lundi 20 avril 2020

"Le club des feignasses" de Gavin"'s Clemente Ruiz.



" Nous allons tous au même endroit, autant rendre le chemin heureux."

En achetant ce livre de poche, je pensais acheter le livre "bonbon" que nous aimons lire de temps en temps, celui qui nous fait rire avec nos petits travers que nous reconnaissons. J'ai parcouru rapidement le résumé et je l'ai mis dans le caddie.
Si j'avais connu le sujet je l'aurais probablement laissé dans le rayon. J'aurais eu tort.
Je l'ai lu sans perdre mon esprit critique, il y a quelques invraisemblances, il est bien écrit, l'auteur sait de quoi il parle mais c'est un roman, il fallait rendre un peu de gaieté à ce qui n'est pas une partie de plaisir.

Le cancer, lorsque le médecin vous dit "C'est un cancer" il n'y a pas de nombreuses solutions, vous pleurez ou vous dites "Bon, nous allons soigner ça." nous, parce que nous serons deux pour le combattre et même trois, le malade, le médecin et notre compagnon. Lorsque le médecin vous dit "C'est un autre cancer" il n'y a pas de nombreuses solutions....

A partir de cet instant, l'auteur nous fait vivre les quelques jours qui vont entraîner "le club des feignasses" dans un petit voyage qu'il n'avait pas prévu. Ils se sont connus à l'hosto dans la salle où aura lieu leur chimiothérapie, malheureusement il manque un produit indispensable qui n'est pas arrivé, tout est repoussé, elle aura lieu 8 jours plus tard, Béa la boute-en-train prend tout en main, ils s'entendent bien, elle décidera de leur faire vivre quelques jours en thalasso à St-Malo. Pari risqué, la petite troupe essaiera de vivre ces quelques jours dans la plus parfaite insouciance....Pari réussi. Ce sera aussi l'occasion pour certains de se remettre en question. Ils avaient tous des secrets, des failles.

L'auteur avait perdu sa maman de cette maladie avant d'écrire le roman, il s'est inspiré d'elle, de quelques réflexions amusantes des moments qu'elle vivait.
C'est souvent tendre, pas larmoyant. Il y a de l'énergie, de la chaleur humaine, si importante dans ces moments. Merci à ceux qui ont été là.

Pour les invraisemblances, je peux vous assurer une chose, nous n'avons pas du tout envie de manger une côte de boeuf, ni un aligot lorsque nous apprenons que nous irons en chimiothérapie. Je me trompe? 
L'auteur traite d'un sujet grave avec légèreté.

J'ai aimé le personnage de la jeune Alice, les autres aussi mais un peu plus Alice.

"Il faut vivre quelques malheurs pour connaître le bonheur."

J'allais oublier de vous dire que Gavin's Clemente-Ruiz écrit dans le "Guide du routard" j'adore ce compagnon de voyage, le meilleur à mon avis.

Vous le lirez si vous en avez envie, j'ai un peu dévoilé l'histoire mais ce n'est pas très grave, je n'ai pas raconté la fin...

Bye MClaire.

lundi 13 avril 2020

"Là où chantent les écrevisses" Delia Owens.




Si vous cherchez un livre pour vous faire oublier l'ennui de ces moments de confinement, c'est celui-ci. Magique.
Je l'ai acheté sans connaître l'auteure, ni l'histoire, la couverture me plaisait, aucun regret.

Premier livre de Delia Owens, née en 1949 mais pas une inconnue pour le monde de la zoologie et de la biologie, elle a publié trois ouvrages consacrés à la nature et aux animaux. J'ai dévoré les 476 pages.
Ce livre est un hymne à la nature mais pas que..C'est aussi l'histoire d'une immense solitude, d'une fille des marais Kya, abandonnée par tous, elle grandira dans ce marais côtier, dans les lagunes, elle aimera, sera trahie. Elle apprendra à survivre, sa mère est partie en 1952, Kya avait six ans, Ma a descendu le chemin sablonneux sur ses hauts talons et n'est jamais plus revenue. Ses frères et soeurs ne pouvaient plus rester, Pa buvait beaucoup, cognait aussi, il a disparu en 1956 sans jamais donner de ses nouvelles, Kya est restée seule, petite fille qui avait beaucoup observé et qui devait se débrouiller pour vivre, seule dans ce marais, dans une cabane, pas si seule, les oiseaux, les animaux lui tenaient compagnie, il y avait des moules pour se nourrir, Jumping le gentil Jumping qui vendait de l'essence pour les bateaux lui achetait des sacs de moules et en retour elle avait de l'essence pour le bateau de Pa et un peu d'argent pour se nourrir.
Tate le petit garçon qui lui rendait visite dans le marais, transformera sa vie, il apprivoisera la sauvageonne, il lui apprendra à lire et à écrire, ils s'aimeront plus tard. Mais Tate appelé par ses études, l'abandonnera à son tour.... Il sait que Kya serait incapable de vivre ailleurs que dans les marais. 

Je ne vous raconte plus rien....

J'ai aimé la description de la faune, la flore, la richesse de ce milieu, Kya connaît tous les oiseaux, tous les coquillages, vous ne connaissiez pas le héron bleu ? La plume de son sourcil, Kya collectionne les plumes. Ce monde n'a pas de mystère pour l'enfant des marais.
En parallèle, il y a aussi une histoire de meurtre, c'est très adroit dans la construction du récit. Il y avait Chase, le jeune homme arrogant et menteur.

J'ai cherché un extrait :
"“Kya se leva et alla se promener dans la nuit, sous la lumière opaline d’une lune à son troisième quartier. L’air doux du marais enveloppait ses épaules d’un châle de soie. Les rayons lui montrèrent un chemin inattendu entre les pins, où les ombres se dédoublaient comme les vers d’un poème. Elle marchait telle une somnambule tandis que la lune émergeait nue de l’eau et escaladait les chênes de branche en branche. L’épaisse boue de la lagune était baignée de lumière, et des centaines de lucioles constellaient les bois. Vêtue d’une robe blanche de seconde main à la jupe bouffante, elle agita lentement les bras, et se mit à valser au chant des sauterelles et des grenouilles-léopards.” 

Ce livre est à découvrir. Vous aimerez le destin de cette femme. Vous aimerez cet endroit de la Caroline du Nord qui a dû beaucoup changé depuis 1952. 

Bye MClaire.





dimanche 5 avril 2020

"Personne n'a peur des gens qui sourient." Véronique Ovaldé.




"Impossible de le lâcher une fois ouvert", je ne suis pas tout à fait d'accord. Je l'ai lu sans ennui mais j'ai eu une impression d'inachevé, j'aurais voulu que le personnage de Gloria soit plus fouillé. J'ai eu du mal à la comprendre, trop rebelle, trop amoureuse, trop meurtrière, trop mère louve, Gloria manque de nuances. Comment peut-on passer subitement de l'amour fou à un ennui profond avec un homme passionnément aimé, il y a des paliers, non?

Gloria est une enfant abandonnée par sa mère, une mère qui est partie vivre avec son dentiste. Un père inconsolable et un ami de son père Giovannangeli qui sera celui qui la protégera, Samuel, mauvais garçon, déboulera dans la vie de Gloria, elle était jeune, elle sera subjuguée, les filles aiment quelquefois les mauvais garçons, il sera le père de ses deux filles, Stella, ado rebelle et Loulou la rêveuse. 
Gloria voudra donner à ses filles tout ce dont elle a été privée, l'amour d'une mère, trop d'amour vaut-il mieux qu'un manque d'amour? Une mère étouffante rend-elle un enfant heureux ? Stella est le personnage attachant de ce roman, elle se rebiffe, a toujours le mot juste, le regard qui tue, armée pour résister.

L'avocat Santini, son rôle est un peu bâclé. J'aurais voulu en savoir davantage.

Cette fuite vers la maison de sa grand-mère, maison située en Alsace loin de la Méditerranée, là où personne n'aura l'idée de venir la chercher, un Beretta dans ses bagages, un lac d'une grande profondeur. J'aurais dû aimer le suspense, non, je lisais et j'attendais la fin.

Pour le sourire, un passage :
Gloria dit à Stella :
-ça fait plus d'une semaine que je ne t'ai pas vue sourire.
-C'est une expérience.
-A notre intention ?
-Je m'entraîne.
-Tu t'entraînes à quoi ?
-Tu n'as pas remarqué qu'on nous demande de toujours sourire pour ne pas effrayer les hommes ?"
Stella reste calée sur une hanche dans une posture qui mime la magnanimité.
"Il suffit d'un sourire pour qu'on te croie neutralisée. Hier, quand je suis allée à vélo jusqu'au bled pour faire les courses, je n'ai pas souri une seule fois, ça a mis tout le monde mal à l'aise. Tu devrais d'ailleurs essayer plutôt que de sourire au monde entier comme une désespérée. C'est passionnant."


Ce n'est pas un livre ennuyeux mais j'étais loin de l'intérêt que j'avais éprouvé en lisant "Ce que je sais de Véra Candida", un livre de V.Ovaldé que j'avais beaucoup aimé.

Vous pouvez le lire, votre avis ne sera peut-être pas le mien.

Bye MClaire.



dimanche 29 mars 2020

"Les recettes de la vie" Jacky Durand.




Vous devez avoir le temps de lire, j'ai lu que paradoxalement les gens lisaient moins en ce moment, l'angoisse, vous n'arrivez peut-être pas à vous concentrer?
Vous devez lire "Les recettes de la vie" de Jacky Durand, un petit livre de poche qui vous enchantera et vous fera oublier ces temps troublés. J'ai vraiment adoré. J'avais entendu Gérard Collard en parler.
"Les recettes de la vie" vous mettra l'eau à la bouche, vous fera verser quelques larmes, touchant et émouvant.
Jacky Durand est journaliste et chroniqueur gourmand.

Henri le papa tient "Le relais fleuri", en lisant le nom de ce restaurant j'ai pensé aux restaurants qui jalonnaient la Nationale 7, nous descendions dans le midi dans les années 60-70 et nous nous arrêtions dans un de ces restos, de la cuisine du terroir, c'était le début des vacances.
Henri a un fils Julien, une compagne Hélène et un second de cuisine Lucien, ils ont fait la guerre d'Algérie et ne se sont jamais quittés. Il y a aussi un cahier de recettes qui fascine Julien.
Hélène partira et Henri ne fera rien pour la retenir, il sait que la cuisine est une compagne exigeante, il comprend.
Il sait aussi que Julien voudrait faire le même métier, il fera tout pour l'en dissuader, son rêve à lui est de voir Julien ingénieur, professeur.
Julien sait que son père est malheureux, Julien découvrira peu à peu les secrets de son père, mais il reste un ado qui s'opposera à son père....
Je vous laisse découvrir le bouquin.

J'ai aimé : La description des gestes qui font un bon plat, j'ai appris qu'il fallait mettre de la semoule fine sur la pâte d'une tarte aux prunes pour absorber le jus, je mettais toujours un peu de farine.
J'ai adoré cuisiner, je faisais tout, les croissants du dimanche, les pommes de terre dauphine, les gougères, les sauces, les gâteaux. La cuisine est un partage, un acte d'amour. J'ai compris Henri.
"La bonne cuisine, c'est le souvenir." Georges Simenon.

J'ai aimé Gaby le frère de Lucien et Maria sa femme, ils reçoivent Julien pendant les vacances, dans leur maison au bord de la forêt, dans l'odeur du bois coupé. Gaby est un personnage magnifique, Gaby a une conception bien particulière du travail : il ne faut pas que cela en soit pour qu'il le fasse.

Une belle histoire de transmission.

J'ai versé une larme en lisant "Je n'en finis pas de fixer tes mains sur la couverture de l'hôpital. Elles sont diaphanes comme du papier de soie. On dirait des racines échouées dans le lit d'un ruisseau." Henri part, Julien lui tient la main. Une relation filiale infiniment touchante.

Lisez ce livre, il vous enchantera, une pépite.

Bye MClaire







dimanche 22 mars 2020

Victoria Hislop "Ceux qu'on aime."




Magnifique, inoubliable, pour moi la première qualité d'un livre est qu'il reste inoubliable.
J'avais aimé "L'île des oubliés", ensuite j'avais lu "La ville orpheline" avec moins de plaisir que "L'île des oubliés", j'ai retrouvé une grande écrivaine, 456 pages dévorées sans une seconde d'ennui.
Nous aimons la Grèce, nous y sommes allés deux fois et une fois en Crète. Ce pays a souffert, j'ai découvert des pans de son histoire restés inconnus, la chasse aux communistes, une chasse cruelle, les femmes battues qui ne voulaient pas signer une lettre de renoncement à leur idéal, la "dilosi" qui leur permettait d'être libérées...

Le livre nous fait parcourir toute la période de 1930 à 1999, tous les gouvernements qui se sont succédé. L'occupation allemande, la guerre civile, la dictature jusqu'au gouvernement socialiste d'Andreas Papandréou qui a enfin autorisé le retour des communistes qui avaient fui le pays.
C'est avant tout l'histoire d'une famille qui a activement participé à l'histoire de la Grèce.
Racontée par Themis, saga familiale et historique.
Quatre générations se succèdent dans cet appartement situé dans un quartier d'Athènes, tout près du Parthenon.
Si vous êtes méditerranéens vous comprendrez l'importance de la famille, ce besoin d'être ensemble, de former une tribu, les coups de gueule, une famille qui peut aussi se détruire si tous ne sont pas du même avis, n'ont pas les mêmes croyances, les mêmes avis politiques et au centre la grand-mère Kyria Koralis, celle qui entend tout et qui voudrait l'harmonie, qui ne veut pas l'explosion de sa famille. Celle qui cuisine, fait des gâteaux, fera tout pour nourrir les siens pendant les périodes de restriction, une parfaite "yaya" méditerranéenne. La famille sortira meurtrie mais elle se retrouvera autour de Themis....

Lisez ce livre pour connaître son histoire, je ne dis plus rien.

J'ai aimé cet attachement aux traditions, j'ai connu ma famille maternelle où les uns s'occupaient toujours des autres jusqu'à son explosion en 1962, départ de son Algérie natale, une famille d'origine espagnole.
J'ai aimé ce voyage à travers l'histoire de la Grèce.
Au-delà de tout j'ai aimé Themis, j'avoue avoir pleuré en lisant certaines pages, pas seulement versé une larme, non vraiment pleuré. Ce secret si longtemps gardé qui hantera Themis pendant des années.
J'ai adoré ce livre qui nous livre des moments de joie, des moments de peur, des moments cruels, des moments tristes.
Des vies, la vie dans ce qu'elle peut avoir de réjouissant et de terrible.

Merci Victoria Hislop.

Bye MClaire.

samedi 14 mars 2020

Nina Bouraoui "Otages"











Je n'aurais jamais assez d'une vie pour découvrir tous les auteurs qui publient. Je ne connaissais pas Nina Bouraoui.
Ce virus qui se propage est dangereux mais lire est un puissant antidote, un livre aidera à combattre l'angoisse, j'oublie tout lorsque je lis. J'ai pris un vrai plaisir en lisant ce bouquin, trois heures de lecture sans m'arrêter.

Nina Bouraoui, père algérien, mère bretonne, un mélange qui a donné à la littérature une formidable écrivaine. Il y a une vraie sensibilité dans son écriture, elle décrit si bien les sentiments des femmes, la violence contenue de certaines femmes qui sont soumises au bon vouloir des hommes.

Sylvie Meyer a cinquante-trois ans, deux enfants qu'elle finit d'élever seule. Elle travaille dans une usine de caoutchouc depuis plus de vingt ans, un petit poste à responsabilité, son patron peut compter sur elle.

Un an plus tôt son mari est parti, un matin au petit-dej' il lui a dit "Je pars", apparemment pas pour une femme mais pour fuir une vie trop paisible, sans surprise.
Elle n'a rien dit. "C'était fini, sans qu'on se le dise, mais au fond de nous, on savait. On sait toujours ces choses -là. On les redoute, mais on les sait. C'est faux qu'on est surpris du départ de l'autre. Faux." Elle a changé de place dans le lit devenu trop grand, pas au milieu, elle a pris son côté, le gauche.

Son patron avait pris l'habitude de se "confier" à elle. Un matin il la convoque dans son bureau et lui demande de choisir quel employé doit partir, elle connaît les forces et les faiblesses de chacun, il doit "dégraisser"....

Rien de plus, vous lirez.

C'est l'histoire d'une femme enfermée par les pressions qu'elle subit. Une femme otage qui un jour commettra l'acte 
qui la libérera, qui lui permettra d'exister, mais attention les mots libérer, exister ne doivent pas être pris dans leur sens habituel. Les dernières pages du livre sont vraiment déchirantes, la lettre écrite est déchirante.

J'ai tout aimé dans ce roman, le mot roman n'est pas celui qu'il faut utiliser, ce n'est pas du fictif, il y a des femmes soumises à une vie qu'elles ne souhaitaient pas.
L'auteure n'est jamais agressive, loin de tout ce tapage que nous lisons sur les réseaux sociaux. L'auteure ne juge pas.

Lisez ce livre. Je vais certainement acheter en poche "Tous les hommes désirent naturellement savoir." Merci à Michelle pour le prêt. 

Bye MClaire.

vendredi 6 mars 2020

Cécile Coulon "Une bête au paradis."




J'ai lu deux livres cette semaine, deux livres complètement différents "La consolation de l'ange" de Frédéric Lenoir et celui écrit par Cécile Coulon.
Je n'ai pas grand chose à écrire sur le livre de F.Lenoir, c'est gentil, plein de conseils pour vivre heureux. Une histoire d'amitié improbable entre une vieille femme, ancien prof de philo, une femme qui va mourir et un jeune homme Hugo qui lui ne veut plus vivre. Il faut croire à cette histoire d'ange, à l'âme qui nous quitte pour aller vivre ailleurs, possible ? Impossible ?

Atmosphère complètement différente dans "Une bête au Paradis." Ce n'est pas léger, c'est même très rude, un huis clos, une ferme, des animaux, une maison où le malheur s'est abattu un soir de pluie, les parents sont morts en laissant les deux petits Blanche et Gabriel à la charge de leur grand-mère, la voiture a quitté la route.
Emilienne la grand-mère s'occupe de la ferme, ne compte pas ses heures aidée par Louis, un jeune qu'elle a recueilli, battu par son père "Il faisait partie des hommes dont les poings avaient remplacé la bouche, les coups les mots.."
Louis s'était présenté à la ferme pour aider Emilienne, jusqu'à ce que "les choses se calment". Il est resté.
Blanche avait cinq ans. Les années passent, Blanche grandit, Gabriel le petit garçon maigrelet s'abîme dans une profonde mélancolie, ses parents sont morts, oui morts lui a dit Emilienne.
Blanche embellit, tombe amoureuse d'un très beau garçon, élève dans son lycée, il s'appelle Alexandre, a l'air d'un ange, Blanche l'aime d'un amour total, il ne lui vient même pas à l'idée qu'Alexandre n'aimera pas la ferme, elle pour qui la terre est tout.  Louis observe, serre les poings, souffre....
Blanche souffrira à son tour, Alexandre a des grands rêves loin de la campagne... La tragédie rôde.
Je ne raconte plus rien..

Tout le temps de ma lecture je cherchais à quoi me faisait penser ce roman, j'ai trouvé avant la fin, certains films de Claude Chabrol, l'atmosphère oppressante, des gens rudes, l'amour qui dévaste tout, le désir, la vengeance, le monde rural, l'attachement à la terre, les silences qui disent tout.
La nécessité d'être fort pour vivre et quelquefois survivre.

J'ai toujours beaucoup aimé les écrivains du terroir, certains critiques diront que Cécile Coulon n'a pas le talent d'un Claude Michelet, Christian Signol etc. personnellement j'ai beaucoup aimé son écriture, ce livre pourrait être adapté au cinéma, Anémone est morte, elle aurait très bien interprété le personnage d'Emilienne, elle était excellente dans "Le grand chemin."

J'ai aimé.

Bye MClaire.