samedi 13 octobre 2012

Plusieurs fois que je vous parle de ce livre, je suis en train de le finir;

Si vous ne lisez jamais, sauf ma gazette évidemment, il faut absolument que vous lisiez "Parfums" de Philippe Claudel, ce livre ne peut pas vous laisser indifférent. Ce n'est pas un roman, il ne vous demandera pas une attention constante, vous pouvez le déguster page après page, le laisser sur votre canapé et revenir sans perdre le fil de l'histoire.
Ce n'est pas une autobiographie mais ça y ressemble, au fil des pages l'auteur se raconte en prenant prétexte d'un parfum qui fait resurgir des souvenirs.
En général je lis assez vite, là je m'attarde sur chaque mot,chaque sentiment, ce livre pourrait m'inspirer des dizaines de gazette. Je suis admirative devant cet écrivain, il trouve toujours le mot juste, quelquefois rare, son style est fluide, et il arrive à nous transporter dans son univers mais aussi dans le nôtre. Nous nous identifions à lui.
Il aime les Vosges, son village Dombasle où il vit toujours, il aime les gens, la nature, il a beaucoup de tendresse pour ceux qui ont pleuplé son enfance. C'est un livre plein d'humanité.
Les parfums décrits suivent les lettres de l'alphabet, il commence par le mot ACACIA et le dernier porte le mot VOYAGE. Tout au long du livre il célèbre tous les petits riens qui font notre vie, les petits riens mais aussi les grandes tristesses. nos années d'enfance, les abandons et nos amours.

Il y a un chapitre sur le munster que j'ai adoré, comment un écrivain peut-il trouver une telle comparaison entre le munster et une falaise normande, quelle imagination  :
"Ouvert, il révèle une chair crayeuse dans ses premiers âges, d'une pâleur de falaise normande, qui s'éboule facilement sous la pointe du couteau."
"Le respirer le condamne, le goûter l'amnistie. Derrière ses allures de Quasimodo, de vilain canard ou de galeux, c'est un prince qui pour apparaître attend qu'on veuille bien l'apprécier. On se trompe si souvent, sur les fromages ou sur les êtres."

Celui sur la mort, j'ai complètement adhéré à ce qui est écrit, on ne reconnaît plus les morts dans les salons funéraires "Tous sentent la tubéreuse exhubérante, l'air climatisé, les produits cosmétiques...Je le reconnais à peine, Un être retouché pour portrait officiel et mausolée. Jaune. Poudré.Lissé. Les sourcils peignés...Un grand mensonge en somme."
Nous entendons les gens qui disent "Il est beau" oui il était beau, mais ce n'était pas lui, Ce n'était pas celui que j'avais vu quelques mois plus tôt, enfin c'est ce que je pense, tout sentiment est respectable. J'ai vu quelques morts dans ma vie, pas énormément finalement mais aucun n'était apprêté comme mon père dans ce salon funéraire, trop lisse, les traces de sa vie avaient complètement disparues. J'avais trouvé mon arrière grand-mère belle avec toutes ses rides, elle avait un visage reposé dans son lit chez sa fille.

L'odeur des chambres d'hôtel ou plutôt la non odeur, c'est aseptisé mais quelquefois il subsiste une trace de l'occupant précèdent, une légère odeur de tabac. Je n'aime pas les chambres d'hôtel, je dors mal, je ne suis pas à mon aise, je n'aime pas ces endroits de passage; J'imagine qui a dormi dans le lit que j'occupe et quelquefois mon imagination s'active trop, il me tarde que le jour se lève.

L'odeur du foin. J'aime. Je n'oublierai jamais ces meules de foin que nous escaladions dans les champs en Algérie. Nous montions tout en haut et nous nous laissions glisser dans des éclats de rire, nous avions des brins de foin dans les cheveux, ça piquait, mais qu'est-ce que ça sentait bon.
Un jour petite je suis montée tout en haut de la moissonneuse et je suis tombée, ma mère me racontait toujours ce souvenir et la peur qu'elle avait eu en me voyant arriver couverte de sang, ce jour là j'avais une robe blanche en organdi.

L'odeur des bébés. Très joli chapitre, émouvant. L'odeur de nos enfants lorsqu'ils étaient petits, ils sentaient le lait, le talc, la crème ou cette eau de cologne pour bébé que nous mettions sur leurs cheveux avant de les coiffer en leur faisant une jolie raie. Je me souviens les avoir embrassés avec fougue dans les plis de leurs cuisses pour les faire rire après le bain, je les mordillais et ils riaient, ils mettaient leurs petites mains en avant pour nous empêcher de le faire et en même temps leurs jambes semblaient dire "Encore, encore". Dans ces moments là, nous voudrions qu'ils ne soient qu'à nous, je regrettais presque de ne plus les avoir là dans mon ventre, qu'à moi, sentiment fugace, leur père était là et il adorait aussi s'en occuper.

Je pourrais écrire et encore écrire sur ce livre, tous ces effluves qui me chatouillent les narines, c'est un enchantement. Je vous en prie, lisez le. Chacun piochera dans ce livre un parfum et ses souvenirs.

En ce moment un très joli clip de pub passe à la télé pour un parfum de J.P Gaultier, tourné par J.B Mondino, un beau marin s'éloigne pendant que la jeune femme dort encore, mais elle ne dort pas, elle plonge juste son visage dans l'oreiller pour retrouver le parfum de son beau marin "Le mâle" On devine que la dame essaie de prolonger la nuit vécue à travers le sillage du parfum.

La prochaine fois je vous parlerai du livre de J.P Dubois "Le cas Sneidjer". Je vais le commencer. 

LES DESSINS :

Franck Alamo . Ma jeunesse. Quelques pièces dans le juke-box pour l'écouter chanter.
Je ne me souviens pas avoir été fan de lui, dans tous les cas beaucoup moins que de Paul Anka.





C.Boutin. Elle adore provoquer et il faut qu'on parle d'elle, je déteste ce genre de bonne femme avec leurs idées sur tout, pas conciliante et un manque total de tolérance.






J.F Copé : Triste personnage.













Le prix Nobel, il a inspiré les dessinateurs.













La conférence de N.Sarkozy : Il fait ce qu'il a dit pour une fois il tient ses promesses, il est parti faire du fric. Il a le droit puisqu'il y a de la demande pour l'écouter, c'est vrai il reste un exemple de gestion de la crise !! Les gens ont vraiment la mémoire courte.Les français changent vite d'avis. Pas moi pour l'instant, j'attends juste qu'on nous présente celui qui viendra nous sauver, s'il y en a un. Une chose me tracasse pourtant, cette soif de pouvoir alors qu'il n'y a que des emm...Il doit bien y avoir une compensation.

Bye MClaire.












mercredi 3 octobre 2012

Nous tirons un trait sur les vacances, elles sont finies, mais nous ne tirons pas un trait sur les jolies souvenirs de ce mois passé sur les routes, nous avons vu plein de beaux endroits et je ne cessais de dire "Pourquoi aller plus loin? Il y a tant de choses à découvrir dans notre pays." L'an prochain, oui je fais des projets, nous avons envie d'aller vraiment découvrir l'Alsace pendant quelques jours, s'il fait beau. Nous connaissons cette région mais pas en profondeur, en passant, trop rapidement et Christian pourra assouvir son envie de retourner en Allemagne, ses souvenirs de service militaire s'enjolivent d'année en année, j'ai l'impression qu'il confond le Club Med et l'armée.Il est resté un an en Allemagne avant de partir en Algérie, j'ai eu de la chance, il n'a pas trouvé une "frolein" qui lui plaisait.

Etre en vacances au mois de septembre, c'est ne rien faire pendant que les autres reprennent le travail, que les enfants entrent à l'école, voir les mamans attendre la sortie des cours, à Argelès il y a une école et un collège tout près du camping. A chaque fois que je voie des enfants avec leur sac à dos je repense à mes rentrées des classes ou aux rentrées de mes enfants.
Mes souvenirs en ce qui me concerne sont toujours des odeurs de fournitures scolaires neuves, les cahiers vierges qui ne tardaient pas à être annotés de cinglantes remarques "Écriture illisible, Marie-Claire devrait être médecin, elle écrit comme eux." ça c'était Madame Greuet, je l'aimais pourtant bien malgré son air sévère, elle savait nous donner confiance et je me souviens de sa joie lorsque j'ai réussi mon examen du premier coup pour entrer en sixième, je crois qu'elle m'aimait bien aussi, oui nous passions un examen à cette époque. Pour moi, cela signifiait qu'il fallait aller en pension, quitter la maison. Les rentrées scolaires étaient beaucoup moins joyeuses, je n'aimais pas cet enfermement, à chaque rentrée il fallait être rassurée, constater la présence de sa meilleure copine, pas de SMS, pas de mails pour correspondre, les vacances étaient synonymes de coupures avec le collège. C'était aussi le changement de statut, de petites filles nous passions au stade supérieur, fini le dortoir, nous avions droit à un box individuel pour plus d'intimité, mais en même temps nous étions isolées, pas de bavardages dès que les lumières s'éteignaient, nous rusions pour ne pas nous faire prendre. Avec le recul je ne peux même pas dire "c'était le bon temps" le fait de détester les maths me faisait détester l'école.
Il fallait paraître celle que je n'étais pas, se plier à la discipline, en un mot être celle que l'autre aurait voulu que je devienne, une petite fille docile, facile, arrangeante, tout le contraire de ce que j'étais vraiment. Je n'ai aucune nostalgie des rentrées scolaires.

Beaucoup plus de nostalgie des rentrées de mes enfants, j'aimais les voir reprendre le chemin de l'école, il y avait le trajet à pied pour les accompagner, leur petite main dans la mienne; ils étaient infiniment attendrissants.
J'aimais moins les laisser pour la première fois, Thierry ne pleurait pas, il était sage, me regardait partir sans un mot, il n'aimait pas la cantine, il se faisait des amis, mais très peu, toujours fidèle en amitié,  avait sa petite bande. Pascal hurlait, les larmes inondaient son visage, son tablier, des maux de ventre, il n'a jamais aimé l'école mais adorait les  copains, surtout ceux qui ne donnaient pas le meilleur exemple. Chrystel était une petite fille tranquille, quelques petites larmes mais sans plus, elle ne s'est jamais rebellée, les rentrées scolaires pour elle n'étaient pas dramatiques..
Pour cette époque oui je vais dire "C'était le bon temps."
Lorsqu'il nous arrive de nous arrêter au passage clouté pour laisser passer les enfants, j'ai toujours un petit sourire attendri.

Zut, j'ai publié ma gazette au lieu de l'enregistrer. Les lecteurs ne vont plus rien comprendre.

Coin lecture :

Avant tout, j'ai trouvé cette photo sur internet, une bibliothèque sur une plage de Sydney, une manière de provoquer l'envie de lire.

Je n'ai pas beaucoup lu pendant mes vacances, mais à Angoulins j'ai lu deux livres en deux jours.
"L'office des vivants" de Claudie Gallay.
Très beau livre, écrit avec des phrases courtes, des chapitres courts, un style que j'aime. Ce livre est d'une grande rudesse, je l'ai refermé un peu sonnée.L'histoire se déroule dans une période qui n'est pas définie, l'endroit pourrait être n'importe où dans une montagne en France Une famille qui vit dans un village perché dans la montagne, déserté par ses habitants qui descendent dans la vallée. Une famille qui vit dans la misère, leur seule préoccupation pouvoir manger tous les jours, un père brutal, la mère qui a déjà eu deux enfants Marc et Simone, elle attend le troisième qui mourra à la naissance.  La mère ne pouvant plus s'occuper des bêtes pendant sa grossesse, le père décide de faire venir Mado pour la remplacer, la jeune Mado dont il tombe fou amoureux, qu'il trousse dans l'étable et qui laissera devant leur porte une petite fille Manue. Les grands-parents vivent à côté, la grand-mère n'est pas leur vraie grand-mère, la deuxième femme du papie, avare, elle consent quelquefois à les faire goûter, le grand-père suce des pastilles à longueur de journée assis sur un vieux fauteuil qui sent l'urine.
Il y a la crasse, les poux, la honte d'être pauvres à l'école, les sandwichs à la moutarde parce qu'il n'y a rien d'autre à mettre dedans, la petite fille qui se pisse dessus à chaque fois qu'elle a peur, la culotte qu'on fait sécher sans la laver et qu'on remet le lendemain, ce qui fait que tous les enfants la fuient, la maltraitance, le vide intellectuel dans cette famille est immense.  Très peu d'amour dans cette famille, une vraie misère affective, c'est brutal, animal. Pourtant va naître une passion destructrice, Marc va aimer Manue sa demi-soeur au point d'en mourir. Il s'était promis de l'amener loin de cette misère lorsqu'il serait grand, mais Manue se dérobe, ne veut pas, comprend qu'il ne faut pas.
Le passage où le grand-père meurt en plein hiver, lorsque la terre est gelée, qu'il n'y a pas de possibilité de l'enterrer est bouleversant, je ne sais pas si c'est le mot exact, on le met à la cave en attendant le dégel et on continue à vivre au dessus, comme si rien n'était arrivé.
C'est le premier livre de Claudie Galley, elle en a écrit bien d'autres plus tard, dont "Les déferlantes" que j'avais tant aimé.
Un très beau bouquin, on ne décroche pas. Lisez-le, il est en poche aux éditions "Babel" qui fait toujours de si belles couvertures.

Le deuxième livre : " Tibhirine, une espérance à perte de vie."

Je l'ai lu parce que je me sentais concernée par ce qui a précédé l'assassinat des moines. La guerre d'Algérie, les conflits entre musulmans, l'OAS et son rôle trouble, Monseigneur Duval dont on entendait tant parler et qui avait comme surnom "Mohamed Duval" un homme qui a certainement été très malheureux de ne pas être compris mais raide dans ses convictions, j'ai compris ce qui l'animait dans cette période. La haine qui s'est installée entre les deux communautés.
Un livre à lire si cette période vous intéresse.

J'ai commencé "Parfums" si gentiment offert par une amie. Dès le premier chapitre j'ai retrouvé le parfum des beignets aux fleurs d'acacia.

LES DESSINS :

Johnny, il va falloir qu'il chante jusqu'à son dernier souffle








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F.Hollande : Il baisse dans les sondages, rien d'anormal, ils baisseraient tous dans les sondages face à une telle crise. Je n'arrête pas de dire que ce pays est trop politisé. nous ne croyons plus à la politique, ni aux politiques.







Les jeux truqués. Si les sportifs s'y mettent aussi, c'est à désespérer, eux qui gagnent tant d'argent avec leurs sponsors, toujours plus, ça se vérifie. Rachida trouvait qu'on ne parlait plus assez d'elle.






Arnaud Montebourg : Ce dessin m'a fait rire, c'est à tout à fait lui "Oyez, voyez bonnes gens"








Le traité européen. Je ne l'ai jamais lu, je renoncerai au bout de la deuxième page, donc je ne peux pas en parler.







Finissons par la chute des feuilles, oui c'est triste, très triste....La statue ne vieillit pas, ce n'est pas le cas de tous les hommes, je suppose que quelquefois il vaut mieux qu'une feuille cache la misère !!! 
Sur cette note optimiste je vous quitte.


Bye MClaire



vendredi 21 septembre 2012

Le temps est mi-figue, mi-raisin, c'est la saison de ces deux fruits, le ciel passe du gris au bleu, c'est changeant aujourd'hui, la température est douce, c'est un peu l'automne méditerranéen. Hier, c'était l'été, nous sommes allés sur la route de Banyuls, après avoir fait un tour au Perthus et franchi le col "des bouteilles" comme ils disent par ici. Les achats sont de moins en moins intéressants, d'ailleurs il y a un peu moins de monde, les magasins essaient de changer de look, il y a des grandes marques pratiquement au même prix qu'en France, quant à l'alcool ce n'est pas la peine de parcourir des kilomètres pour en acheter, ce n'était pas notre but, j'avais juste envie de flâner au milieu de cette foule si disparate, il y a aussi de nombreux marocains qui vendent des montres de contrefaçon, à mon avis dans quelques années le Perthus sera déserté, de nombreuses boutiques seront fermées, ce sera la fin d'une époque.
En revenant, nous sommes allés voir la ferme-auberge du site de Paulliles, la dame qui est à l'accueil du camping me l'avait chaudement recommandée. C'est un viticulteur qui a ouvert un restaurant qui ne fonctionne que le soir, un seul menu, la particularité est qu'à chaque plat ils vous servent un vin différent, un seul verre évidemment; J'ai lu le menu, personnellement cela me plaisait bien, mais j'étais certaine que cela ne plairait pas à Christian.
Christian aime ce qui est rustique, le bourguignon, le pot au feu, la viande rouge etc..Il mange du poisson pour me faire plaisir, les légumes pour sa santé mais du bout des dents, les frites il aime, il prétend que ce sont aussi des légumes !
Bref, dans ce menu il y avait :
Tapenades terre et mer.- Piperade de rascasse- Du poulet au citron, palets de polenta  tomates cerises confites - Fromage, tomme de brebis, accompagné d'une sorte de pain d'épice- Gâteau au chocolat maison.
Un vin de la région accompagne chaque plat. Café - Le tout pour 39 euros par personne. 
Comme m'a dit mon cher et tendre "Je n'aime pas le canard à l'orange, alors le poulet au citron encore bien moins, je suis un gars du terroir, ma mère ne faisait jamais ce genre de truc."  Il y avait longtemps que je n'avais pas entendu "Ma mère faisait comme ça..." Je pensais être devenue sa seule référence.......
Vous avez compris, je ne vais pas y aller toute seule. Alors, nous sommes allés à Port-Vendres chercher des calamars que je cuisine avec une sauce au vin rouge. Je voyais les gens qui flairaient la bonne odeur lorsqu'ils passaient devant la caravane, il y en avait que pour nous.

Comme je vous le disais plus haut, il faisait très beau hier, lorsque nous roulions sur la route qui longe la mer jusqu'à Banyuls j'avais les larmes qui inondaient mes yeux tellement c'était beau, la beauté fait pleurer quelquefois, un sentiment de plénitude qui nous submerge. La vigne descend jusqu'à la mer, la chaîne des Albères était nette, le bleu de la méditerranée ne ressemble à aucun autre, la côte est tellement découpée que nous sommes sans cesse émerveillés à chaque virage, Collioure est dans un écrin, Port-Vendres s'ouvre vers le large, une nature préservée, la Côte Vermeille n'a rien à envier à la Côte d'Azur, ce serait plutôt le contraire. Je n'ai pas pu m'empêcher de dire "Pourvu que l'an prochain je puisse revenir."
J'ai la même admiration en Bretagne lorsque nous sommes vers Perros-Guirrec, une côte de granit rose unique ou vers Kerlouan, cette côte sauvage. J'aime la nature tourmentée, la nature sauvage est fascinante, je ne suis pas une fille des plaines.

Coin lecture :

Je vous le disais, j'ai du mal à lire en ce moment, j'ai commencé le livre de Gavalda "La consolante" et dès les premières pages j'ai su que je l'avais déjà lu il y a quelques années. J'ai lu pas mal de bouquins de cette auteure, mais il me semblait que celui là non, je l'avais acheté en poche, ce n'est pas grave, il fera le bonheur de ma fille.
Le livre de Gavalda que je préfère " Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part." ça été le premier lu, il m'avait enchanté. C'est un joueur d'ISC grand lecteur qui me l'avait recommandé en chattant "Le Funeste" dommage que ce jeune François qui joue si bien au scrabble ne soit pas affilié, il l'a été il y a longtemps, je l'ai connu à Biarritz, je pense que cela a été son unique sortie. Il joue sur internet, cela a l'air de lui suffire, comme à de nombreux jeunes, hélas !

A Argelès-Plage, il y a une sorte de librairie l'été qui brade des bouquins, j'ai acheté un livre à 1 euro qui décrit la vie des moines assassinés en Algérie, Christian est en train de le lire, il paraît que c'est très instructif. Un autre livre de Claudie Gallay "L'office des vivants.", il est en attente.

Le livre de Philippe Claudel "Parfums" attendra qu'il sorte en poche et pourtant j'ai une envie folle de l'acheter. Je suis certaine d'aimer. "Parfums" tout un univers qu'il doit si bien décrire, il a tellement de talent. J'ai le sens olfactif très développé, je suis sensible aux odeurs, quelques parfums que je rencontre me font  penser à un moment de ma vie, à une histoire. Nous avons tous une relation à faire entre un parfum et un moment de notre histoire. Christian me dit souvent qu'il a horreur de l'odeur de la lavande en eau- de -cologne, cela lui évoque la mort, en Provence on parfumait la chambre où reposait le défunt avec de la lavande.
J'ai encore en mémoire l'odeur de la soupe aux légumes de la pension, ça sentait un peu le chou refroidi, je n'aime pas la soupe. L'odeur des tomates qui poussaient dans le jardin de mes parents me poursuit, ça sentait si bon, une tomate coupée en deux avec du sel me semblait le plat des dieux, ou celles que nous mangions directement au pied du plant comme un fruit , je renifle les tomates sur les étalages, cela n'a rien à voir. Pourtant au marché d'Argelès il y a des tomates soi-disant de plein champ. L'odeur des néfles qui fermentent, un fruit délicieux, inconsommables trop mûrs, il y avait un néflier dans le jardin de Téniet,
L'odeur de l'Habanita de chez Molinard ce parfum un peu fort que j'aimais lorsque j'avais 16 ans, quelques gouttes pour me parfumer, le pourrais le reconnaître.
L'odeur des habits de ma grand-mère, cette odeur qu'avait les personnes âgées, un peu rance, à l'époque ça ne nous gênait pas, l'hygiène n'était pas ce qu'elle est devenue, c'était peut être même rassurant,
La cuisine débordait de parfums lorsque nous rentrions de l'école, cela n'est plus tellement le cas, le
micro-ondes fait office de cuisinière.
La légère odeur de moisi des maisons fermées, l'odeur des chrysanthèmes qui se fanent sur les tombes des cimetières, je m'en souviens, j'accompagnais souvent mon arrière grand-mère au cimetière, elle allait arroser tous les jours les fleurs sur la tombe de ma grand-mère disparue si jeune,  je ne peux pas supporter l'odeur des tiges de fleurs qui pourrissent dans un vase, c'est dégoûtant et c'est ce qui arrive souvent dans les cimetières..
On pourrait énumérer à l'infini les parfums qui nous poursuivent.
Est-ce que je vais avoir la volonté d'attendre la sortie du livre de Claudel en poche?

Je n'ai pas de dessins à mettre ; ils traitent tous du même sujet qui a provoqué des émeutes dans les pays arabes. Pas de provocation. Je suis pour la paix. Bye MClaire.

mercredi 12 septembre 2012

Je vous l'accorde, pendant les vacances je ne suis pas un modèle de rigueur et de fiabilité pour écrire ma gazette. J'ai d'autres choses à faire, le temps passe à une rapidité incroyable. Alors, pendant que mes haricots de Paimpol sont en train de cuire, j'ai décidé de m'y mettre, et puis le ciel est gris aujourd'hui, il fait très lourd, un orage se prépare peut-être, la tramontane a l'air de vouloir s'installer, nous n'avons pas encore de projets pour cet après-midi.
 
Hier, nous sommes allés à Villefranche-de-Conflent et à St-Michel de Cuxa. Une belle balade. Nous connaissions Villefranche, une année nous avions marché dans le Canigou, la montagne mythique des catalans et nous nous étions arrêtés à Villefranche, mais j'ai eu autant de plaisir à revisiter cette place forte édifiée par Vauban, il y avait du monde, le petit resto où nous nous sommes sustentés était complet, nous avons pris des pavés de morue gratinés à l'aïoli, c'est marrant ce plat est proposé dans tous les restaurants, Metro le fournisseur des restaurateurs doit en vendre beaucoup, mais c'était bon. Pas de dessert, je me prive du sucre depuis presque deux mois, un gros sacrifice, j'aime tant le goût du sucre, mais j'abusais un peu depuis quelque temps, un palliatif pour masquer mon angoisse face à la maladie, ça agissait très bien, il y a la drogue, l'alcool pour certains, pour moi c'est le sucre. Apparemment, il n'y a plus de raison que j'angoisse, donc je ne mange plus rien de sucré....Pour l'instant, il y a le selvia qui le remplace très bien.

Nous avons pu voir le petit train jaune qui passait, les gens qui étaient à bord nous ont fait des signes, ils avaient l'air d'être heureux de faire ce petit voyage. Un couple de touristes nous a dit qu'il ne fallait pas avoir peur dans certains passages traversés, ils l'avaient pris pour venir à Villefranche. Un jour peut être ce sera notre tour, lorsque je me fatiguerai moins vite, c'est une excursion qui me tente vraiment.

Dans la foulée, nous sommes allés visiter le monastère de St-Michel de Cuxa tout près de Prades, j'aime beaucoup visiter les monastères ou les prieurés, il y en a beaucoup dans la région. Là, je n'ai pas été déçue. Magnifique. Ce monastère a une histoire un peu agitée, à l'accueil on vous donne un guide écrit qui explique très bien. J'aime l'art roman, j'ai été gâtée, l'abbatiale est préromane et romane, ce style dépouillé, fait de simplicité est splendide, apaisant, l'abbatiale a été bien restaurée, ainsi que le cloître dont les colonnes sont toutes en marbre rose de Conflent, les chapiteaux sont beaux, souvent inspirés d'un style oriental, il a été reconstruit après avoir été complètement détruit en 1789, l'état vendait les bien ecclésiastiques. Les colonnes et les chapiteaux sont d'origine. On peut s'asseoir dans ce cloître et rester là à méditer, on se sent bien loin de tout ce qui agite le monde en ce moment. Ce sont des moines bénédictins qui occupent les lieux.
Je me pose souvent la question : A quoi servent les moines et les soeurs qui restent cloîtres, loin de tout? Ils prient pour le monde, mais après, n'est-ce pas un peu égoïste de vivre ainsi? J'aimerais comprendre. Je trouve qu'une mère Thérésa ou soeur Emmanuelle étaient beaucoup plus utiles aux déshérités, elles agissaient, dans les monastères rien ne semble les atteindre, ils prient, méditent, mais le monde peut s'écrouler. J'aurais vraiment eu du mal à rester dans un Carmel.,

Il y a trois ans, nous avions visité Serrabonne, c'était autre chose, mais tout aussi beau.

Si vous voulez voir les photos que nous avons prises, cliquez sur ce lien (vous mettez votre souris sur cette phrase et vous cliquez.)

Le coin lecture :

Je n'arrive pas à beaucoup lire en ce moment, mais j'ai tout de même fini le livre de Douglas Kennedy "Cet instant-là".
D'habitude j'apprécie Kennedy, même mieux je le lis avec beaucoup d'intérêt et là presque rien, la magie ne s'est pas produite Un livre de 493 pages pour n'écrire que des clichés, des évidences, une histoire un peu bancale.
Je termine toujours un livre, même s'il ne me passionne pas, la raison est que j'attends toujours le moment où enfin il sera intéressant et pour moi Kennedy est un auteur qui ne peut pas rater un bouquin, pas complètement dans tous les cas. Là, j'avoue avoir lu en diagonale quelques pages pour finir plus vite.
Je n'ai pas aimé l'histoire d'amour écrite en forme de bluette, un peu mièvre, par contre la ville de Berlin au moment où la ville est encore coupée en deux par le mur est bien décrite, mais on n'apprend rien, on connaît les ignominies de la Stasi, la façon dont ils arrivaient à détruire les êtres qu'ils arrêtaient, les cerveaux lavés par la torture, la difficulté de vivre des habitants de Berlin-Est.
C'est l'histoire d'un jeune américain qui fuit l'amour, qui ne veut pas s'attacher à aucune femme, il a vu trop de fois ses parents se déchirer. Il veut écrire, il écrit un premier livre sur l'Egype qui a un petit succès, il décide d'écrire sur Berlin et cela lui donne l'occasion de quitter une femme qui lui dit un jour qu'elle l'aime, il ne veut pas de cet attachement, l'amour le panique, il part à Berlin, se fait engager dans un journal où il fait la connaissance d'une dissidente Petra exilée à Berlin-Ouest, c'est l'amour fou jusqu'à ce que.....Si vous avez envie de le lire, je ne veux pas vous en dire plus.  Il y a un film de Win Wenders qui décrit beaucoup mieux l'atmosphère de Berlin avant la destruction du mur. Kennedy écrit une caricature.
Je sais, Kennedy a voulu décrire l'instant où notre vie bascule, l'instant décisif où tout peut changer, où nous devons faire un choix. Le moment où un seul regard décide de la suite, mais il ne m'a pas convaincue. Le style est convenu, rien d'original.
J'ai tout de même beaucoup aimé un passage, le moment où il assiste à un concert dirigé par Karajan, cet homme splendide est superbement décrit, son air martial "sa contenance impériale" lorsqu'il dirige l'orchestre philarmonique qui exécute la 9ème symphonie de Mahler, cette page est passionnante à lire, les mots justes d'un grand écrivain, c'est presque le seul moment émouvant.
J'attends d'un livre qu'il me fasse rêver, qu'il m'éduque, qu'il m'apprenne des choses que j'ignorais.
C'est mon avis, vous aimerez peut être ce livre contrairement à moi.

Les dessins :

F.Hollande rame. Je ne veux pas le défendre à tout prix, mais comment juger une présidence sur trois mois. A chaque fois que nous changeons de parti en France, que ce soit la droite où la gauche le parti qui était en place semble oublier que lui même était à la tête du pays il n'y a pas si longtemps et que rien de bien n'est arrivé pendant ces années. La politique prend trop de place dans ce pays, pendant ce temps là des hommes souffrent.




DSK : Ouf! les humoristes vont avoir du grain à moudre. Il est vraiment infatigable, d'ailleurs Anne à le visage beaucoup plus reposé depuis qu'elle ne partage plus sa vie.







B.Arnault : Les dessins sont marrants.











N.Sarkozy : Comment a t-il pu croire que nous serions dupes. Nous n'avons jamais cru à son retrait de la vie politique, j'aurais tellement voulu qu'il tienne sa promesse.






J; Halliday : Au bout d'une vie il y a toujours le moment où nous avons des comptes à régler ou à donner, des comptes financiers ou des comptes moraux. Personne ne peut se dérober.Nous devons payer.

Bye MClaire.


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vendredi 31 août 2012

Nous voilà installés pour au moins trois semaines à Argelès, le wifi marche bien, je peux m'atteler à écrire une gazette.
J'ai lu cette semaine, j'ai fini un petit bouquin sans importance et j'ai commencé et fini "Monsieur le Commandant" de Romain Slocombe. Je n'ai pas lâché ce livre passionnant, il fallait que je le termine. J'ai refermé ce livre doucement, je n'arrivais pas à m'en détacher, j'étais dérangée, captivée, plein de sentiments m'agitaient, je me posais LA QUESTION :
"Quelle attitude aurait été la mienne à cette époque ?" Une chose est certaine, je n'aurais jamais collaborée, mais est-ce que j'aurais résistée? Est-ce que j'aurais été assez courageuse pour aider ceux qui fuyaient les nazis? Je me serais sans doute fondue dans la masse de ceux qui continuaient à vivre ou à essayer de vivre bon gré, mal gré, avec l'occupant qu'ils haïssaient. On ne peut jamais savoir avant d'être confronté à la situation.

J'ai souvent fait le parallèle avec la période actuelle, la haine de l'autre, l'étranger, les sentiments de toujours qui agitent certains d'entre nous, les discours que nous entendons de plus en plus souvent, ceux qui dénoncent un sans-papier, il y en a,  J'ai fini par presque oublier, mais je me souviens encore de notre arrivée en France après l'Algérie, les mots qui blessent, les ricanements de ceux qui se moquaient de notre accent que j'essayais de perdre pour qu'on m'oublie et pourtant j'étais française. J'ai fini par perdre l'accent pied-noir, mais j'ai pris celui de Christian, une légère pointe d'accent du midi. On ne sait plus d'où je viens, sauf qu'en vieillissant je n'hésite plus à dire que je suis pied-noir, pourquoi renier ce qui a été ma jeunesse? Il y a longtemps que le désir de plaire au plus grand nombre m'a quittée.
Il y a aussi l'Allemagne, puissante, qui veut gouverner l' Europe, Paul-Jean Husson, le personnage principal du livre admire cette Allemagne, Hitler qui mettra enfin de l'ordre dans cette France vieillissante. "Le journaliste Gustave Hervé, ardent admirateur d'Hitler proposait aux dirigeants du parti Nazi une révision du traité de Versailles, il écrivait "L'heure du Socialisme National ne saurait tarder pour la France. Quand elle sonnera, l'heure de la réconciliation franco-allemande sera venue." L'académicien approuvait ce qui était écrit, il était convaincu par ces thèses.

Ce livre est une longue lettre écrite à un Commandant nazi par un académicien, écrivain, pétainiste, catholique fervent. Un style épistolaire qui fait tout l'attrait du livre. J'ai fini par me demander si l'histoire était vraie ou inventée. il y a beaucoup de références aux personnages de l'époque, des écrivains qui collaboraient avec l'occupant, de rappels historiques.
C'est l'histoire d'un homme intelligent, érudit, qui habite en Normandie, deux enfants, une fille adorée, un fils qui ne le satisfait pas tout à fait, violoniste et qui un jour juste avant la déclaration de la guerre présente une allemande à ses parents, mais en cachant le plus important, elle est juive, religion que les parents très pratiquants n'admettraient pas.
La guerre déclarée le fils prend le chemin de la résistance en laissant sa femme et sa petite-fille à Paris, sans deviner que son père est tombé très amoureux de sa belle-fille allemande et juive, lui qui vomit la race juive. Il a pourtant un doute sur les origines de celle-ci et fait mener une enquête par un détective. Il sait, mais son amour qui devient obsessionnelle est le plus fort. Pour la voir, il fait abstraction de sa haine des juifs et s'occupe avec attention d'elle et de sa petite fille. Paul-Jean Husson personnage plein de zones d'ombres, l'amour et la haine coexistent chez lui, il devient pourtant journaliste du quotidien local en écrivant des articles qui dénoncent les juifs d'une façon très violente. Un jour arrive ce qui n'aurait jamais dû se passer, il couche avec sa belle-fille dans un moment d'égarement, elle fuit, horrifiée par ce qui vient d'arriver, mais elle est enceinte de lui. Pour lui, la seule issue est de la dénoncer. Je vous laisse lire la suite, parce que ce livre doit absolument être lu. 
Comment peut-on haïr autant? Comment les autorités françaises de l'époque ont-elles pu sacrifier des femmes, des enfants, des hommes au nom d'une idéologie pétainiste.
Lecteur d'une lettre, nous avons l'impression d'être voyeur, un peu complice, c'est sans doute cela qui dérange et qui laisse un sentiment de culpabilité. "Si j'avais vécu à cette époque, j'aurais fait quoi?" 
Ce livre n'est pas en poche.

J'ai un Douglas Kennedy à lire et un Anna Gavalda. Du bon temps à prendre sur mon transat. il faudrait aussi que je lise "mes mots en poche", ce serait raisonnable.

Je n'ai que deux dessins à vous proposer, pas eu le temps d'en rechercher d'autres, ce sera pour la prochaine fois.





J'espère que l'essence aura encore baissée lorsque nous repartirons chez nous, avec notre caravane.



La pub à la ttélé. Vous en pensez quoi? Perso, je m'en fiche, je me couche toujours très tard.  Bye MClaire. 

dimanche 19 août 2012

Ma fille revenait de vacances avec sa famille cet après-midi et la copine de Caroline. Les jeunes ne savent plus partir avec leurs parents sans compagnie. La peur de s'ennuyer; Caroline a clamé bien haut que 8 jours dans un mobilhome au camping c'était largement suffisant, elle va avoir 17 ans, l'âge où les parents sont encombrants, ces grands ados ne sont satisfaits de rien, ils ne savent vivre qu'en meute, ont leurs codes dont nous sommes exclus. Je la regardais tout de même avec tendresse, elle change à une rapidité, bientôt ce sera une femme et pourtant il me semble qu'hier encore elle suçait son doudou pelotonnée sur le canapé. De tous mes petits enfants Caroline est celle dont je me suis le moins occupée, elle ne voulait pas quitter sa maman, maintenant elle voudrait bien que sa maman s'occupe un peu moins d'elle.
7 milliards d'hommes sur terre vieillissent tous en même temps, elle, moi, vous. Il faut bien l'admettre.

Hier, j'ai lu d'un seul trait "Cet été là" de Véronique Olmi, enfin pas tout à fait d'un seul trait, il y a eu la longue conversation téléphonique avec ma vieille copine, qu'est ce que ça fait du bien de rire, de dire des bêtises comme lorsque nous avions 30 ans, je lui disais justement que j'étais en train de lire ce bouquin qui me plaisait beaucoup, bien que ce ne soit pas le livre de l'année, juste un roman pour l'été, pas épais, vite lu, légèrement futile, un peu superficiel, mais en même temps il y a des passages un peu plus graves qui peuvent inviter à la réflexion.

J'avais lu "Le premier amour" du même auteure. j'avais bien aimé pour les mêmes raisons.

Là, trois couples se retrouvent le 14 juillet dans une maison de vacances comme chaque année depuis longtemps. C'est à Coutainville, et je dois avouer que j'ai eu très envie de passer quelques jours dans cette région, le Cotentin, bien décrit, sous le soleil et sous la pluie. Les enfants du couple propriétaire de la maison ont grandi, les sentiments des parents qui s'aimaient si fort s'éteignent, un couple riche mais malheureux. Je dois écrire que cette pauvre Delphine ne m'a pas émue du tout, elle possède tout mais a besoin d'aller voir ailleurs, elle s'ennuie tellement dans son bel appartement, un mari souvent absent pour ses affaires qu'elle trompe et qui le sait. Ils n'arrivent pas à se quitter ni à se retrouver. Ils ont besoin de leur bande de copains pour se supporter, ce week-end sera celui des grandes décisions.J'ai mieux aimé le personnage de Denis, le mari en colère qui ne comprend pas.

Il y a le couple marié depuis longtemps, toujours amoureux, mais quelques fêlures apparaissent au fur et à mesure des jours qui passent. Marie est comédienne sans travail, Nicolas n'ose pas lui dire qu'elle devrait abandonner ce métier qui n'est plus fait pour elle.

Il y a aussi Lola, célibataire, affranchie de toutes entraves, ancienne correspondante de guerre, elle amène presque chaque été dans cette maison un nouvel amant. Celui qui l'accompagne est plus jeune qu'elle, elle semble très insouciante et cache pourtant un lourd secret, l'abandon d'un enfant à la DASS lorsqu'elle était très jeune.
Ce passage est émouvant parce qu'il peut être vrai, il est vrai.
Je n'ai jamais pu oublier la scène que j'ai vécue lorsque mon deuxième enfant est né, dans la chambre où plusieurs mamans se trouvaient, j'étais en face d'une jeune femme pas de berceau au bout de son lit, puis une femme est entrée avec un petit paquet bien enveloppé dans les bras, c'était un bébé, aussitôt l'accouchée s'est retournée, elle ne voulait pas voir cet enfant qu'elle allait abandonner. Rien pas une parole, elle était muette et certainement désespérée Je pense que les choses se font maintenant d'une façon beaucoup plus discrète et avec plus d'humanité. C'était à Baudelocque à Paris en 1966, rien ne serait pareil de nos jours.

J'ai aussi pensé au mot "délivrance " qui apparaît dans le livre et qui est prononcé par les médecins au moment de l'accouchement. Je trouve ce mot bizarre, il ne me convient pas, j'ai adoré attendre mes enfants, être enceinte, je n'étais pas du tout pressée qu'ils viennent au monde, d'ailleurs ils devaient le ressentir, ils ne sont pas nés aux dates prévues, 10 jours plus tard, pour moi ce n'était pas "une délivrance", au contraire. On délivre quelqu'un pour qu'il aille vivre sa vie, loin d'une prison. Une maman n'est pas une prison.

ll y a Dimitri ce jeune qui vient semer le trouble, un perturbateur mystérieux.
La maison a une place importante dans ce roman, faite pour accueillir.

Un livre qui m'a fait une fois de plus penser à un film de Claude Sautet, des copains, le temps qui passe, la solitude, les failles de chacun, les grandes tablées, les rires, le vin, les regards, des couples qui s'effilochent, les non-dits. Un très bon scénario pour ce cinéaste de génie qui n'est hélas plus là..
Je le répète, un livre pour l'été, si vous n'êtes pas encore parti en vacances, vous pouvez l'acheter en poche.

Normalement nous partons en fin de semaine, je dis normalement parce que cela fait deux ans de suite que notre départ pour Argelès a été contrarié à cause de mes ennuis de santé, alors je reste prudente, j'espère que rien ne viendra nous empêcher de partir, Christian a eu très mal au dos, il semble aller mieux, croisons les doigts.
J'espère aussi que le wifi fonctionnera au camping pour tenir le site à jour, sinon il restera en sommeil.

Les dessins :

La canicule, ici nous n'avons pas souffert du tout, il faisait très bon sous notre parasol tout à l'heure avec les enfants dans le jardin, le gâteau aux pommes a été dévoré, la glace aussi, un bon moment sur le chemin du retour des vacances. Cela ne m'empêche pas de penser aux pauvres gens qui souffrent de toute cette violence. Pourquoi ont-ils ce besoin de casser, ils détruisent leur propre environnement qu'ils détestent sans aucun doute, mais ce n'est pas la solution. Lorsque l'état avait les moyens, il fallait détruire toutes ces cités et reloger sans créer de ghetto, éparpiller dans les villes. Enfin, je ne suis sans doute pas apte à juger.


Pas de connection pour Valérie. Un rêve.










Les humoristes et dessinateurs retrouvent l'inspiration.









Patrick Ricard est mort sur l'ile de Bendor face à Bandol, nous allions y faire un tour lorsque nous étions en vacances, l'île était ouverte à tous. Le dessin est drôle, pas irrespectueux du tout.

Bye MClaire.







dimanche 12 août 2012

Nous avons acheté Marianne aujourd'hui, j'ai pu lire l'article sur le scrabble consacré au championnat du monde à Montauban. L'article est très bien écrit, en le lisant je pensais qu'il aurait pu être raconté par un journaliste sportif sur France2, celui que l'on ne voit jamais et qui raconte si bien le sport, un vrai conteur avec un très joli vocabulaire.
J'espère que cela incitera quelques jeunes à jouer, la fédé en a bien besoin, le festival d'Aix-les-Bains n'est pas complet, La Rochelle non plus pour le tournoi du week-end, il y a une vraie désaffection qui est à mon avis inquiétante. Certains pensent que le nouveau classement y est pour beaucoup, c'est peut-être une réponse, mais le vieillissement et la lassitude des joueurs est aussi une réalité. J'ai commencé à jouer à 42-43 ans, parcouru des milliers de kilomètres pour assouvir cette passion, dépensé....combien? Je n'en sais rien, je n'ai jamais voulu compter et là en ce moment je sens une certaine lassitude + du découragement, j'ai très bien joué le championnat de France, avec l'ancien classement je grimpais, là cela m'a permis de remonter quelques places et je ne repasserai même pas en 3A à la fin de la saison, je suis en 3B, j'y reste. Je finis par dire "Il faut jouer pour le plaisir" mais alors pourquoi aller disputer des tournois très loin; autant rester dans sa paroisse et jouer pour passer le temps et pour le plaisir. Je jouerai le festival d'Argelès mais uniquement parce que nous allons passer le mois de septembre là-bas et le camping est pile en face de la salle de jeu, ce serait dommage de ne pas participer, je jouerai La Rochelle parce qu'en remontant nous y passons, c'est notre route pour rentrer chez nous.
et s'il fait beau nous resterons encore un peu à Angoulins vivre les premiers jours de l'automne, j'aime tant ce coin.
Je compte bien sur la fédé pour revoir le classement et surtout pour nous redonner le goût de jouer en compétition. Un gros chantier en perspective, d'autant plus que la crise économique nous touche aussi. Faut-il inventer autre chose qui remplacerait les grands festivals, le budget d'une grosse semaine de scrabble est trop lourd pour certains. Attendons, je suis certaine que l'imagination sera au rendez-vous pour que nous puissions continuer à manipuler nos lettres avec la même passion.
Il y a déjà du progrès puisqu'un grand hebdomadaire a bien voulu consacrer quatre pages au scrabble. Bravo pour avor réussi à convaincre la presse. Achetez Marianne, même si ce journal n'épouse pas vos convictions politiques.

Christian vient de réussir à mettre les quatre pages sur notre site "Pays de Vannes".
Vous pourrez lire l'article. Pour lire les pages en dimension réelle cliquez sur la page.

Passons à autre chose, à la lecture par exemple; J'ai lu deux bouquins, j'ai fini "Le chagrin de Lionel Duroy, 734 pages et j'ai lu "Femmes de dictateur" de l'historienne Diane Ducret. Les deux étaient très intéressants, il y a une trame commune dans les deux, l'histoire.

Dans le bouquin de Duroy, c'est une fresque des années 40 à notre époque, tout en racontant l'histoire d'une famille. J'ai aimé. Le personnage principal du roman, qui est autobiographique, est l'enfant d'une famille nombreuse, très catholique le couple ne pratique pas la contraception, pas question, 11 enfants qui arrivent les uns après les autres, une mère complètement déjantée, qui ne pardonne pas à son mari de ne pas lui procurer la vie mondaine dont elle rêve, Toto le mari, c'est son surnom est l'enfant unique d'une famille d'aristocrates désargentés, elle la fille de bourgeois. Il faut que l'aristo travaille, il devient représentant pas de quoi faire mener la grande vie à sa bourgeoise, mais il veut absolument lui plaire, la gâter, il y a un amour charnel entre ces deux là. Toto va donc mentir, magouiller tout au long de sa vie, les enfants vont souffrir, le narrateur encore plus, il sera marqué à jamais par cette enfance; cette vie instable, les huissiers, l'expulsion des appartements parce que le loyer n'est pas payé, l'exclusion des lycées privés pour non paiement des trimestres, l'école publique n'était pas digne de la famille d'après la mère. Forcément, il y a les relations entre les enfants qui sont racontées, pas facile de faire sa place dans une famille nombreuse, l'admiration pour le grand frère Frédéric, Nicolas qui fait sa vie sans s'occuper des autres et qui deviendra un grand photographe, les petits qui subissent les crises hystériques de la mère et la difficulté d'aimer une femme lorsque la mère a tant marqué la vie des enfants par son attitude, ne pas savoir aimer, fuir dans les moments où l'autre a le plus besoin de vous parce qu'on ne sait pas donner, consoler.

 L'histoire se mêle au récit, la lâcheté du père au moment de la résistance, son adhésion au parti d'extrême droite, ensuite l'Algérie puis la Nouvelle -Calédonie, là j'ai beaucoup appris, je connaissais mal l'histoire de cette bande de terre si loin de nous; L'expropriation des Canaques à l'arrivée des petits blancs qui arrivaient de Nantes au mois d'avril 1899, les Lapetite futurs meurtriers des frères Tjibaou. Les caféiers étaient plantés, les cocotiers aussi par les Canaques, les blancs ne se sont posés aucune question, le gouvernement leur a donné des concessions, ils se sont appropriés les plantations jusqu'au moment des événements que nous connaissons. Les Canaques ont repris leur terre à Hiengène. Les blancs ne connaissaient pas l'histoire de leurs aïeux, ils étaient aussi les victimes de l'histoire, ils avaient été trompés; Ils vivent maintenant dans des baraquements, près de Nouméa, loin de leurs maisons incendiées, dévastées;

Une saga familiale désastreuse mais un écrivain talentueux qui en révélant l'histoire de sa famille s'est fâché avec tous les siens, il pensait que son premier livre "Priez pour nous" serait une vraie thérapie pour exorciser leur enfance, cela a été le contraire, il ne fallait pas rendre publique leur histoire. Je n'ai pas lu "Priez pour nous" mais "Le chagrin" m'a beaucoup émue.

Monique Le Tallec m'a prêté un bouquin "Femmes de dictateurs", vite lu, intéressant. Là encore nous apprenons. Nous connaissons tous malheureusement les noms de Mussolini, Ceausescu, Mao, Hitler, Salazar, Lenine, Staline, Bokassa, mais nous connaissons mal celles qui ont été si importantes dans leur vie. Je ne savais pas que Salazar était célibataire, cet ancien séminariste qui prêchait la pudeur, la chasteté pour les autres mais qui ne se gênait pas pour trousser les jupons, un redoutable séducteur, et qui pouvait aimer plusieurs femmes en même temps.
Lénine avait le même discours, mais il faisait mènage à trois. Hitler recevait des lettres enflammées, digne d'un sex-symbol, il reçut plus de lettres de fans que Mick Jagger et les Beattles réunis. Mao avait une sexualité débridée. Mussolini était un rustre, il pouvait violer si la femme résistait, exclusif et cruel, Clara son dernier amour est morte avec lui sous les balles des partisans italiens, elle l'aimait beaucoup plus que lui l'aimait, sa dernière parole avant de mourir " Es-tu content que je t'aie suivi jusqu'au bout." Il n'a pas répondu.
Bokassa grand ami de Giscard, épousait à tour de bras, il honorait quatre femmes dans la journée, bon je sais bien comme disent les berrichons "Changement d'herbage ravit les viaux" mais tout de même !! Giscard lui était très admiratif de Catherine, la femme officielle de Bokassa, mais là c'est du cancan.

Les femmes étaient très influentes dans leur vie. Femmes de l'ombre ou au contraire, omniprésentes dans la vie politique.
Le pouvoir est vraiment aphrodisiaque.

Je me demande si DSK avait lu ce livre avant ses dernières incartades, m'étonne pas qu'il se soit tout permis puisque d'autres avant lui avaient atteints la plus haute marche du pouvoir sans conséquences.

Dessins :




BHL toujours présent sur le front !!





Sarko qui veut revenir dans l'actualité, mais là je pense qu'il s'est planté; Il ne peut pas bronzer tranquille; il faut qu'il se manifeste, c'est malgré lui..






Parlons du bronzage de nos ex et du nouveau.




Est-ce qu'il y a une vie sur Mars?


Bye MClaire.