samedi 24 novembre 2012

Il pleut, ça vous étonne? Novembre tire à sa fin et je suis contente.
Temps idéal pour écrire ma gazette, sans culpabiliser d'être devant mon ordinateur.
J'ai mis une image sur ma page Facebook, assez rigolote. Avant hier je faisais mijoter mon repas de midi, du veau aux carottes et je l'avais oublié sur le gaz, pour la simple raison que j'étais en haut dans la mezzanine devant mon ordi et soudain une légère odeur de brûlé a chatouillé mes narines, tout le fond de la cocotte était attaché. Christian a eu une petit sourire en coin, il n'aime pas le veau aux carottes, ça faisait son affaire, mais il y avait une grande partie mangeable, pas de chance. En voyant cette image, j'ai ri, nous perdons toute notion du temps lorsque nous sommes sur internet. De la lecture, internet et je vous défie de vous ennuyer, je suis passionnée par les deux.

Je regardais les infos et Marie Drucker disait que le gagnant de l'Euro millions avait décidé de donner 10 millions d'euros à la fondation d'une association caritative, généreux gagnant, tous ne font pas ça. Christian dans un grand élan de générosité qui pour l'instant ne lui coûte rien m' a dit en ayant envie de rire : "Si je gagne une telle somme, je crée une association caritative pour les enfants mineurs des scrabbleurs" J'ai répondu :" Tu ne risques rien, vu la moyenne d'âge des scrabbleurs, tu ne dépenseras pas toute ta fortune."
Que ceux qui ont des enfants mineurs se fassent connaître, je vais dresser une liste dans le cas où !!!

Mais avant de monter j'ai voulu regarder un reportage après les infos sur les gens qui disparaissent sans motif apparent, ces gens qui laissent derrière eux des enfants, une famille qui n'a de cesse de les retrouver. Une jeune détective, je pense que nous pouvons l'appeler comme ça se charge de faire les recherches à leur place et obtient très souvent des résultats. C'était émouvant.
J'ai aussi quelque part des oncles et des tantes que je ne connais pas, mon "grand-père", j'ai beaucoup de mal à écrire ce mot grand-père, ce mot qui normalement est synonyme d'amour, le père de ma mère a abandonné ses deux filles après la mort de leur mère, elles avaient 16 et 14 ans, c'est mon arrière grand-mère qui s'est chargée de les élever malgré ses maigres ressources, elle avait elle même huit enfants, cet homme a essayé de reprendre contact beaucoup plus tard, ma mère a refusé de donner son adresse. Il s'était remarié et avait eu six enfants. Je n'ai jamais eu envie de les connaître, l'idée ne m'a même pas effleurée. Il est mort à 102 ans, un des derniers poilus de la guerre de 14, apparemment dans le nord de la région parisienne, je ne sais pas si les remords l'ont accompagné toute sa vie, pour nous il reste un étranger, j'ai vu une photo où la famille au complet apparaissait, maman avait fait un trou à la place de son visage.  Le mérite de ma mère, ne jamais ne nous avoir fait souffrir en reportant sur nous sa propre souffrance, mais au contraire, je pense que nous avons eu beaucoup d'amour, même un peu trop de temps en temps....Sans doute la peur que nous l'abandonnions à notre tour.
Quelles raisons poussent les gens à disparaître? La lâcheté, avoir peur de ne pas arriver à surmonter les difficultés, mais savent-ils qu'en partant ils laissent derrière eux des enfants, une famille qui aura un mal fou à oublier cet abandon, pour les disparus c'est plus confortable, ils ont choisi de partir.

Le coin lecture :

Il y a donc internet et la lecture. Cette semaine j'ai lu deux livres et j'ai commencé le troisième. Deux petits livres, vite lus mais combien passionnants.

Michèle ma copine scrabbleuse qui adore la lecture et qui va pouvoir se livrer à son addiction puisqu'elle ne travaille plus, m'a prêté "L'Ame du monde" de Frédéric Lenoir, elle a tout de suite pensé à moi en le lisant, ma philosophie de vie, pas de biens matériels, très zen depuis quelques années, je ne pouvais qu'aimer ce bouquin et j'ai aimé.
Un petit bémol, il y a quelques répétitions dans les paroles des sages.
Sept sages se retrouvent dans un monastère tibétain, tous issus de confessions différentes, il y a un rabbin, un moine catholique, un maître soufi, une philosophe, une chamane, un maître taoïste, une mystique hindoue. Ils pressentent l'imminence d'un cataclysme planétaire. Ils sont chargés de transmettre des messages aux deux adolescents qui sont avec eux. 
C'est écrit sous la forme d'un conte initiatique. J'ai aimé le passage où une femme qui tient un bébé dans ses bras se retrouve dans une pièce, une voix lui a dit "tu prends tout ce que tu veux mais tu n'oublies pas l'essentiel,après il sera trop tard, la porte se refermera et tu ne pourras plus y rentrer." Elle rentre, un trésor fabuleux sous ses yeux, elle pose son bébé, charge ses bras d'or et de bijoux, sort, la porte se referme, elle a oublié son bébé.
J'ai toujours dit que nous ne possédons pas des biens matériels, ce sont eux qui nous possèdent, j'ai toujours été profondément dérangée par le mot possession, c'est comme ça, c'est peut être critiquable mais on ne me refera pas, ça ne regarde que nous. Ce livre abonde dans mon sens de penser.

Un passage :

"L’esclavage intérieur ne vient pas seulement de nos pulsions et de nos émotions, mais aussi de l’attachement que nous portons aux objets qui nous entourent. La dépendance à l’égard des choses matérielles est un des esclavages les plus répandus de nos jours. Non seulement nous voulons toujours plus et toujours mieux, mais nous n’arrivons plus à nous passer de ces choses qui n’existaient pas la veille. La plupart des humains ont pu vivre heureux pendant des millénaires sans voiture et sans téléphone portable, sans électricité et sans internet, sans tout à l’égout et sans télévision. Mais imaginons aujourd’hui quelqu’un qui partirait vivre dans un lieu sans rien de tout cela. On le prendrait pour un fou et nul n’aurait envie de le suivre, car nous nous sommes tant habitués à ce confort et à ces objets qu’ils nous semblent indispensables à notre équilibre, voire à notre survie. Il nous serait fort utile au contraire d’apprendre à nous en détacher. A en user librement, sans addiction, en sachant parfois nous en séparer volontairement.
Possédez des objets, mais n’en soyez pas possédés. Usez des
biens matériels sans en être esclaves. Voilà un pas important vers la vraie liberté."


Ce bouquin nous livre des principes spirituels qui peuvent nous aider à vivre des moments difficiles. J'ai aimé, ce n'est pas pour autant que j'ai décidé de vivre dans la spiritualité (N'est ce pas Georges?) je suis loin d'avoir adopté tous les principes du bouquin, la preuve hier en entrant chez Leclerc j'ai pris un sac pour la collecte de l'aide alimentaire et j'ai complètement oublié de le remettre en sortant. Il va falloir que j'aille au Carrefour Market demain matin pour faire ma BA. En conclusion : Un livre à lire, à relire, à garder à côté de soi pour le parcourir de temps en temps, je déplore juste les répétitions et puis tous ces préceptes ne sont-ils pas le travail de toute une vie? On peut acquérir naturellement la sagesse en vieillissant, ou au contraire se transformer en vieillards hargneux, méchants, aigris, berk !.

L'autre bouquin lu en trois heures, 136 pages et c'est écrit assez gros.
"Un repas en hiver" d'Hubert Mangarelli.
J'ai dévoré ce repas en hiver.
Trois allemands prennent la route dans la neige en Pologne pendant la guerre, ils partent à la recherche d'un ou de plusieurs juifs qui se seraient cachés dans la campagne pour les ramener au camp. En se proposant pour effectuer ces recherches, ils savent qu'ils échappent aux fusillades qui ponctuent les journées, ils en ont assez de tuer. Ils trouvent un juif caché dans un trou dans la forêt, le capture. Ils sont fatigués, ils ont faim, s'arrêtent dans une petite maison abandonnée pour prendre un repas en hiver.
C'est un huis-clos. Que vont faire ces hommes en compagnie de leur prisonnier? il y a aussi l'irruption d'un homme polonais fortement antisémite. Il n'y aucune violence dans les faits, sauf dans les têtes de ces hommes. Quels remords les ravagent? Il y a la tristesse de la guerre qui détruit tout.
Le style d'écriture est minimaliste, c'est clair, les mots nous percutent. Un livre qui m'a touchée.

J'ai commencé "Et puis Paulette.." et j'aime, j'aime beaucoup, demain s'il pleut il me tiendra compagnie sur le canapé avec un bon thé, mais toujours sans tarte aux pommes. Christian aura droit à ses pommes au four, ma voisine a encore laissé une cagette pleine devant la porte.

QUELQUES DESSINS :

A.Juppé le sauveur de l'UMP - Nous n'avions pas besoin de ça, nous donner en spectacle au reste de l'Europe, ça fait beaucoup rire, il ne faudra pas s'étonner d'entendre "Tous pourris". J'écoutais l'émission de Bruce Toussaint hier, un journaliste disait que tous les partis politiques avaient des choses à se reprocher, mais que dans ce cas là c'était le bouquet, ils doivent bien s'en vouloir d'avoir voulu imiter le PS qui a eu des primaires impeccables, c'est vrai le Congrés de Reims n'était pas sans tâches. Tant que la politique sera un métier ce sera comme ça. Ils défendent leur bout de gras.


Monsieur le Juge je n'ai rien fait, je n'ai jamais commis d'irrégularités. Il se défend comme les petits voyous dans les commissariats "Je n'ai rien fait monsieur, je vous jure, je suis innocent." C'est marrant, mais d'autres avant lui sont passés par là et ils sont toujours en liberté, les pieds dans leurs belles chaussures de marque payées avec l'argent de la République mais à son âge il doit souvent porter ses charentaises, comme quoi !.   Bye MClaire. 

jeudi 15 novembre 2012

L'Afrique.


L'aide à domicile de ma mère est de nationalité française mais d'origine algérienne. Khatima s'occupe d'elle depuis quatre ans maintenant, elle s'en occupe parfaitement, elles ont des énervements toutes les deux, normal, elles sont d'origine méditerranéenne et finalement maman retrouve inconsciemment des relations qu'elle a eu pendant sa vie en Algérie avant l'indépendance, Khatima essaie d'apprendre des mots arabes à ma mère, lui fait des gâteaux arabes, danse quelquefois, cela met un rayon de soleil dans la vie de ma mère, une vie qui est de plus en plus végétative, elle ne sort plus, marche très mal et sa mémoire est de plus en plus défaillante, j'ai passé quelques jours avec elle et je remarquais une dégradation régulière, elle ne m'a même pas demandé des nouvelles de mes enfants, elle pensait que j'en n' avais pas. Khatima est revenue, elle était partie cinq semaines en Algérie pour marier sa fille à Oran et voilà que son fils est aussi tombé amoureux pendant ce voyage, j'ai souri, émue en l'entendant me raconter son séjour et la demande en mariage de sa future belle-fille "J'ai acheté la bague, tout, et je me suis rendue dans sa famille pour faire la demande officielle. Tu sais elle m'a tout de suite adoptée" Autant de choses que nous ne faisons plus, qui demande encore sa future femme en mariage aux parents? En Afrique du Nord le protocole est encore respecté et surtout indispensable.
je ne sais pas si le mariage se déroule encore comme le veut la coutume, c'était un vrai cérémonial, je trouvais étrange le déroulement du mariage, les femmes d'un côté, les hommes de l'autre et très souvent les futurs époux ne se connaissaient pas. Nous étions quelquefois invités avec mes parents à un mariage, enfant j'admirais les mains passées au henné, les visages très maquillés, les youyous stridents, la mariée qui avait les yeux baissés, ne souriait pas, c'était interdit.
C'était l'Afrique du Nord que je pensais bien connaître.
Évidemment, j'ai posé la question à Khatima "C'est comment l'Algérie en ce moment?"
elle a répondu d'une manière enthousiaste "C'est très bien, avant il fallait 7 heures pour aller d'Alger à Oran, maintenant il y a l'autoroute, trois ou quatre heures suffisent, mais il y a toujours deux classes, les très riches et les très pauvres, pas de classe intermédiaire, mais tu sais MClaire, tu peux y aller, il n'y avait que des français dans l'avion, un jour tu devrais le faire, si tu veux tu iras dans ma maison avec ton mari et ton fils qui est né là-bas, tu ne risques rien." Toujours cette hospitalité, rien n'a donc changé. Pour l'instant, je ne pense pas avoir une envie folle d'y retourner, mes souvenirs risqueraient de se ternir, mon fils aura peut être un jour l'envie de fouler la terre où il est né, il avait deux mois lorsque nous sommes partis en 62, je ne sais pas ce qu'il décidera.
A l'heure où les controverses resurgissent entre la France et l'Algérie, il serait bon de se rappeler que les relations entre les deux peuples n'ont pas toujours été entachées de haine.

L'Afrique noire, la corne de l'Afrique, l'Ethiopie, la Somalie, le Soudan, le Darfour.
Ce sont les endroits où se déroule le roman de Yasmina Khadra "L'équation africaine."
Je suis une inconditionnelle de cet auteur, Khadra a un style, une imagination débordante, un vocabulaire riche, lorsqu'on aime les mots on doit lire un roman de Khadra.
Ce livre est partagé en deux parties, enfin à mon avis, la première partie est moins passionnante que la seconde, j'ai lu la première par intervalles, la deuxième d'un trait, c'est un signe non?
Kurt Krausmann est un médecin allemand qui habite Francfort, bien installé, une jolie femme qui a une très belle situation dans une entreprise florissante mais qui depuis quelques mois manifeste une certaine tristesse, elle semble moins amoureuse, plus lointaine, un jour Kurt la découvre morte dans la salle de bains, elle s'est suicidée. Fou de chagrin, ne comprenant pas ce geste, il déprime jusqu'au jour où un copain décide de l'amener avec lui sur son voilier pour un voyage humanitaire aux Comores, il navigue au large de la Somalie se croyant à l'abri des pirates, une nuit l'inimaginable arrive, ils se font séquestrer par un groupe d'hommes qui jette le cuisinier philippin à l'eau. La vie chavire pour ces deux hommes Ils sont transportés dans une région que les deux hommes ne connaissent pas, aucun repère, attachés ils sont précipités dans une grotte immonde, une grotte où se trouve déjà Bruno un otage qui se dit ethnologue, il aime l'Afrique d'un amour irraisonné, une Afrique effrayante mais digne. Il y aura les geôliers, surprenants mais cruels, la vie d'un homme ne pèse pas grand chose dans cette région, la description des tortures morales et physiques, l'instinct de survie des africains qui même dans les pires conditions veulent vivre.
« J’ai vu des gens qui n’avaient que la peau sur les os, et d’autres qui avaient perdu le goût de la nourriture, et d’autres jetés en pâture aux chiens et aux vauriens, pas un n’était prêt à céder. Ils meurent la nuit, et au matin ils ressuscitent, nullement dissuadés par la galère qui les guette. »
 Il y a loin de notre civilisation aseptisée à la civilisation africaine qui se débat sous le joug de tortionnaires assoiffés de sang et d'argent. Le passage où un fils transporte sa mère mourante sur son dos jusqu'au camp des OMG est bouleversant, l'amour filial est important chez les africains. 
La fin du livre n'est qu'espoir pour Kurt Krausmann qui retrouvera l'amour auprès d'une femme médecin qui travaille pour la croix-rouge suisse. La vie de Kurt était toute tracée, elle aura été bouleversée en constatant une misère qu'il ne soupçonnait pas.
Un très beau livre qui ne peut que nous interroger sur la position des occidentaux qui ont une attitude hautaine face à un continent qu'ils ont pillé,humilié, et à ces peuples qui n'en finissent pas de croupir dans la misère 

Quelle attitude avons nous face aux rapts de journalistes ou de touristes dans un pays sensible?

Je me suis interrogée sur l'attitude des hommes qui sont otages en ce moment dans le monde et sur ceux qui l'ont été. Comment peut-on résister? Est-ce qu'une amitié indestructible se développe entre otages?
Comment des hommes civilisés deviennent-ils à leur tour des êtres sans sentiments, presque des animaux, pendant une séquestration très longue. Dans le livre ils lapent dans leur gamelle, ils sont sales mais pour eux c'est tout à fait secondaire, ce qu'ils veulent c'est être libres et lorsqu'ils retrouvent la liberté ils en font quoi? Plus rien ne peut être comme avant.

Pourquoi s'établit ce rapport de force, de quel droit une poignée d'hommes armés, ce qui fait leur force, réduit les autres à l'état d'animaux? Nul n'a le droit d'humilier à ce point l'autre. Comme nul n'a le droit dans un pays en guerre de pourrir la vie des enfants, de sacrifier des parents devant les yeux horrifiés de leurs enfants. Les tyrans sévissent encore sur notre planète face aux pays dits civilisés mais qui ne peuvent rien faire au nom d'intérêts qui nous dépassent.
Lisez ce livre, je pense que vous l'aimerez, il est d'un grand réalisme. Il est en poche.

Les dessins :





Je n'aime pas G.Depardieu, je n'aime pas l'acteur et l'homme. Obélix, personnage bien gaulois donne l'exemple.










Sarko, il reviendra, il ne pourra pas s'en empêcher, mais est-ce que ses "amis" seront d'accord? Cela contrarierait leur propre ambition.








Copé et Fillon, nous saurons bientôt, mais je m'en fiche, je ne fais preuve d'aucune impatience.







J.Marc Ayrault : Il a terriblement vieilli en six mois. Encore une fois je me pose la question :
Qu'est ce qui pousse un homme vers le pouvoir dans une telle situation?





Le Vendée Globe : Belle course- mais quelle déception pour ces skippers qui ont déployé tant d'énergie pendant des années et pour qui la course est très vite finie.  Bye MClaire.




mardi 6 novembre 2012

Je voulais écrire une gazette hier mais le coeur n'y était pas. J'ai beaucoup de mal à accepter la mort brutale d'Hubert Dreveton, voir mon bloc-notes d'hier. Je réfléchis sur les vicissitudes de la vie, les relations des couples, ceux qui pensent qu'ils sont à l'abri de tout bouleversement définitif, au moins jusqu'à l'âge où échapper à la mort n'est plus possible.
La vie décide quelquefois autrement et c'est un tremblement de terre, tout s'effondre, un vide terrifiant s'installe.
Il ne faut jamais manquer de dire "Je t'aime" à nos proches, il y a des mots imprononcés qui font que nos plaies ne se cicatrisent jamais. J'ai pour habitude de toujours faire une bise avant de partir seule, même lorsque je ne fais que des courses tout près de chez moi et je rajoute d'un ton léger "On ne sait jamais.". J'espère savoir le plus tard possible.
Dernièrement j'ai écrit sur ce livre sado-maso qui s'est si bien vendu dans le monde et en France aussi, des relations malsaines dans le couple, c'est mon avis, j'ai repensé à un passage lu dans "Parfums", je l'ai relu hier, encore plus émouvant dans le contexte, j'ai envie que vous le lisiez aussi :
"J'ai crainte qu'elle ne cesse, et qu'un soir, au coucher, en éteignant la lumière et en donnant un baiser à celle que j'aime, je ne fasse sans le savoir pour la dernière fois ces gestes accoutumés. Il ne s'agit pas d'une peur de mourir, mais plutôt d'une terreur à ne plus vivre, c'est-à-dire à emprunter seul des chemins inconnus, soit ceux de la mort dont nul  ne sait la nature mais que j'entrevois comme une impasse dont mes sens inopérants et ma conscience irréversiblement éteinte ne pourront me donner la mesure, soit ceux de la vie, mais la vie amputée de la présence de mon aimée, et qui serait alors une existence borgne, tranchée dans le vif, sanguinolente. Ainsi, lorsque je me réveille et reprends peu à peu ma place dans le monde engourdi, au coeur du matin et d'une lumière naissante, et que mes mains, comme aimantées, viennent effleurer le corps qui repose au côté du mien, et que je sens le chaud de ce corps, son rythme lent de respiration pour peu qu'il soit encore, lui, dans le sommeil, ne se doutant pas que je viens quant à moi de le quitter, je me blottis au plus près, peau contre peau, buvant la tiédeur nocturne enlacée dans le tissu des draps. ..... Voilà ici des instants de la plus haute intimité et de l'amour qui n'a besoin d'aucun mot pour se dire.....etc...."
Je trouve ce passage magnifique, plein d'amour pour l'autre, de sensibilité,  beaucoup plus certainement que le bouquin pervers lu par des millions de gens à travers le monde.
J'ai vu que les cravaches s'étaient vendues en nombre dernièrement et pas pour les chevaux !! Arf......

Après le livre de J.P Dubois et avant d'attaquer celui de Yasmina Khadra "L'équation africaine" j'ai voulu lire un livre "bonbon" "Marie d'en haut", un livre pour des lectrices pas pour des lecteurs, facile à lire, tendre, il a eu le prix "femme actuelle" président du jury Paolo Coelho, pas n'importe qui, c'est un peu ce qui m'a décidée à l'acheter.
Je l'ai lu dans la voiture en allant sur Paris et en revenant, je ne suis pas une passagère bavarde dans ces cas là, cela ne m'empêche pas de surveiller les panneaux de signalisation, avec Christian comme chauffeur, je connais trop les risques, se retrouver à Poitiers ou à Orléans n'est pas impossible, ça arrive.
Je lis vite. Vous lisez comment? Vite, doucement. Chacun a son rythme, c'est comme pour les voyages ou les découvertes d'un pays, il y en a qui prennent le TGV, d'autres le train à petite vitesse, ils musardent, personnellement je lis vite mais je musarde en voyage.
J'ai ma façon de lire, il m'arrive aussi de commencer par la fin, quelques pages sans plus, je lis toujours un quotidien ou un hebdo en commençant par la dernière page. Pour les romans, cela enlève un peu de suspens, mais j'aime bien savoir. Nous allons bien voir un film tiré d'un roman que nous avons lu, et pourtant nous connaissons l'intrigue.

Revenons à "Marie d'en haut", écrit par Agnès Ledig, une sage-femme dans la vie. Une écriture simple, un style léger, je crois que c'est son premier livre, une histoire romantique, un livre sans prétention; Je ne dis pas que ce bouquin est dénué de défauts, il y en a, j'ai eu l'impression que l'auteur avait de temps en temps envie de placer un bon mot, un moment de poésie qui venait là comme un cheveu sur la soupe, mais dans l'ensemble j'ai pris du plaisir à lire l'histoire de Marie 30 ans qui s'occupe d'une ferme toute seule, elle est maman d'une petite fille de quatre ans bien délurée et l'amie d'Antoine homosexuel, fils de paysans du Cantal, Antoine s'est fâché avec ses parents, un père alcoolique, une mère mesquine, hargneuse, dur d'être homo à la campagne, il s'occupe aussi d'une ferme tout près de chez Marie,il est le géniteur de Suzie sa fille, Marie voulait un enfant et il s'est proposé sachant qu'aucune histoire d'amour ne s'installerait, jusqu'au jour où Olivier gendarme nommé dans l'Ariège fait son apparition dans leur vie, Olivier enfant rejeté, élevé par sa voisine Madeleine, plein de blessures du coeur et de l'âme. Olivier qui ne voudrait pas reproduire ce qu'il a vécu, il veut se reconstruire en exorcisant son enfance misérable et sa rencontre avec Marie transformera sa vie. La fin de la vie de Marie est triste, je versais quelques larmes en tournant la tête, en regardant le paysage monotone de l'autoroute, je ne voulais pas que Christian me voit pleurer, il aurait été triste aussi. J'ai la larme et le rire faciles, je le reconnais, si vous lisez ce livre vous comprendrez pourquoi j'ai pleuré.

Vous pouvez le lire pour vous détendre et puis les histoires d'amour bien racontées sont toujours attachantes.

J'ai commencé "L'équation africaine" de Khadra, ce sera ma prochaine gazette.

Je vous donne de mes nouvelles si çà vous intéresse, j'écris un blog mais il ne faut pas oublier que derrière ce support numérique il y a une personne  j'ai eu mon contrôle à l'hosto, parfait m'a dit mon médecin, j'avais envie de l'embrasser très fort sur les deux joues, mais il ne vaut mieux pas, je me pose toujours la question "Porte t-il une moumoute." si je le secouais trop fort, elle risquerait de se déplacer, non?  je vais avoir une belle fin d'année, sans angoisse, le prochain contrôle est en février, non, j'oubliais mon rendez-vous avec la radiothérapeute en décembre, c'est moins important, juste pour voir si les rayons n'ont pas fait trop de dégâts. Je suis toujours certaine que quelqu'un pense à moi, l'hosto ne m'oublie pas mais moi j'aimerais tant l'oublier, ce n'est pas une histoire d'amour.

Allez, passons aux dessins :

A la télé, l'élection du président des Etats-Unis, j'espère que ce sera Obama.









Le rapport Gallois, il finira à la poubelle comme celui d'Attali, la crise est quelque chose d'irrationnelle, à traiter au jour le jour, qui peut prévoir ce qui se passera demain?
En parlant de crise, je me pose quelquefois la question, existe t-elle vraiment? Un monde fou sur l'autoroute, nous voulions nous arrêter pour manger, impossible, nous avons trouvé de la place sur un parking après trois arrêts, nous étions tout près de Rennes en revenant, les restaurants et les cafétérias étaient bondés, par contre les parkings où nous aurions pu manger un sandwich maison étaient vides.


 Une brésilienne vendait sa virginité pour 600.000 euros, les hommes paient pour perdre la leur, et puis cette brésilienne peut se faire confectionner un nouvel hymen, la chirurgie fait très bien ça, elle peut doubler la mise, si elle trouve des hommes assez idiots pour payer si cher sa défloration. C'est donc si rare de nos jours?   Bye MClaire.



mardi 23 octobre 2012

Je me sens larguée, l'impression de ne plus être dans l'air du temps, et ce sont mes propres petits enfants qui me font ressentir ce sentiment. Hier soir, ma petite fille 10 ans me disait au téléphone qu'elle avait eu une très bonne note en français, plus exactement en grammaire et elle égrainait les questions qui étaient posées, je ne comprenais rien, absolument rien, il y a d'autres façons de formuler la grammaire, des mots en IVE par paquets, plus rien à voir avec mon époque, s'il fallait expliquer j'en serais bien incapable. Je laisse couler.
Samedi soir chez ma fille, mon autre petite fille qui a plus de 20 ans était accompagnée de son petit copain et ça dure depuis deux ans. Voilà une enfant que j'ai gardée bébé, je l'ai vue grandir et elle envisage de vivre sa vie en dehors de ses parents, chez elle, comme une grande, j'ai pris des années d'un seul coup, trois générations de femmes étaient réunies. Ces enfants vous poussent. Cette petite fille est celle qui aime les personnes âgées, en ce moment elle fait des remplacements dans une maison de retraite, elle m'a fait beaucoup rire en me racontant avec tendresse les anecdotes journalières, l'arrivée le matin au travail et la petite phrase "Quoi de neuf?" elle répond "Que du vieux.". Les pensionnaires l'adorent, ça ne m'étonne pas, je l'adore aussi, mais attention j'aime aussi les autres, pas de jaloux;
Finalement, après réflexion, elle a décidé d'attendre un peu pour s'installer dans ses meubles, parce que les meubles il faut les acheter et c'est tellement plus simple chez papa et maman. Je regardais ma fille, jusqu'à présent c'était ma petite fille et d'un seul coup la voilà transformée en belle-mère potentielle. Tout va trop vite.
Mon petit-fils qui a eu 18 ans hier a décidé de finir ses études et de partir faire le tour de l'Europe, il prépare ça consciensieusement, il a encore le temps mais il y pense, il travaille le week-end pour constituer un pécule, petit il était très avare. Lui qui avait peur de tout lorsqu'il était enfant veut partir sur les routes, je ne vais pas critiquer son idée, j'aurais aimé faire la même chose mais autour du monde, lui se contente de l'Europe, il a quand même précisé qu'il viendrait nous embrasser avant de partir, dans combien d'années? J'espère que son tour d'Europe ne se résumera pas au tour du Morbihan, entre le Finistère Nord et le Morbihan il aura le temps de se rendre compte que son idée n'est peut être pas la meilleure, c'est drôle je ne le vois pas du tout en aventurier! Je ne dis rien, je souris, nous verrons, il nous surprendra peut être. Il voulait faire de la politique, devenir maire de son village, ensuite expert-comptable et maintenant globe-trotter. C'est beau d'avoir des rêves, mais enfin je ne vois pas trop le lien entre expert- comptable et globe trotter !
Personnellement, je rêve d'un voyage en Islande, ça durera beaucoup moins longtemps mais ça doit être un voyage inoubliable. Il y a longtemps que ce pays me tente, alors en ce moment je surfe sur internet, je me documente et j'en parle, j'en parle, parce qu'il faut arriver à conditionner le conjoint, le faire aussi penser à l'Islande. J'ai toujours aimé visiter les pays nordiques, si loin de notre vécu, dépaysement total, j'ai aimé le Danemark, la Norvège, la Suéde, je suis certaine que j'adorerai l'Islande, la seule chose qui m'ennuie un peu est qu'il faut certainement le faire en voyage organisé, les routes ne sont pas toujours praticables, seuls ce serait hasardeux et je n'aime pas voyager en groupe, nous ne l'avons jamais fait


Coin lecture :

J'ai aimé le livre de J.P Dubois "Le cas Sneidjer" - Un livre désabusé mais aussi amusant, une analyse de notre vie sur une terre où l'espace vital est de plus en plus retréci.
Paul, le héros des livres de Dubois s'appelle toujours Paul, Paul subit sa vie, divorcé d'une femme qu'il a aimé et qui lui a donné une petite fille, il se remarie avec Anne, une femme organisée, ambitieuse, froide, le contraire exact de la première, elle lui donne des jumeaux qu'il n'arrive pas à aimer, ils sont les clones de la mère, dénués de sentiments. N'ayant pas une situtation extraordinaire il suit sa femme qui part travailler au Canada, il laisse en France sa fille qui n'a jamais eu le droit de voir ses frères, la gentille Marie ne verra son père que chez ses grands-parents, Anne ne veut pas la voir et Paul subit, un peu lâche, faible, il abdique. Marie grandit, elle rejoint Paul au Québec avec des amies, ils se voient loin de la maison familiale, prennent un ascenseur dans un immeuble, un ascenceur parmi tant d'autres dans ce building, et la machine s'écrase, Marie meurt, Paul est blessé, il s'en sort physiquement mais pas psychiquement, ne pouvant plus supporter d'être enfermé dans une pièce, il devient promeneur de chiens ce qui donne des situations cocasses.., Sa femme finit par le tromper et à chaque rencontre avec son amant elle ramène à la maison un poulet fermier rôti, la rotisserie ne doit pas être loin du lieu de rencontre, Paul le sait mais ne dit rien, jusqu'au jour où il s'étonne de ne pas avoir à manger ce fameux poulet.. . La suite il faudra la découvrir en lisant ce livre. J'aime beaucoup l'univers de J.P Dubois, si vous n'avez jamais lu "Une vie française" faites le, vous ne serez pas déçu. J'avais un peu moins aimé "Hommes entre eux", beaucoup aimé "Les accodements raisonnables.". Ses héros sont souvent fatigués, ils aiment souvent des femmes impossibles, ils sont gentils mais toujours au bord de la catastrophe et surtout Dubois sait mêler la gravité et le rire, on sourit souvent en lisant certaines situations. Je vous recommande ce livre qui est en poche.

Les dessins :

Bernard Thibault quitte la CGT. Nous ne verrons plus Duguesclin à la télé et sa veste jaune.









Les mosquées en France. Il faut certainement des lieux de culte plutôt que la rue, là je suis dépassée pour juger. Le paradoxe est que l'Eglise vend des églises, plus assez de praticants.




F.Hollande entre ses deux femmes. Officiellement il y en a qu'une, mais le problème est que l'autre ne veut pas qu'on l'oublie, finalement c'est exactement comme chez le français lambda, de la jalousie, la femme ne supporte pas d'être abandonnée, on peut avoir fait l'ENA et ne jamais accepter que l'autre a été préférée, un vaudeville à la tête de l'Etat, ce n'est pas Germaine Coty qui aurait montré ses sentiments !!..


Les pharmacies. Un jour à l'étranger un de mes enfants était malade, c'était en Suède, le pharmacien nous a donné du sirop et des cachets mais en vrac, sans emballage et juste ce qu'il fallait. Combien de fois est-ce que nous jetons des bouteilles de sirop qui ne sont pas vides, et des plaques de cachets encore pleines? Il m'arrive de faire le vide dans la pharmacie, quel gaspillage, j'essaie pourtant de ne pas acheter un médicament qui était renouvelable et que je ne prends plus parce que je suis guérie.

Bye MClaire.

samedi 13 octobre 2012

Plusieurs fois que je vous parle de ce livre, je suis en train de le finir;

Si vous ne lisez jamais, sauf ma gazette évidemment, il faut absolument que vous lisiez "Parfums" de Philippe Claudel, ce livre ne peut pas vous laisser indifférent. Ce n'est pas un roman, il ne vous demandera pas une attention constante, vous pouvez le déguster page après page, le laisser sur votre canapé et revenir sans perdre le fil de l'histoire.
Ce n'est pas une autobiographie mais ça y ressemble, au fil des pages l'auteur se raconte en prenant prétexte d'un parfum qui fait resurgir des souvenirs.
En général je lis assez vite, là je m'attarde sur chaque mot,chaque sentiment, ce livre pourrait m'inspirer des dizaines de gazette. Je suis admirative devant cet écrivain, il trouve toujours le mot juste, quelquefois rare, son style est fluide, et il arrive à nous transporter dans son univers mais aussi dans le nôtre. Nous nous identifions à lui.
Il aime les Vosges, son village Dombasle où il vit toujours, il aime les gens, la nature, il a beaucoup de tendresse pour ceux qui ont pleuplé son enfance. C'est un livre plein d'humanité.
Les parfums décrits suivent les lettres de l'alphabet, il commence par le mot ACACIA et le dernier porte le mot VOYAGE. Tout au long du livre il célèbre tous les petits riens qui font notre vie, les petits riens mais aussi les grandes tristesses. nos années d'enfance, les abandons et nos amours.

Il y a un chapitre sur le munster que j'ai adoré, comment un écrivain peut-il trouver une telle comparaison entre le munster et une falaise normande, quelle imagination  :
"Ouvert, il révèle une chair crayeuse dans ses premiers âges, d'une pâleur de falaise normande, qui s'éboule facilement sous la pointe du couteau."
"Le respirer le condamne, le goûter l'amnistie. Derrière ses allures de Quasimodo, de vilain canard ou de galeux, c'est un prince qui pour apparaître attend qu'on veuille bien l'apprécier. On se trompe si souvent, sur les fromages ou sur les êtres."

Celui sur la mort, j'ai complètement adhéré à ce qui est écrit, on ne reconnaît plus les morts dans les salons funéraires "Tous sentent la tubéreuse exhubérante, l'air climatisé, les produits cosmétiques...Je le reconnais à peine, Un être retouché pour portrait officiel et mausolée. Jaune. Poudré.Lissé. Les sourcils peignés...Un grand mensonge en somme."
Nous entendons les gens qui disent "Il est beau" oui il était beau, mais ce n'était pas lui, Ce n'était pas celui que j'avais vu quelques mois plus tôt, enfin c'est ce que je pense, tout sentiment est respectable. J'ai vu quelques morts dans ma vie, pas énormément finalement mais aucun n'était apprêté comme mon père dans ce salon funéraire, trop lisse, les traces de sa vie avaient complètement disparues. J'avais trouvé mon arrière grand-mère belle avec toutes ses rides, elle avait un visage reposé dans son lit chez sa fille.

L'odeur des chambres d'hôtel ou plutôt la non odeur, c'est aseptisé mais quelquefois il subsiste une trace de l'occupant précèdent, une légère odeur de tabac. Je n'aime pas les chambres d'hôtel, je dors mal, je ne suis pas à mon aise, je n'aime pas ces endroits de passage; J'imagine qui a dormi dans le lit que j'occupe et quelquefois mon imagination s'active trop, il me tarde que le jour se lève.

L'odeur du foin. J'aime. Je n'oublierai jamais ces meules de foin que nous escaladions dans les champs en Algérie. Nous montions tout en haut et nous nous laissions glisser dans des éclats de rire, nous avions des brins de foin dans les cheveux, ça piquait, mais qu'est-ce que ça sentait bon.
Un jour petite je suis montée tout en haut de la moissonneuse et je suis tombée, ma mère me racontait toujours ce souvenir et la peur qu'elle avait eu en me voyant arriver couverte de sang, ce jour là j'avais une robe blanche en organdi.

L'odeur des bébés. Très joli chapitre, émouvant. L'odeur de nos enfants lorsqu'ils étaient petits, ils sentaient le lait, le talc, la crème ou cette eau de cologne pour bébé que nous mettions sur leurs cheveux avant de les coiffer en leur faisant une jolie raie. Je me souviens les avoir embrassés avec fougue dans les plis de leurs cuisses pour les faire rire après le bain, je les mordillais et ils riaient, ils mettaient leurs petites mains en avant pour nous empêcher de le faire et en même temps leurs jambes semblaient dire "Encore, encore". Dans ces moments là, nous voudrions qu'ils ne soient qu'à nous, je regrettais presque de ne plus les avoir là dans mon ventre, qu'à moi, sentiment fugace, leur père était là et il adorait aussi s'en occuper.

Je pourrais écrire et encore écrire sur ce livre, tous ces effluves qui me chatouillent les narines, c'est un enchantement. Je vous en prie, lisez le. Chacun piochera dans ce livre un parfum et ses souvenirs.

En ce moment un très joli clip de pub passe à la télé pour un parfum de J.P Gaultier, tourné par J.B Mondino, un beau marin s'éloigne pendant que la jeune femme dort encore, mais elle ne dort pas, elle plonge juste son visage dans l'oreiller pour retrouver le parfum de son beau marin "Le mâle" On devine que la dame essaie de prolonger la nuit vécue à travers le sillage du parfum.

La prochaine fois je vous parlerai du livre de J.P Dubois "Le cas Sneidjer". Je vais le commencer. 

LES DESSINS :

Franck Alamo . Ma jeunesse. Quelques pièces dans le juke-box pour l'écouter chanter.
Je ne me souviens pas avoir été fan de lui, dans tous les cas beaucoup moins que de Paul Anka.





C.Boutin. Elle adore provoquer et il faut qu'on parle d'elle, je déteste ce genre de bonne femme avec leurs idées sur tout, pas conciliante et un manque total de tolérance.






J.F Copé : Triste personnage.













Le prix Nobel, il a inspiré les dessinateurs.













La conférence de N.Sarkozy : Il fait ce qu'il a dit pour une fois il tient ses promesses, il est parti faire du fric. Il a le droit puisqu'il y a de la demande pour l'écouter, c'est vrai il reste un exemple de gestion de la crise !! Les gens ont vraiment la mémoire courte.Les français changent vite d'avis. Pas moi pour l'instant, j'attends juste qu'on nous présente celui qui viendra nous sauver, s'il y en a un. Une chose me tracasse pourtant, cette soif de pouvoir alors qu'il n'y a que des emm...Il doit bien y avoir une compensation.

Bye MClaire.












mercredi 3 octobre 2012

Nous tirons un trait sur les vacances, elles sont finies, mais nous ne tirons pas un trait sur les jolies souvenirs de ce mois passé sur les routes, nous avons vu plein de beaux endroits et je ne cessais de dire "Pourquoi aller plus loin? Il y a tant de choses à découvrir dans notre pays." L'an prochain, oui je fais des projets, nous avons envie d'aller vraiment découvrir l'Alsace pendant quelques jours, s'il fait beau. Nous connaissons cette région mais pas en profondeur, en passant, trop rapidement et Christian pourra assouvir son envie de retourner en Allemagne, ses souvenirs de service militaire s'enjolivent d'année en année, j'ai l'impression qu'il confond le Club Med et l'armée.Il est resté un an en Allemagne avant de partir en Algérie, j'ai eu de la chance, il n'a pas trouvé une "frolein" qui lui plaisait.

Etre en vacances au mois de septembre, c'est ne rien faire pendant que les autres reprennent le travail, que les enfants entrent à l'école, voir les mamans attendre la sortie des cours, à Argelès il y a une école et un collège tout près du camping. A chaque fois que je voie des enfants avec leur sac à dos je repense à mes rentrées des classes ou aux rentrées de mes enfants.
Mes souvenirs en ce qui me concerne sont toujours des odeurs de fournitures scolaires neuves, les cahiers vierges qui ne tardaient pas à être annotés de cinglantes remarques "Écriture illisible, Marie-Claire devrait être médecin, elle écrit comme eux." ça c'était Madame Greuet, je l'aimais pourtant bien malgré son air sévère, elle savait nous donner confiance et je me souviens de sa joie lorsque j'ai réussi mon examen du premier coup pour entrer en sixième, je crois qu'elle m'aimait bien aussi, oui nous passions un examen à cette époque. Pour moi, cela signifiait qu'il fallait aller en pension, quitter la maison. Les rentrées scolaires étaient beaucoup moins joyeuses, je n'aimais pas cet enfermement, à chaque rentrée il fallait être rassurée, constater la présence de sa meilleure copine, pas de SMS, pas de mails pour correspondre, les vacances étaient synonymes de coupures avec le collège. C'était aussi le changement de statut, de petites filles nous passions au stade supérieur, fini le dortoir, nous avions droit à un box individuel pour plus d'intimité, mais en même temps nous étions isolées, pas de bavardages dès que les lumières s'éteignaient, nous rusions pour ne pas nous faire prendre. Avec le recul je ne peux même pas dire "c'était le bon temps" le fait de détester les maths me faisait détester l'école.
Il fallait paraître celle que je n'étais pas, se plier à la discipline, en un mot être celle que l'autre aurait voulu que je devienne, une petite fille docile, facile, arrangeante, tout le contraire de ce que j'étais vraiment. Je n'ai aucune nostalgie des rentrées scolaires.

Beaucoup plus de nostalgie des rentrées de mes enfants, j'aimais les voir reprendre le chemin de l'école, il y avait le trajet à pied pour les accompagner, leur petite main dans la mienne; ils étaient infiniment attendrissants.
J'aimais moins les laisser pour la première fois, Thierry ne pleurait pas, il était sage, me regardait partir sans un mot, il n'aimait pas la cantine, il se faisait des amis, mais très peu, toujours fidèle en amitié,  avait sa petite bande. Pascal hurlait, les larmes inondaient son visage, son tablier, des maux de ventre, il n'a jamais aimé l'école mais adorait les  copains, surtout ceux qui ne donnaient pas le meilleur exemple. Chrystel était une petite fille tranquille, quelques petites larmes mais sans plus, elle ne s'est jamais rebellée, les rentrées scolaires pour elle n'étaient pas dramatiques..
Pour cette époque oui je vais dire "C'était le bon temps."
Lorsqu'il nous arrive de nous arrêter au passage clouté pour laisser passer les enfants, j'ai toujours un petit sourire attendri.

Zut, j'ai publié ma gazette au lieu de l'enregistrer. Les lecteurs ne vont plus rien comprendre.

Coin lecture :

Avant tout, j'ai trouvé cette photo sur internet, une bibliothèque sur une plage de Sydney, une manière de provoquer l'envie de lire.

Je n'ai pas beaucoup lu pendant mes vacances, mais à Angoulins j'ai lu deux livres en deux jours.
"L'office des vivants" de Claudie Gallay.
Très beau livre, écrit avec des phrases courtes, des chapitres courts, un style que j'aime. Ce livre est d'une grande rudesse, je l'ai refermé un peu sonnée.L'histoire se déroule dans une période qui n'est pas définie, l'endroit pourrait être n'importe où dans une montagne en France Une famille qui vit dans un village perché dans la montagne, déserté par ses habitants qui descendent dans la vallée. Une famille qui vit dans la misère, leur seule préoccupation pouvoir manger tous les jours, un père brutal, la mère qui a déjà eu deux enfants Marc et Simone, elle attend le troisième qui mourra à la naissance.  La mère ne pouvant plus s'occuper des bêtes pendant sa grossesse, le père décide de faire venir Mado pour la remplacer, la jeune Mado dont il tombe fou amoureux, qu'il trousse dans l'étable et qui laissera devant leur porte une petite fille Manue. Les grands-parents vivent à côté, la grand-mère n'est pas leur vraie grand-mère, la deuxième femme du papie, avare, elle consent quelquefois à les faire goûter, le grand-père suce des pastilles à longueur de journée assis sur un vieux fauteuil qui sent l'urine.
Il y a la crasse, les poux, la honte d'être pauvres à l'école, les sandwichs à la moutarde parce qu'il n'y a rien d'autre à mettre dedans, la petite fille qui se pisse dessus à chaque fois qu'elle a peur, la culotte qu'on fait sécher sans la laver et qu'on remet le lendemain, ce qui fait que tous les enfants la fuient, la maltraitance, le vide intellectuel dans cette famille est immense.  Très peu d'amour dans cette famille, une vraie misère affective, c'est brutal, animal. Pourtant va naître une passion destructrice, Marc va aimer Manue sa demi-soeur au point d'en mourir. Il s'était promis de l'amener loin de cette misère lorsqu'il serait grand, mais Manue se dérobe, ne veut pas, comprend qu'il ne faut pas.
Le passage où le grand-père meurt en plein hiver, lorsque la terre est gelée, qu'il n'y a pas de possibilité de l'enterrer est bouleversant, je ne sais pas si c'est le mot exact, on le met à la cave en attendant le dégel et on continue à vivre au dessus, comme si rien n'était arrivé.
C'est le premier livre de Claudie Galley, elle en a écrit bien d'autres plus tard, dont "Les déferlantes" que j'avais tant aimé.
Un très beau bouquin, on ne décroche pas. Lisez-le, il est en poche aux éditions "Babel" qui fait toujours de si belles couvertures.

Le deuxième livre : " Tibhirine, une espérance à perte de vie."

Je l'ai lu parce que je me sentais concernée par ce qui a précédé l'assassinat des moines. La guerre d'Algérie, les conflits entre musulmans, l'OAS et son rôle trouble, Monseigneur Duval dont on entendait tant parler et qui avait comme surnom "Mohamed Duval" un homme qui a certainement été très malheureux de ne pas être compris mais raide dans ses convictions, j'ai compris ce qui l'animait dans cette période. La haine qui s'est installée entre les deux communautés.
Un livre à lire si cette période vous intéresse.

J'ai commencé "Parfums" si gentiment offert par une amie. Dès le premier chapitre j'ai retrouvé le parfum des beignets aux fleurs d'acacia.

LES DESSINS :

Johnny, il va falloir qu'il chante jusqu'à son dernier souffle








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F.Hollande : Il baisse dans les sondages, rien d'anormal, ils baisseraient tous dans les sondages face à une telle crise. Je n'arrête pas de dire que ce pays est trop politisé. nous ne croyons plus à la politique, ni aux politiques.







Les jeux truqués. Si les sportifs s'y mettent aussi, c'est à désespérer, eux qui gagnent tant d'argent avec leurs sponsors, toujours plus, ça se vérifie. Rachida trouvait qu'on ne parlait plus assez d'elle.






Arnaud Montebourg : Ce dessin m'a fait rire, c'est à tout à fait lui "Oyez, voyez bonnes gens"








Le traité européen. Je ne l'ai jamais lu, je renoncerai au bout de la deuxième page, donc je ne peux pas en parler.







Finissons par la chute des feuilles, oui c'est triste, très triste....La statue ne vieillit pas, ce n'est pas le cas de tous les hommes, je suppose que quelquefois il vaut mieux qu'une feuille cache la misère !!! 
Sur cette note optimiste je vous quitte.


Bye MClaire



vendredi 21 septembre 2012

Le temps est mi-figue, mi-raisin, c'est la saison de ces deux fruits, le ciel passe du gris au bleu, c'est changeant aujourd'hui, la température est douce, c'est un peu l'automne méditerranéen. Hier, c'était l'été, nous sommes allés sur la route de Banyuls, après avoir fait un tour au Perthus et franchi le col "des bouteilles" comme ils disent par ici. Les achats sont de moins en moins intéressants, d'ailleurs il y a un peu moins de monde, les magasins essaient de changer de look, il y a des grandes marques pratiquement au même prix qu'en France, quant à l'alcool ce n'est pas la peine de parcourir des kilomètres pour en acheter, ce n'était pas notre but, j'avais juste envie de flâner au milieu de cette foule si disparate, il y a aussi de nombreux marocains qui vendent des montres de contrefaçon, à mon avis dans quelques années le Perthus sera déserté, de nombreuses boutiques seront fermées, ce sera la fin d'une époque.
En revenant, nous sommes allés voir la ferme-auberge du site de Paulliles, la dame qui est à l'accueil du camping me l'avait chaudement recommandée. C'est un viticulteur qui a ouvert un restaurant qui ne fonctionne que le soir, un seul menu, la particularité est qu'à chaque plat ils vous servent un vin différent, un seul verre évidemment; J'ai lu le menu, personnellement cela me plaisait bien, mais j'étais certaine que cela ne plairait pas à Christian.
Christian aime ce qui est rustique, le bourguignon, le pot au feu, la viande rouge etc..Il mange du poisson pour me faire plaisir, les légumes pour sa santé mais du bout des dents, les frites il aime, il prétend que ce sont aussi des légumes !
Bref, dans ce menu il y avait :
Tapenades terre et mer.- Piperade de rascasse- Du poulet au citron, palets de polenta  tomates cerises confites - Fromage, tomme de brebis, accompagné d'une sorte de pain d'épice- Gâteau au chocolat maison.
Un vin de la région accompagne chaque plat. Café - Le tout pour 39 euros par personne. 
Comme m'a dit mon cher et tendre "Je n'aime pas le canard à l'orange, alors le poulet au citron encore bien moins, je suis un gars du terroir, ma mère ne faisait jamais ce genre de truc."  Il y avait longtemps que je n'avais pas entendu "Ma mère faisait comme ça..." Je pensais être devenue sa seule référence.......
Vous avez compris, je ne vais pas y aller toute seule. Alors, nous sommes allés à Port-Vendres chercher des calamars que je cuisine avec une sauce au vin rouge. Je voyais les gens qui flairaient la bonne odeur lorsqu'ils passaient devant la caravane, il y en avait que pour nous.

Comme je vous le disais plus haut, il faisait très beau hier, lorsque nous roulions sur la route qui longe la mer jusqu'à Banyuls j'avais les larmes qui inondaient mes yeux tellement c'était beau, la beauté fait pleurer quelquefois, un sentiment de plénitude qui nous submerge. La vigne descend jusqu'à la mer, la chaîne des Albères était nette, le bleu de la méditerranée ne ressemble à aucun autre, la côte est tellement découpée que nous sommes sans cesse émerveillés à chaque virage, Collioure est dans un écrin, Port-Vendres s'ouvre vers le large, une nature préservée, la Côte Vermeille n'a rien à envier à la Côte d'Azur, ce serait plutôt le contraire. Je n'ai pas pu m'empêcher de dire "Pourvu que l'an prochain je puisse revenir."
J'ai la même admiration en Bretagne lorsque nous sommes vers Perros-Guirrec, une côte de granit rose unique ou vers Kerlouan, cette côte sauvage. J'aime la nature tourmentée, la nature sauvage est fascinante, je ne suis pas une fille des plaines.

Coin lecture :

Je vous le disais, j'ai du mal à lire en ce moment, j'ai commencé le livre de Gavalda "La consolante" et dès les premières pages j'ai su que je l'avais déjà lu il y a quelques années. J'ai lu pas mal de bouquins de cette auteure, mais il me semblait que celui là non, je l'avais acheté en poche, ce n'est pas grave, il fera le bonheur de ma fille.
Le livre de Gavalda que je préfère " Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part." ça été le premier lu, il m'avait enchanté. C'est un joueur d'ISC grand lecteur qui me l'avait recommandé en chattant "Le Funeste" dommage que ce jeune François qui joue si bien au scrabble ne soit pas affilié, il l'a été il y a longtemps, je l'ai connu à Biarritz, je pense que cela a été son unique sortie. Il joue sur internet, cela a l'air de lui suffire, comme à de nombreux jeunes, hélas !

A Argelès-Plage, il y a une sorte de librairie l'été qui brade des bouquins, j'ai acheté un livre à 1 euro qui décrit la vie des moines assassinés en Algérie, Christian est en train de le lire, il paraît que c'est très instructif. Un autre livre de Claudie Gallay "L'office des vivants.", il est en attente.

Le livre de Philippe Claudel "Parfums" attendra qu'il sorte en poche et pourtant j'ai une envie folle de l'acheter. Je suis certaine d'aimer. "Parfums" tout un univers qu'il doit si bien décrire, il a tellement de talent. J'ai le sens olfactif très développé, je suis sensible aux odeurs, quelques parfums que je rencontre me font  penser à un moment de ma vie, à une histoire. Nous avons tous une relation à faire entre un parfum et un moment de notre histoire. Christian me dit souvent qu'il a horreur de l'odeur de la lavande en eau- de -cologne, cela lui évoque la mort, en Provence on parfumait la chambre où reposait le défunt avec de la lavande.
J'ai encore en mémoire l'odeur de la soupe aux légumes de la pension, ça sentait un peu le chou refroidi, je n'aime pas la soupe. L'odeur des tomates qui poussaient dans le jardin de mes parents me poursuit, ça sentait si bon, une tomate coupée en deux avec du sel me semblait le plat des dieux, ou celles que nous mangions directement au pied du plant comme un fruit , je renifle les tomates sur les étalages, cela n'a rien à voir. Pourtant au marché d'Argelès il y a des tomates soi-disant de plein champ. L'odeur des néfles qui fermentent, un fruit délicieux, inconsommables trop mûrs, il y avait un néflier dans le jardin de Téniet,
L'odeur de l'Habanita de chez Molinard ce parfum un peu fort que j'aimais lorsque j'avais 16 ans, quelques gouttes pour me parfumer, le pourrais le reconnaître.
L'odeur des habits de ma grand-mère, cette odeur qu'avait les personnes âgées, un peu rance, à l'époque ça ne nous gênait pas, l'hygiène n'était pas ce qu'elle est devenue, c'était peut être même rassurant,
La cuisine débordait de parfums lorsque nous rentrions de l'école, cela n'est plus tellement le cas, le
micro-ondes fait office de cuisinière.
La légère odeur de moisi des maisons fermées, l'odeur des chrysanthèmes qui se fanent sur les tombes des cimetières, je m'en souviens, j'accompagnais souvent mon arrière grand-mère au cimetière, elle allait arroser tous les jours les fleurs sur la tombe de ma grand-mère disparue si jeune,  je ne peux pas supporter l'odeur des tiges de fleurs qui pourrissent dans un vase, c'est dégoûtant et c'est ce qui arrive souvent dans les cimetières..
On pourrait énumérer à l'infini les parfums qui nous poursuivent.
Est-ce que je vais avoir la volonté d'attendre la sortie du livre de Claudel en poche?

Je n'ai pas de dessins à mettre ; ils traitent tous du même sujet qui a provoqué des émeutes dans les pays arabes. Pas de provocation. Je suis pour la paix. Bye MClaire.