dimanche 7 février 2016

Olivier Papleux "La trappe aux oiseaux."


Olivier Papleux, agrégé de mathématiques, poète et écrivain.
Surprise pour une nulle en maths, matheux et poète, on peut donc être les deux, avec talent. Je lui trouve vaguement un air de Pierre Bachelet, chanteur qui aimait tant le Nord.

J'ai lu ce livre en deux après-midi. (ou deux après-midis, après la réforme de l'orthographe en 1990.)
  
Un roman introuvable en France, il faut le commander.
Je connais Olivier Papleux virtuellement, c'est un scrabbleur belge, ami avec moi sur Facebook. Je savais qu'il écrivait, c'est son troisième roman.
La couverture du livre avait attiré mon regard, le titre est évocateur. Les oiseaux libres et prisonniers en même temps, tel est le personnage principal du roman.

L'histoire :

Pierre est ingénieur, vie professionnelle réussie, vie privée qui semble harmonieuse, une femme Maijken, originaire du Brabant flamand, structurée, grands yeux bleus, milieu bourgeois, qui respecte toutes les conventions, les convenances, à mon avis un peu ennuyeuse ! Cela convient à Pierre, il est issu d'un milieu ouvrier et s'est hissé dans la hiérarchie sociale. Il a trouvé celle qui le cadre, il est  devenu raisonnable, tout en se permettant des petites aventures bien cachées, il n'est donc pas si sage.
Un petit garçon, Jan a agrandi la famille.

Un soir en sortant de la gare, son destin va être bouleversé, un négatif de photo se colle à la semelle de sa chaussure, il découvre ce négatif en remettant ses chaussures, le met dans sa poche et n'y pense plus, jusqu'au moment où il le redécouvre, le place dans la lumière, découvre un personnage assis dans une petite pièce. Il le remet dans sa poche.
C'est son anniversaire, soirée tranquille, relation amoureuse tranquille, tout est lisse.

Le négatif de la photo prend de plus en plus de place dans son esprit, il décide de le faire développer. La découverte du personnage qui occupe le centre de la pièce va bouleverser sa vie, la jeune fille devient une obsession, il doit la retrouver.
Sa vie bascule, il abandonne tout, son travail, sa famille, redevient un homme libre physiquement, mais victime de son obsession, il ira jusqu'au bout de ce qui est permis, sans jamais franchir la ligne jaune. 
Découvrira t-il le bonheur au bout de cette route ?

J'ai aimé :

L'écriture fluide, tout en percevant la rigueur, la précision (les maths?), la sensualité de certains passages.

Je connaissais vaguement le peintre Pieter Brueghel, école flamande, ses tableaux reconnaissables où foisonnent les personnages, mais l'auteur arrive à nous intéresser un peu plus à ce peintre. La peinture tient une grande place dans le récit, Pierre nous fait découvrir le peintre, Olivier place une page descriptive d'une oeuvre avant chaque chapitre, idée originale qui nous décrit un tableau.



Je connais très mal la Belgique, une journée à Bruxelles en revenant de vacances dans les pays nordiques. 
J'ai découvert ce pays, la Belgique germanophone, les expressions, les habitants, le traumatisme de l'affaire Dutroux. Un pays attachant, j'adore entendre l'accent belge.
Les descriptions des villes, Raeren m'était complètement inconnue.

Rike, l'aubergiste, personnage "fantastische", femme généreuse.

Les mots de Jacques Brel glissés dans certaines phrases, ce chanteur belge inoubliable.

J'ai aimé la description des familles recomposées, les doutes qui peuvent habiter celui qui arrive dans une maison où tout est à sa place, où il semble ne pas avoir la sienne. 

J'ai aimé la quête de bonheur d'un homme qui pourtant semblait être comblé. Le rapprochement avec sa famille est émouvant, son frère, sa mère, cette famille dont il est issu, un peu négligée et qui devient essentielle pour lui "Pierre, pas Pépé, maman."

Pierre deviendra le personnage de sa vie, libre de choisir ce qui est le meilleur pour lui.

Voilà, il vous reste à commander ce livre si vous voulez le lire. Je vous le recommande, vous aimerez. Tous les renseignements figurent sur internet.

Je me suis aperçue que je connaissais très peu les écrivains belges, Nothomb, Simenon bien sûr, il y aura Olivier Papleux. 

Bye MClaire.







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