mardi 25 avril 2017




Vous avez aimé "La liste de mes envies." "On ne voyait que le bonheur." "Les quatre saisons de l'été." sans hésiter vous achetez "Danser au bord de l'abîme.", je ne l'ai pas acheté, c'est un prêt.

Déception, petite déception, je n'ai pas trop aimé, je l'ai lu avec quelques moments d'ennui, je ne suis pas arrivée à comprendre cette histoire d'amour. Je ne me suis jamais identifiée à une héroïne de roman, cela voudrait dire que je ne suis pas satisfaite de ma vie réelle, j'aurais envie d'une autre vie et ce n'est pas du tout le cas, et à mon âge ce serait un peu tard !! je veux juste comprendre l'attitude des personnages des romans.

Comment saisir l'attitude de cette femme qui succombe à un homme sous prétexte qu'elle découvre un beau sourire, une jolie bouche lorsqu'il cesse de s'essuyer avec une serviette blanche de brasserie, elle fond de plaisir. Abandonner tout, enfants, mari, maison pour le suivre et vivre un deuil pendant des années parce que l'histoire s'est achevée trop tôt, rien ne s'est passé, regrets éternels..
La vie d'un couple peut ne pas être un long fleuve tranquille, elle peut être pleine d'aspérités, mais doit-on par égoïsme rendre malheureux nos enfants qui dans le bouquin ont encore un âge difficile, celui où ils ont le plus besoin de leurs parents. Tout détruire pour être heureuse sans aucune certitude, elle ne le connaît pas, un baiser volé c'est tout.
Emma (pas Bovary) n'est pas malheureuse, elle est juste mélancolique, Emmanuelle a des relations difficiles avec sa mère, son mari ne la satisfait pas au lit, elle voudrait le grand frisson et cet inconnu lui donne des sensations juste en la regardant, c'est lui qu'il lui faut..

Ce livre est aussi une vraie carte des grands vins, ils picolent à un point que vous ne pouvez pas imaginer.

Je ne vais pas tout jeter, il y a des beaux passages, des réflexions profondes mais elles ne sauvent pas le livre.

"La vie est la courte distance entre deux vides."
"Le deuil est un amour qui n a plus d endroit où se loger" 

J'ai trouvé l'histoire un peu mièvre, sans saveur, vraiment improbable, le voyage dans le sud avec son mari malade prêt à mourir ne m'a pas émue, trop, c'était trop. Si vous avez eu une chimio, vous devez connaître tous les effets secondaires, tout a un goût de fer, même un grand vin !!

La pire phrase lue, elle se met en pleurer en se baignant et c'est là qu'elle comprend pourquoi la mer est salée..
Ce n'est pas du grand Grégoire Delacourt.

En général, le style et l'écriture de l'auteur restent agréables, c'est sans doute ce qui m'a incité à lire le roman jusqu'au bout. Je n'ai pas aimé l'histoire..

Comme tous les auteurs qui écrivent de nombreux best-sellers, cet écrivain a raté son dernier livre, cela arrive très souvent. Mais comme toujours c'est mon avis, vous aimerez peut-être.

Bye MClaire.

jeudi 20 avril 2017

Gilles Legardinier "Quelqu'un pour qui trembler."







Je l'avais commencé avant de partir pour La Rochelle, il était dans la caravane mais je n'ai pas eu le temps de le finir, trop occupée, le scrabble, j'étais à La Rochelle pour jouer le Championnat de France, je révisais un peu. Je viens de le terminer.

Je suppose que tous les lecteurs connaissent cet auteur, la couverture de ses livres, un chat coiffé d'un bonnet péruvien, 
il ne l'a pas fait pour celui-ci, dommage.
J'ai lu quatre livres de Gilles Legardinier, ils sont toujours agréables à lire, pas de violence, si peu, ou la violence des sentiments, l'amour peut être violent dans le sens où l'on veut tout donner ? C'est plein de bons sentiments, un livre à lire après "Par amour." qui était très fort et qui pourrait être inoubliable.
Gilles Legardinier me fait penser à Barbara Constantine en homme, il a l'art de mêler les générations, enfants, jeunes, vieux, tout ce petit monde contribue à construire un roman.
L'auteur est un enfant adopté, il avait été abandonné au pied d'une chapelle à Paris, il a eu des parents adoptifs formidables qui lui ont sans doute communiqué cette douceur, le désir de faire du bien à ses lecteurs.
Il aime aussi le cinéma, je devine en le lisant l'ébauche d'un scénario..

L'histoire :

Thomas est médecin humanitaire en Inde, il vit dans une région reculée, un village peuplé de gens bienveillants qui ont besoin de lui. Il est là depuis des années et n'envisage pas de retourner en France, jusqu'au jour où Kishan son ami apprend à Thomas qu'il a une fille en France, Céline était enceinte lorsqu'il est parti, il ne le savait pas. Elle est adulte.
Comment va t-il réagir en apprenant cette nouvelle qui risque de bouleverser sa vie ?
Il rentrera en France, se transformera en directeur d'une petite maison de retraite bien sympathique, loin de celles que nous connaissons, cinq pensionnaires, fera la connaissance de Pauline et de Théo son fils, de Michaël, d'Attila son chien. 
Je n'en dis pas plus, vous lirez.

Mon avis :

Ce n'est pas le meilleur livre des quatre que j'ai lus. J'ai moins ri, il a des situations vraiment improbables, mais ce roman se lit avec facilité, il y a des belles réflexions sur la vie, sur la transmission des connaissances, sur nos relations avec notre entourage, sur la mort.
Evidemment, nous devinons très vite la suite, ce qui arrivera.

J'ai bien aimé les explications de l'auteur à la fin du livre, il livre un peu de sa vie privée, il tremble pour ses deux enfants, il ne tremblait pas lorsqu'il était seul.

"Le plus souvent, ce n'est pas là peur de mourir qui les fait réagir. Dans bon nombre de cas, c'est l'angoisse de ne plus être là pour ceux qui comptent sur vous.....en général, ce sentiment bouleversant se manifeste vis-à-vis des enfants, mais pas uniquement..."

"J'accepte très mal l'idée que ce que nous apprenons d'essentiel ne serve qu'une fois et meure avec nous. Quelqu'un possède forcément les réponses aux questions que vous vous posez. Trouvez-le."

En lisant ce livre je pensais à une conversation sur la mort,   une joueuse qui était à La Rochelle venait de perdre un être cher, elle était encore bouleversée par cette mort programmée, la crainte de perdre l'autre, est-ce que nous tremblons jusqu'à la fin pour ceux que nous aimons ? Est-ce que la grande vieillesse atténue ce sentiment ? Chacun de nous aura sa réponse.

Vous pouvez le lire même si à mon avis il ne sera pas inoubliable, voilà je viens de trouver à l'instant le sentiment qui me fait écrire ça, je n'ai pas été émue et j'aime être émue en lisant un bouquin. il est vendu en poche.
Je vais le prêter.

J'ai quatre livres qui attendent. Je n'ai pas fini le livre fantasy d'Antoine Papazian, je vais m'y remettre.

Bye MClaire



jeudi 6 avril 2017





Il va me falloir trouver les mots pour vous dire combien j'ai aimé ce livre bouleversant.
Par amour nous pouvons tout faire, aimer avec passion, pardonner, détester parce que justement nous avons beaucoup aimé, trop aimé, l'autre que vous adoriez, avec qui vous formiez un couple fusionnel, l'autre devient différent sans raison, apparemment sans raison, vous ne comprenez pas son attitude et pourtant, par amour il vous protège.
C'est ce qui arrive à Emélie, femme de Joffre, maman de Jean et de Lucie. Joffre est rentré chez lui après des mois passés loin de sa famille, il était au front et la capitulation a semé la honte et le déshonneur, il ne sera plus le même.

Muguette est la soeur d'Emélie, elle a aussi deux enfants, Joseph et Marline. Louis son mari a été réquisitionné par les Allemands, travail obligatoire. 

Ces deux familles vivent au Havre, ville côtière, dans la zone occupée. Pétain est à Vichy, les français sont divisés, géographiquement et dans leurs actes de résistance à l'ennemi, certains s'accommodent par nécessité, d'autres résistent.
Muguette admire Pétain, Emélie non. Emélie se pose en grande soeur, n'est pas toujours tendre avec Muguette qui a un caractère insouciant, gai, différent du sien, mais elle aime profondément sa soeur et ses enfants. Elle sera toujours là dans les moments difficiles et il y en aura.

L'auteure nous fait vivre d'une façon très réaliste les évacuations, les alertes, les bombardements sur la ville, les privations, la faim.
Le calvaire du petit enfant juif caché au milieu du charbon pendant plus d'un an, enfant martyr.
Le déchirement des parents qui envoient très loin leurs enfants pour les mettre à l'abri de la guerre. J'ai appris une chose que je ne savais pas, des centaines d'enfants normands ont été envoyés en Algérie dans des familles d'accueil, ils sont presque tous revenus, sauf ceux qui sont morts noyés dans le naufrage d'un bateau.
J'ai aussi appris que la ville avait beaucoup souffert des bombardements, surtout ceux des alliés, les Anglais voulaient repousser les Allemands pour faciliter le débarquement, des centaines de morts sous leurs bombes qui tombaient sur les maisons, les immeubles. La guerre n'a pas d'état d'âme, la victoire est son seul but. Nous le constatons encore aujourd'hui en Syrie.

Le Havre a été détruite à 80%, comme Lorient et Brest.

Comment la population faisait-elle pour résister à tous les maux de la guerre ? Il fallait beaucoup d'amour, de solidarité, mais attention dans les pires situations il y avait aussi de l'égoïsme, chacun pour soi lorsqu'il fallait sauver sa peau.

J'ai beaucoup aimé les deux garçons, Jean et Joseph, qui font preuve d'une grande maturité, ils sont jeunes mais se sentent responsables.

Comment ne pas penser aux migrants qui quittent leur pays en guerre. 

J'ai aimé les chapitres,un ou deux chapitres pour chaque personnage du roman, chacun raconte l'histoire à sa façon.
Les parents et les enfants décrivent leur ressenti.

A la fin du roman, il y a un passage qui m'a particulièrement émue, Marline doit quitter l'Algérie, sa famille d'accueil qu'elle adore et qu'elle appelle Pa et Ma, elle aime aussi Djaouida, Youssef, Yasmine.
"..Ma chambre, les eucalyptus, les ifs, les oliviers, les champs d'orangers et les citronniers, ceux d'absinthes et d'héliotropes, les nèfles et les bougainvillées, les cigognes perchées en haut des minarets, le bleu si particulier du ciel et celui si particulier de la mer, la terre sèche, brûlée, jaune et ocre, les colliers de piments rouges et les guirlandes de jasmin, les plaintes du muezzin, les bavardages des femmes qui étendaient leur linge de muret en muret, les vendeurs de bonbons et de gâteaux qui cassaient les blocs de nougat de leurs petits marteaux, les galettes de seigle parfumées au cumin, les joueurs de dominos, le thé à la menthe, la limonade, les jeux sur la place.."

Oui, c'était ça l'Algérie, les souvenirs de mon enfance, une énorme vague d'émotion m'a saisie, c'est si bien décrit.

Lisez ce livre qui déborde d'amour, vous ne pouvez que l'aimer.

Bye MClaire.






mercredi 29 mars 2017

Venise n'est pas en Italie -




Le livre est aussi malicieux que les yeux de l'auteur..

Une caravane et une voiture sur la couverture, ça ne pouvait que m'attirer, j'adore le camping. L'Italie comme destination, tout était parfait, je l'ai acheté.

C'est le premier roman de l'auteur, il a écrit pour le théâtre, une de ses pièces a été adaptée au cinéma, un hasard, nous avions vu quelques jours avant en DVD "L'étudiante et Monsieur Henri." et nous avions aussi aimé l'histoire.

J'ai adoré ce bouquin, il restera un de mes meilleurs souvenirs de lecture de ces dernières semaines, je pouvais passer du rire à l'émotion en quelques secondes. Il y avait longtemps que je n'avais pas éclaté de rire en lisant et je vous l'affirme, cela fait du bien.

L'auteur s'est mis dans la peau d'un adolescent de quinze ans Emile.

L'histoire :

Emile est le fils d'un couple ordinaire mais pas tout à fait, Emile aime ses parents, il n'aime pas leur façon d'être, le père parle fort, il est d'origine pied-noir, débite des citations à la chaîne, passe de la colère à la douceur, il est VRP, représentant de commerce, vend des alarmes, frappe aux portes à longueur de journée et ne rentre chez lui que le week-end, Emile n'aime pas parler du métier de son père.
Au lycée il est plutôt doué, deux ans d'avance, son père veut qu'il soit un génie des mathématiques.

En attendant que la maison de leur rêve sorte de terre, pour l'instant il n'y a qu'un trou, ils vivent dans leur caravane sur leur terrain. Pas facile d'inviter des copains et surtout Pauline la fille qui fait tourner la tête d'Emile, Pauline si raffinée, qui habite une belle maison, musicienne, pas facile de mettre face à face la mère d'Emile habillée d'un jogging et de vieilles baskets et Pauline, deux univers si différents. Emile est amoureux, mais pour l'instant il est seul à être amoureux !
La maman d'Emile lui trouve une beauté discrète, elle lui teint les cheveux en blond, elle pense que ça lui va bien, mais les racines finissent toujours par apparaître au grand désespoir d'Emile. Des parents imprévisibles, les ados ont quelquefois honte de leurs géniteurs....
Et un jour, Pauline annonce à Emile qu'elle va donner un concert sous la direction de son père qui est chef d'orchestre, le concert aura lieu à Venise à la Fenice, elle demande à Emile s'il veut bien se joindre à eux, des étoiles se mettent à briller et Emile finit par penser que son père a raison, il y a toujours une étoile qui nous protège.
Catastrophe, Pauline s'est trop avancée, il n'y a pas de chambre pour Emile dans l'appartement de location, mais qu'importe, il est bien décidé à y aller, il raconte des mensonges à Pauline, sa famille est italienne, il sera hébergé, ses parents sont prêts à payer le billet de train, l'amour parental, mais tout ne se passera pas comme prévu. Le pére d'Emile va lui faire une surprise, ils iront tous à Venise avec leur caravane...Ce n'est vraiment pas le souhait du jeune garçon...
Des parents qui ne sont pas vraiment discrets, un frère militaire qui surgit dans le pire moment de la vie d'Emile, tous les ingrédients sont rassemblés pour nous faire vivre un très bon moment de lecture, c'est vraiment un coup de coeur..

J'ai tout aimé, un passage qui m'a particulièrement fait rire, les gens se demandent souvent d'où vient le terme pied-noir,
le père d'Emile chante toujours à tue-tête "ASIM BONANGA..ASIM...BONA"  et Natacha, la copine passagère de son frère, demande :
"Il a des origines africaines ?"
"Une partie de sa famille est pied-noir, lui avouai-je à mi-voix, même si mon père n'aime pas qu'on en parle. Les pieds-noirs si j'ai bien compris, ce sont des gens qui viennent d'Afrique du Nord, mais dont la négritude s'est arrêtée aux chevilles. Moi, je savais pas que ce genre de choses, ça commençait par le bas. Mais je me suis dit que c'était naturel, au final, c'est comme les arbres, tout part des racines. Du coup, les pieds-noirs ne le sont pas du tout dans leur tête, si vous voyez ce que je veux dire, ça n'a pas eu le temps d'arriver jusqu'en haut. Sauf, apparemment, pour mon père, qui ne doit pas être câblé pareil que les autres, je pense que ça vous a pas échappé.."

Voilà, il a fallu que j'atteigne mon âge pour connaître le sens du mot pied-noir, j'ai beaucoup ri.
J'ai souvent été émue, ce livre n'est pas du tout superficiel, il raconte bien les tourments des ados, leurs espoirs, leur désespoir, les tourments de l'amour chez les jeunes. 
L'amour qui unit les parents aux enfants, l'incompréhension lorsqu'ils découvrent qu'Emile a voulu les faire passer pour des cousins "On ne te convient pas comme parents ?"

Pauline a aussi des parents qui ne lui conviennent pas, ils sont riches, le père est célèbre mais ils ne sont pas heureux.

Lisez ce livre, impossible de ne pas l'aimer. Il est publié en poche.

Bye MClaire.











jeudi 23 mars 2017






Ce livre est un prêt, je ne l'aurais pas acheté et j'aurais eu tort.
J'ai lu P.Djian, j'ai vu "37°2 le matin." et depuis quelques années plus rien lu de cet auteur un peu secret, qui ne s'expose pas, au style vraiment spécial. Il doit y avoir les lecteurs qui aiment et ceux qui n'aiment pas, on ne peut pas "aimer un peu."
J'ai lu qu'il disait "Je m'en fous des histoires, c'est la langue qui me donne envie d'écrire." rappelant ce que disait Céline "Si vous voulez des histoires, achetez les journaux."
Et pourtant, il y a une histoire dans ce livre, j'ai tourné les pages avec avidité, j'avais envie de connaître la suite, tout est bien ficelé, le filet est bien tendu, j'ai aimé. Je ne nie pas le fait que la lecture peut être un peu perturbante, il faut être très concentré, nous pouvons être obligés de retourner quelques lignes en arrière.

L'histoire :

Deux hommes, deux soldats rentrent de la guerre, le Yémen, l'Irak, l'Afghanistan, des guerres qui laissent des traces dans les âmes et sur le corps. Difficile de retrouver une vie normale, ceux qui les ont attendus ne comprennent pas toujours leur comportement.
Dan et Richard, réagissent chacun à leur manière, Dan est célibataire, il se reconstruit une vie bien rythmée, du sport, un boulot, une maison très rangée, des cachets pour dormir, il lui arrive de faire des cauchemars. C'est sa façon à lui de se réinsérer dans la vie.
Richard est son meilleur ami, il a une femme Nath, une fille Mona, une grande ado en crise, Richard boit, ne travaille pas, vit de petits trafics, Richard ne se réadapte pas à une vie tranquille, fait des petits séjours en prison et Nath prend un amant.
Surgit celle que personne n'attend Marlène, la soeur de Nath, elles sont fâchées depuis presque 20 ans, Marlène ange ou démon ? Marlène porte des lunettes qui ne lui vont pas, elle est un peu gauche, s'endort partout, mais Marlène sait fondre sur sa proie...
L'histoire se déroule dans un endroit qui n'est pas cité, aux Etats-Unis sans doute, dans le sud de la France ? mais rien n'est certain, endroit triste, l'atmosphère est glauque, des baraquements, des soldats et un bowling.
Je ne dis plus rien...

Ce livre est aussi une grande histoire d'amitié entre deux hommes, histoire qui ne souffre aucune trahison. Il y a un peu de sexe, de l'alcool, de la bagarre, ce n'est pas un roman pour midinette. La fin est brutale.

J'ai aimé lire ce livre. J'ai commencé un livre de poche "Venise n'est pas en Italie." et je me régale, complètement différent de Marlène, comme dit Gérard Collard "une pépite."
Je ris beaucoup, mais je suis aussi émue.
C'est la semaine de la lecture, alors n'hésitez pas, lisez, lisez encore, il ne faut jamais dire "Je n'ai pas le temps." il y a toujours un moment dans la journée où nous pouvons dévorer quelques pages.

Bye MClaire.





jeudi 16 mars 2017


Nicolas Barreau est un écrivain franco-allemand, ce n'est pas son vrai nom. 
J'avais lu "Tu me trouveras au bout du monde." j'avais pris un certain plaisir, j'ai acheté "La vie en Rosalie." dans un moment de lassitude, j'en avais assez de lire des livres tristes même s'ils étaient superbement écrits, j'ai l'impression quelquefois que les auteurs se nourrissent de l'air du temps, s'il est morose ils ne publient que des livres tristes alors qu'il faudrait faire tout le contraire.
Alors de temps en temps, je lis un bouquin bonbon, facile, mignon, il y a toujours une histoire d'amour qui se termine bien. Je dois être un peu nostalgique de mes quinze ans, je lisais Delly, Max du Veuzit, c'était normale, l'âge où nous attendons celui qui fera battre notre coeur, le premier amour, le premier baiser, nous n'étions pas précoces.

Je ne suis pas déçue "La Vie en Rosalie" est exactement ce que j'attendais, une histoire d'amour qui se termine bien mais qui a eu quelques rebondissements.
La particularité de ces romans est que nous devinons très vite ce qui va arriver, qu'importe nous lisons, les personnages sont tellement mignons.

Rosalie aime le bleu depuis toujours, son père lui offre une boîte pour peindre des aquarelles, elle découvre le plaisir de dessiner et en fera son métier. Elle s'installe dans une boutique rue du Dragon à Paris, peint des cartes postales personnalisées, vend des souvenirs, a un petit ami René, culturiste, coach de fitness, qui ne mange jamais des croissants bien croustillants, Rosalie aime les croissants et est habituée à René, il fait partie de sa vie, jusqu'au jour où tout bascule. Un vieux monsieur Max Marchais fait irruption dans sa boutique, son éditeur lui a recommandé de rendre visite à Rosalie pour illustrer son dernier livre pour enfants "Le tigre bleu.", Max n'y croit pas trop mais il tombera sous le charme de Rosalie, une amitié va naître.
Un jour, un autre homme fera irruption dans la boutique, Robert Sherman, américain, fils d'un célèbre avocat, professeur à la Sorbonne, enfin presque, il a cru reconnaître le conte du Tigre bleu, sa mère lui racontait cette histoire lorsqu'il était petit, il pense au plagiat, il possède le manuscrit original, et....vous lirez la suite.

J'ai aimé la description de Paris, pas la ville que nous connaissons, avec ses embouteillages, les gens mal élevés, non, Paris vu à travers les yeux d'un étranger qui découvre toutes ses beautés.
J'ai aimé la maison du Vésinet, celle que tout le monde rêve de posséder.
J'ai aimé ce vieux monsieur qui a été jeune, amoureux et qui se transforme en vieil ermite dans sa maison du Vésinet, mais il rencontrera Rosalie et sa vie sera transformée.
J'ai aimé déguster une coupe de champagne Bollinger dans des flûtes taillées au restaurant "Jules Verne.", mince, je délire, je n'ai pas bu le Bollinger, un champagne recherché, mais j'ai eu l'impression que les bulles éclataient dans ma bouche, je suis redescendue sur terre, je n'avais qu'une petite bouteille de Perrier dans les mains.
Voilà ce qui fait le charme de ces livres, ils font rêver les midinettes.

Mes prochaines lectures sont sur la table du salon, le dernier Philippe Djiian "Marlène." je ne sais pas si je vais aimer, et un poche de Gilles Legardinier, facile et agréable à lire.
Il faut que je vous raconte, j'achetais "Le Vie en Rosalie" et une dame cherchait des bouquins, elle hésitait, je lui ai fait acheter trois bouquins chez Leclerc....tous tristes, mais contente d'entendre mon avis, elle est allée payer à la caisse.

Bye MClaire.
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dimanche 5 mars 2017


Cette semaine j'ai lu deux livres. "Dieu n'habite pas La Havane" de Yasmina Khadra et "On reconnaît le bonheur au bruit qu'il fait en s'en allant." de Marie Griessinger.




Je l'ai acheté sans connaître ni l'auteure, ni le titre, le titre me plaisait, vers de Jacques Prévert

Gérard Collard a écrit ceci :
-Une pure merveille, l'émotion dans son absolu, un hymne à la vie.

Un tout petit livre en poche 190 pages lu en deux heures.

L'histoire vraie :

Depuis quelque temps le comportement du père de Marie change, il oublie, les gestes moins assurés, puis il tombe, le mutisme s'installe entrecoupé de flashs où la raison revient. Le verdict des médecins est sans appel, pas de guérison, la maladie s'appelle "la maladie à corps de Lewy" pas l'Alzheimer, ni la Parkinson.

Jean-Michel le père est né à Alger, comme tous les pieds-noirs il a dû partir en 1962, plus tard océanographe, il vivra à Tahiti et c'est là qu'il rencontrera sa femme déjà maman de deux petites-filles, coïncidence, elle est aussi née en Algérie à Oran, Marie naîtra de cette union. Ils voyageront beaucoup, Cayenne, la Polynésie, la France.
"De toute façon, mes parents ont traîné leurs racines avec eux toute leur vie. Depuis 1962, ils les portent à travers le monde en les replantant à chaque fois qu'ils s'arrêtent quelque part."
Un père pudique qui ne dit jamais "Je t'aime" à sa fille mais qui lui prouve de mille façons son amour. Le "Je t'aime" viendra plus tard, lorsqu'il sera malade.
Une fille qui voue une grande admiration à son père et qui ne peut que constater l'amour infini que sa mère et son père se portent
-Ils n'ont pas besoin de s'isoler pour être seuls au monde. Ils le sont toujours, juste tous les deux, même avec du monde autour. Il semble qu'ils aient perdu toute objectivité l'un pour l'autre, et qu'ils traversent l'existence comme un seul être.

A aucun moment la maman de Marie n'envisagera de se séparer de Jean-Michel le père, elle sera toujours là à ses côtés, au bord de l'épuisement mais une petite phrase cohérente, un mot d'amour feront qu'elle ne renoncera pas.

L'histoire n'est pas racontée dans un ordre chronologique, il y a des dates à chaque début des chapitres très courts.

Des chapitres lorsque la vie était belle, des chapitres plus émouvants.

Nous ne sommes jamais dans le pathos, l'écriture est belle, ciselée, pudique. J'ai toujours eu les larmes au bord des cils, émue mais sans tristesse tellement l'amour qui règne dans cette famille arrive à faire des miracles, maintenir le père dans sa maison, devant une porte-fenêtre pour qu'il puisse voir ses petits-enfants jouer, le chien courir. Un peu de vie.

"Ils sont assis sur le canapé du salon, côte à côte, à respirer le même air. Elle regarde la télé, et lui regarde l'écran, puis ses mains, puis les motifs du plaid. Il est heureux qu'elle soit à ses côtés, alors il ne bouge pas. Elle est heureuse aussi de l'avoir près d'elle, même muet, même malade, même trop lourd à lever." 

C'est un roman sur la vie. Profitez de tous les instants de bonheur avant qu'ils fassent du bruit en partant.

J'ai vraiment adoré ce livre pour sa leçon de vie. 
Toujours dire je t'aime avant qu'il ne soit trop tard, mais hélas, nous comprenons toujours lorsque la vie a laissé des marques, souvent trop tard.



Je vais avoir un jugement lapidaire, je n'ai pas aimé.

J'ai toujours lu Yasmina Khadra, j'ai toujours apprécié ses romans, le dernier lu "La Dernière Nuit du Raïs.".
Là, il ne s'est rien passé, je me suis presque ennuyée en lisant les aventures de Don Fuego, ce chanteur cubain qui met le feu dans les cabarets de Cuba, il a la soixantaine et tombe amoureux d'une gamine de vingt ans qui se révélera être un vrai poison. Un vieux beau qui se croit irrésistible et qui se cassera les dents(j'espère qu'il en avait encore) en aimant cette fille.

Grosse erreur, Y.Khadra fait parler ses personnages comme s'ils sortaient de l'Académie Française..

Point positif, nous découvrons La Havane sous le régime de Castro, Cuba qui meurt de faim sous un régime dictatorial alors que ce pays attendait autre chose lorsque Castro est arrivé au pouvoir.

Yasmina Khadra n'était pas au mieux de sa forme lorsqu'il a écrit ce bouquin. J'attends le prochain roman qui me fera oublier celui-ci.

Bref, rien d'autre à ajouter, mais vous aurez peut-être un autre avis.

Bye MClaire.