Les courses au milieu des clients qui choisissent les jouets de Noël, qui prévoient les achats pour le repas, et nous qui ne nous sentons plus concernés par toute cette débauche de dépenses, enfin pour l'instant. Plus de jouets à acheter et Noël ne se passera pas chez nous mais chez ma fille, Laura travaille jusqu'à 20h pour le réveillon. La vie bouleverse les habitudes, les petits- enfants grandissent, ils commencent à avoir leur propre vie et nous devons nous soumettre nous qui sommes disponibles. Je déteste toujours autant les fêtes de fin d'année. Il y a quelques années j'acceptais, les enfants étaient tellement heureux lorsqu'ils attendaient le moment magique pour eux de Noël, je n'allais pas gâcher la fête et j'aimais tellement les voir découvrir leurs cadeaux, maintenant ce n'est plus le cas. Je n'ai même pas honte de penser ça, je suis certaine que nous sommes nombreux dans ce cas.
C'est tellement plus agréable de se voir lorsque nous en avons envie et pas à dates fixes.
Mais vous devez le savoir, depuis que j'écris ma gazette, donc quelques années, je me répète sur ce sujet. Janvier marquera la délivrance.
Si ça se trouve les petits-enfants pensent la même chose que moi maintenant qu'ils sont grands "Mince, il faudra passer la soirée avec les grands-parents, nos amoureux vont devoir nous attendre, nous détestons les repas de famille obligés." Peut être qu'ils pensent ça mais n'osent pas l'exprimer, surtout Caroline qui vit une petite histoire d'amour toute neuve, pour Laura c'est déjà plus ancien, plus de deux ans, en fille de son temps elle dit même apprécier de temps en temps son indépendance. Je disais la même chose lorsqu'il fallait me rendre avec mes parents chez mes tantes, je savais que mon amoureux m'attendait, je faisais une jolie comédie pour précipiter le départ et je savais me montrer capricieuse, énervante jusqu'à ce que mon père cède. Christian ne devait pas attendre, il n'avait pas encore le droit de venir chez moi, on se voyait à l'extérieur, il fallait qu'il demande ma main, tradition et bienséance obligeaient, après la demande officielle il avait le droit de venir avec moi dans notre famille. On ne rigolait pas à cette époque !!!
Aujourd'hui, exceptionnellement, je ne me suis pas ruée vers le rayon livres en rentrant chez Leclerc, j'ai un beau tas qui m'attend sur ma table de salon, cela n'aurait pas été raisonnable et j'avais décidé de finir "Les lisières" d'Olivier Adam (454 pages), pas eu la possibilité de lire ces deux derniers jours. J'ai pris ma tasse de café, mon livre et je me suis installée dans le canapé au soleil bien décidée à ne pas bouger jusqu'à ce qu'il soit fini. Voilà, je réalise maintenant pourquoi je suis bronzée, comme on me le faisait remarquer hier, c'est le soleil qui entre dans mon salon et sous lequel je lézarde des heures en lisant.
J'ai beaucoup aimé ce livre, je vais être claire, j'aime le style d'écriture, les histoires qu'Olivier Adam nous fait vivre dans ces livres souvent sombres mais combien intéressants à lire. Pour moi c'est un grand écrivain, je le lis toujours sans ennui à aucun moment du livre. C'est mon avis, vous ne le partagez peut-être pas, il peut déranger certains lecteurs. Nous en discutions hier et je disais que pour le lire il ne faut pas avoir un compte à régler avec soi-même, avec son enfance, avec une douleur qui nous aurait touchés à une époque de notre vie, il peut faire resurgir des vieilles douleurs, on peut être tenté de refermer le livre parce que décidément ce n'est pas gai, non ce n'est pas toujours gai mais c'est la vie actuelle et quelquefois une vie que nous ne voulons pas connaître, c'est un auteur dérangeant.
L'histoire : Paul est un écrivain, scénariste (autobiographie certainement) qui ne supporte plus de vivre à Paris, il déménage pour St-Malo (comme Olivier Adam) il espère rompre avec le mal qui le ronge, la Maladie, autrement dit le mal de vivre, quelque chose qui le torture depuis l'enfance et qu'il n'arrive pas à définir. Il y a une différence de culture entre ses parents ouvriers qui habitent toujours la banlieue, celle à la lisière des cités et lui qui a évolué, il connaît un monde que ses parents ignorent, son père méprise ce milieu de l'édition, d'artistes, ce n'est pas le sien et il ne se prive pas de le faire savoir à ce fils qu'il voit si peu.
Paul a été élevé par une mère toujours soucieuse, elle avait peur que son frère et lui aient un accident, elle est souvent triste alors que sur certaines photos lorsqu'elle était jeune sans enfant elle souriait beaucoup au bras de son mari, un vrai décalage. Le père sévère, coups de pied au cul pour un rien, pas affectueux, Paul pense que son père ne l'aimait pas, ne l'aime pas.
Il y a la vie de Paul à St-Malo, séparé de Sarah sa femme qu'il adore mais qui ne peut plus supporter cet homme immature, buveur, plutôt égoïste sur lequel elle ne peut pas compter, elle a la garde des deux enfants si attachants et pour Paul c'est un déchirement.
"Moi qui au fond n'avais jamais été apte à quoi que ce soit. Qui avais tout déserté. Qui me réfugiait dans l'écriture pour vivre, sentir, goûter chaque chose, chaque heure comme elle disait. Moi qui était incapable de saisir la vie dans sa plus simple expression, d'en prendre possession, d'y être présent."
Arrive le jour où il doit se rendre chez ses parents pour s'occuper de son père qui se retrouve seul à la suite de l'hospitalisation de sa femme. Pour moi, ce sont les plus belles pages du livre, une grande émotion en lisant les sentiments qui agitent Paul face à ses parents qu'il ne comprend plus, trop de distance s'est mise entre eux et lui, il souffre de ressentir ce léger mépris qu'il a envers eux, ils sont restés là, lui est parti et son père est certainement dans le même état d'esprit, ils ne se comprennent plus, plus n'est pas le mot, ils ne se sont jamais compris. Le retour dans cette maison est pour lui un supplice, il lui semble avoir été si malheureux, il étouffait dans cet environnement.
Il y a la découverte de ce qui pourrait expliquer le mal de vivre de Paul, je ne vais pas vous la dévoiler.
La description du monde des cités est écrite avec des mots vrais, sans enjolivures, la cité est cruelle maintenant, elle ne l'a pas toujours été. Les retrouvailles avec ses copains d'enfance, on sent que c'est du vécu. Il y a les failles sociales de notre société, tous ces oubliés qui sont relégués en "lisière" d'un monde plus aisé.
Il y a la montée du FN, le chômage, le tsunami du Japon, tout ce qui fait notre actualité vu à travers les mots de l'auteur.
Le seul moment où j'ai versé quelques larmes en lisant, sa mère meurt à l'hôpital après avoir été renversée par une voiture après une fugue, elle est atteinte de l'alzheimer, elle est dans le coma, il lui prend la main, lui qui n'avait jamais eu un geste de tendresse parce que sa mère ne le faisait pas non plus, elle l'aimait mais ne le montrait pas :
"J'ai dit qu'elle n'avait jamais su me dire qu'elle m'aimait mais que moi non plus, et que voilà, je lui disais, même si rien ne m'assurait qu'elle m'entendait, voilà maman, je t'aime et je te remercie pour tout.
Je sais ce qu'on dit les docteurs.
Que c'était tout bonnement impossible.
Mais sa main qui a soudain pressé la mienne, je l'ai sentie. Je jure que je l'ai sentie."
Je lisais quelque part que J.Benammeur disait que l'on avait que deux bras pour entourer les gens que l'on aime. Alors essayons de bien nous en servir.
J'ai ri à la description de la vie dans la résidence des retraités, son père si sombre, rigide se laisse aller face à ces femmes qui s'occupent de lui, il rit, joue aux cartes, devient enfin sociable, à la grande surprise de son fils qui lui rend visite avant de partir au Japon. Il n'a jamais vu son père avec cet air "libéré"..
Les dernières pages sont pleines d'espoir, il y a la reconquête de sa famille, de son couple, le désir d'être enfin en paix avec lui même.
On devine que l'auteur se cache en partie derrière Paul. Il paraît qu'Olivier Adam a beaucoup maigri ces derniers temps, dans le livre Paul pèse 100 kg.
Un très beau et fort moment de lecture. Je vous le conseille.
J'enchaîne avec deux livres de Barbara Constantine, plus légers.
LES DESSINS :
A.Montebourg, il reste au gouvernement, il ne faut pas accabler ce pauvre homme, il a beaucoup de choses à gérer en ce moment, sa vie sentimentale lui échappe aussi, Audrey a éteint la flamme avant les hauts fourneaux. "Oyez! Oyez! mes gens, je suis un coeur à prendre."
Rachida, tiens pourquoi pas avec Arnaud, je viens d'y penser.
Elle aurait un papa pour sa fille. Mais que font les agences matrimoniales??
J.M Ayrault - Il est triste, il maigrit, le poste de premier ministre est le plus exposé, c'est bien connu, mais est-il à la hauteur? J'espère que si la réponse est non il sera remplacé, il y a toujours un seuil de compétence chez un homme. En même temps, qui sera à la hauteur? A droite et à gauche la question reste sans réponse, j'en ai peur.
Bye MClaire.
lundi 10 décembre 2012
vendredi 30 novembre 2012
Ma journée écriture, j'ai rédigé un bloc-notes ce matin et là j'écris ma gazette, c'est le jour, il fait froid et je n'ai pas envie d'aller sur les chemins. Nous avons recommencé à mettre des boules de saindoux aux oiseaux, hier un petit téméraire est même venu voir au carreau de la cuisine s'il n'y avait pas des miettes pour lui. L'hiver, tout recommence, les saisons s'enchaînent, les années aussi, hélas!
J'ai brusquement réalisé que cela faisait 15 ans que nous habitions le Morbihan, 15 ans que nous avons quitté les Côtes-d'Armor, j'ai vraiment l'impression que c'était hier et ça m'a fait peur, ces années sont passées si vite comme les 15 prochaines années si tout va bien, mais c'est demain, il faut que nous nous dépêchions de réaliser tous nos projets, j'ai encore tellement d'envies dans ma tête, tellement de belles choses à découvrir, tellement de choses à partager avec ma famille (ce n'est pas dans l'ordre) est-ce que nous aurons le temps? Heureusement, j'ai une facilité d'oubli et un optimisme qui font que je ne suis jamais triste très longtemps, je vais essayer de bien remplir ces années, je n'ai pas de regrets pour celles qui sont derrière moi, il ne faut pas, c'était pas mal, j'ai été privilégiée et j'en suis bien consciente, sans doute y a t-il une prédisposition au bonheur. La peur m'a quittée, il ne fallait pas gâcher le temps qui reste, il ne faut pas gâcher le temps, ce qui est perdu est irrémédiablement perdu, on ne rattrape rien
J'ai toujours pensé qu'il était nécessaire de se séparer de certaines choses pour construire autre chose qui nous rendra heureux, la raison de mes nombreux déménagements, la joie de la découverte, connaître un nouvel environnement, même si celui dans lequel je vivais n'était pas inconfortable. J'ai toujours eu horreur de la monotonie, je ne vais donc pas passer mes 15 prochaines années dans l'attente... Agissons. Ce qui peut sous-entendre que l'idée de bouger mes meubles n'est pas loin, il faut se méfier de mes rêves, ils se transforment souvent en réalité. Je n'ai jamais pu être riche avec des idées pareilles, mais qu'importe, la richesse n'a jamais vraiment fait le bonheur, croyez moi, c'est la santé qui rend heureux.
Hier, je faisais la vaisselle et Christian l'essuyait et nous avons ri,mais ri, aux larmes, comme des enfants, nous avions entrepris de nous parler avec des phrases courtes, du genre "Oh! Mais j'te dis..." ou "Oh la la! C'est plus ce que c'était.." Nous avions une imagination débordante pour trouver les petites phrases qui ne se terminaient jamais, pleines de sous-entendus. Nos enfants nous auraient vus, ils auraient été catastrophés d'avoir des parents pareils, pas mûrs à leur âge ! D'où l'intérêt de ne pas avoir de machine à laver la vaisselle ....
Tiens, au fait, j'avais demandé aux scrabbleurs qui ont des enfants mineurs de s'inscrire sur ma liste dans le cas où nous aurions un jour les numèros du loto. J'ai reçu un gentil mail très amusant, un seul mail, ma correspondante a une fille de 13 ans, elle ne fait donc pas partie des vermeils, heureuse enfant qui aura tout l'argent de la fondation que Christian veut créer pour les enfants mineurs des scrabbleurs. Je vous le disais il n'a rien à craindre pour sa future fortune, enfin s'il gagne.
Il y a deux citations du génial Oscar Wilde qui me plaisent beaucoup :
"Vivre est la chose la plus rare du monde. La plupart des gens ne font qu'exister."
"Le dramatique de la vieillesse, ce n'est pas qu'on se fait vieux, c'est qu'on reste jeune."
Je ne vais pas parler politique, mais un peu. Ce matin je me disais que si le regretté Jean Amadou était toujours de ce monde il se serait régalé et nous avec, en commentant les déboires de l'UMP. Il épinglait mieux que quiconque les maux de ce siècle, un esprit fin, une écriture incisive, il savait tracer les portraits de nos politiques, il ne donnait pas de leçons, n'était jamais méchant. J'aimais beaucoup l'écouter et le lire. Il décrivait l'antagonisme de Chirac et Giscard qui étaient aux antipodes l'un de l'autre, qu'aurait-il dit sur Fillon et Copé?
Il disait que les relations politiques ressemblaient à du Racine, du Shakespeare et du Feydeau, il avait raison, sauf que nous ne sommes plus à la même époque, la crise est sérieuse et nous avons besoin d'hommes politiques compétents, sérieux dans leur démarche et pas obsédés par ce pouvoir qu'ils veulent tous, à quelle fin? Souvent pour leur prestige personnel, leur ego, la preuve, la bataille de ces deux là est bien une bataille d'ego.
Certains dont ces deux là font appel au président fondateur de l'UMP, mais il faut qu'ils se méfient, il a un ego bien plus gros que le leur, il va les dévorer. Lisez la fable de La Fontaine qui suit :
Le chat, la belette et le petit lapin
Du palais d'un jeune Lapin
Dame Belette un beau matin
S'empara ; c'est une rusée.
Le Maître étant absent, ce lui fut chose aisée.
Elle porta chez lui ses pénates un jour
Qu'il était allé faire à l'Aurore sa cour,
Parmi le thym et la rosée.
Après qu'il eut brouté, trotté, fait tous ses tours,
Janot Lapin retourne aux souterrains séjours.
La Belette avait mis le nez à la fenêtre.
O Dieux hospitaliers, que vois-je ici paraître ?
Dit l'animal chassé du paternel logis :
O là, Madame la Belette,
Que l'on déloge sans trompette,
Ou je vais avertir tous les rats du pays.
La Dame au nez pointu répondit que la terre
Etait au premier occupant.
C'était un beau sujet de guerre
Qu'un logis où lui-même il n'entrait qu'en rampant.
Et quand ce serait un Royaume
Je voudrais bien savoir, dit-elle, quelle loi
En a pour toujours fait l'octroi
A Jean fils ou neveu de Pierre ou de Guillaume,
Plutôt qu'à Paul, plutôt qu'à moi.
Jean Lapin allégua la coutume et l'usage.
Ce sont, dit-il, leurs lois qui m'ont de ce logis
Rendu maître et seigneur, et qui de père en fils,
L'ont de Pierre à Simon, puis à moi Jean, transmis.
Le premier occupant est-ce une loi plus sage ?
- Or bien sans crier davantage,
Rapportons-nous, dit-elle, à Raminagrobis.
C'était un chat vivant comme un dévot ermite,
Un chat faisant la chattemite,
Un saint homme de chat, bien fourré, gros et gras,
Arbitre expert sur tous les cas.
Jean Lapin pour juge l'agrée.
Les voilà tous deux arrivés
Devant sa majesté fourrée.
Grippeminaud leur dit : Mes enfants, approchez,
Approchez, je suis sourd, les ans en sont la cause.
L'un et l'autre approcha ne craignant nulle chose.
Aussitôt qu'à portée il vit les contestants,
Grippeminaud le bon apôtre
Jetant des deux côtés la griffe en même temps,
Mit les plaideurs d'accord en croquant l'un et l'autre.
Ceci ressemble fort aux débats qu'ont parfois
Les petits souverains se rapportant aux Rois.
LECTURE :
Je lis en ce moment "Les lisières" d'Olivier Adam, livre prêté par Michèle Le Ny - J'aime cet auteur, j'accroche toujours dès le début du livre. C'est certain, Olivier Adam n'est pas Barbara Cartland, il est tourmenté, ces romans sont souvent assez noirs, mais il écrit bien et sait me faire partager ses sentiments. Il a les mots pour nous faire ressentir son amour, son désespoir. J'ai juste parcouru le début du livre et je suis conquise. Je vous en dirai plus la prochaine fois.
Mon gros coup de coeur de cette semaine est "Et puis Paulette..." de Barbara Constantine, tout le contraire d'Adam, pas du tout le même univers. Une chanson d'Yves Montand aussi "Et puis Paulette.." Le prénom de ma mère, elle n'aime pas du tout, elle préfère ou préfèrait Paule, elle ne dit plus qu'elle n'aime pas, l'autre jour elle me demandait son prénom.
Un livre sur la solidarité, tout en douceur, plein de bons sentiments. Je n'ai jamais lu de romans de cette auteure, c'est vraiment une découverte.
Ferdinand qui est veuf sauve in-extrémis sa voisine de la mort par le gaz, un suicide ou un accident? Marceline vient d'un pays de l'est, elle porte en elle un douloureux secret. Sa maison devient insalubre à la suite d'un gros orage, il l'héberge provisoirement, mais le provisoire dure, il veut qu'elle reste dans cette grande ferme qui a abrité trois générations, il y a de la place. Son fils est parti en emmenant sa femme et ses deux enfants dans la petite ville voisine, il se sent seul. Il y aura ensuite Gaby qui a perdu sa femme et qui ne s'en remet pas, deux étudiants fauchés et les deux soeurs Lumière, enfin pas vraiment des soeurs mais tellement fusionnelles, Hortense perd la mémoire, Simone s'en occupera jusqu'à la fin. Tout ce petit monde vit là, chacun est respectueux de l'autre, ils ont leur indépendance tout en vivant des moments ensemble.
J'ai beaucoup aimé, au point de le lire sans le lâcher ou presque. Un langage simple qui fait passer plein d'émotions, de l'amour, de l'amitié, du Prozac pour ceux qui dépriment, il faut lire ce livre, il vous fera découvrir un monde qui existe certainement.
Un roman qui décrit une vie qui pourrait être une alternative aux maisons de retraite.
Conclusion, précipitez vous si ce n'est déjà fait.
Prêtez vos livres, faites circuler dans votre club, nous faisons ça à Plouharnel, ce n'est pas un cercle de lecture mais chacune donne son idée avant de commencer ou à la fin d'une partie, c'est bref mais instructif.
Il y a aussi un film qui est sorti dernièrement avec Jane Fonda, Claude Rich, des personnes d'un certain âge qui décident de vivre ensemble. Une tendance pour les prochaines années?
Et vous, le feriez vous? Moi je ne sais pas, j'ai l'indépendance chevillée au corps, il faudrait vraiment que mon refuge, lorsque j'en aurais assez de voir les autres, soit inviolable.
Un petit dessin sur DSK, ça faisait longtemps, on commencait à l'oublier. Il va falloir qu'il paie un peu, mais c'est reconnaître qu'elle n'a pas été violée puisqu'elle accepte.
L'autre jour en fouillant dans les livres d'occasion chez Troc de l'Ile j'ai trouvé pour un euro un livre paru tout recemment sur Anne Sinclair, je l'ai acheté, je n'aurais jamais mis 18 euros son prix initial pour un bouquin parlant d'eux, mais un euro, j'ai eu aussi un livre sur Annie Girardot, cette actrice sublime, un euro aussi, elle valait beaucoup plus, bouleversante, j'ai beaucoup pleuré en regardant ses films.
Oups! Je voulais faire plus court, je n'arrivais pas à m'arrêter d'écrire.
Bye MClaire.
J'ai brusquement réalisé que cela faisait 15 ans que nous habitions le Morbihan, 15 ans que nous avons quitté les Côtes-d'Armor, j'ai vraiment l'impression que c'était hier et ça m'a fait peur, ces années sont passées si vite comme les 15 prochaines années si tout va bien, mais c'est demain, il faut que nous nous dépêchions de réaliser tous nos projets, j'ai encore tellement d'envies dans ma tête, tellement de belles choses à découvrir, tellement de choses à partager avec ma famille (ce n'est pas dans l'ordre) est-ce que nous aurons le temps? Heureusement, j'ai une facilité d'oubli et un optimisme qui font que je ne suis jamais triste très longtemps, je vais essayer de bien remplir ces années, je n'ai pas de regrets pour celles qui sont derrière moi, il ne faut pas, c'était pas mal, j'ai été privilégiée et j'en suis bien consciente, sans doute y a t-il une prédisposition au bonheur. La peur m'a quittée, il ne fallait pas gâcher le temps qui reste, il ne faut pas gâcher le temps, ce qui est perdu est irrémédiablement perdu, on ne rattrape rien
J'ai toujours pensé qu'il était nécessaire de se séparer de certaines choses pour construire autre chose qui nous rendra heureux, la raison de mes nombreux déménagements, la joie de la découverte, connaître un nouvel environnement, même si celui dans lequel je vivais n'était pas inconfortable. J'ai toujours eu horreur de la monotonie, je ne vais donc pas passer mes 15 prochaines années dans l'attente... Agissons. Ce qui peut sous-entendre que l'idée de bouger mes meubles n'est pas loin, il faut se méfier de mes rêves, ils se transforment souvent en réalité. Je n'ai jamais pu être riche avec des idées pareilles, mais qu'importe, la richesse n'a jamais vraiment fait le bonheur, croyez moi, c'est la santé qui rend heureux.
Hier, je faisais la vaisselle et Christian l'essuyait et nous avons ri,mais ri, aux larmes, comme des enfants, nous avions entrepris de nous parler avec des phrases courtes, du genre "Oh! Mais j'te dis..." ou "Oh la la! C'est plus ce que c'était.." Nous avions une imagination débordante pour trouver les petites phrases qui ne se terminaient jamais, pleines de sous-entendus. Nos enfants nous auraient vus, ils auraient été catastrophés d'avoir des parents pareils, pas mûrs à leur âge ! D'où l'intérêt de ne pas avoir de machine à laver la vaisselle ....
Tiens, au fait, j'avais demandé aux scrabbleurs qui ont des enfants mineurs de s'inscrire sur ma liste dans le cas où nous aurions un jour les numèros du loto. J'ai reçu un gentil mail très amusant, un seul mail, ma correspondante a une fille de 13 ans, elle ne fait donc pas partie des vermeils, heureuse enfant qui aura tout l'argent de la fondation que Christian veut créer pour les enfants mineurs des scrabbleurs. Je vous le disais il n'a rien à craindre pour sa future fortune, enfin s'il gagne.
Il y a deux citations du génial Oscar Wilde qui me plaisent beaucoup :
"Vivre est la chose la plus rare du monde. La plupart des gens ne font qu'exister."
"Le dramatique de la vieillesse, ce n'est pas qu'on se fait vieux, c'est qu'on reste jeune."
Je ne vais pas parler politique, mais un peu. Ce matin je me disais que si le regretté Jean Amadou était toujours de ce monde il se serait régalé et nous avec, en commentant les déboires de l'UMP. Il épinglait mieux que quiconque les maux de ce siècle, un esprit fin, une écriture incisive, il savait tracer les portraits de nos politiques, il ne donnait pas de leçons, n'était jamais méchant. J'aimais beaucoup l'écouter et le lire. Il décrivait l'antagonisme de Chirac et Giscard qui étaient aux antipodes l'un de l'autre, qu'aurait-il dit sur Fillon et Copé?
Il disait que les relations politiques ressemblaient à du Racine, du Shakespeare et du Feydeau, il avait raison, sauf que nous ne sommes plus à la même époque, la crise est sérieuse et nous avons besoin d'hommes politiques compétents, sérieux dans leur démarche et pas obsédés par ce pouvoir qu'ils veulent tous, à quelle fin? Souvent pour leur prestige personnel, leur ego, la preuve, la bataille de ces deux là est bien une bataille d'ego.
Certains dont ces deux là font appel au président fondateur de l'UMP, mais il faut qu'ils se méfient, il a un ego bien plus gros que le leur, il va les dévorer. Lisez la fable de La Fontaine qui suit :
Du palais d'un jeune Lapin
Dame Belette un beau matin
S'empara ; c'est une rusée.
Le Maître étant absent, ce lui fut chose aisée.
Elle porta chez lui ses pénates un jour
Qu'il était allé faire à l'Aurore sa cour,
Parmi le thym et la rosée.
Après qu'il eut brouté, trotté, fait tous ses tours,
Janot Lapin retourne aux souterrains séjours.
La Belette avait mis le nez à la fenêtre.
O Dieux hospitaliers, que vois-je ici paraître ?
Dit l'animal chassé du paternel logis :
O là, Madame la Belette,
Que l'on déloge sans trompette,
Ou je vais avertir tous les rats du pays.
La Dame au nez pointu répondit que la terre
Etait au premier occupant.
C'était un beau sujet de guerre
Qu'un logis où lui-même il n'entrait qu'en rampant.
Et quand ce serait un Royaume
Je voudrais bien savoir, dit-elle, quelle loi
En a pour toujours fait l'octroi
A Jean fils ou neveu de Pierre ou de Guillaume,
Plutôt qu'à Paul, plutôt qu'à moi.
Jean Lapin allégua la coutume et l'usage.
Ce sont, dit-il, leurs lois qui m'ont de ce logis
Rendu maître et seigneur, et qui de père en fils,
L'ont de Pierre à Simon, puis à moi Jean, transmis.
Le premier occupant est-ce une loi plus sage ?
- Or bien sans crier davantage,
Rapportons-nous, dit-elle, à Raminagrobis.
C'était un chat vivant comme un dévot ermite,
Un chat faisant la chattemite,
Un saint homme de chat, bien fourré, gros et gras,
Arbitre expert sur tous les cas.
Jean Lapin pour juge l'agrée.
Les voilà tous deux arrivés
Devant sa majesté fourrée.
Grippeminaud leur dit : Mes enfants, approchez,
Approchez, je suis sourd, les ans en sont la cause.
L'un et l'autre approcha ne craignant nulle chose.
Aussitôt qu'à portée il vit les contestants,
Grippeminaud le bon apôtre
Jetant des deux côtés la griffe en même temps,
Mit les plaideurs d'accord en croquant l'un et l'autre.
Ceci ressemble fort aux débats qu'ont parfois
Les petits souverains se rapportant aux Rois.
LECTURE :
Je lis en ce moment "Les lisières" d'Olivier Adam, livre prêté par Michèle Le Ny - J'aime cet auteur, j'accroche toujours dès le début du livre. C'est certain, Olivier Adam n'est pas Barbara Cartland, il est tourmenté, ces romans sont souvent assez noirs, mais il écrit bien et sait me faire partager ses sentiments. Il a les mots pour nous faire ressentir son amour, son désespoir. J'ai juste parcouru le début du livre et je suis conquise. Je vous en dirai plus la prochaine fois.
Mon gros coup de coeur de cette semaine est "Et puis Paulette..." de Barbara Constantine, tout le contraire d'Adam, pas du tout le même univers. Une chanson d'Yves Montand aussi "Et puis Paulette.." Le prénom de ma mère, elle n'aime pas du tout, elle préfère ou préfèrait Paule, elle ne dit plus qu'elle n'aime pas, l'autre jour elle me demandait son prénom.
Un livre sur la solidarité, tout en douceur, plein de bons sentiments. Je n'ai jamais lu de romans de cette auteure, c'est vraiment une découverte.
Ferdinand qui est veuf sauve in-extrémis sa voisine de la mort par le gaz, un suicide ou un accident? Marceline vient d'un pays de l'est, elle porte en elle un douloureux secret. Sa maison devient insalubre à la suite d'un gros orage, il l'héberge provisoirement, mais le provisoire dure, il veut qu'elle reste dans cette grande ferme qui a abrité trois générations, il y a de la place. Son fils est parti en emmenant sa femme et ses deux enfants dans la petite ville voisine, il se sent seul. Il y aura ensuite Gaby qui a perdu sa femme et qui ne s'en remet pas, deux étudiants fauchés et les deux soeurs Lumière, enfin pas vraiment des soeurs mais tellement fusionnelles, Hortense perd la mémoire, Simone s'en occupera jusqu'à la fin. Tout ce petit monde vit là, chacun est respectueux de l'autre, ils ont leur indépendance tout en vivant des moments ensemble.
J'ai beaucoup aimé, au point de le lire sans le lâcher ou presque. Un langage simple qui fait passer plein d'émotions, de l'amour, de l'amitié, du Prozac pour ceux qui dépriment, il faut lire ce livre, il vous fera découvrir un monde qui existe certainement.
Un roman qui décrit une vie qui pourrait être une alternative aux maisons de retraite.
Conclusion, précipitez vous si ce n'est déjà fait.
Prêtez vos livres, faites circuler dans votre club, nous faisons ça à Plouharnel, ce n'est pas un cercle de lecture mais chacune donne son idée avant de commencer ou à la fin d'une partie, c'est bref mais instructif.
Il y a aussi un film qui est sorti dernièrement avec Jane Fonda, Claude Rich, des personnes d'un certain âge qui décident de vivre ensemble. Une tendance pour les prochaines années?
Et vous, le feriez vous? Moi je ne sais pas, j'ai l'indépendance chevillée au corps, il faudrait vraiment que mon refuge, lorsque j'en aurais assez de voir les autres, soit inviolable.
Un petit dessin sur DSK, ça faisait longtemps, on commencait à l'oublier. Il va falloir qu'il paie un peu, mais c'est reconnaître qu'elle n'a pas été violée puisqu'elle accepte.
L'autre jour en fouillant dans les livres d'occasion chez Troc de l'Ile j'ai trouvé pour un euro un livre paru tout recemment sur Anne Sinclair, je l'ai acheté, je n'aurais jamais mis 18 euros son prix initial pour un bouquin parlant d'eux, mais un euro, j'ai eu aussi un livre sur Annie Girardot, cette actrice sublime, un euro aussi, elle valait beaucoup plus, bouleversante, j'ai beaucoup pleuré en regardant ses films.
Oups! Je voulais faire plus court, je n'arrivais pas à m'arrêter d'écrire.
Bye MClaire.
samedi 24 novembre 2012
Il pleut, ça vous étonne? Novembre tire à sa fin et je suis contente.
Temps idéal pour écrire ma gazette, sans culpabiliser d'être devant mon ordinateur.
J'ai mis une image sur ma page Facebook, assez rigolote. Avant hier je faisais mijoter mon repas de midi, du veau aux carottes et je l'avais oublié sur le gaz, pour la simple raison que j'étais en haut dans la mezzanine devant mon ordi et soudain une légère odeur de brûlé a chatouillé mes narines, tout le fond de la cocotte était attaché. Christian a eu une petit sourire en coin, il n'aime pas le veau aux carottes, ça faisait son affaire, mais il y avait une grande partie mangeable, pas de chance. En voyant cette image, j'ai ri, nous perdons toute notion du temps lorsque nous sommes sur internet. De la lecture, internet et je vous défie de vous ennuyer, je suis passionnée par les deux.
Je regardais les infos et Marie Drucker disait que le gagnant de l'Euro millions avait décidé de donner 10 millions d'euros à la fondation d'une association caritative, généreux gagnant, tous ne font pas ça. Christian dans un grand élan de générosité qui pour l'instant ne lui coûte rien m' a dit en ayant envie de rire : "Si je gagne une telle somme, je crée une association caritative pour les enfants mineurs des scrabbleurs" J'ai répondu :" Tu ne risques rien, vu la moyenne d'âge des scrabbleurs, tu ne dépenseras pas toute ta fortune."
Que ceux qui ont des enfants mineurs se fassent connaître, je vais dresser une liste dans le cas où !!!
Mais avant de monter j'ai voulu regarder un reportage après les infos sur les gens qui disparaissent sans motif apparent, ces gens qui laissent derrière eux des enfants, une famille qui n'a de cesse de les retrouver. Une jeune détective, je pense que nous pouvons l'appeler comme ça se charge de faire les recherches à leur place et obtient très souvent des résultats. C'était émouvant.
J'ai aussi quelque part des oncles et des tantes que je ne connais pas, mon "grand-père", j'ai beaucoup de mal à écrire ce mot grand-père, ce mot qui normalement est synonyme d'amour, le père de ma mère a abandonné ses deux filles après la mort de leur mère, elles avaient 16 et 14 ans, c'est mon arrière grand-mère qui s'est chargée de les élever malgré ses maigres ressources, elle avait elle même huit enfants, cet homme a essayé de reprendre contact beaucoup plus tard, ma mère a refusé de donner son adresse. Il s'était remarié et avait eu six enfants. Je n'ai jamais eu envie de les connaître, l'idée ne m'a même pas effleurée. Il est mort à 102 ans, un des derniers poilus de la guerre de 14, apparemment dans le nord de la région parisienne, je ne sais pas si les remords l'ont accompagné toute sa vie, pour nous il reste un étranger, j'ai vu une photo où la famille au complet apparaissait, maman avait fait un trou à la place de son visage. Le mérite de ma mère, ne jamais ne nous avoir fait souffrir en reportant sur nous sa propre souffrance, mais au contraire, je pense que nous avons eu beaucoup d'amour, même un peu trop de temps en temps....Sans doute la peur que nous l'abandonnions à notre tour.
Quelles raisons poussent les gens à disparaître? La lâcheté, avoir peur de ne pas arriver à surmonter les difficultés, mais savent-ils qu'en partant ils laissent derrière eux des enfants, une famille qui aura un mal fou à oublier cet abandon, pour les disparus c'est plus confortable, ils ont choisi de partir.
Le coin lecture :
Il y a donc internet et la lecture. Cette semaine j'ai lu deux livres et j'ai commencé le troisième. Deux petits livres, vite lus mais combien passionnants.
Michèle ma copine scrabbleuse qui adore la lecture et qui va pouvoir se livrer à son addiction puisqu'elle ne travaille plus, m'a prêté "L'Ame du monde" de Frédéric Lenoir, elle a tout de suite pensé à moi en le lisant, ma philosophie de vie, pas de biens matériels, très zen depuis quelques années, je ne pouvais qu'aimer ce bouquin et j'ai aimé.
Un petit bémol, il y a quelques répétitions dans les paroles des sages.
Sept sages se retrouvent dans un monastère tibétain, tous issus de confessions différentes, il y a un rabbin, un moine catholique, un maître soufi, une philosophe, une chamane, un maître taoïste, une mystique hindoue. Ils pressentent l'imminence d'un cataclysme planétaire. Ils sont chargés de transmettre des messages aux deux adolescents qui sont avec eux.
C'est écrit sous la forme d'un conte initiatique. J'ai aimé le passage où une femme qui tient un bébé dans ses bras se retrouve dans une pièce, une voix lui a dit "tu prends tout ce que tu veux mais tu n'oublies pas l'essentiel,après il sera trop tard, la porte se refermera et tu ne pourras plus y rentrer." Elle rentre, un trésor fabuleux sous ses yeux, elle pose son bébé, charge ses bras d'or et de bijoux, sort, la porte se referme, elle a oublié son bébé.
J'ai toujours dit que nous ne possédons pas des biens matériels, ce sont eux qui nous possèdent, j'ai toujours été profondément dérangée par le mot possession, c'est comme ça, c'est peut être critiquable mais on ne me refera pas, ça ne regarde que nous. Ce livre abonde dans mon sens de penser.
Un passage :
"L’esclavage intérieur ne vient pas seulement de nos pulsions et de nos émotions, mais aussi de l’attachement que nous portons aux objets qui nous entourent. La dépendance à l’égard des choses matérielles est un des esclavages les plus répandus de nos jours. Non seulement nous voulons toujours plus et toujours mieux, mais nous n’arrivons plus à nous passer de ces choses qui n’existaient pas la veille. La plupart des humains ont pu vivre heureux pendant des millénaires sans voiture et sans téléphone portable, sans électricité et sans internet, sans tout à l’égout et sans télévision. Mais imaginons aujourd’hui quelqu’un qui partirait vivre dans un lieu sans rien de tout cela. On le prendrait pour un fou et nul n’aurait envie de le suivre, car nous nous sommes tant habitués à ce confort et à ces objets qu’ils nous semblent indispensables à notre équilibre, voire à notre survie. Il nous serait fort utile au contraire d’apprendre à nous en détacher. A en user librement, sans addiction, en sachant parfois nous en séparer volontairement.
Possédez des objets, mais n’en soyez pas possédés. Usez des biens matériels sans en être esclaves. Voilà un pas important vers la vraie liberté."
Ce bouquin nous livre des principes spirituels qui peuvent nous aider à vivre des moments difficiles. J'ai aimé, ce n'est pas pour autant que j'ai décidé de vivre dans la spiritualité (N'est ce pas Georges?) je suis loin d'avoir adopté tous les principes du bouquin, la preuve hier en entrant chez Leclerc j'ai pris un sac pour la collecte de l'aide alimentaire et j'ai complètement oublié de le remettre en sortant. Il va falloir que j'aille au Carrefour Market demain matin pour faire ma BA. En conclusion : Un livre à lire, à relire, à garder à côté de soi pour le parcourir de temps en temps, je déplore juste les répétitions et puis tous ces préceptes ne sont-ils pas le travail de toute une vie? On peut acquérir naturellement la sagesse en vieillissant, ou au contraire se transformer en vieillards hargneux, méchants, aigris, berk !.
L'autre bouquin lu en trois heures, 136 pages et c'est écrit assez gros.
"Un repas en hiver" d'Hubert Mangarelli.
J'ai dévoré ce repas en hiver.
Trois allemands prennent la route dans la neige en Pologne pendant la guerre, ils partent à la recherche d'un ou de plusieurs juifs qui se seraient cachés dans la campagne pour les ramener au camp. En se proposant pour effectuer ces recherches, ils savent qu'ils échappent aux fusillades qui ponctuent les journées, ils en ont assez de tuer. Ils trouvent un juif caché dans un trou dans la forêt, le capture. Ils sont fatigués, ils ont faim, s'arrêtent dans une petite maison abandonnée pour prendre un repas en hiver.
C'est un huis-clos. Que vont faire ces hommes en compagnie de leur prisonnier? il y a aussi l'irruption d'un homme polonais fortement antisémite. Il n'y aucune violence dans les faits, sauf dans les têtes de ces hommes. Quels remords les ravagent? Il y a la tristesse de la guerre qui détruit tout.
Le style d'écriture est minimaliste, c'est clair, les mots nous percutent. Un livre qui m'a touchée.
J'ai commencé "Et puis Paulette.." et j'aime, j'aime beaucoup, demain s'il pleut il me tiendra compagnie sur le canapé avec un bon thé, mais toujours sans tarte aux pommes. Christian aura droit à ses pommes au four, ma voisine a encore laissé une cagette pleine devant la porte.
QUELQUES DESSINS :
A.Juppé le sauveur de l'UMP - Nous n'avions pas besoin de ça, nous donner en spectacle au reste de l'Europe, ça fait beaucoup rire, il ne faudra pas s'étonner d'entendre "Tous pourris". J'écoutais l'émission de Bruce Toussaint hier, un journaliste disait que tous les partis politiques avaient des choses à se reprocher, mais que dans ce cas là c'était le bouquet, ils doivent bien s'en vouloir d'avoir voulu imiter le PS qui a eu des primaires impeccables, c'est vrai le Congrés de Reims n'était pas sans tâches. Tant que la politique sera un métier ce sera comme ça. Ils défendent leur bout de gras.
Monsieur le Juge je n'ai rien fait, je n'ai jamais commis d'irrégularités. Il se défend comme les petits voyous dans les commissariats "Je n'ai rien fait monsieur, je vous jure, je suis innocent." C'est marrant, mais d'autres avant lui sont passés par là et ils sont toujours en liberté, les pieds dans leurs belles chaussures de marque payées avec l'argent de la République mais à son âge il doit souvent porter ses charentaises, comme quoi !. Bye MClaire.
Temps idéal pour écrire ma gazette, sans culpabiliser d'être devant mon ordinateur.
J'ai mis une image sur ma page Facebook, assez rigolote. Avant hier je faisais mijoter mon repas de midi, du veau aux carottes et je l'avais oublié sur le gaz, pour la simple raison que j'étais en haut dans la mezzanine devant mon ordi et soudain une légère odeur de brûlé a chatouillé mes narines, tout le fond de la cocotte était attaché. Christian a eu une petit sourire en coin, il n'aime pas le veau aux carottes, ça faisait son affaire, mais il y avait une grande partie mangeable, pas de chance. En voyant cette image, j'ai ri, nous perdons toute notion du temps lorsque nous sommes sur internet. De la lecture, internet et je vous défie de vous ennuyer, je suis passionnée par les deux.
Je regardais les infos et Marie Drucker disait que le gagnant de l'Euro millions avait décidé de donner 10 millions d'euros à la fondation d'une association caritative, généreux gagnant, tous ne font pas ça. Christian dans un grand élan de générosité qui pour l'instant ne lui coûte rien m' a dit en ayant envie de rire : "Si je gagne une telle somme, je crée une association caritative pour les enfants mineurs des scrabbleurs" J'ai répondu :" Tu ne risques rien, vu la moyenne d'âge des scrabbleurs, tu ne dépenseras pas toute ta fortune."
Que ceux qui ont des enfants mineurs se fassent connaître, je vais dresser une liste dans le cas où !!!
Mais avant de monter j'ai voulu regarder un reportage après les infos sur les gens qui disparaissent sans motif apparent, ces gens qui laissent derrière eux des enfants, une famille qui n'a de cesse de les retrouver. Une jeune détective, je pense que nous pouvons l'appeler comme ça se charge de faire les recherches à leur place et obtient très souvent des résultats. C'était émouvant.
J'ai aussi quelque part des oncles et des tantes que je ne connais pas, mon "grand-père", j'ai beaucoup de mal à écrire ce mot grand-père, ce mot qui normalement est synonyme d'amour, le père de ma mère a abandonné ses deux filles après la mort de leur mère, elles avaient 16 et 14 ans, c'est mon arrière grand-mère qui s'est chargée de les élever malgré ses maigres ressources, elle avait elle même huit enfants, cet homme a essayé de reprendre contact beaucoup plus tard, ma mère a refusé de donner son adresse. Il s'était remarié et avait eu six enfants. Je n'ai jamais eu envie de les connaître, l'idée ne m'a même pas effleurée. Il est mort à 102 ans, un des derniers poilus de la guerre de 14, apparemment dans le nord de la région parisienne, je ne sais pas si les remords l'ont accompagné toute sa vie, pour nous il reste un étranger, j'ai vu une photo où la famille au complet apparaissait, maman avait fait un trou à la place de son visage. Le mérite de ma mère, ne jamais ne nous avoir fait souffrir en reportant sur nous sa propre souffrance, mais au contraire, je pense que nous avons eu beaucoup d'amour, même un peu trop de temps en temps....Sans doute la peur que nous l'abandonnions à notre tour.
Quelles raisons poussent les gens à disparaître? La lâcheté, avoir peur de ne pas arriver à surmonter les difficultés, mais savent-ils qu'en partant ils laissent derrière eux des enfants, une famille qui aura un mal fou à oublier cet abandon, pour les disparus c'est plus confortable, ils ont choisi de partir.
Le coin lecture :
Il y a donc internet et la lecture. Cette semaine j'ai lu deux livres et j'ai commencé le troisième. Deux petits livres, vite lus mais combien passionnants.
Michèle ma copine scrabbleuse qui adore la lecture et qui va pouvoir se livrer à son addiction puisqu'elle ne travaille plus, m'a prêté "L'Ame du monde" de Frédéric Lenoir, elle a tout de suite pensé à moi en le lisant, ma philosophie de vie, pas de biens matériels, très zen depuis quelques années, je ne pouvais qu'aimer ce bouquin et j'ai aimé.
Un petit bémol, il y a quelques répétitions dans les paroles des sages.
Sept sages se retrouvent dans un monastère tibétain, tous issus de confessions différentes, il y a un rabbin, un moine catholique, un maître soufi, une philosophe, une chamane, un maître taoïste, une mystique hindoue. Ils pressentent l'imminence d'un cataclysme planétaire. Ils sont chargés de transmettre des messages aux deux adolescents qui sont avec eux.
C'est écrit sous la forme d'un conte initiatique. J'ai aimé le passage où une femme qui tient un bébé dans ses bras se retrouve dans une pièce, une voix lui a dit "tu prends tout ce que tu veux mais tu n'oublies pas l'essentiel,après il sera trop tard, la porte se refermera et tu ne pourras plus y rentrer." Elle rentre, un trésor fabuleux sous ses yeux, elle pose son bébé, charge ses bras d'or et de bijoux, sort, la porte se referme, elle a oublié son bébé.
J'ai toujours dit que nous ne possédons pas des biens matériels, ce sont eux qui nous possèdent, j'ai toujours été profondément dérangée par le mot possession, c'est comme ça, c'est peut être critiquable mais on ne me refera pas, ça ne regarde que nous. Ce livre abonde dans mon sens de penser.
Un passage :
"L’esclavage intérieur ne vient pas seulement de nos pulsions et de nos émotions, mais aussi de l’attachement que nous portons aux objets qui nous entourent. La dépendance à l’égard des choses matérielles est un des esclavages les plus répandus de nos jours. Non seulement nous voulons toujours plus et toujours mieux, mais nous n’arrivons plus à nous passer de ces choses qui n’existaient pas la veille. La plupart des humains ont pu vivre heureux pendant des millénaires sans voiture et sans téléphone portable, sans électricité et sans internet, sans tout à l’égout et sans télévision. Mais imaginons aujourd’hui quelqu’un qui partirait vivre dans un lieu sans rien de tout cela. On le prendrait pour un fou et nul n’aurait envie de le suivre, car nous nous sommes tant habitués à ce confort et à ces objets qu’ils nous semblent indispensables à notre équilibre, voire à notre survie. Il nous serait fort utile au contraire d’apprendre à nous en détacher. A en user librement, sans addiction, en sachant parfois nous en séparer volontairement.
Possédez des objets, mais n’en soyez pas possédés. Usez des biens matériels sans en être esclaves. Voilà un pas important vers la vraie liberté."
Ce bouquin nous livre des principes spirituels qui peuvent nous aider à vivre des moments difficiles. J'ai aimé, ce n'est pas pour autant que j'ai décidé de vivre dans la spiritualité (N'est ce pas Georges?) je suis loin d'avoir adopté tous les principes du bouquin, la preuve hier en entrant chez Leclerc j'ai pris un sac pour la collecte de l'aide alimentaire et j'ai complètement oublié de le remettre en sortant. Il va falloir que j'aille au Carrefour Market demain matin pour faire ma BA. En conclusion : Un livre à lire, à relire, à garder à côté de soi pour le parcourir de temps en temps, je déplore juste les répétitions et puis tous ces préceptes ne sont-ils pas le travail de toute une vie? On peut acquérir naturellement la sagesse en vieillissant, ou au contraire se transformer en vieillards hargneux, méchants, aigris, berk !.
L'autre bouquin lu en trois heures, 136 pages et c'est écrit assez gros.
"Un repas en hiver" d'Hubert Mangarelli.
J'ai dévoré ce repas en hiver.
Trois allemands prennent la route dans la neige en Pologne pendant la guerre, ils partent à la recherche d'un ou de plusieurs juifs qui se seraient cachés dans la campagne pour les ramener au camp. En se proposant pour effectuer ces recherches, ils savent qu'ils échappent aux fusillades qui ponctuent les journées, ils en ont assez de tuer. Ils trouvent un juif caché dans un trou dans la forêt, le capture. Ils sont fatigués, ils ont faim, s'arrêtent dans une petite maison abandonnée pour prendre un repas en hiver.
C'est un huis-clos. Que vont faire ces hommes en compagnie de leur prisonnier? il y a aussi l'irruption d'un homme polonais fortement antisémite. Il n'y aucune violence dans les faits, sauf dans les têtes de ces hommes. Quels remords les ravagent? Il y a la tristesse de la guerre qui détruit tout.
Le style d'écriture est minimaliste, c'est clair, les mots nous percutent. Un livre qui m'a touchée.
J'ai commencé "Et puis Paulette.." et j'aime, j'aime beaucoup, demain s'il pleut il me tiendra compagnie sur le canapé avec un bon thé, mais toujours sans tarte aux pommes. Christian aura droit à ses pommes au four, ma voisine a encore laissé une cagette pleine devant la porte.
QUELQUES DESSINS :
A.Juppé le sauveur de l'UMP - Nous n'avions pas besoin de ça, nous donner en spectacle au reste de l'Europe, ça fait beaucoup rire, il ne faudra pas s'étonner d'entendre "Tous pourris". J'écoutais l'émission de Bruce Toussaint hier, un journaliste disait que tous les partis politiques avaient des choses à se reprocher, mais que dans ce cas là c'était le bouquet, ils doivent bien s'en vouloir d'avoir voulu imiter le PS qui a eu des primaires impeccables, c'est vrai le Congrés de Reims n'était pas sans tâches. Tant que la politique sera un métier ce sera comme ça. Ils défendent leur bout de gras.
Monsieur le Juge je n'ai rien fait, je n'ai jamais commis d'irrégularités. Il se défend comme les petits voyous dans les commissariats "Je n'ai rien fait monsieur, je vous jure, je suis innocent." C'est marrant, mais d'autres avant lui sont passés par là et ils sont toujours en liberté, les pieds dans leurs belles chaussures de marque payées avec l'argent de la République mais à son âge il doit souvent porter ses charentaises, comme quoi !. Bye MClaire.
jeudi 15 novembre 2012
L'Afrique.
L'aide à domicile de ma mère est de nationalité française mais d'origine algérienne. Khatima s'occupe d'elle depuis quatre ans maintenant, elle s'en occupe parfaitement, elles ont des énervements toutes les deux, normal, elles sont d'origine méditerranéenne et finalement maman retrouve inconsciemment des relations qu'elle a eu pendant sa vie en Algérie avant l'indépendance, Khatima essaie d'apprendre des mots arabes à ma mère, lui fait des gâteaux arabes, danse quelquefois, cela met un rayon de soleil dans la vie de ma mère, une vie qui est de plus en plus végétative, elle ne sort plus, marche très mal et sa mémoire est de plus en plus défaillante, j'ai passé quelques jours avec elle et je remarquais une dégradation régulière, elle ne m'a même pas demandé des nouvelles de mes enfants, elle pensait que j'en n' avais pas. Khatima est revenue, elle était partie cinq semaines en Algérie pour marier sa fille à Oran et voilà que son fils est aussi tombé amoureux pendant ce voyage, j'ai souri, émue en l'entendant me raconter son séjour et la demande en mariage de sa future belle-fille "J'ai acheté la bague, tout, et je me suis rendue dans sa famille pour faire la demande officielle. Tu sais elle m'a tout de suite adoptée" Autant de choses que nous ne faisons plus, qui demande encore sa future femme en mariage aux parents? En Afrique du Nord le protocole est encore respecté et surtout indispensable.
je ne sais pas si le mariage se déroule encore comme le veut la coutume, c'était un vrai cérémonial, je trouvais étrange le déroulement du mariage, les femmes d'un côté, les hommes de l'autre et très souvent les futurs époux ne se connaissaient pas. Nous étions quelquefois invités avec mes parents à un mariage, enfant j'admirais les mains passées au henné, les visages très maquillés, les youyous stridents, la mariée qui avait les yeux baissés, ne souriait pas, c'était interdit.
C'était l'Afrique du Nord que je pensais bien connaître.
Évidemment, j'ai posé la question à Khatima "C'est comment l'Algérie en ce moment?"
elle a répondu d'une manière enthousiaste "C'est très bien, avant il fallait 7 heures pour aller d'Alger à Oran, maintenant il y a l'autoroute, trois ou quatre heures suffisent, mais il y a toujours deux classes, les très riches et les très pauvres, pas de classe intermédiaire, mais tu sais MClaire, tu peux y aller, il n'y avait que des français dans l'avion, un jour tu devrais le faire, si tu veux tu iras dans ma maison avec ton mari et ton fils qui est né là-bas, tu ne risques rien." Toujours cette hospitalité, rien n'a donc changé. Pour l'instant, je ne pense pas avoir une envie folle d'y retourner, mes souvenirs risqueraient de se ternir, mon fils aura peut être un jour l'envie de fouler la terre où il est né, il avait deux mois lorsque nous sommes partis en 62, je ne sais pas ce qu'il décidera.
A l'heure où les controverses resurgissent entre la France et l'Algérie, il serait bon de se rappeler que les relations entre les deux peuples n'ont pas toujours été entachées de haine.
L'Afrique noire, la corne de l'Afrique, l'Ethiopie, la Somalie, le Soudan, le Darfour.
Ce sont les endroits où se déroule le roman de Yasmina Khadra "L'équation africaine."
Je suis une inconditionnelle de cet auteur, Khadra a un style, une imagination débordante, un vocabulaire riche, lorsqu'on aime les mots on doit lire un roman de Khadra.
Ce livre est partagé en deux parties, enfin à mon avis, la première partie est moins passionnante que la seconde, j'ai lu la première par intervalles, la deuxième d'un trait, c'est un signe non?
Kurt Krausmann est un médecin allemand qui habite Francfort, bien installé, une jolie femme qui a une très belle situation dans une entreprise florissante mais qui depuis quelques mois manifeste une certaine tristesse, elle semble moins amoureuse, plus lointaine, un jour Kurt la découvre morte dans la salle de bains, elle s'est suicidée. Fou de chagrin, ne comprenant pas ce geste, il déprime jusqu'au jour où un copain décide de l'amener avec lui sur son voilier pour un voyage humanitaire aux Comores, il navigue au large de la Somalie se croyant à l'abri des pirates, une nuit l'inimaginable arrive, ils se font séquestrer par un groupe d'hommes qui jette le cuisinier philippin à l'eau. La vie chavire pour ces deux hommes Ils sont transportés dans une région que les deux hommes ne connaissent pas, aucun repère, attachés ils sont précipités dans une grotte immonde, une grotte où se trouve déjà Bruno un otage qui se dit ethnologue, il aime l'Afrique d'un amour irraisonné, une Afrique effrayante mais digne. Il y aura les geôliers, surprenants mais cruels, la vie d'un homme ne pèse pas grand chose dans cette région, la description des tortures morales et physiques, l'instinct de survie des africains qui même dans les pires conditions veulent vivre.
« J’ai vu des gens qui n’avaient que la peau sur les os, et d’autres qui avaient perdu le goût de la nourriture, et d’autres jetés en pâture aux chiens et aux vauriens, pas un n’était prêt à céder. Ils meurent la nuit, et au matin ils ressuscitent, nullement dissuadés par la galère qui les guette. »
Il y a loin de notre civilisation aseptisée à la civilisation africaine qui se débat sous le joug de tortionnaires assoiffés de sang et d'argent. Le passage où un fils transporte sa mère mourante sur son dos jusqu'au camp des OMG est bouleversant, l'amour filial est important chez les africains.
La fin du livre n'est qu'espoir pour Kurt Krausmann qui retrouvera l'amour auprès d'une femme médecin qui travaille pour la croix-rouge suisse. La vie de Kurt était toute tracée, elle aura été bouleversée en constatant une misère qu'il ne soupçonnait pas.
Un très beau livre qui ne peut que nous interroger sur la position des occidentaux qui ont une attitude hautaine face à un continent qu'ils ont pillé,humilié, et à ces peuples qui n'en finissent pas de croupir dans la misère
Quelle attitude avons nous face aux rapts de journalistes ou de touristes dans un pays sensible?
Je me suis interrogée sur l'attitude des hommes qui sont otages en ce moment dans le monde et sur ceux qui l'ont été. Comment peut-on résister? Est-ce qu'une amitié indestructible se développe entre otages?
Comment des hommes civilisés deviennent-ils à leur tour des êtres sans sentiments, presque des animaux, pendant une séquestration très longue. Dans le livre ils lapent dans leur gamelle, ils sont sales mais pour eux c'est tout à fait secondaire, ce qu'ils veulent c'est être libres et lorsqu'ils retrouvent la liberté ils en font quoi? Plus rien ne peut être comme avant.
Pourquoi s'établit ce rapport de force, de quel droit une poignée d'hommes armés, ce qui fait leur force, réduit les autres à l'état d'animaux? Nul n'a le droit d'humilier à ce point l'autre. Comme nul n'a le droit dans un pays en guerre de pourrir la vie des enfants, de sacrifier des parents devant les yeux horrifiés de leurs enfants. Les tyrans sévissent encore sur notre planète face aux pays dits civilisés mais qui ne peuvent rien faire au nom d'intérêts qui nous dépassent.
Lisez ce livre, je pense que vous l'aimerez, il est d'un grand réalisme. Il est en poche.
Les dessins :
Je n'aime pas G.Depardieu, je n'aime pas l'acteur et l'homme. Obélix, personnage bien gaulois donne l'exemple.
Sarko, il reviendra, il ne pourra pas s'en empêcher, mais est-ce que ses "amis" seront d'accord? Cela contrarierait leur propre ambition.
Copé et Fillon, nous saurons bientôt, mais je m'en fiche, je ne fais preuve d'aucune impatience.
J.Marc Ayrault : Il a terriblement vieilli en six mois. Encore une fois je me pose la question :
Qu'est ce qui pousse un homme vers le pouvoir dans une telle situation?
Le Vendée Globe : Belle course- mais quelle déception pour ces skippers qui ont déployé tant d'énergie pendant des années et pour qui la course est très vite finie. Bye MClaire.
je ne sais pas si le mariage se déroule encore comme le veut la coutume, c'était un vrai cérémonial, je trouvais étrange le déroulement du mariage, les femmes d'un côté, les hommes de l'autre et très souvent les futurs époux ne se connaissaient pas. Nous étions quelquefois invités avec mes parents à un mariage, enfant j'admirais les mains passées au henné, les visages très maquillés, les youyous stridents, la mariée qui avait les yeux baissés, ne souriait pas, c'était interdit.
C'était l'Afrique du Nord que je pensais bien connaître.
Évidemment, j'ai posé la question à Khatima "C'est comment l'Algérie en ce moment?"
elle a répondu d'une manière enthousiaste "C'est très bien, avant il fallait 7 heures pour aller d'Alger à Oran, maintenant il y a l'autoroute, trois ou quatre heures suffisent, mais il y a toujours deux classes, les très riches et les très pauvres, pas de classe intermédiaire, mais tu sais MClaire, tu peux y aller, il n'y avait que des français dans l'avion, un jour tu devrais le faire, si tu veux tu iras dans ma maison avec ton mari et ton fils qui est né là-bas, tu ne risques rien." Toujours cette hospitalité, rien n'a donc changé. Pour l'instant, je ne pense pas avoir une envie folle d'y retourner, mes souvenirs risqueraient de se ternir, mon fils aura peut être un jour l'envie de fouler la terre où il est né, il avait deux mois lorsque nous sommes partis en 62, je ne sais pas ce qu'il décidera.
A l'heure où les controverses resurgissent entre la France et l'Algérie, il serait bon de se rappeler que les relations entre les deux peuples n'ont pas toujours été entachées de haine.
L'Afrique noire, la corne de l'Afrique, l'Ethiopie, la Somalie, le Soudan, le Darfour.
Ce sont les endroits où se déroule le roman de Yasmina Khadra "L'équation africaine."
Je suis une inconditionnelle de cet auteur, Khadra a un style, une imagination débordante, un vocabulaire riche, lorsqu'on aime les mots on doit lire un roman de Khadra.
Ce livre est partagé en deux parties, enfin à mon avis, la première partie est moins passionnante que la seconde, j'ai lu la première par intervalles, la deuxième d'un trait, c'est un signe non?
Kurt Krausmann est un médecin allemand qui habite Francfort, bien installé, une jolie femme qui a une très belle situation dans une entreprise florissante mais qui depuis quelques mois manifeste une certaine tristesse, elle semble moins amoureuse, plus lointaine, un jour Kurt la découvre morte dans la salle de bains, elle s'est suicidée. Fou de chagrin, ne comprenant pas ce geste, il déprime jusqu'au jour où un copain décide de l'amener avec lui sur son voilier pour un voyage humanitaire aux Comores, il navigue au large de la Somalie se croyant à l'abri des pirates, une nuit l'inimaginable arrive, ils se font séquestrer par un groupe d'hommes qui jette le cuisinier philippin à l'eau. La vie chavire pour ces deux hommes Ils sont transportés dans une région que les deux hommes ne connaissent pas, aucun repère, attachés ils sont précipités dans une grotte immonde, une grotte où se trouve déjà Bruno un otage qui se dit ethnologue, il aime l'Afrique d'un amour irraisonné, une Afrique effrayante mais digne. Il y aura les geôliers, surprenants mais cruels, la vie d'un homme ne pèse pas grand chose dans cette région, la description des tortures morales et physiques, l'instinct de survie des africains qui même dans les pires conditions veulent vivre.
« J’ai vu des gens qui n’avaient que la peau sur les os, et d’autres qui avaient perdu le goût de la nourriture, et d’autres jetés en pâture aux chiens et aux vauriens, pas un n’était prêt à céder. Ils meurent la nuit, et au matin ils ressuscitent, nullement dissuadés par la galère qui les guette. »
Il y a loin de notre civilisation aseptisée à la civilisation africaine qui se débat sous le joug de tortionnaires assoiffés de sang et d'argent. Le passage où un fils transporte sa mère mourante sur son dos jusqu'au camp des OMG est bouleversant, l'amour filial est important chez les africains.
La fin du livre n'est qu'espoir pour Kurt Krausmann qui retrouvera l'amour auprès d'une femme médecin qui travaille pour la croix-rouge suisse. La vie de Kurt était toute tracée, elle aura été bouleversée en constatant une misère qu'il ne soupçonnait pas.
Un très beau livre qui ne peut que nous interroger sur la position des occidentaux qui ont une attitude hautaine face à un continent qu'ils ont pillé,humilié, et à ces peuples qui n'en finissent pas de croupir dans la misère
Quelle attitude avons nous face aux rapts de journalistes ou de touristes dans un pays sensible?
Je me suis interrogée sur l'attitude des hommes qui sont otages en ce moment dans le monde et sur ceux qui l'ont été. Comment peut-on résister? Est-ce qu'une amitié indestructible se développe entre otages?
Comment des hommes civilisés deviennent-ils à leur tour des êtres sans sentiments, presque des animaux, pendant une séquestration très longue. Dans le livre ils lapent dans leur gamelle, ils sont sales mais pour eux c'est tout à fait secondaire, ce qu'ils veulent c'est être libres et lorsqu'ils retrouvent la liberté ils en font quoi? Plus rien ne peut être comme avant.
Pourquoi s'établit ce rapport de force, de quel droit une poignée d'hommes armés, ce qui fait leur force, réduit les autres à l'état d'animaux? Nul n'a le droit d'humilier à ce point l'autre. Comme nul n'a le droit dans un pays en guerre de pourrir la vie des enfants, de sacrifier des parents devant les yeux horrifiés de leurs enfants. Les tyrans sévissent encore sur notre planète face aux pays dits civilisés mais qui ne peuvent rien faire au nom d'intérêts qui nous dépassent.
Lisez ce livre, je pense que vous l'aimerez, il est d'un grand réalisme. Il est en poche.
Les dessins :
Je n'aime pas G.Depardieu, je n'aime pas l'acteur et l'homme. Obélix, personnage bien gaulois donne l'exemple.
Sarko, il reviendra, il ne pourra pas s'en empêcher, mais est-ce que ses "amis" seront d'accord? Cela contrarierait leur propre ambition.
Copé et Fillon, nous saurons bientôt, mais je m'en fiche, je ne fais preuve d'aucune impatience.
J.Marc Ayrault : Il a terriblement vieilli en six mois. Encore une fois je me pose la question :
Qu'est ce qui pousse un homme vers le pouvoir dans une telle situation?
Le Vendée Globe : Belle course- mais quelle déception pour ces skippers qui ont déployé tant d'énergie pendant des années et pour qui la course est très vite finie. Bye MClaire.
mardi 6 novembre 2012
Je voulais écrire une gazette hier mais le coeur n'y était pas. J'ai beaucoup de mal à accepter la mort brutale d'Hubert Dreveton, voir mon bloc-notes d'hier. Je réfléchis sur les vicissitudes de la vie, les relations des couples, ceux qui pensent qu'ils sont à l'abri de tout bouleversement définitif, au moins jusqu'à l'âge où échapper à la mort n'est plus possible.
La vie décide quelquefois autrement et c'est un tremblement de terre, tout s'effondre, un vide terrifiant s'installe.
Il ne faut jamais manquer de dire "Je t'aime" à nos proches, il y a des mots imprononcés qui font que nos plaies ne se cicatrisent jamais. J'ai pour habitude de toujours faire une bise avant de partir seule, même lorsque je ne fais que des courses tout près de chez moi et je rajoute d'un ton léger "On ne sait jamais.". J'espère savoir le plus tard possible.
Dernièrement j'ai écrit sur ce livre sado-maso qui s'est si bien vendu dans le monde et en France aussi, des relations malsaines dans le couple, c'est mon avis, j'ai repensé à un passage lu dans "Parfums", je l'ai relu hier, encore plus émouvant dans le contexte, j'ai envie que vous le lisiez aussi :
"J'ai crainte qu'elle ne cesse, et qu'un soir, au coucher, en éteignant la lumière et en donnant un baiser à celle que j'aime, je ne fasse sans le savoir pour la dernière fois ces gestes accoutumés. Il ne s'agit pas d'une peur de mourir, mais plutôt d'une terreur à ne plus vivre, c'est-à-dire à emprunter seul des chemins inconnus, soit ceux de la mort dont nul ne sait la nature mais que j'entrevois comme une impasse dont mes sens inopérants et ma conscience irréversiblement éteinte ne pourront me donner la mesure, soit ceux de la vie, mais la vie amputée de la présence de mon aimée, et qui serait alors une existence borgne, tranchée dans le vif, sanguinolente. Ainsi, lorsque je me réveille et reprends peu à peu ma place dans le monde engourdi, au coeur du matin et d'une lumière naissante, et que mes mains, comme aimantées, viennent effleurer le corps qui repose au côté du mien, et que je sens le chaud de ce corps, son rythme lent de respiration pour peu qu'il soit encore, lui, dans le sommeil, ne se doutant pas que je viens quant à moi de le quitter, je me blottis au plus près, peau contre peau, buvant la tiédeur nocturne enlacée dans le tissu des draps. ..... Voilà ici des instants de la plus haute intimité et de l'amour qui n'a besoin d'aucun mot pour se dire.....etc...."
Je trouve ce passage magnifique, plein d'amour pour l'autre, de sensibilité, beaucoup plus certainement que le bouquin pervers lu par des millions de gens à travers le monde.
J'ai vu que les cravaches s'étaient vendues en nombre dernièrement et pas pour les chevaux !! Arf......
Après le livre de J.P Dubois et avant d'attaquer celui de Yasmina Khadra "L'équation africaine" j'ai voulu lire un livre "bonbon" "Marie d'en haut", un livre pour des lectrices pas pour des lecteurs, facile à lire, tendre, il a eu le prix "femme actuelle" président du jury Paolo Coelho, pas n'importe qui, c'est un peu ce qui m'a décidée à l'acheter.
Je l'ai lu dans la voiture en allant sur Paris et en revenant, je ne suis pas une passagère bavarde dans ces cas là, cela ne m'empêche pas de surveiller les panneaux de signalisation, avec Christian comme chauffeur, je connais trop les risques, se retrouver à Poitiers ou à Orléans n'est pas impossible, ça arrive.
Je lis vite. Vous lisez comment? Vite, doucement. Chacun a son rythme, c'est comme pour les voyages ou les découvertes d'un pays, il y en a qui prennent le TGV, d'autres le train à petite vitesse, ils musardent, personnellement je lis vite mais je musarde en voyage.
J'ai ma façon de lire, il m'arrive aussi de commencer par la fin, quelques pages sans plus, je lis toujours un quotidien ou un hebdo en commençant par la dernière page. Pour les romans, cela enlève un peu de suspens, mais j'aime bien savoir. Nous allons bien voir un film tiré d'un roman que nous avons lu, et pourtant nous connaissons l'intrigue.
Revenons à "Marie d'en haut", écrit par Agnès Ledig, une sage-femme dans la vie. Une écriture simple, un style léger, je crois que c'est son premier livre, une histoire romantique, un livre sans prétention; Je ne dis pas que ce bouquin est dénué de défauts, il y en a, j'ai eu l'impression que l'auteur avait de temps en temps envie de placer un bon mot, un moment de poésie qui venait là comme un cheveu sur la soupe, mais dans l'ensemble j'ai pris du plaisir à lire l'histoire de Marie 30 ans qui s'occupe d'une ferme toute seule, elle est maman d'une petite fille de quatre ans bien délurée et l'amie d'Antoine homosexuel, fils de paysans du Cantal, Antoine s'est fâché avec ses parents, un père alcoolique, une mère mesquine, hargneuse, dur d'être homo à la campagne, il s'occupe aussi d'une ferme tout près de chez Marie,il est le géniteur de Suzie sa fille, Marie voulait un enfant et il s'est proposé sachant qu'aucune histoire d'amour ne s'installerait, jusqu'au jour où Olivier gendarme nommé dans l'Ariège fait son apparition dans leur vie, Olivier enfant rejeté, élevé par sa voisine Madeleine, plein de blessures du coeur et de l'âme. Olivier qui ne voudrait pas reproduire ce qu'il a vécu, il veut se reconstruire en exorcisant son enfance misérable et sa rencontre avec Marie transformera sa vie. La fin de la vie de Marie est triste, je versais quelques larmes en tournant la tête, en regardant le paysage monotone de l'autoroute, je ne voulais pas que Christian me voit pleurer, il aurait été triste aussi. J'ai la larme et le rire faciles, je le reconnais, si vous lisez ce livre vous comprendrez pourquoi j'ai pleuré.
Vous pouvez le lire pour vous détendre et puis les histoires d'amour bien racontées sont toujours attachantes.
J'ai commencé "L'équation africaine" de Khadra, ce sera ma prochaine gazette.
Je vous donne de mes nouvelles si çà vous intéresse, j'écris un blog mais il ne faut pas oublier que derrière ce support numérique il y a une personne j'ai eu mon contrôle à l'hosto, parfait m'a dit mon médecin, j'avais envie de l'embrasser très fort sur les deux joues, mais il ne vaut mieux pas, je me pose toujours la question "Porte t-il une moumoute." si je le secouais trop fort, elle risquerait de se déplacer, non? je vais avoir une belle fin d'année, sans angoisse, le prochain contrôle est en février, non, j'oubliais mon rendez-vous avec la radiothérapeute en décembre, c'est moins important, juste pour voir si les rayons n'ont pas fait trop de dégâts. Je suis toujours certaine que quelqu'un pense à moi, l'hosto ne m'oublie pas mais moi j'aimerais tant l'oublier, ce n'est pas une histoire d'amour.
Allez, passons aux dessins :
A la télé, l'élection du président des Etats-Unis, j'espère que ce sera Obama.
Le rapport Gallois, il finira à la poubelle comme celui d'Attali, la crise est quelque chose d'irrationnelle, à traiter au jour le jour, qui peut prévoir ce qui se passera demain?
En parlant de crise, je me pose quelquefois la question, existe t-elle vraiment? Un monde fou sur l'autoroute, nous voulions nous arrêter pour manger, impossible, nous avons trouvé de la place sur un parking après trois arrêts, nous étions tout près de Rennes en revenant, les restaurants et les cafétérias étaient bondés, par contre les parkings où nous aurions pu manger un sandwich maison étaient vides.
Une brésilienne vendait sa virginité pour 600.000 euros, les hommes paient pour perdre la leur, et puis cette brésilienne peut se faire confectionner un nouvel hymen, la chirurgie fait très bien ça, elle peut doubler la mise, si elle trouve des hommes assez idiots pour payer si cher sa défloration. C'est donc si rare de nos jours? Bye MClaire.
La vie décide quelquefois autrement et c'est un tremblement de terre, tout s'effondre, un vide terrifiant s'installe.
Il ne faut jamais manquer de dire "Je t'aime" à nos proches, il y a des mots imprononcés qui font que nos plaies ne se cicatrisent jamais. J'ai pour habitude de toujours faire une bise avant de partir seule, même lorsque je ne fais que des courses tout près de chez moi et je rajoute d'un ton léger "On ne sait jamais.". J'espère savoir le plus tard possible.
Dernièrement j'ai écrit sur ce livre sado-maso qui s'est si bien vendu dans le monde et en France aussi, des relations malsaines dans le couple, c'est mon avis, j'ai repensé à un passage lu dans "Parfums", je l'ai relu hier, encore plus émouvant dans le contexte, j'ai envie que vous le lisiez aussi :
"J'ai crainte qu'elle ne cesse, et qu'un soir, au coucher, en éteignant la lumière et en donnant un baiser à celle que j'aime, je ne fasse sans le savoir pour la dernière fois ces gestes accoutumés. Il ne s'agit pas d'une peur de mourir, mais plutôt d'une terreur à ne plus vivre, c'est-à-dire à emprunter seul des chemins inconnus, soit ceux de la mort dont nul ne sait la nature mais que j'entrevois comme une impasse dont mes sens inopérants et ma conscience irréversiblement éteinte ne pourront me donner la mesure, soit ceux de la vie, mais la vie amputée de la présence de mon aimée, et qui serait alors une existence borgne, tranchée dans le vif, sanguinolente. Ainsi, lorsque je me réveille et reprends peu à peu ma place dans le monde engourdi, au coeur du matin et d'une lumière naissante, et que mes mains, comme aimantées, viennent effleurer le corps qui repose au côté du mien, et que je sens le chaud de ce corps, son rythme lent de respiration pour peu qu'il soit encore, lui, dans le sommeil, ne se doutant pas que je viens quant à moi de le quitter, je me blottis au plus près, peau contre peau, buvant la tiédeur nocturne enlacée dans le tissu des draps. ..... Voilà ici des instants de la plus haute intimité et de l'amour qui n'a besoin d'aucun mot pour se dire.....etc...."
Je trouve ce passage magnifique, plein d'amour pour l'autre, de sensibilité, beaucoup plus certainement que le bouquin pervers lu par des millions de gens à travers le monde.
J'ai vu que les cravaches s'étaient vendues en nombre dernièrement et pas pour les chevaux !! Arf......
Après le livre de J.P Dubois et avant d'attaquer celui de Yasmina Khadra "L'équation africaine" j'ai voulu lire un livre "bonbon" "Marie d'en haut", un livre pour des lectrices pas pour des lecteurs, facile à lire, tendre, il a eu le prix "femme actuelle" président du jury Paolo Coelho, pas n'importe qui, c'est un peu ce qui m'a décidée à l'acheter.
Je l'ai lu dans la voiture en allant sur Paris et en revenant, je ne suis pas une passagère bavarde dans ces cas là, cela ne m'empêche pas de surveiller les panneaux de signalisation, avec Christian comme chauffeur, je connais trop les risques, se retrouver à Poitiers ou à Orléans n'est pas impossible, ça arrive.
Je lis vite. Vous lisez comment? Vite, doucement. Chacun a son rythme, c'est comme pour les voyages ou les découvertes d'un pays, il y en a qui prennent le TGV, d'autres le train à petite vitesse, ils musardent, personnellement je lis vite mais je musarde en voyage.
J'ai ma façon de lire, il m'arrive aussi de commencer par la fin, quelques pages sans plus, je lis toujours un quotidien ou un hebdo en commençant par la dernière page. Pour les romans, cela enlève un peu de suspens, mais j'aime bien savoir. Nous allons bien voir un film tiré d'un roman que nous avons lu, et pourtant nous connaissons l'intrigue.
Revenons à "Marie d'en haut", écrit par Agnès Ledig, une sage-femme dans la vie. Une écriture simple, un style léger, je crois que c'est son premier livre, une histoire romantique, un livre sans prétention; Je ne dis pas que ce bouquin est dénué de défauts, il y en a, j'ai eu l'impression que l'auteur avait de temps en temps envie de placer un bon mot, un moment de poésie qui venait là comme un cheveu sur la soupe, mais dans l'ensemble j'ai pris du plaisir à lire l'histoire de Marie 30 ans qui s'occupe d'une ferme toute seule, elle est maman d'une petite fille de quatre ans bien délurée et l'amie d'Antoine homosexuel, fils de paysans du Cantal, Antoine s'est fâché avec ses parents, un père alcoolique, une mère mesquine, hargneuse, dur d'être homo à la campagne, il s'occupe aussi d'une ferme tout près de chez Marie,il est le géniteur de Suzie sa fille, Marie voulait un enfant et il s'est proposé sachant qu'aucune histoire d'amour ne s'installerait, jusqu'au jour où Olivier gendarme nommé dans l'Ariège fait son apparition dans leur vie, Olivier enfant rejeté, élevé par sa voisine Madeleine, plein de blessures du coeur et de l'âme. Olivier qui ne voudrait pas reproduire ce qu'il a vécu, il veut se reconstruire en exorcisant son enfance misérable et sa rencontre avec Marie transformera sa vie. La fin de la vie de Marie est triste, je versais quelques larmes en tournant la tête, en regardant le paysage monotone de l'autoroute, je ne voulais pas que Christian me voit pleurer, il aurait été triste aussi. J'ai la larme et le rire faciles, je le reconnais, si vous lisez ce livre vous comprendrez pourquoi j'ai pleuré.
Vous pouvez le lire pour vous détendre et puis les histoires d'amour bien racontées sont toujours attachantes.
J'ai commencé "L'équation africaine" de Khadra, ce sera ma prochaine gazette.
Je vous donne de mes nouvelles si çà vous intéresse, j'écris un blog mais il ne faut pas oublier que derrière ce support numérique il y a une personne j'ai eu mon contrôle à l'hosto, parfait m'a dit mon médecin, j'avais envie de l'embrasser très fort sur les deux joues, mais il ne vaut mieux pas, je me pose toujours la question "Porte t-il une moumoute." si je le secouais trop fort, elle risquerait de se déplacer, non? je vais avoir une belle fin d'année, sans angoisse, le prochain contrôle est en février, non, j'oubliais mon rendez-vous avec la radiothérapeute en décembre, c'est moins important, juste pour voir si les rayons n'ont pas fait trop de dégâts. Je suis toujours certaine que quelqu'un pense à moi, l'hosto ne m'oublie pas mais moi j'aimerais tant l'oublier, ce n'est pas une histoire d'amour.
Allez, passons aux dessins :
A la télé, l'élection du président des Etats-Unis, j'espère que ce sera Obama.
Le rapport Gallois, il finira à la poubelle comme celui d'Attali, la crise est quelque chose d'irrationnelle, à traiter au jour le jour, qui peut prévoir ce qui se passera demain?
En parlant de crise, je me pose quelquefois la question, existe t-elle vraiment? Un monde fou sur l'autoroute, nous voulions nous arrêter pour manger, impossible, nous avons trouvé de la place sur un parking après trois arrêts, nous étions tout près de Rennes en revenant, les restaurants et les cafétérias étaient bondés, par contre les parkings où nous aurions pu manger un sandwich maison étaient vides.
Une brésilienne vendait sa virginité pour 600.000 euros, les hommes paient pour perdre la leur, et puis cette brésilienne peut se faire confectionner un nouvel hymen, la chirurgie fait très bien ça, elle peut doubler la mise, si elle trouve des hommes assez idiots pour payer si cher sa défloration. C'est donc si rare de nos jours? Bye MClaire.
mardi 23 octobre 2012
Je me sens larguée, l'impression de ne plus être dans l'air du temps, et ce sont mes propres petits enfants qui me font ressentir ce sentiment. Hier soir, ma petite fille 10 ans me disait au téléphone qu'elle avait eu une très bonne note en français, plus exactement en grammaire et elle égrainait les questions qui étaient posées, je ne comprenais rien, absolument rien, il y a d'autres façons de formuler la grammaire, des mots en IVE par paquets, plus rien à voir avec mon époque, s'il fallait expliquer j'en serais bien incapable. Je laisse couler.
Samedi soir chez ma fille, mon autre petite fille qui a plus de 20 ans était accompagnée de son petit copain et ça dure depuis deux ans. Voilà une enfant que j'ai gardée bébé, je l'ai vue grandir et elle envisage de vivre sa vie en dehors de ses parents, chez elle, comme une grande, j'ai pris des années d'un seul coup, trois générations de femmes étaient réunies. Ces enfants vous poussent. Cette petite fille est celle qui aime les personnes âgées, en ce moment elle fait des remplacements dans une maison de retraite, elle m'a fait beaucoup rire en me racontant avec tendresse les anecdotes journalières, l'arrivée le matin au travail et la petite phrase "Quoi de neuf?" elle répond "Que du vieux.". Les pensionnaires l'adorent, ça ne m'étonne pas, je l'adore aussi, mais attention j'aime aussi les autres, pas de jaloux;
Finalement, après réflexion, elle a décidé d'attendre un peu pour s'installer dans ses meubles, parce que les meubles il faut les acheter et c'est tellement plus simple chez papa et maman. Je regardais ma fille, jusqu'à présent c'était ma petite fille et d'un seul coup la voilà transformée en belle-mère potentielle. Tout va trop vite.
Mon petit-fils qui a eu 18 ans hier a décidé de finir ses études et de partir faire le tour de l'Europe, il prépare ça consciensieusement, il a encore le temps mais il y pense, il travaille le week-end pour constituer un pécule, petit il était très avare. Lui qui avait peur de tout lorsqu'il était enfant veut partir sur les routes, je ne vais pas critiquer son idée, j'aurais aimé faire la même chose mais autour du monde, lui se contente de l'Europe, il a quand même précisé qu'il viendrait nous embrasser avant de partir, dans combien d'années? J'espère que son tour d'Europe ne se résumera pas au tour du Morbihan, entre le Finistère Nord et le Morbihan il aura le temps de se rendre compte que son idée n'est peut être pas la meilleure, c'est drôle je ne le vois pas du tout en aventurier! Je ne dis rien, je souris, nous verrons, il nous surprendra peut être. Il voulait faire de la politique, devenir maire de son village, ensuite expert-comptable et maintenant globe-trotter. C'est beau d'avoir des rêves, mais enfin je ne vois pas trop le lien entre expert- comptable et globe trotter !
Personnellement, je rêve d'un voyage en Islande, ça durera beaucoup moins longtemps mais ça doit être un voyage inoubliable. Il y a longtemps que ce pays me tente, alors en ce moment je surfe sur internet, je me documente et j'en parle, j'en parle, parce qu'il faut arriver à conditionner le conjoint, le faire aussi penser à l'Islande. J'ai toujours aimé visiter les pays nordiques, si loin de notre vécu, dépaysement total, j'ai aimé le Danemark, la Norvège, la Suéde, je suis certaine que j'adorerai l'Islande, la seule chose qui m'ennuie un peu est qu'il faut certainement le faire en voyage organisé, les routes ne sont pas toujours praticables, seuls ce serait hasardeux et je n'aime pas voyager en groupe, nous ne l'avons jamais fait
Coin lecture :
J'ai aimé le livre de J.P Dubois "Le cas Sneidjer" - Un livre désabusé mais aussi amusant, une analyse de notre vie sur une terre où l'espace vital est de plus en plus retréci.
Paul, le héros des livres de Dubois s'appelle toujours Paul, Paul subit sa vie, divorcé d'une femme qu'il a aimé et qui lui a donné une petite fille, il se remarie avec Anne, une femme organisée, ambitieuse, froide, le contraire exact de la première, elle lui donne des jumeaux qu'il n'arrive pas à aimer, ils sont les clones de la mère, dénués de sentiments. N'ayant pas une situtation extraordinaire il suit sa femme qui part travailler au Canada, il laisse en France sa fille qui n'a jamais eu le droit de voir ses frères, la gentille Marie ne verra son père que chez ses grands-parents, Anne ne veut pas la voir et Paul subit, un peu lâche, faible, il abdique. Marie grandit, elle rejoint Paul au Québec avec des amies, ils se voient loin de la maison familiale, prennent un ascenseur dans un immeuble, un ascenceur parmi tant d'autres dans ce building, et la machine s'écrase, Marie meurt, Paul est blessé, il s'en sort physiquement mais pas psychiquement, ne pouvant plus supporter d'être enfermé dans une pièce, il devient promeneur de chiens ce qui donne des situations cocasses.., Sa femme finit par le tromper et à chaque rencontre avec son amant elle ramène à la maison un poulet fermier rôti, la rotisserie ne doit pas être loin du lieu de rencontre, Paul le sait mais ne dit rien, jusqu'au jour où il s'étonne de ne pas avoir à manger ce fameux poulet.. . La suite il faudra la découvrir en lisant ce livre. J'aime beaucoup l'univers de J.P Dubois, si vous n'avez jamais lu "Une vie française" faites le, vous ne serez pas déçu. J'avais un peu moins aimé "Hommes entre eux", beaucoup aimé "Les accodements raisonnables.". Ses héros sont souvent fatigués, ils aiment souvent des femmes impossibles, ils sont gentils mais toujours au bord de la catastrophe et surtout Dubois sait mêler la gravité et le rire, on sourit souvent en lisant certaines situations. Je vous recommande ce livre qui est en poche.
Les dessins :
Bernard Thibault quitte la CGT. Nous ne verrons plus Duguesclin à la télé et sa veste jaune.
Les mosquées en France. Il faut certainement des lieux de culte plutôt que la rue, là je suis dépassée pour juger. Le paradoxe est que l'Eglise vend des églises, plus assez de praticants.
F.Hollande entre ses deux femmes. Officiellement il y en a qu'une, mais le problème est que l'autre ne veut pas qu'on l'oublie, finalement c'est exactement comme chez le français lambda, de la jalousie, la femme ne supporte pas d'être abandonnée, on peut avoir fait l'ENA et ne jamais accepter que l'autre a été préférée, un vaudeville à la tête de l'Etat, ce n'est pas Germaine Coty qui aurait montré ses sentiments !!..
Les pharmacies. Un jour à l'étranger un de mes enfants était malade, c'était en Suède, le pharmacien nous a donné du sirop et des cachets mais en vrac, sans emballage et juste ce qu'il fallait. Combien de fois est-ce que nous jetons des bouteilles de sirop qui ne sont pas vides, et des plaques de cachets encore pleines? Il m'arrive de faire le vide dans la pharmacie, quel gaspillage, j'essaie pourtant de ne pas acheter un médicament qui était renouvelable et que je ne prends plus parce que je suis guérie.
Bye MClaire.
Samedi soir chez ma fille, mon autre petite fille qui a plus de 20 ans était accompagnée de son petit copain et ça dure depuis deux ans. Voilà une enfant que j'ai gardée bébé, je l'ai vue grandir et elle envisage de vivre sa vie en dehors de ses parents, chez elle, comme une grande, j'ai pris des années d'un seul coup, trois générations de femmes étaient réunies. Ces enfants vous poussent. Cette petite fille est celle qui aime les personnes âgées, en ce moment elle fait des remplacements dans une maison de retraite, elle m'a fait beaucoup rire en me racontant avec tendresse les anecdotes journalières, l'arrivée le matin au travail et la petite phrase "Quoi de neuf?" elle répond "Que du vieux.". Les pensionnaires l'adorent, ça ne m'étonne pas, je l'adore aussi, mais attention j'aime aussi les autres, pas de jaloux;
Finalement, après réflexion, elle a décidé d'attendre un peu pour s'installer dans ses meubles, parce que les meubles il faut les acheter et c'est tellement plus simple chez papa et maman. Je regardais ma fille, jusqu'à présent c'était ma petite fille et d'un seul coup la voilà transformée en belle-mère potentielle. Tout va trop vite.
Mon petit-fils qui a eu 18 ans hier a décidé de finir ses études et de partir faire le tour de l'Europe, il prépare ça consciensieusement, il a encore le temps mais il y pense, il travaille le week-end pour constituer un pécule, petit il était très avare. Lui qui avait peur de tout lorsqu'il était enfant veut partir sur les routes, je ne vais pas critiquer son idée, j'aurais aimé faire la même chose mais autour du monde, lui se contente de l'Europe, il a quand même précisé qu'il viendrait nous embrasser avant de partir, dans combien d'années? J'espère que son tour d'Europe ne se résumera pas au tour du Morbihan, entre le Finistère Nord et le Morbihan il aura le temps de se rendre compte que son idée n'est peut être pas la meilleure, c'est drôle je ne le vois pas du tout en aventurier! Je ne dis rien, je souris, nous verrons, il nous surprendra peut être. Il voulait faire de la politique, devenir maire de son village, ensuite expert-comptable et maintenant globe-trotter. C'est beau d'avoir des rêves, mais enfin je ne vois pas trop le lien entre expert- comptable et globe trotter !
Personnellement, je rêve d'un voyage en Islande, ça durera beaucoup moins longtemps mais ça doit être un voyage inoubliable. Il y a longtemps que ce pays me tente, alors en ce moment je surfe sur internet, je me documente et j'en parle, j'en parle, parce qu'il faut arriver à conditionner le conjoint, le faire aussi penser à l'Islande. J'ai toujours aimé visiter les pays nordiques, si loin de notre vécu, dépaysement total, j'ai aimé le Danemark, la Norvège, la Suéde, je suis certaine que j'adorerai l'Islande, la seule chose qui m'ennuie un peu est qu'il faut certainement le faire en voyage organisé, les routes ne sont pas toujours praticables, seuls ce serait hasardeux et je n'aime pas voyager en groupe, nous ne l'avons jamais fait
J'ai aimé le livre de J.P Dubois "Le cas Sneidjer" - Un livre désabusé mais aussi amusant, une analyse de notre vie sur une terre où l'espace vital est de plus en plus retréci.
Paul, le héros des livres de Dubois s'appelle toujours Paul, Paul subit sa vie, divorcé d'une femme qu'il a aimé et qui lui a donné une petite fille, il se remarie avec Anne, une femme organisée, ambitieuse, froide, le contraire exact de la première, elle lui donne des jumeaux qu'il n'arrive pas à aimer, ils sont les clones de la mère, dénués de sentiments. N'ayant pas une situtation extraordinaire il suit sa femme qui part travailler au Canada, il laisse en France sa fille qui n'a jamais eu le droit de voir ses frères, la gentille Marie ne verra son père que chez ses grands-parents, Anne ne veut pas la voir et Paul subit, un peu lâche, faible, il abdique. Marie grandit, elle rejoint Paul au Québec avec des amies, ils se voient loin de la maison familiale, prennent un ascenseur dans un immeuble, un ascenceur parmi tant d'autres dans ce building, et la machine s'écrase, Marie meurt, Paul est blessé, il s'en sort physiquement mais pas psychiquement, ne pouvant plus supporter d'être enfermé dans une pièce, il devient promeneur de chiens ce qui donne des situations cocasses.., Sa femme finit par le tromper et à chaque rencontre avec son amant elle ramène à la maison un poulet fermier rôti, la rotisserie ne doit pas être loin du lieu de rencontre, Paul le sait mais ne dit rien, jusqu'au jour où il s'étonne de ne pas avoir à manger ce fameux poulet.. . La suite il faudra la découvrir en lisant ce livre. J'aime beaucoup l'univers de J.P Dubois, si vous n'avez jamais lu "Une vie française" faites le, vous ne serez pas déçu. J'avais un peu moins aimé "Hommes entre eux", beaucoup aimé "Les accodements raisonnables.". Ses héros sont souvent fatigués, ils aiment souvent des femmes impossibles, ils sont gentils mais toujours au bord de la catastrophe et surtout Dubois sait mêler la gravité et le rire, on sourit souvent en lisant certaines situations. Je vous recommande ce livre qui est en poche.
Les dessins :
Les mosquées en France. Il faut certainement des lieux de culte plutôt que la rue, là je suis dépassée pour juger. Le paradoxe est que l'Eglise vend des églises, plus assez de praticants.
F.Hollande entre ses deux femmes. Officiellement il y en a qu'une, mais le problème est que l'autre ne veut pas qu'on l'oublie, finalement c'est exactement comme chez le français lambda, de la jalousie, la femme ne supporte pas d'être abandonnée, on peut avoir fait l'ENA et ne jamais accepter que l'autre a été préférée, un vaudeville à la tête de l'Etat, ce n'est pas Germaine Coty qui aurait montré ses sentiments !!..
Les pharmacies. Un jour à l'étranger un de mes enfants était malade, c'était en Suède, le pharmacien nous a donné du sirop et des cachets mais en vrac, sans emballage et juste ce qu'il fallait. Combien de fois est-ce que nous jetons des bouteilles de sirop qui ne sont pas vides, et des plaques de cachets encore pleines? Il m'arrive de faire le vide dans la pharmacie, quel gaspillage, j'essaie pourtant de ne pas acheter un médicament qui était renouvelable et que je ne prends plus parce que je suis guérie.
Bye MClaire.
samedi 13 octobre 2012
Plusieurs fois que je vous parle de ce livre, je suis en train de le finir;
Si vous ne lisez jamais, sauf ma gazette évidemment, il faut absolument que vous lisiez "Parfums" de Philippe Claudel, ce livre ne peut pas vous laisser indifférent. Ce n'est pas un roman, il ne vous demandera pas une attention constante, vous pouvez le déguster page après page, le laisser sur votre canapé et revenir sans perdre le fil de l'histoire.
Ce n'est pas une autobiographie mais ça y ressemble, au fil des pages l'auteur se raconte en prenant prétexte d'un parfum qui fait resurgir des souvenirs.
En général je lis assez vite, là je m'attarde sur chaque mot,chaque sentiment, ce livre pourrait m'inspirer des dizaines de gazette. Je suis admirative devant cet écrivain, il trouve toujours le mot juste, quelquefois rare, son style est fluide, et il arrive à nous transporter dans son univers mais aussi dans le nôtre. Nous nous identifions à lui.
Il aime les Vosges, son village Dombasle où il vit toujours, il aime les gens, la nature, il a beaucoup de tendresse pour ceux qui ont pleuplé son enfance. C'est un livre plein d'humanité.
Les parfums décrits suivent les lettres de l'alphabet, il commence par le mot ACACIA et le dernier porte le mot VOYAGE. Tout au long du livre il célèbre tous les petits riens qui font notre vie, les petits riens mais aussi les grandes tristesses. nos années d'enfance, les abandons et nos amours.
Il y a un chapitre sur le munster que j'ai adoré, comment un écrivain peut-il trouver une telle comparaison entre le munster et une falaise normande, quelle imagination :
"Ouvert, il révèle une chair crayeuse dans ses premiers âges, d'une pâleur de falaise normande, qui s'éboule facilement sous la pointe du couteau."
"Le respirer le condamne, le goûter l'amnistie. Derrière ses allures de Quasimodo, de vilain canard ou de galeux, c'est un prince qui pour apparaître attend qu'on veuille bien l'apprécier. On se trompe si souvent, sur les fromages ou sur les êtres."
Celui sur la mort, j'ai complètement adhéré à ce qui est écrit, on ne reconnaît plus les morts dans les salons funéraires "Tous sentent la tubéreuse exhubérante, l'air climatisé, les produits cosmétiques...Je le reconnais à peine, Un être retouché pour portrait officiel et mausolée. Jaune. Poudré.Lissé. Les sourcils peignés...Un grand mensonge en somme."
Nous entendons les gens qui disent "Il est beau" oui il était beau, mais ce n'était pas lui, Ce n'était pas celui que j'avais vu quelques mois plus tôt, enfin c'est ce que je pense, tout sentiment est respectable. J'ai vu quelques morts dans ma vie, pas énormément finalement mais aucun n'était apprêté comme mon père dans ce salon funéraire, trop lisse, les traces de sa vie avaient complètement disparues. J'avais trouvé mon arrière grand-mère belle avec toutes ses rides, elle avait un visage reposé dans son lit chez sa fille.
L'odeur des chambres d'hôtel ou plutôt la non odeur, c'est aseptisé mais quelquefois il subsiste une trace de l'occupant précèdent, une légère odeur de tabac. Je n'aime pas les chambres d'hôtel, je dors mal, je ne suis pas à mon aise, je n'aime pas ces endroits de passage; J'imagine qui a dormi dans le lit que j'occupe et quelquefois mon imagination s'active trop, il me tarde que le jour se lève.
L'odeur du foin. J'aime. Je n'oublierai jamais ces meules de foin que nous escaladions dans les champs en Algérie. Nous montions tout en haut et nous nous laissions glisser dans des éclats de rire, nous avions des brins de foin dans les cheveux, ça piquait, mais qu'est-ce que ça sentait bon.
Un jour petite je suis montée tout en haut de la moissonneuse et je suis tombée, ma mère me racontait toujours ce souvenir et la peur qu'elle avait eu en me voyant arriver couverte de sang, ce jour là j'avais une robe blanche en organdi.
L'odeur des bébés. Très joli chapitre, émouvant. L'odeur de nos enfants lorsqu'ils étaient petits, ils sentaient le lait, le talc, la crème ou cette eau de cologne pour bébé que nous mettions sur leurs cheveux avant de les coiffer en leur faisant une jolie raie. Je me souviens les avoir embrassés avec fougue dans les plis de leurs cuisses pour les faire rire après le bain, je les mordillais et ils riaient, ils mettaient leurs petites mains en avant pour nous empêcher de le faire et en même temps leurs jambes semblaient dire "Encore, encore". Dans ces moments là, nous voudrions qu'ils ne soient qu'à nous, je regrettais presque de ne plus les avoir là dans mon ventre, qu'à moi, sentiment fugace, leur père était là et il adorait aussi s'en occuper.
Je pourrais écrire et encore écrire sur ce livre, tous ces effluves qui me chatouillent les narines, c'est un enchantement. Je vous en prie, lisez le. Chacun piochera dans ce livre un parfum et ses souvenirs.
En ce moment un très joli clip de pub passe à la télé pour un parfum de J.P Gaultier, tourné par J.B Mondino, un beau marin s'éloigne pendant que la jeune femme dort encore, mais elle ne dort pas, elle plonge juste son visage dans l'oreiller pour retrouver le parfum de son beau marin "Le mâle" On devine que la dame essaie de prolonger la nuit vécue à travers le sillage du parfum.
La prochaine fois je vous parlerai du livre de J.P Dubois "Le cas Sneidjer". Je vais le commencer.
LES DESSINS :
Franck Alamo . Ma jeunesse. Quelques pièces dans le juke-box pour l'écouter chanter.
Je ne me souviens pas avoir été fan de lui, dans tous les cas beaucoup moins que de Paul Anka.
C.Boutin. Elle adore provoquer et il faut qu'on parle d'elle, je déteste ce genre de bonne femme avec leurs idées sur tout, pas conciliante et un manque total de tolérance.
J.F Copé : Triste personnage.
Le prix Nobel, il a inspiré les dessinateurs.
La conférence de N.Sarkozy : Il fait ce qu'il a dit pour une fois il tient ses promesses, il est parti faire du fric. Il a le droit puisqu'il y a de la demande pour l'écouter, c'est vrai il reste un exemple de gestion de la crise !! Les gens ont vraiment la mémoire courte.Les français changent vite d'avis. Pas moi pour l'instant, j'attends juste qu'on nous présente celui qui viendra nous sauver, s'il y en a un. Une chose me tracasse pourtant, cette soif de pouvoir alors qu'il n'y a que des emm...Il doit bien y avoir une compensation.
Bye MClaire.
Si vous ne lisez jamais, sauf ma gazette évidemment, il faut absolument que vous lisiez "Parfums" de Philippe Claudel, ce livre ne peut pas vous laisser indifférent. Ce n'est pas un roman, il ne vous demandera pas une attention constante, vous pouvez le déguster page après page, le laisser sur votre canapé et revenir sans perdre le fil de l'histoire.
Ce n'est pas une autobiographie mais ça y ressemble, au fil des pages l'auteur se raconte en prenant prétexte d'un parfum qui fait resurgir des souvenirs.
En général je lis assez vite, là je m'attarde sur chaque mot,chaque sentiment, ce livre pourrait m'inspirer des dizaines de gazette. Je suis admirative devant cet écrivain, il trouve toujours le mot juste, quelquefois rare, son style est fluide, et il arrive à nous transporter dans son univers mais aussi dans le nôtre. Nous nous identifions à lui.
Il aime les Vosges, son village Dombasle où il vit toujours, il aime les gens, la nature, il a beaucoup de tendresse pour ceux qui ont pleuplé son enfance. C'est un livre plein d'humanité.
Les parfums décrits suivent les lettres de l'alphabet, il commence par le mot ACACIA et le dernier porte le mot VOYAGE. Tout au long du livre il célèbre tous les petits riens qui font notre vie, les petits riens mais aussi les grandes tristesses. nos années d'enfance, les abandons et nos amours.
Il y a un chapitre sur le munster que j'ai adoré, comment un écrivain peut-il trouver une telle comparaison entre le munster et une falaise normande, quelle imagination :
"Ouvert, il révèle une chair crayeuse dans ses premiers âges, d'une pâleur de falaise normande, qui s'éboule facilement sous la pointe du couteau."
"Le respirer le condamne, le goûter l'amnistie. Derrière ses allures de Quasimodo, de vilain canard ou de galeux, c'est un prince qui pour apparaître attend qu'on veuille bien l'apprécier. On se trompe si souvent, sur les fromages ou sur les êtres."
Celui sur la mort, j'ai complètement adhéré à ce qui est écrit, on ne reconnaît plus les morts dans les salons funéraires "Tous sentent la tubéreuse exhubérante, l'air climatisé, les produits cosmétiques...Je le reconnais à peine, Un être retouché pour portrait officiel et mausolée. Jaune. Poudré.Lissé. Les sourcils peignés...Un grand mensonge en somme."
Nous entendons les gens qui disent "Il est beau" oui il était beau, mais ce n'était pas lui, Ce n'était pas celui que j'avais vu quelques mois plus tôt, enfin c'est ce que je pense, tout sentiment est respectable. J'ai vu quelques morts dans ma vie, pas énormément finalement mais aucun n'était apprêté comme mon père dans ce salon funéraire, trop lisse, les traces de sa vie avaient complètement disparues. J'avais trouvé mon arrière grand-mère belle avec toutes ses rides, elle avait un visage reposé dans son lit chez sa fille.
L'odeur des chambres d'hôtel ou plutôt la non odeur, c'est aseptisé mais quelquefois il subsiste une trace de l'occupant précèdent, une légère odeur de tabac. Je n'aime pas les chambres d'hôtel, je dors mal, je ne suis pas à mon aise, je n'aime pas ces endroits de passage; J'imagine qui a dormi dans le lit que j'occupe et quelquefois mon imagination s'active trop, il me tarde que le jour se lève.
L'odeur du foin. J'aime. Je n'oublierai jamais ces meules de foin que nous escaladions dans les champs en Algérie. Nous montions tout en haut et nous nous laissions glisser dans des éclats de rire, nous avions des brins de foin dans les cheveux, ça piquait, mais qu'est-ce que ça sentait bon.
Un jour petite je suis montée tout en haut de la moissonneuse et je suis tombée, ma mère me racontait toujours ce souvenir et la peur qu'elle avait eu en me voyant arriver couverte de sang, ce jour là j'avais une robe blanche en organdi.
L'odeur des bébés. Très joli chapitre, émouvant. L'odeur de nos enfants lorsqu'ils étaient petits, ils sentaient le lait, le talc, la crème ou cette eau de cologne pour bébé que nous mettions sur leurs cheveux avant de les coiffer en leur faisant une jolie raie. Je me souviens les avoir embrassés avec fougue dans les plis de leurs cuisses pour les faire rire après le bain, je les mordillais et ils riaient, ils mettaient leurs petites mains en avant pour nous empêcher de le faire et en même temps leurs jambes semblaient dire "Encore, encore". Dans ces moments là, nous voudrions qu'ils ne soient qu'à nous, je regrettais presque de ne plus les avoir là dans mon ventre, qu'à moi, sentiment fugace, leur père était là et il adorait aussi s'en occuper.
Je pourrais écrire et encore écrire sur ce livre, tous ces effluves qui me chatouillent les narines, c'est un enchantement. Je vous en prie, lisez le. Chacun piochera dans ce livre un parfum et ses souvenirs.
En ce moment un très joli clip de pub passe à la télé pour un parfum de J.P Gaultier, tourné par J.B Mondino, un beau marin s'éloigne pendant que la jeune femme dort encore, mais elle ne dort pas, elle plonge juste son visage dans l'oreiller pour retrouver le parfum de son beau marin "Le mâle" On devine que la dame essaie de prolonger la nuit vécue à travers le sillage du parfum.
La prochaine fois je vous parlerai du livre de J.P Dubois "Le cas Sneidjer". Je vais le commencer.
LES DESSINS :
Franck Alamo . Ma jeunesse. Quelques pièces dans le juke-box pour l'écouter chanter.
Je ne me souviens pas avoir été fan de lui, dans tous les cas beaucoup moins que de Paul Anka.
C.Boutin. Elle adore provoquer et il faut qu'on parle d'elle, je déteste ce genre de bonne femme avec leurs idées sur tout, pas conciliante et un manque total de tolérance.
J.F Copé : Triste personnage.
Le prix Nobel, il a inspiré les dessinateurs.
La conférence de N.Sarkozy : Il fait ce qu'il a dit pour une fois il tient ses promesses, il est parti faire du fric. Il a le droit puisqu'il y a de la demande pour l'écouter, c'est vrai il reste un exemple de gestion de la crise !! Les gens ont vraiment la mémoire courte.Les français changent vite d'avis. Pas moi pour l'instant, j'attends juste qu'on nous présente celui qui viendra nous sauver, s'il y en a un. Une chose me tracasse pourtant, cette soif de pouvoir alors qu'il n'y a que des emm...Il doit bien y avoir une compensation.
Bye MClaire.
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