d'espoir le moment de les échanger pour que chacun comprenne l'autre.

Cette chance minuscule pourra t-elle réparer cette femme brisée ou plutôt rompue. La rencontre se fera sous le signe de la pudeur, pas d'embrassades mais des regards "Mon fils me sourit et me présente sa femme "Voici Ariana." puis "Voici Amelia" La petite fille qui se trouve dans les bras de sa femme.

J'ai réécouté la musique de Piazzolla après avoir lu son nom dans le bouquin, j'adore le tango, le bandonéon, la maman de Mary aimait aussi. 

https://www.youtube.com/watch?v=VTPec8z5vdYhttps://www.youtube.com/watch?v=VTPec8z5vdY

Bye MClaire.






dimanche 11 juin 2017





J'ai refermé ce livre avec regret, il m'a fallu du temps pour le lire, ce n'est pas un roman, Sylvain Tesson publie son journal écrit entre 2014 et 2017.
Pour apprécier, il faut déjà avoir lu cet auteur, cet homme si particulier qui a pour domicile le monde entier, il peut passer d'un continent à l'autre très vite, son goût de l'aventure, de l'escalade, de la solitude quelquefois lui a fait parcourir le monde. J'ai lu quelques bouquins écrits par lui et j'ai toujours aimé, il a une si grande culture, nous apprenons forcément avec lui.
J'avais écrit une gazette, après avoir lu "Sur les chemins noirs.", livre publié après son grave accident, une chute de 10 mètres.
Cet accident l'a certainement fait réfléchir sur le brièveté de la vie, en même temps il l'avait bien cherché, on ne boit pas lorsqu'on grimpe !

Il nous livre des aphorismes qui m'ont fait souvent sourire ou réfléchir.
"Le problème de cette planète, c'est qu'entre les enfants et les bêtes il y a l'homme."
"Tout attachée", m'a t-elle dit en me donnant son adresse. Mais c'était une adresse mail."

Il grogne souvent contre les nouvelles technologies qui envahissent la vie des enfants et des grands.
"Etant donné l'état d'abrutissement dans lequel la fréquentation de la télévision plonge l'humanité, il est heureux que l'invention du petit écran soit advenue après des conquêtes telles que l'aiguille à coudre ou l'imprimerie, dont les découvertes respectives n'auraient pas été possible si la télé leur avait pré-existé !"
J'ai appris que le nom "Yahoo" ce serveur sur internet voulait dire en arabe "Dernier degré de l'esclavage."

S'insurge contre les touristes qui passent leur temps à photographier les endroits qu'ils devraient admirer oeil nu. Il a raison. Nous manquons peut-être un moment intense en photographiant.

Un passage sur les arbres :
"Les arbres nous enseignent une forme de pudeur et de savoir-vivre. Ils poussent vers la lumière en prenant soin de s'éviter, de ne pas se toucher, et leurs frondaisons se découpent dans le ciel sans jamais pénétrer dans la frondaison voisine. Les arbres, en somme, sont très bien élevés, ils tiennent leurs distances..."

Cite des écrivains complètement inconnus pour la majorité d'entre nous, j'ai appris.
Une belle page consacrée aux bouquinistes de Paris.
Ecrit beaucoup sur l'Islam, souvent avec un ton rageur.
Pleure sur le sort des Yazidis avec raison.

J'ai regretté son adhésion à certains actes de Poutine, il ne le critique jamais.

Une lueur d'espoir, il reste encore des endroits à découvrir sur notre planète, il y a encore des sommets et des gouffres inconnus.

J'ai beaucoup aimé ce livre, je me répète, lisez d''autres livres de Sylvain Tesson avant d'arriver à celui-ci. Vous comprendrez mieux ce journal.

J'ai passe quelques heures pendant deux jours au Salon du Livre à Vannes, j'étais heureuse de rencontrer les écrivains, Marie Sizun, Grégoire Delacourt, Daniel Pennac, J.C Rufin, Didier Decoin, Iréne Frain, J.L Debré (politique et écriture)
Bernard Werber. Michel Bussi et bien d'autres...

Bye MClaire.








vendredi 2 juin 2017




J'ai connu F.A Niquille au scrabble, à l'occasion des festivals, il m'a fait connaître cette auteure en me prêtant son dernier livre "Mort sur la Jogne", une écrivaine suisse.
Je jouais beaucoup au scrabble pendant cette semaine, le temps pour lire était compté et pourtant dès que j'avais quelques minutes je lisais, j'ai fini le bouquin en voiture, preuve que je voulais absolument connaître la fin.

Je vais être sincère, j'ai aimé le tout début du roman et d'un seul coup beaucoup moins, l'histoire s'étirait sans vraiment me captiver, jusqu'à la page 40 exactement. Je n'aime pas laisser un livre, j'ai persisté et j'ai eu raison, Je n'apprécie pas les romans policiers, j'en lis très peu "Mort sur la Jogne." est un policier historique, il y a du suspense mais pas que ça.
Je ne sais pour quelle raison l'écriture de Madame de Sévigné s'imposait à moi, l'histoire d'un jeune homme insouciant, sa grand-mère, un château, le récit fluide, une écriture simple mais très agréable. Peu à peu nous rentrons dans un autre univers, celui de Vidocq, des hommes à la mine patibulaire, des auberges, des rues inquiétantes, des crimes, un coupable que nous ne soupçonnions pas.

L'histoire se déroule au XVIIIè siècle :

L'auteure nous fait voyager de Paris au Val de Charmey en Suisse.
Le corps de Jacques Aragnin a été découvert sans vie, sans doute noyé dans le Jogne. A l'annonce de sa mort, sa femme qui est enceinte, met au monde un enfant mort-né et meurt à son tour après cet accouchement douloureux. La famille était appréciée par tous les habitants de la région, et comme si cela ne suffisait pas la maison des Aragnin brûle, cet endroit devient maudit, la mort de Jacques semble suspecte.

Beaucoup plus loin, à Paris, la grand-mère de Célestin; Thomasine de Wépion, décide d'expédier son petit-fils loin de Paris, dans cette vallée suisse qu'il ne connaît pas, sous prétexte qu'il risque le pire en ayant séduit la femme de Monsieur de Pignole, Isabelle. Elle l'envoie vivre chez l'abbé Currat qui rédige un ouvrage sur la faune de la région, Célestin est un très bon dessinateur, il l'aidera. 
Thomasine élève Célestin depuis qu'il est bébé, sa mère est morte, elle lui porte une immense affection.
Célestin obéit à contre-coeur, il part, pensant à l'ennui qui le guette..Joseph le fidèle domestique l'accompagnera.
L'ennui ne sera pas au rendez-vous, bien au contraire....

J'ai aimé découvrir le Val de Charmey, les coutumes, le vocabulaire de cette région, les armaillis, Antoinette Bourquenoud nous tient en haleine tout au long de l'histoire en nous faisant parcourir les alentours de Féguières, je me suis fait avoir, moi qui n'aime pas les romans policiers. J'ai aimé la jeune Luce, la filleule de l'abbé, spontanée elle ne pouvait que séduire Célestin, mais nous ne le saurons pas, l'histoire aura sans doute une suite.
"Tant que le blé n'est pas moissonné, il ne sert à rien de compter les sacs de farine. Bien des choses peuvent survenir durant l'été."

J'ai aussi aimé les très jolis dessins de Corentin qui illustrent le livre tout au long de notre lecture.

Ce livre est en vente sur internet, vous pouvez le commander. 

Bye MClaire.






mardi 16 mai 2017



J'ai beaucoup lu E.E. Schmitt, presque jamais déçue, moins emballée en lisant "La nuit de feu." ce moment où il avait découvert la foi, j'avais aimé son dernier bouquin "L'homme qui voyait à travers les visages." J'ai aimé "Plus tard, je serai un enfant."
Ce n'est pas un roman, une suite de réflexions où il évoque son enfance, sa vie, ses passions, il se livre avec une grande sincérité, interrogé par Catherine Lalanne, rédactrice en chef de "Pèlerin.".

Ce livre attendait sur ma table de salon depuis deux ou trois semaines, je lisais autre chose, j'avais même entamé un bouquin que j'aimais et que j'ai laissé en attente pour dévorer celui d'E.E.Schmitt, j'ai lu une page et je me suis laissée embarquer, il se lit vite, pas épais, 158 pages, mais nous pouvons nous attarder sur certains passages, sans doute parce que nous nous sentons un peu concernés. L'enfance, l'optimisme, l'influence des parents, de la famille, le goût de découvrir et d'apprendre, l'amitié, la camaraderie si différente de l'amitié, le sens à donner à son existence.

"S'il réussit sa vie, l'adulte devient le fils de l'enfant qu'il fut."

L'auteur est un surdoué, il touche à tout avec bonheur, musique, théâtre, littérature, agrégé de philosophie, diplômé de l'Ecole Normale Supérieure. En découvrant enfant Cyrano, il décide non pas d'être acteur mais il veut être Edmond Rostand, plus tard il écrira des pièces de théâtre qui auront toujours beaucoup de succès.

Son père l'admirera toujours avec une grande pudeur, sa mère sera une admiratrice inconditionnelle, elle sera son guide pendant toute son enfance, sportive de haut niveau, elle a le goût de l'effort et le soutiendra pendant ses moments de doute. Elle vit toujours, quelques pages lui sont réservées à la fin du livre.

J'ai aimé les lignes sur l'optimisme.
"Connaissez-vous la phrase de Tristan Bernard ? "Le comble de l'optimisme ? Entrer au restaurant sans argent puis de commander des huîtres en espérant y trouver une perle pour régler l'addition !"
"Ne faites pas comme lui. Ne réduisez pas l'optimiste à un être béat qui estime que tout ira bien ! Au contraire, l'optimisme perçoit les défauts de la réalité, mais face à ce constat négatif, il ne conclut pas "ce sera pire demain." il déclare "qu'entreprendre pour que ça s'améliore ?" Il combat le monde, les autres et lui-même pour en corriger les insuffisances."

Sur le verre à moitié plein ou à moitié vide 
"Le pessimiste fixe ce qui n'est pas -le vide - plutôt que ce qui est -le plein. Nostalgique, passéiste, régressif, il pleure ce qui a disparu. L'optimiste observe ce qui existe -la quantité à boire - et ce qui s'annonce - le plaisir. Appétit , délectation et confiance définissent l'optimiste tandis que morosité, privations et plaintes gangrènent le pessimiste."

Nous devrions nous inspirer de ces lignes dans les moments que nous vivons. La Ligue de optimistes existe en Belgique, son créateur avait imprimé sur des parapluies "C'est un beau jour de pluie.". Pourquoi se plaindre parce qu'il pleut, autant danser sous la pluie.

J'oubliais, sa description de la ville de Lyon est une invitation à découvrir cette ville. Nous sommes allés à Lyon mais en passant, sans visiter la ville.

Je vous conseille ce bouquin, il vous fera découvrir un auteur que nous pensions bien connaître à travers ses romans.

Nous partons jouer le festival de scrabble à Vichy, j'amène de la lecture mais je suis optimiste, je ne sais pas si je vais avoir le temps de lire..Le scrabble va occuper mes journées.

Bye MClaire.

lundi 8 mai 2017

"La femme de l'Allemand." Marie Sizun.











Un grand merci à Géraldine et à Roland qui m'ont fait découvrir ce livre et son auteure et qui en prime ont mis un très gentil mot au début du livre qu'ils m'ont offert. Je vais le garder précieusement, ce mot sera peut être lu un jour par mes petits-enfants, ils sauront combien leur mamy aimait les livres et essayait de les faire aimer aux autres..

Le roman a été publié en 2007, il est en poche.

Marie Sizun n'est pas bretonne, elle a choisi le nom d'un cap célèbre dans le Finistère, elle aime la Bretagne.

Un livre qui ne peut que vous émouvoir, un roman douloureux, une très belle histoire entre une mère et sa fille, un grand roman sur la folie.

L'histoire :

La guerre est terminée, nous sommes dans les années 50.

Fanny est maniaco-dépressive, Marion sa fille vit avec elle, elles habitent un modeste appartement dans Paris, les parents de Fanny habitent avenue de Suffren dans les beaux quartiers, il n'y a aucune relation entre les parents et leur fille, les ponts sont coupés, seule la tante de Fanny entretient des liens avec la jeune femme, elle connaît sa fragilité. La faute de Fanny, avoir aimé un allemand pendant la guerre, enceinte de lui l'histoire s'est arrêtée, elle élève Marion seule avec des petits moyens et de fréquents séjours en hôpital psychiatrique.

La fillette assiste à ces bouffées délirantes, partagée entre l'amour qu'elle lui porte et sa peur. A chaque séjour de sa maman à l'hôpital elle vivra chez ses grands-parents dans l'atmosphère glacée de ce grand appartement, et pourtant il y a la tendresse de son grand-père, mal exprimée, maladroitement.
Adolescente elle éprouvera de l'amour et de la répulsion pour cette mère si particulière. Elle doit la protéger, mais une enfant n'est pas préparée à ce rôle, c'est trop lourd, pour survivre elle doit s'éloigner sous le poids de la culpabilité.
"Bonheur de la fuite et honte de la fuite."

Elle apprendra des bribes de l'histoire de Fanny, saura que son père est allemand, cherchera à se rapprocher de lui en apprenant l'allemand, fera un séjour dans une famille à Munich, sa mère lui a dit que son père était mort en Russie, est-ce la vérité ? 

Je m'arrête de raconter cette histoire, je vous laisse la découvrir.

J'ai aimé :

L'écriture à la deuxième personne, l'auteure a choisi le TU comme pour mettre une distance entre Marion adulte  et les moments terribles vécus en compagnie de cette mère folle.

Pas de sensiblerie, beaucoup d'émotion oui, des sentiments très bien décrits, amour et détestation, culpabilité, moments de joie lorsqu'elle se retrouve loin de ce petit appartement.

Personnellement, j'ai travaillé avec une collègue dans un bureau à Paris, sa mère était hospitalisée à Ste-Geneviève dans un hôpital psychiatrique, elle me racontait les moments qui avaient précédé son internement, terribles, la peur lorsque sa mère se levait la nuit et rentrait dans sa chambre pour lui dire qu'il y avait des lions dans l'appartement , ses cris, ses tentatives de suicide, la camisole chimique. Elle éprouvait les mêmes sentiments que Marion, j'ai tout reconnu. Elle continuait à lui rendre visite chaque week-end à l'hôpital.

Je vous encourage vivement à lire ce livre. Je vais sans doute lire d'autres romans de cette auteure, une belle découverte.

Bye MClaire.







mardi 25 avril 2017




Vous avez aimé "La liste de mes envies." "On ne voyait que le bonheur." "Les quatre saisons de l'été." sans hésiter vous achetez "Danser au bord de l'abîme.", je ne l'ai pas acheté, c'est un prêt.

Déception, petite déception, je n'ai pas trop aimé, je l'ai lu avec quelques moments d'ennui, je ne suis pas arrivée à comprendre cette histoire d'amour. Je ne me suis jamais identifiée à une héroïne de roman, cela voudrait dire que je ne suis pas satisfaite de ma vie réelle, j'aurais envie d'une autre vie et ce n'est pas du tout le cas, et à mon âge ce serait un peu tard !! je veux juste comprendre l'attitude des personnages des romans.

Comment saisir l'attitude de cette femme qui succombe à un homme sous prétexte qu'elle découvre un beau sourire, une jolie bouche lorsqu'il cesse de s'essuyer avec une serviette blanche de brasserie, elle fond de plaisir. Abandonner tout, enfants, mari, maison pour le suivre et vivre un deuil pendant des années parce que l'histoire s'est achevée trop tôt, rien ne s'est passé, regrets éternels..
La vie d'un couple peut ne pas être un long fleuve tranquille, elle peut être pleine d'aspérités, mais doit-on par égoïsme rendre malheureux nos enfants qui dans le bouquin ont encore un âge difficile, celui où ils ont le plus besoin de leurs parents. Tout détruire pour être heureuse sans aucune certitude, elle ne le connaît pas, un baiser volé c'est tout.
Emma (pas Bovary) n'est pas malheureuse, elle est juste mélancolique, Emmanuelle a des relations difficiles avec sa mère, son mari ne la satisfait pas au lit, elle voudrait le grand frisson et cet inconnu lui donne des sensations juste en la regardant, c'est lui qu'il lui faut..

Ce livre est aussi une vraie carte des grands vins, ils picolent à un point que vous ne pouvez pas imaginer.

Je ne vais pas tout jeter, il y a des beaux passages, des réflexions profondes mais elles ne sauvent pas le livre.

"La vie est la courte distance entre deux vides."
"Le deuil est un amour qui n a plus d endroit où se loger" 

J'ai trouvé l'histoire un peu mièvre, sans saveur, vraiment improbable, le voyage dans le sud avec son mari malade prêt à mourir ne m'a pas émue, trop, c'était trop. Si vous avez eu une chimio, vous devez connaître tous les effets secondaires, tout a un goût de fer, même un grand vin !!

La pire phrase lue, elle se met en pleurer en se baignant et c'est là qu'elle comprend pourquoi la mer est salée..
Ce n'est pas du grand Grégoire Delacourt.

En général, le style et l'écriture de l'auteur restent agréables, c'est sans doute ce qui m'a incité à lire le roman jusqu'au bout. Je n'ai pas aimé l'histoire..

Comme tous les auteurs qui écrivent de nombreux best-sellers, cet écrivain a raté son dernier livre, cela arrive très souvent. Mais comme toujours c'est mon avis, vous aimerez peut-être.

Bye MClaire.

jeudi 20 avril 2017

Gilles Legardinier "Quelqu'un pour qui trembler."







Je l'avais commencé avant de partir pour La Rochelle, il était dans la caravane mais je n'ai pas eu le temps de le finir, trop occupée, le scrabble, j'étais à La Rochelle pour jouer le Championnat de France, je révisais un peu. Je viens de le terminer.

Je suppose que tous les lecteurs connaissent cet auteur, la couverture de ses livres, un chat coiffé d'un bonnet péruvien, 
il ne l'a pas fait pour celui-ci, dommage.
J'ai lu quatre livres de Gilles Legardinier, ils sont toujours agréables à lire, pas de violence, si peu, ou la violence des sentiments, l'amour peut être violent dans le sens où l'on veut tout donner ? C'est plein de bons sentiments, un livre à lire après "Par amour." qui était très fort et qui pourrait être inoubliable.
Gilles Legardinier me fait penser à Barbara Constantine en homme, il a l'art de mêler les générations, enfants, jeunes, vieux, tout ce petit monde contribue à construire un roman.
L'auteur est un enfant adopté, il avait été abandonné au pied d'une chapelle à Paris, il a eu des parents adoptifs formidables qui lui ont sans doute communiqué cette douceur, le désir de faire du bien à ses lecteurs.
Il aime aussi le cinéma, je devine en le lisant l'ébauche d'un scénario..

L'histoire :

Thomas est médecin humanitaire en Inde, il vit dans une région reculée, un village peuplé de gens bienveillants qui ont besoin de lui. Il est là depuis des années et n'envisage pas de retourner en France, jusqu'au jour où Kishan son ami apprend à Thomas qu'il a une fille en France, Céline était enceinte lorsqu'il est parti, il ne le savait pas. Elle est adulte.
Comment va t-il réagir en apprenant cette nouvelle qui risque de bouleverser sa vie ?
Il rentrera en France, se transformera en directeur d'une petite maison de retraite bien sympathique, loin de celles que nous connaissons, cinq pensionnaires, fera la connaissance de Pauline et de Théo son fils, de Michaël, d'Attila son chien. 
Je n'en dis pas plus, vous lirez.

Mon avis :

Ce n'est pas le meilleur livre des quatre que j'ai lus. J'ai moins ri, il a des situations vraiment improbables, mais ce roman se lit avec facilité, il y a des belles réflexions sur la vie, sur la transmission des connaissances, sur nos relations avec notre entourage, sur la mort.
Evidemment, nous devinons très vite la suite, ce qui arrivera.

J'ai bien aimé les explications de l'auteur à la fin du livre, il livre un peu de sa vie privée, il tremble pour ses deux enfants, il ne tremblait pas lorsqu'il était seul.

"Le plus souvent, ce n'est pas là peur de mourir qui les fait réagir. Dans bon nombre de cas, c'est l'angoisse de ne plus être là pour ceux qui comptent sur vous.....en général, ce sentiment bouleversant se manifeste vis-à-vis des enfants, mais pas uniquement..."

"J'accepte très mal l'idée que ce que nous apprenons d'essentiel ne serve qu'une fois et meure avec nous. Quelqu'un possède forcément les réponses aux questions que vous vous posez. Trouvez-le."

En lisant ce livre je pensais à une conversation sur la mort,   une joueuse qui était à La Rochelle venait de perdre un être cher, elle était encore bouleversée par cette mort programmée, la crainte de perdre l'autre, est-ce que nous tremblons jusqu'à la fin pour ceux que nous aimons ? Est-ce que la grande vieillesse atténue ce sentiment ? Chacun de nous aura sa réponse.

Vous pouvez le lire même si à mon avis il ne sera pas inoubliable, voilà je viens de trouver à l'instant le sentiment qui me fait écrire ça, je n'ai pas été émue et j'aime être émue en lisant un bouquin. il est vendu en poche.
Je vais le prêter.

J'ai quatre livres qui attendent. Je n'ai pas fini le livre fantasy d'Antoine Papazian, je vais m'y remettre.

Bye MClaire