Le temps est mi-figue, mi-raisin, c'est la saison de ces deux fruits, le ciel passe du gris au bleu, c'est changeant aujourd'hui, la température est douce, c'est un peu l'automne méditerranéen. Hier, c'était l'été, nous sommes allés sur la route de Banyuls, après avoir fait un tour au Perthus et franchi le col "des bouteilles" comme ils disent par ici. Les achats sont de moins en moins intéressants, d'ailleurs il y a un peu moins de monde, les magasins essaient de changer de look, il y a des grandes marques pratiquement au même prix qu'en France, quant à l'alcool ce n'est pas la peine de parcourir des kilomètres pour en acheter, ce n'était pas notre but, j'avais juste envie de flâner au milieu de cette foule si disparate, il y a aussi de nombreux marocains qui vendent des montres de contrefaçon, à mon avis dans quelques années le Perthus sera déserté, de nombreuses boutiques seront fermées, ce sera la fin d'une époque.
En revenant, nous sommes allés voir la ferme-auberge du site de Paulliles, la dame qui est à l'accueil du camping me l'avait chaudement recommandée. C'est un viticulteur qui a ouvert un restaurant qui ne fonctionne que le soir, un seul menu, la particularité est qu'à chaque plat ils vous servent un vin différent, un seul verre évidemment; J'ai lu le menu, personnellement cela me plaisait bien, mais j'étais certaine que cela ne plairait pas à Christian.
Christian aime ce qui est rustique, le bourguignon, le pot au feu, la viande rouge etc..Il mange du poisson pour me faire plaisir, les légumes pour sa santé mais du bout des dents, les frites il aime, il prétend que ce sont aussi des légumes !
Bref, dans ce menu il y avait :
Tapenades terre et mer.- Piperade de rascasse- Du poulet au citron, palets de polenta tomates cerises confites - Fromage, tomme de brebis, accompagné d'une sorte de pain d'épice- Gâteau au chocolat maison.
Un vin de la région accompagne chaque plat. Café - Le tout pour 39 euros par personne.
Comme m'a dit mon cher et tendre "Je n'aime pas le canard à l'orange, alors le poulet au citron encore bien moins, je suis un gars du terroir, ma mère ne faisait jamais ce genre de truc." Il y avait longtemps que je n'avais pas entendu "Ma mère faisait comme ça..." Je pensais être devenue sa seule référence.......
Vous avez compris, je ne vais pas y aller toute seule. Alors, nous sommes allés à Port-Vendres chercher des calamars que je cuisine avec une sauce au vin rouge. Je voyais les gens qui flairaient la bonne odeur lorsqu'ils passaient devant la caravane, il y en avait que pour nous.
Comme je vous le disais plus haut, il faisait très beau hier, lorsque nous roulions sur la route qui longe la mer jusqu'à Banyuls j'avais les larmes qui inondaient mes yeux tellement c'était beau, la beauté fait pleurer quelquefois, un sentiment de plénitude qui nous submerge. La vigne descend jusqu'à la mer, la chaîne des Albères était nette, le bleu de la méditerranée ne ressemble à aucun autre, la côte est tellement découpée que nous sommes sans cesse émerveillés à chaque virage, Collioure est dans un écrin, Port-Vendres s'ouvre vers le large, une nature préservée, la Côte Vermeille n'a rien à envier à la Côte d'Azur, ce serait plutôt le contraire. Je n'ai pas pu m'empêcher de dire "Pourvu que l'an prochain je puisse revenir."
J'ai la même admiration en Bretagne lorsque nous sommes vers Perros-Guirrec, une côte de granit rose unique ou vers Kerlouan, cette côte sauvage. J'aime la nature tourmentée, la nature sauvage est fascinante, je ne suis pas une fille des plaines.
Coin lecture :
Je vous le disais, j'ai du mal à lire en ce moment, j'ai commencé le livre de Gavalda "La consolante" et dès les premières pages j'ai su que je l'avais déjà lu il y a quelques années. J'ai lu pas mal de bouquins de cette auteure, mais il me semblait que celui là non, je l'avais acheté en poche, ce n'est pas grave, il fera le bonheur de ma fille.
Le livre de Gavalda que je préfère " Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part." ça été le premier lu, il m'avait enchanté. C'est un joueur d'ISC grand lecteur qui me l'avait recommandé en chattant "Le Funeste" dommage que ce jeune François qui joue si bien au scrabble ne soit pas affilié, il l'a été il y a longtemps, je l'ai connu à Biarritz, je pense que cela a été son unique sortie. Il joue sur internet, cela a l'air de lui suffire, comme à de nombreux jeunes, hélas !
A Argelès-Plage, il y a une sorte de librairie l'été qui brade des bouquins, j'ai acheté un livre à 1 euro qui décrit la vie des moines assassinés en Algérie, Christian est en train de le lire, il paraît que c'est très instructif. Un autre livre de Claudie Gallay "L'office des vivants.", il est en attente.
Le livre de Philippe Claudel "Parfums" attendra qu'il sorte en poche et pourtant j'ai une envie folle de l'acheter. Je suis certaine d'aimer. "Parfums" tout un univers qu'il doit si bien décrire, il a tellement de talent. J'ai le sens olfactif très développé, je suis sensible aux odeurs, quelques parfums que je rencontre me font penser à un moment de ma vie, à une histoire. Nous avons tous une relation à faire entre un parfum et un moment de notre histoire. Christian me dit souvent qu'il a horreur de l'odeur de la lavande en eau- de -cologne, cela lui évoque la mort, en Provence on parfumait la chambre où reposait le défunt avec de la lavande.
J'ai encore en mémoire l'odeur de la soupe aux légumes de la pension, ça sentait un peu le chou refroidi, je n'aime pas la soupe. L'odeur des tomates qui poussaient dans le jardin de mes parents me poursuit, ça sentait si bon, une tomate coupée en deux avec du sel me semblait le plat des dieux, ou celles que nous mangions directement au pied du plant comme un fruit , je renifle les tomates sur les étalages, cela n'a rien à voir. Pourtant au marché d'Argelès il y a des tomates soi-disant de plein champ. L'odeur des néfles qui fermentent, un fruit délicieux, inconsommables trop mûrs, il y avait un néflier dans le jardin de Téniet,
L'odeur de l'Habanita de chez Molinard ce parfum un peu fort que j'aimais lorsque j'avais 16 ans, quelques gouttes pour me parfumer, le pourrais le reconnaître.
L'odeur des habits de ma grand-mère, cette odeur qu'avait les personnes âgées, un peu rance, à l'époque ça ne nous gênait pas, l'hygiène n'était pas ce qu'elle est devenue, c'était peut être même rassurant,
La cuisine débordait de parfums lorsque nous rentrions de l'école, cela n'est plus tellement le cas, le
micro-ondes fait office de cuisinière.
La légère odeur de moisi des maisons fermées, l'odeur des chrysanthèmes qui se fanent sur les tombes des cimetières, je m'en souviens, j'accompagnais souvent mon arrière grand-mère au cimetière, elle allait arroser tous les jours les fleurs sur la tombe de ma grand-mère disparue si jeune, je ne peux pas supporter l'odeur des tiges de fleurs qui pourrissent dans un vase, c'est dégoûtant et c'est ce qui arrive souvent dans les cimetières..
On pourrait énumérer à l'infini les parfums qui nous poursuivent.
Est-ce que je vais avoir la volonté d'attendre la sortie du livre de Claudel en poche?
Je n'ai pas de dessins à mettre ; ils traitent tous du même sujet qui a provoqué des émeutes dans les pays arabes. Pas de provocation. Je suis pour la paix. Bye MClaire.
vendredi 21 septembre 2012
mercredi 12 septembre 2012
Je vous l'accorde, pendant les vacances je ne suis pas un modèle de rigueur et de fiabilité pour écrire ma gazette. J'ai d'autres choses à faire, le temps passe à une rapidité incroyable. Alors, pendant que mes haricots de Paimpol sont en train de cuire, j'ai décidé de m'y mettre, et puis le ciel est gris aujourd'hui, il fait très lourd, un orage se prépare peut-être, la tramontane a l'air de vouloir s'installer, nous n'avons pas encore de projets pour cet après-midi.
Hier, nous sommes allés à Villefranche-de-Conflent et à St-Michel de Cuxa. Une belle balade. Nous connaissions Villefranche, une année nous avions marché dans le Canigou, la montagne mythique des catalans et nous nous étions arrêtés à Villefranche, mais j'ai eu autant de plaisir à revisiter cette place forte édifiée par Vauban, il y avait du monde, le petit resto où nous nous sommes sustentés était complet, nous avons pris des pavés de morue gratinés à l'aïoli, c'est marrant ce plat est proposé dans tous les restaurants, Metro le fournisseur des restaurateurs doit en vendre beaucoup, mais c'était bon. Pas de dessert, je me prive du sucre depuis presque deux mois, un gros sacrifice, j'aime tant le goût du sucre, mais j'abusais un peu depuis quelque temps, un palliatif pour masquer mon angoisse face à la maladie, ça agissait très bien, il y a la drogue, l'alcool pour certains, pour moi c'est le sucre. Apparemment, il n'y a plus de raison que j'angoisse, donc je ne mange plus rien de sucré....Pour l'instant, il y a le selvia qui le remplace très bien.
Nous avons pu voir le petit train jaune qui passait, les gens qui étaient à bord nous ont fait des signes, ils avaient l'air d'être heureux de faire ce petit voyage. Un couple de touristes nous a dit qu'il ne fallait pas avoir peur dans certains passages traversés, ils l'avaient pris pour venir à Villefranche. Un jour peut être ce sera notre tour, lorsque je me fatiguerai moins vite, c'est une excursion qui me tente vraiment.
Dans la foulée, nous sommes allés visiter le monastère de St-Michel de Cuxa tout près de Prades, j'aime beaucoup visiter les monastères ou les prieurés, il y en a beaucoup dans la région. Là, je n'ai pas été déçue. Magnifique. Ce monastère a une histoire un peu agitée, à l'accueil on vous donne un guide écrit qui explique très bien. J'aime l'art roman, j'ai été gâtée, l'abbatiale est préromane et romane, ce style dépouillé, fait de simplicité est splendide, apaisant, l'abbatiale a été bien restaurée, ainsi que le cloître dont les colonnes sont toutes en marbre rose de Conflent, les chapiteaux sont beaux, souvent inspirés d'un style oriental, il a été reconstruit après avoir été complètement détruit en 1789, l'état vendait les bien ecclésiastiques. Les colonnes et les chapiteaux sont d'origine. On peut s'asseoir dans ce cloître et rester là à méditer, on se sent bien loin de tout ce qui agite le monde en ce moment. Ce sont des moines bénédictins qui occupent les lieux.
Je me pose souvent la question : A quoi servent les moines et les soeurs qui restent cloîtres, loin de tout? Ils prient pour le monde, mais après, n'est-ce pas un peu égoïste de vivre ainsi? J'aimerais comprendre. Je trouve qu'une mère Thérésa ou soeur Emmanuelle étaient beaucoup plus utiles aux déshérités, elles agissaient, dans les monastères rien ne semble les atteindre, ils prient, méditent, mais le monde peut s'écrouler. J'aurais vraiment eu du mal à rester dans un Carmel.,
Il y a trois ans, nous avions visité Serrabonne, c'était autre chose, mais tout aussi beau.
Si vous voulez voir les photos que nous avons prises, cliquez sur ce lien (vous mettez votre souris sur cette phrase et vous cliquez.)
Le coin lecture :
Je n'arrive pas à beaucoup lire en ce moment, mais j'ai tout de même fini le livre de Douglas Kennedy "Cet instant-là".
D'habitude j'apprécie Kennedy, même mieux je le lis avec beaucoup d'intérêt et là presque rien, la magie ne s'est pas produite Un livre de 493 pages pour n'écrire que des clichés, des évidences, une histoire un peu bancale.
Je termine toujours un livre, même s'il ne me passionne pas, la raison est que j'attends toujours le moment où enfin il sera intéressant et pour moi Kennedy est un auteur qui ne peut pas rater un bouquin, pas complètement dans tous les cas. Là, j'avoue avoir lu en diagonale quelques pages pour finir plus vite.
Je n'ai pas aimé l'histoire d'amour écrite en forme de bluette, un peu mièvre, par contre la ville de Berlin au moment où la ville est encore coupée en deux par le mur est bien décrite, mais on n'apprend rien, on connaît les ignominies de la Stasi, la façon dont ils arrivaient à détruire les êtres qu'ils arrêtaient, les cerveaux lavés par la torture, la difficulté de vivre des habitants de Berlin-Est.
C'est l'histoire d'un jeune américain qui fuit l'amour, qui ne veut pas s'attacher à aucune femme, il a vu trop de fois ses parents se déchirer. Il veut écrire, il écrit un premier livre sur l'Egype qui a un petit succès, il décide d'écrire sur Berlin et cela lui donne l'occasion de quitter une femme qui lui dit un jour qu'elle l'aime, il ne veut pas de cet attachement, l'amour le panique, il part à Berlin, se fait engager dans un journal où il fait la connaissance d'une dissidente Petra exilée à Berlin-Ouest, c'est l'amour fou jusqu'à ce que.....Si vous avez envie de le lire, je ne veux pas vous en dire plus. Il y a un film de Win Wenders qui décrit beaucoup mieux l'atmosphère de Berlin avant la destruction du mur. Kennedy écrit une caricature.
Je sais, Kennedy a voulu décrire l'instant où notre vie bascule, l'instant décisif où tout peut changer, où nous devons faire un choix. Le moment où un seul regard décide de la suite, mais il ne m'a pas convaincue. Le style est convenu, rien d'original.
J'ai tout de même beaucoup aimé un passage, le moment où il assiste à un concert dirigé par Karajan, cet homme splendide est superbement décrit, son air martial "sa contenance impériale" lorsqu'il dirige l'orchestre philarmonique qui exécute la 9ème symphonie de Mahler, cette page est passionnante à lire, les mots justes d'un grand écrivain, c'est presque le seul moment émouvant.
J'attends d'un livre qu'il me fasse rêver, qu'il m'éduque, qu'il m'apprenne des choses que j'ignorais.
C'est mon avis, vous aimerez peut être ce livre contrairement à moi.
Les dessins :
F.Hollande rame. Je ne veux pas le défendre à tout prix, mais comment juger une présidence sur trois mois. A chaque fois que nous changeons de parti en France, que ce soit la droite où la gauche le parti qui était en place semble oublier que lui même était à la tête du pays il n'y a pas si longtemps et que rien de bien n'est arrivé pendant ces années. La politique prend trop de place dans ce pays, pendant ce temps là des hommes souffrent.
DSK : Ouf! les humoristes vont avoir du grain à moudre. Il est vraiment infatigable, d'ailleurs Anne à le visage beaucoup plus reposé depuis qu'elle ne partage plus sa vie.
B.Arnault : Les dessins sont marrants.
N.Sarkozy : Comment a t-il pu croire que nous serions dupes. Nous n'avons jamais cru à son retrait de la vie politique, j'aurais tellement voulu qu'il tienne sa promesse.
J; Halliday : Au bout d'une vie il y a toujours le moment où nous avons des comptes à régler ou à donner, des comptes financiers ou des comptes moraux. Personne ne peut se dérober.Nous devons payer.
Bye MClaire.
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Hier, nous sommes allés à Villefranche-de-Conflent et à St-Michel de Cuxa. Une belle balade. Nous connaissions Villefranche, une année nous avions marché dans le Canigou, la montagne mythique des catalans et nous nous étions arrêtés à Villefranche, mais j'ai eu autant de plaisir à revisiter cette place forte édifiée par Vauban, il y avait du monde, le petit resto où nous nous sommes sustentés était complet, nous avons pris des pavés de morue gratinés à l'aïoli, c'est marrant ce plat est proposé dans tous les restaurants, Metro le fournisseur des restaurateurs doit en vendre beaucoup, mais c'était bon. Pas de dessert, je me prive du sucre depuis presque deux mois, un gros sacrifice, j'aime tant le goût du sucre, mais j'abusais un peu depuis quelque temps, un palliatif pour masquer mon angoisse face à la maladie, ça agissait très bien, il y a la drogue, l'alcool pour certains, pour moi c'est le sucre. Apparemment, il n'y a plus de raison que j'angoisse, donc je ne mange plus rien de sucré....Pour l'instant, il y a le selvia qui le remplace très bien.
Nous avons pu voir le petit train jaune qui passait, les gens qui étaient à bord nous ont fait des signes, ils avaient l'air d'être heureux de faire ce petit voyage. Un couple de touristes nous a dit qu'il ne fallait pas avoir peur dans certains passages traversés, ils l'avaient pris pour venir à Villefranche. Un jour peut être ce sera notre tour, lorsque je me fatiguerai moins vite, c'est une excursion qui me tente vraiment.
Dans la foulée, nous sommes allés visiter le monastère de St-Michel de Cuxa tout près de Prades, j'aime beaucoup visiter les monastères ou les prieurés, il y en a beaucoup dans la région. Là, je n'ai pas été déçue. Magnifique. Ce monastère a une histoire un peu agitée, à l'accueil on vous donne un guide écrit qui explique très bien. J'aime l'art roman, j'ai été gâtée, l'abbatiale est préromane et romane, ce style dépouillé, fait de simplicité est splendide, apaisant, l'abbatiale a été bien restaurée, ainsi que le cloître dont les colonnes sont toutes en marbre rose de Conflent, les chapiteaux sont beaux, souvent inspirés d'un style oriental, il a été reconstruit après avoir été complètement détruit en 1789, l'état vendait les bien ecclésiastiques. Les colonnes et les chapiteaux sont d'origine. On peut s'asseoir dans ce cloître et rester là à méditer, on se sent bien loin de tout ce qui agite le monde en ce moment. Ce sont des moines bénédictins qui occupent les lieux.
Je me pose souvent la question : A quoi servent les moines et les soeurs qui restent cloîtres, loin de tout? Ils prient pour le monde, mais après, n'est-ce pas un peu égoïste de vivre ainsi? J'aimerais comprendre. Je trouve qu'une mère Thérésa ou soeur Emmanuelle étaient beaucoup plus utiles aux déshérités, elles agissaient, dans les monastères rien ne semble les atteindre, ils prient, méditent, mais le monde peut s'écrouler. J'aurais vraiment eu du mal à rester dans un Carmel.,
Il y a trois ans, nous avions visité Serrabonne, c'était autre chose, mais tout aussi beau.
Si vous voulez voir les photos que nous avons prises, cliquez sur ce lien (vous mettez votre souris sur cette phrase et vous cliquez.)
Le coin lecture :
Je n'arrive pas à beaucoup lire en ce moment, mais j'ai tout de même fini le livre de Douglas Kennedy "Cet instant-là".
D'habitude j'apprécie Kennedy, même mieux je le lis avec beaucoup d'intérêt et là presque rien, la magie ne s'est pas produite Un livre de 493 pages pour n'écrire que des clichés, des évidences, une histoire un peu bancale.
Je termine toujours un livre, même s'il ne me passionne pas, la raison est que j'attends toujours le moment où enfin il sera intéressant et pour moi Kennedy est un auteur qui ne peut pas rater un bouquin, pas complètement dans tous les cas. Là, j'avoue avoir lu en diagonale quelques pages pour finir plus vite.
Je n'ai pas aimé l'histoire d'amour écrite en forme de bluette, un peu mièvre, par contre la ville de Berlin au moment où la ville est encore coupée en deux par le mur est bien décrite, mais on n'apprend rien, on connaît les ignominies de la Stasi, la façon dont ils arrivaient à détruire les êtres qu'ils arrêtaient, les cerveaux lavés par la torture, la difficulté de vivre des habitants de Berlin-Est.
C'est l'histoire d'un jeune américain qui fuit l'amour, qui ne veut pas s'attacher à aucune femme, il a vu trop de fois ses parents se déchirer. Il veut écrire, il écrit un premier livre sur l'Egype qui a un petit succès, il décide d'écrire sur Berlin et cela lui donne l'occasion de quitter une femme qui lui dit un jour qu'elle l'aime, il ne veut pas de cet attachement, l'amour le panique, il part à Berlin, se fait engager dans un journal où il fait la connaissance d'une dissidente Petra exilée à Berlin-Ouest, c'est l'amour fou jusqu'à ce que.....Si vous avez envie de le lire, je ne veux pas vous en dire plus. Il y a un film de Win Wenders qui décrit beaucoup mieux l'atmosphère de Berlin avant la destruction du mur. Kennedy écrit une caricature.
Je sais, Kennedy a voulu décrire l'instant où notre vie bascule, l'instant décisif où tout peut changer, où nous devons faire un choix. Le moment où un seul regard décide de la suite, mais il ne m'a pas convaincue. Le style est convenu, rien d'original.
J'ai tout de même beaucoup aimé un passage, le moment où il assiste à un concert dirigé par Karajan, cet homme splendide est superbement décrit, son air martial "sa contenance impériale" lorsqu'il dirige l'orchestre philarmonique qui exécute la 9ème symphonie de Mahler, cette page est passionnante à lire, les mots justes d'un grand écrivain, c'est presque le seul moment émouvant.
J'attends d'un livre qu'il me fasse rêver, qu'il m'éduque, qu'il m'apprenne des choses que j'ignorais.
C'est mon avis, vous aimerez peut être ce livre contrairement à moi.
Les dessins :
F.Hollande rame. Je ne veux pas le défendre à tout prix, mais comment juger une présidence sur trois mois. A chaque fois que nous changeons de parti en France, que ce soit la droite où la gauche le parti qui était en place semble oublier que lui même était à la tête du pays il n'y a pas si longtemps et que rien de bien n'est arrivé pendant ces années. La politique prend trop de place dans ce pays, pendant ce temps là des hommes souffrent.
DSK : Ouf! les humoristes vont avoir du grain à moudre. Il est vraiment infatigable, d'ailleurs Anne à le visage beaucoup plus reposé depuis qu'elle ne partage plus sa vie.
B.Arnault : Les dessins sont marrants.
N.Sarkozy : Comment a t-il pu croire que nous serions dupes. Nous n'avons jamais cru à son retrait de la vie politique, j'aurais tellement voulu qu'il tienne sa promesse.
J; Halliday : Au bout d'une vie il y a toujours le moment où nous avons des comptes à régler ou à donner, des comptes financiers ou des comptes moraux. Personne ne peut se dérober.Nous devons payer.
Bye MClaire.
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vendredi 31 août 2012
Nous voilà installés pour au moins trois semaines à Argelès, le wifi marche bien, je peux m'atteler à écrire une gazette.
J'ai lu cette semaine, j'ai fini un petit bouquin sans importance et j'ai commencé et fini "Monsieur le Commandant" de Romain Slocombe. Je n'ai pas lâché ce livre passionnant, il fallait que je le termine. J'ai refermé ce livre doucement, je n'arrivais pas à m'en détacher, j'étais dérangée, captivée, plein de sentiments m'agitaient, je me posais LA QUESTION :
"Quelle attitude aurait été la mienne à cette époque ?" Une chose est certaine, je n'aurais jamais collaborée, mais est-ce que j'aurais résistée? Est-ce que j'aurais été assez courageuse pour aider ceux qui fuyaient les nazis? Je me serais sans doute fondue dans la masse de ceux qui continuaient à vivre ou à essayer de vivre bon gré, mal gré, avec l'occupant qu'ils haïssaient. On ne peut jamais savoir avant d'être confronté à la situation.
J'ai souvent fait le parallèle avec la période actuelle, la haine de l'autre, l'étranger, les sentiments de toujours qui agitent certains d'entre nous, les discours que nous entendons de plus en plus souvent, ceux qui dénoncent un sans-papier, il y en a, J'ai fini par presque oublier, mais je me souviens encore de notre arrivée en France après l'Algérie, les mots qui blessent, les ricanements de ceux qui se moquaient de notre accent que j'essayais de perdre pour qu'on m'oublie et pourtant j'étais française. J'ai fini par perdre l'accent pied-noir, mais j'ai pris celui de Christian, une légère pointe d'accent du midi. On ne sait plus d'où je viens, sauf qu'en vieillissant je n'hésite plus à dire que je suis pied-noir, pourquoi renier ce qui a été ma jeunesse? Il y a longtemps que le désir de plaire au plus grand nombre m'a quittée.
Il y a aussi l'Allemagne, puissante, qui veut gouverner l' Europe, Paul-Jean Husson, le personnage principal du livre admire cette Allemagne, Hitler qui mettra enfin de l'ordre dans cette France vieillissante. "Le journaliste Gustave Hervé, ardent admirateur d'Hitler proposait aux dirigeants du parti Nazi une révision du traité de Versailles, il écrivait "L'heure du Socialisme National ne saurait tarder pour la France. Quand elle sonnera, l'heure de la réconciliation franco-allemande sera venue." L'académicien approuvait ce qui était écrit, il était convaincu par ces thèses.
Ce livre est une longue lettre écrite à un Commandant nazi par un académicien, écrivain, pétainiste, catholique fervent. Un style épistolaire qui fait tout l'attrait du livre. J'ai fini par me demander si l'histoire était vraie ou inventée. il y a beaucoup de références aux personnages de l'époque, des écrivains qui collaboraient avec l'occupant, de rappels historiques.
C'est l'histoire d'un homme intelligent, érudit, qui habite en Normandie, deux enfants, une fille adorée, un fils qui ne le satisfait pas tout à fait, violoniste et qui un jour juste avant la déclaration de la guerre présente une allemande à ses parents, mais en cachant le plus important, elle est juive, religion que les parents très pratiquants n'admettraient pas.
La guerre déclarée le fils prend le chemin de la résistance en laissant sa femme et sa petite-fille à Paris, sans deviner que son père est tombé très amoureux de sa belle-fille allemande et juive, lui qui vomit la race juive. Il a pourtant un doute sur les origines de celle-ci et fait mener une enquête par un détective. Il sait, mais son amour qui devient obsessionnelle est le plus fort. Pour la voir, il fait abstraction de sa haine des juifs et s'occupe avec attention d'elle et de sa petite fille. Paul-Jean Husson personnage plein de zones d'ombres, l'amour et la haine coexistent chez lui, il devient pourtant journaliste du quotidien local en écrivant des articles qui dénoncent les juifs d'une façon très violente. Un jour arrive ce qui n'aurait jamais dû se passer, il couche avec sa belle-fille dans un moment d'égarement, elle fuit, horrifiée par ce qui vient d'arriver, mais elle est enceinte de lui. Pour lui, la seule issue est de la dénoncer. Je vous laisse lire la suite, parce que ce livre doit absolument être lu.
Comment peut-on haïr autant? Comment les autorités françaises de l'époque ont-elles pu sacrifier des femmes, des enfants, des hommes au nom d'une idéologie pétainiste.
Lecteur d'une lettre, nous avons l'impression d'être voyeur, un peu complice, c'est sans doute cela qui dérange et qui laisse un sentiment de culpabilité. "Si j'avais vécu à cette époque, j'aurais fait quoi?"
Ce livre n'est pas en poche.
J'ai un Douglas Kennedy à lire et un Anna Gavalda. Du bon temps à prendre sur mon transat. il faudrait aussi que je lise "mes mots en poche", ce serait raisonnable.
Je n'ai que deux dessins à vous proposer, pas eu le temps d'en rechercher d'autres, ce sera pour la prochaine fois.
J'espère que l'essence aura encore baissée lorsque nous repartirons chez nous, avec notre caravane.
La pub à la ttélé. Vous en pensez quoi? Perso, je m'en fiche, je me couche toujours très tard. Bye MClaire.
J'ai lu cette semaine, j'ai fini un petit bouquin sans importance et j'ai commencé et fini "Monsieur le Commandant" de Romain Slocombe. Je n'ai pas lâché ce livre passionnant, il fallait que je le termine. J'ai refermé ce livre doucement, je n'arrivais pas à m'en détacher, j'étais dérangée, captivée, plein de sentiments m'agitaient, je me posais LA QUESTION :
"Quelle attitude aurait été la mienne à cette époque ?" Une chose est certaine, je n'aurais jamais collaborée, mais est-ce que j'aurais résistée? Est-ce que j'aurais été assez courageuse pour aider ceux qui fuyaient les nazis? Je me serais sans doute fondue dans la masse de ceux qui continuaient à vivre ou à essayer de vivre bon gré, mal gré, avec l'occupant qu'ils haïssaient. On ne peut jamais savoir avant d'être confronté à la situation.
J'ai souvent fait le parallèle avec la période actuelle, la haine de l'autre, l'étranger, les sentiments de toujours qui agitent certains d'entre nous, les discours que nous entendons de plus en plus souvent, ceux qui dénoncent un sans-papier, il y en a, J'ai fini par presque oublier, mais je me souviens encore de notre arrivée en France après l'Algérie, les mots qui blessent, les ricanements de ceux qui se moquaient de notre accent que j'essayais de perdre pour qu'on m'oublie et pourtant j'étais française. J'ai fini par perdre l'accent pied-noir, mais j'ai pris celui de Christian, une légère pointe d'accent du midi. On ne sait plus d'où je viens, sauf qu'en vieillissant je n'hésite plus à dire que je suis pied-noir, pourquoi renier ce qui a été ma jeunesse? Il y a longtemps que le désir de plaire au plus grand nombre m'a quittée.
Il y a aussi l'Allemagne, puissante, qui veut gouverner l' Europe, Paul-Jean Husson, le personnage principal du livre admire cette Allemagne, Hitler qui mettra enfin de l'ordre dans cette France vieillissante. "Le journaliste Gustave Hervé, ardent admirateur d'Hitler proposait aux dirigeants du parti Nazi une révision du traité de Versailles, il écrivait "L'heure du Socialisme National ne saurait tarder pour la France. Quand elle sonnera, l'heure de la réconciliation franco-allemande sera venue." L'académicien approuvait ce qui était écrit, il était convaincu par ces thèses.
Ce livre est une longue lettre écrite à un Commandant nazi par un académicien, écrivain, pétainiste, catholique fervent. Un style épistolaire qui fait tout l'attrait du livre. J'ai fini par me demander si l'histoire était vraie ou inventée. il y a beaucoup de références aux personnages de l'époque, des écrivains qui collaboraient avec l'occupant, de rappels historiques.
C'est l'histoire d'un homme intelligent, érudit, qui habite en Normandie, deux enfants, une fille adorée, un fils qui ne le satisfait pas tout à fait, violoniste et qui un jour juste avant la déclaration de la guerre présente une allemande à ses parents, mais en cachant le plus important, elle est juive, religion que les parents très pratiquants n'admettraient pas.
La guerre déclarée le fils prend le chemin de la résistance en laissant sa femme et sa petite-fille à Paris, sans deviner que son père est tombé très amoureux de sa belle-fille allemande et juive, lui qui vomit la race juive. Il a pourtant un doute sur les origines de celle-ci et fait mener une enquête par un détective. Il sait, mais son amour qui devient obsessionnelle est le plus fort. Pour la voir, il fait abstraction de sa haine des juifs et s'occupe avec attention d'elle et de sa petite fille. Paul-Jean Husson personnage plein de zones d'ombres, l'amour et la haine coexistent chez lui, il devient pourtant journaliste du quotidien local en écrivant des articles qui dénoncent les juifs d'une façon très violente. Un jour arrive ce qui n'aurait jamais dû se passer, il couche avec sa belle-fille dans un moment d'égarement, elle fuit, horrifiée par ce qui vient d'arriver, mais elle est enceinte de lui. Pour lui, la seule issue est de la dénoncer. Je vous laisse lire la suite, parce que ce livre doit absolument être lu.
Comment peut-on haïr autant? Comment les autorités françaises de l'époque ont-elles pu sacrifier des femmes, des enfants, des hommes au nom d'une idéologie pétainiste.
Lecteur d'une lettre, nous avons l'impression d'être voyeur, un peu complice, c'est sans doute cela qui dérange et qui laisse un sentiment de culpabilité. "Si j'avais vécu à cette époque, j'aurais fait quoi?"
Ce livre n'est pas en poche.
J'ai un Douglas Kennedy à lire et un Anna Gavalda. Du bon temps à prendre sur mon transat. il faudrait aussi que je lise "mes mots en poche", ce serait raisonnable.
Je n'ai que deux dessins à vous proposer, pas eu le temps d'en rechercher d'autres, ce sera pour la prochaine fois.
J'espère que l'essence aura encore baissée lorsque nous repartirons chez nous, avec notre caravane.
La pub à la ttélé. Vous en pensez quoi? Perso, je m'en fiche, je me couche toujours très tard. Bye MClaire.
dimanche 19 août 2012
Ma fille revenait de vacances avec sa famille cet après-midi et la copine de Caroline. Les jeunes ne savent plus partir avec leurs parents sans compagnie. La peur de s'ennuyer; Caroline a clamé bien haut que 8 jours dans un mobilhome au camping c'était largement suffisant, elle va avoir 17 ans, l'âge où les parents sont encombrants, ces grands ados ne sont satisfaits de rien, ils ne savent vivre qu'en meute, ont leurs codes dont nous sommes exclus. Je la regardais tout de même avec tendresse, elle change à une rapidité, bientôt ce sera une femme et pourtant il me semble qu'hier encore elle suçait son doudou pelotonnée sur le canapé. De tous mes petits enfants Caroline est celle dont je me suis le moins occupée, elle ne voulait pas quitter sa maman, maintenant elle voudrait bien que sa maman s'occupe un peu moins d'elle.
7 milliards d'hommes sur terre vieillissent tous en même temps, elle, moi, vous. Il faut bien l'admettre.
Hier, j'ai lu d'un seul trait "Cet été là" de Véronique Olmi, enfin pas tout à fait d'un seul trait, il y a eu la longue conversation téléphonique avec ma vieille copine, qu'est ce que ça fait du bien de rire, de dire des bêtises comme lorsque nous avions 30 ans, je lui disais justement que j'étais en train de lire ce bouquin qui me plaisait beaucoup, bien que ce ne soit pas le livre de l'année, juste un roman pour l'été, pas épais, vite lu, légèrement futile, un peu superficiel, mais en même temps il y a des passages un peu plus graves qui peuvent inviter à la réflexion.
J'avais lu "Le premier amour" du même auteure. j'avais bien aimé pour les mêmes raisons.
Là, trois couples se retrouvent le 14 juillet dans une maison de vacances comme chaque année depuis longtemps. C'est à Coutainville, et je dois avouer que j'ai eu très envie de passer quelques jours dans cette région, le Cotentin, bien décrit, sous le soleil et sous la pluie. Les enfants du couple propriétaire de la maison ont grandi, les sentiments des parents qui s'aimaient si fort s'éteignent, un couple riche mais malheureux. Je dois écrire que cette pauvre Delphine ne m'a pas émue du tout, elle possède tout mais a besoin d'aller voir ailleurs, elle s'ennuie tellement dans son bel appartement, un mari souvent absent pour ses affaires qu'elle trompe et qui le sait. Ils n'arrivent pas à se quitter ni à se retrouver. Ils ont besoin de leur bande de copains pour se supporter, ce week-end sera celui des grandes décisions.J'ai mieux aimé le personnage de Denis, le mari en colère qui ne comprend pas.
Il y a le couple marié depuis longtemps, toujours amoureux, mais quelques fêlures apparaissent au fur et à mesure des jours qui passent. Marie est comédienne sans travail, Nicolas n'ose pas lui dire qu'elle devrait abandonner ce métier qui n'est plus fait pour elle.
Il y a aussi Lola, célibataire, affranchie de toutes entraves, ancienne correspondante de guerre, elle amène presque chaque été dans cette maison un nouvel amant. Celui qui l'accompagne est plus jeune qu'elle, elle semble très insouciante et cache pourtant un lourd secret, l'abandon d'un enfant à la DASS lorsqu'elle était très jeune.
Ce passage est émouvant parce qu'il peut être vrai, il est vrai.
Je n'ai jamais pu oublier la scène que j'ai vécue lorsque mon deuxième enfant est né, dans la chambre où plusieurs mamans se trouvaient, j'étais en face d'une jeune femme pas de berceau au bout de son lit, puis une femme est entrée avec un petit paquet bien enveloppé dans les bras, c'était un bébé, aussitôt l'accouchée s'est retournée, elle ne voulait pas voir cet enfant qu'elle allait abandonner. Rien pas une parole, elle était muette et certainement désespérée Je pense que les choses se font maintenant d'une façon beaucoup plus discrète et avec plus d'humanité. C'était à Baudelocque à Paris en 1966, rien ne serait pareil de nos jours.
J'ai aussi pensé au mot "délivrance " qui apparaît dans le livre et qui est prononcé par les médecins au moment de l'accouchement. Je trouve ce mot bizarre, il ne me convient pas, j'ai adoré attendre mes enfants, être enceinte, je n'étais pas du tout pressée qu'ils viennent au monde, d'ailleurs ils devaient le ressentir, ils ne sont pas nés aux dates prévues, 10 jours plus tard, pour moi ce n'était pas "une délivrance", au contraire. On délivre quelqu'un pour qu'il aille vivre sa vie, loin d'une prison. Une maman n'est pas une prison.
ll y a Dimitri ce jeune qui vient semer le trouble, un perturbateur mystérieux.
La maison a une place importante dans ce roman, faite pour accueillir.
Un livre qui m'a fait une fois de plus penser à un film de Claude Sautet, des copains, le temps qui passe, la solitude, les failles de chacun, les grandes tablées, les rires, le vin, les regards, des couples qui s'effilochent, les non-dits. Un très bon scénario pour ce cinéaste de génie qui n'est hélas plus là..
Je le répète, un livre pour l'été, si vous n'êtes pas encore parti en vacances, vous pouvez l'acheter en poche.
Normalement nous partons en fin de semaine, je dis normalement parce que cela fait deux ans de suite que notre départ pour Argelès a été contrarié à cause de mes ennuis de santé, alors je reste prudente, j'espère que rien ne viendra nous empêcher de partir, Christian a eu très mal au dos, il semble aller mieux, croisons les doigts.
J'espère aussi que le wifi fonctionnera au camping pour tenir le site à jour, sinon il restera en sommeil.
Les dessins :
La canicule, ici nous n'avons pas souffert du tout, il faisait très bon sous notre parasol tout à l'heure avec les enfants dans le jardin, le gâteau aux pommes a été dévoré, la glace aussi, un bon moment sur le chemin du retour des vacances. Cela ne m'empêche pas de penser aux pauvres gens qui souffrent de toute cette violence. Pourquoi ont-ils ce besoin de casser, ils détruisent leur propre environnement qu'ils détestent sans aucun doute, mais ce n'est pas la solution. Lorsque l'état avait les moyens, il fallait détruire toutes ces cités et reloger sans créer de ghetto, éparpiller dans les villes. Enfin, je ne suis sans doute pas apte à juger.
Pas de connection pour Valérie. Un rêve.
Les humoristes et dessinateurs retrouvent l'inspiration.
Patrick Ricard est mort sur l'ile de Bendor face à Bandol, nous allions y faire un tour lorsque nous étions en vacances, l'île était ouverte à tous. Le dessin est drôle, pas irrespectueux du tout.
Bye MClaire.
7 milliards d'hommes sur terre vieillissent tous en même temps, elle, moi, vous. Il faut bien l'admettre.
Hier, j'ai lu d'un seul trait "Cet été là" de Véronique Olmi, enfin pas tout à fait d'un seul trait, il y a eu la longue conversation téléphonique avec ma vieille copine, qu'est ce que ça fait du bien de rire, de dire des bêtises comme lorsque nous avions 30 ans, je lui disais justement que j'étais en train de lire ce bouquin qui me plaisait beaucoup, bien que ce ne soit pas le livre de l'année, juste un roman pour l'été, pas épais, vite lu, légèrement futile, un peu superficiel, mais en même temps il y a des passages un peu plus graves qui peuvent inviter à la réflexion.
J'avais lu "Le premier amour" du même auteure. j'avais bien aimé pour les mêmes raisons.
Là, trois couples se retrouvent le 14 juillet dans une maison de vacances comme chaque année depuis longtemps. C'est à Coutainville, et je dois avouer que j'ai eu très envie de passer quelques jours dans cette région, le Cotentin, bien décrit, sous le soleil et sous la pluie. Les enfants du couple propriétaire de la maison ont grandi, les sentiments des parents qui s'aimaient si fort s'éteignent, un couple riche mais malheureux. Je dois écrire que cette pauvre Delphine ne m'a pas émue du tout, elle possède tout mais a besoin d'aller voir ailleurs, elle s'ennuie tellement dans son bel appartement, un mari souvent absent pour ses affaires qu'elle trompe et qui le sait. Ils n'arrivent pas à se quitter ni à se retrouver. Ils ont besoin de leur bande de copains pour se supporter, ce week-end sera celui des grandes décisions.J'ai mieux aimé le personnage de Denis, le mari en colère qui ne comprend pas.
Il y a le couple marié depuis longtemps, toujours amoureux, mais quelques fêlures apparaissent au fur et à mesure des jours qui passent. Marie est comédienne sans travail, Nicolas n'ose pas lui dire qu'elle devrait abandonner ce métier qui n'est plus fait pour elle.
Il y a aussi Lola, célibataire, affranchie de toutes entraves, ancienne correspondante de guerre, elle amène presque chaque été dans cette maison un nouvel amant. Celui qui l'accompagne est plus jeune qu'elle, elle semble très insouciante et cache pourtant un lourd secret, l'abandon d'un enfant à la DASS lorsqu'elle était très jeune.
Ce passage est émouvant parce qu'il peut être vrai, il est vrai.
Je n'ai jamais pu oublier la scène que j'ai vécue lorsque mon deuxième enfant est né, dans la chambre où plusieurs mamans se trouvaient, j'étais en face d'une jeune femme pas de berceau au bout de son lit, puis une femme est entrée avec un petit paquet bien enveloppé dans les bras, c'était un bébé, aussitôt l'accouchée s'est retournée, elle ne voulait pas voir cet enfant qu'elle allait abandonner. Rien pas une parole, elle était muette et certainement désespérée Je pense que les choses se font maintenant d'une façon beaucoup plus discrète et avec plus d'humanité. C'était à Baudelocque à Paris en 1966, rien ne serait pareil de nos jours.
J'ai aussi pensé au mot "délivrance " qui apparaît dans le livre et qui est prononcé par les médecins au moment de l'accouchement. Je trouve ce mot bizarre, il ne me convient pas, j'ai adoré attendre mes enfants, être enceinte, je n'étais pas du tout pressée qu'ils viennent au monde, d'ailleurs ils devaient le ressentir, ils ne sont pas nés aux dates prévues, 10 jours plus tard, pour moi ce n'était pas "une délivrance", au contraire. On délivre quelqu'un pour qu'il aille vivre sa vie, loin d'une prison. Une maman n'est pas une prison.
ll y a Dimitri ce jeune qui vient semer le trouble, un perturbateur mystérieux.
La maison a une place importante dans ce roman, faite pour accueillir.
Un livre qui m'a fait une fois de plus penser à un film de Claude Sautet, des copains, le temps qui passe, la solitude, les failles de chacun, les grandes tablées, les rires, le vin, les regards, des couples qui s'effilochent, les non-dits. Un très bon scénario pour ce cinéaste de génie qui n'est hélas plus là..
Je le répète, un livre pour l'été, si vous n'êtes pas encore parti en vacances, vous pouvez l'acheter en poche.
Normalement nous partons en fin de semaine, je dis normalement parce que cela fait deux ans de suite que notre départ pour Argelès a été contrarié à cause de mes ennuis de santé, alors je reste prudente, j'espère que rien ne viendra nous empêcher de partir, Christian a eu très mal au dos, il semble aller mieux, croisons les doigts.
J'espère aussi que le wifi fonctionnera au camping pour tenir le site à jour, sinon il restera en sommeil.
Les dessins :
La canicule, ici nous n'avons pas souffert du tout, il faisait très bon sous notre parasol tout à l'heure avec les enfants dans le jardin, le gâteau aux pommes a été dévoré, la glace aussi, un bon moment sur le chemin du retour des vacances. Cela ne m'empêche pas de penser aux pauvres gens qui souffrent de toute cette violence. Pourquoi ont-ils ce besoin de casser, ils détruisent leur propre environnement qu'ils détestent sans aucun doute, mais ce n'est pas la solution. Lorsque l'état avait les moyens, il fallait détruire toutes ces cités et reloger sans créer de ghetto, éparpiller dans les villes. Enfin, je ne suis sans doute pas apte à juger.
Pas de connection pour Valérie. Un rêve.
Les humoristes et dessinateurs retrouvent l'inspiration.
Patrick Ricard est mort sur l'ile de Bendor face à Bandol, nous allions y faire un tour lorsque nous étions en vacances, l'île était ouverte à tous. Le dessin est drôle, pas irrespectueux du tout.
Bye MClaire.
dimanche 12 août 2012
Nous avons acheté Marianne aujourd'hui, j'ai pu lire l'article sur le scrabble consacré au championnat du monde à Montauban. L'article est très bien écrit, en le lisant je pensais qu'il aurait pu être raconté par un journaliste sportif sur France2, celui que l'on ne voit jamais et qui raconte si bien le sport, un vrai conteur avec un très joli vocabulaire.
J'espère que cela incitera quelques jeunes à jouer, la fédé en a bien besoin, le festival d'Aix-les-Bains n'est pas complet, La Rochelle non plus pour le tournoi du week-end, il y a une vraie désaffection qui est à mon avis inquiétante. Certains pensent que le nouveau classement y est pour beaucoup, c'est peut-être une réponse, mais le vieillissement et la lassitude des joueurs est aussi une réalité. J'ai commencé à jouer à 42-43 ans, parcouru des milliers de kilomètres pour assouvir cette passion, dépensé....combien? Je n'en sais rien, je n'ai jamais voulu compter et là en ce moment je sens une certaine lassitude + du découragement, j'ai très bien joué le championnat de France, avec l'ancien classement je grimpais, là cela m'a permis de remonter quelques places et je ne repasserai même pas en 3A à la fin de la saison, je suis en 3B, j'y reste. Je finis par dire "Il faut jouer pour le plaisir" mais alors pourquoi aller disputer des tournois très loin; autant rester dans sa paroisse et jouer pour passer le temps et pour le plaisir. Je jouerai le festival d'Argelès mais uniquement parce que nous allons passer le mois de septembre là-bas et le camping est pile en face de la salle de jeu, ce serait dommage de ne pas participer, je jouerai La Rochelle parce qu'en remontant nous y passons, c'est notre route pour rentrer chez nous.
et s'il fait beau nous resterons encore un peu à Angoulins vivre les premiers jours de l'automne, j'aime tant ce coin.
Je compte bien sur la fédé pour revoir le classement et surtout pour nous redonner le goût de jouer en compétition. Un gros chantier en perspective, d'autant plus que la crise économique nous touche aussi. Faut-il inventer autre chose qui remplacerait les grands festivals, le budget d'une grosse semaine de scrabble est trop lourd pour certains. Attendons, je suis certaine que l'imagination sera au rendez-vous pour que nous puissions continuer à manipuler nos lettres avec la même passion.
Il y a déjà du progrès puisqu'un grand hebdomadaire a bien voulu consacrer quatre pages au scrabble. Bravo pour avor réussi à convaincre la presse. Achetez Marianne, même si ce journal n'épouse pas vos convictions politiques.
Christian vient de réussir à mettre les quatre pages sur notre site "Pays de Vannes".
Vous pourrez lire l'article. Pour lire les pages en dimension réelle cliquez sur la page.
Passons à autre chose, à la lecture par exemple; J'ai lu deux bouquins, j'ai fini "Le chagrin de Lionel Duroy, 734 pages et j'ai lu "Femmes de dictateur" de l'historienne Diane Ducret. Les deux étaient très intéressants, il y a une trame commune dans les deux, l'histoire.
Dans le bouquin de Duroy, c'est une fresque des années 40 à notre époque, tout en racontant l'histoire d'une famille. J'ai aimé. Le personnage principal du roman, qui est autobiographique, est l'enfant d'une famille nombreuse, très catholique le couple ne pratique pas la contraception, pas question, 11 enfants qui arrivent les uns après les autres, une mère complètement déjantée, qui ne pardonne pas à son mari de ne pas lui procurer la vie mondaine dont elle rêve, Toto le mari, c'est son surnom est l'enfant unique d'une famille d'aristocrates désargentés, elle la fille de bourgeois. Il faut que l'aristo travaille, il devient représentant pas de quoi faire mener la grande vie à sa bourgeoise, mais il veut absolument lui plaire, la gâter, il y a un amour charnel entre ces deux là. Toto va donc mentir, magouiller tout au long de sa vie, les enfants vont souffrir, le narrateur encore plus, il sera marqué à jamais par cette enfance; cette vie instable, les huissiers, l'expulsion des appartements parce que le loyer n'est pas payé, l'exclusion des lycées privés pour non paiement des trimestres, l'école publique n'était pas digne de la famille d'après la mère. Forcément, il y a les relations entre les enfants qui sont racontées, pas facile de faire sa place dans une famille nombreuse, l'admiration pour le grand frère Frédéric, Nicolas qui fait sa vie sans s'occuper des autres et qui deviendra un grand photographe, les petits qui subissent les crises hystériques de la mère et la difficulté d'aimer une femme lorsque la mère a tant marqué la vie des enfants par son attitude, ne pas savoir aimer, fuir dans les moments où l'autre a le plus besoin de vous parce qu'on ne sait pas donner, consoler.
L'histoire se mêle au récit, la lâcheté du père au moment de la résistance, son adhésion au parti d'extrême droite, ensuite l'Algérie puis la Nouvelle -Calédonie, là j'ai beaucoup appris, je connaissais mal l'histoire de cette bande de terre si loin de nous; L'expropriation des Canaques à l'arrivée des petits blancs qui arrivaient de Nantes au mois d'avril 1899, les Lapetite futurs meurtriers des frères Tjibaou. Les caféiers étaient plantés, les cocotiers aussi par les Canaques, les blancs ne se sont posés aucune question, le gouvernement leur a donné des concessions, ils se sont appropriés les plantations jusqu'au moment des événements que nous connaissons. Les Canaques ont repris leur terre à Hiengène. Les blancs ne connaissaient pas l'histoire de leurs aïeux, ils étaient aussi les victimes de l'histoire, ils avaient été trompés; Ils vivent maintenant dans des baraquements, près de Nouméa, loin de leurs maisons incendiées, dévastées;
Une saga familiale désastreuse mais un écrivain talentueux qui en révélant l'histoire de sa famille s'est fâché avec tous les siens, il pensait que son premier livre "Priez pour nous" serait une vraie thérapie pour exorciser leur enfance, cela a été le contraire, il ne fallait pas rendre publique leur histoire. Je n'ai pas lu "Priez pour nous" mais "Le chagrin" m'a beaucoup émue.
Monique Le Tallec m'a prêté un bouquin "Femmes de dictateurs", vite lu, intéressant. Là encore nous apprenons. Nous connaissons tous malheureusement les noms de Mussolini, Ceausescu, Mao, Hitler, Salazar, Lenine, Staline, Bokassa, mais nous connaissons mal celles qui ont été si importantes dans leur vie. Je ne savais pas que Salazar était célibataire, cet ancien séminariste qui prêchait la pudeur, la chasteté pour les autres mais qui ne se gênait pas pour trousser les jupons, un redoutable séducteur, et qui pouvait aimer plusieurs femmes en même temps.
Lénine avait le même discours, mais il faisait mènage à trois. Hitler recevait des lettres enflammées, digne d'un sex-symbol, il reçut plus de lettres de fans que Mick Jagger et les Beattles réunis. Mao avait une sexualité débridée. Mussolini était un rustre, il pouvait violer si la femme résistait, exclusif et cruel, Clara son dernier amour est morte avec lui sous les balles des partisans italiens, elle l'aimait beaucoup plus que lui l'aimait, sa dernière parole avant de mourir " Es-tu content que je t'aie suivi jusqu'au bout." Il n'a pas répondu.
Bokassa grand ami de Giscard, épousait à tour de bras, il honorait quatre femmes dans la journée, bon je sais bien comme disent les berrichons "Changement d'herbage ravit les viaux" mais tout de même !! Giscard lui était très admiratif de Catherine, la femme officielle de Bokassa, mais là c'est du cancan.
Les femmes étaient très influentes dans leur vie. Femmes de l'ombre ou au contraire, omniprésentes dans la vie politique.
Le pouvoir est vraiment aphrodisiaque.
Je me demande si DSK avait lu ce livre avant ses dernières incartades, m'étonne pas qu'il se soit tout permis puisque d'autres avant lui avaient atteints la plus haute marche du pouvoir sans conséquences.
Dessins :
BHL toujours présent sur le front !!
Sarko qui veut revenir dans l'actualité, mais là je pense qu'il s'est planté; Il ne peut pas bronzer tranquille; il faut qu'il se manifeste, c'est malgré lui..
Parlons du bronzage de nos ex et du nouveau.
Est-ce qu'il y a une vie sur Mars?
Bye MClaire.
J'espère que cela incitera quelques jeunes à jouer, la fédé en a bien besoin, le festival d'Aix-les-Bains n'est pas complet, La Rochelle non plus pour le tournoi du week-end, il y a une vraie désaffection qui est à mon avis inquiétante. Certains pensent que le nouveau classement y est pour beaucoup, c'est peut-être une réponse, mais le vieillissement et la lassitude des joueurs est aussi une réalité. J'ai commencé à jouer à 42-43 ans, parcouru des milliers de kilomètres pour assouvir cette passion, dépensé....combien? Je n'en sais rien, je n'ai jamais voulu compter et là en ce moment je sens une certaine lassitude + du découragement, j'ai très bien joué le championnat de France, avec l'ancien classement je grimpais, là cela m'a permis de remonter quelques places et je ne repasserai même pas en 3A à la fin de la saison, je suis en 3B, j'y reste. Je finis par dire "Il faut jouer pour le plaisir" mais alors pourquoi aller disputer des tournois très loin; autant rester dans sa paroisse et jouer pour passer le temps et pour le plaisir. Je jouerai le festival d'Argelès mais uniquement parce que nous allons passer le mois de septembre là-bas et le camping est pile en face de la salle de jeu, ce serait dommage de ne pas participer, je jouerai La Rochelle parce qu'en remontant nous y passons, c'est notre route pour rentrer chez nous.
et s'il fait beau nous resterons encore un peu à Angoulins vivre les premiers jours de l'automne, j'aime tant ce coin.
Je compte bien sur la fédé pour revoir le classement et surtout pour nous redonner le goût de jouer en compétition. Un gros chantier en perspective, d'autant plus que la crise économique nous touche aussi. Faut-il inventer autre chose qui remplacerait les grands festivals, le budget d'une grosse semaine de scrabble est trop lourd pour certains. Attendons, je suis certaine que l'imagination sera au rendez-vous pour que nous puissions continuer à manipuler nos lettres avec la même passion.
Il y a déjà du progrès puisqu'un grand hebdomadaire a bien voulu consacrer quatre pages au scrabble. Bravo pour avor réussi à convaincre la presse. Achetez Marianne, même si ce journal n'épouse pas vos convictions politiques.
Christian vient de réussir à mettre les quatre pages sur notre site "Pays de Vannes".
Vous pourrez lire l'article. Pour lire les pages en dimension réelle cliquez sur la page.
Passons à autre chose, à la lecture par exemple; J'ai lu deux bouquins, j'ai fini "Le chagrin de Lionel Duroy, 734 pages et j'ai lu "Femmes de dictateur" de l'historienne Diane Ducret. Les deux étaient très intéressants, il y a une trame commune dans les deux, l'histoire.
Dans le bouquin de Duroy, c'est une fresque des années 40 à notre époque, tout en racontant l'histoire d'une famille. J'ai aimé. Le personnage principal du roman, qui est autobiographique, est l'enfant d'une famille nombreuse, très catholique le couple ne pratique pas la contraception, pas question, 11 enfants qui arrivent les uns après les autres, une mère complètement déjantée, qui ne pardonne pas à son mari de ne pas lui procurer la vie mondaine dont elle rêve, Toto le mari, c'est son surnom est l'enfant unique d'une famille d'aristocrates désargentés, elle la fille de bourgeois. Il faut que l'aristo travaille, il devient représentant pas de quoi faire mener la grande vie à sa bourgeoise, mais il veut absolument lui plaire, la gâter, il y a un amour charnel entre ces deux là. Toto va donc mentir, magouiller tout au long de sa vie, les enfants vont souffrir, le narrateur encore plus, il sera marqué à jamais par cette enfance; cette vie instable, les huissiers, l'expulsion des appartements parce que le loyer n'est pas payé, l'exclusion des lycées privés pour non paiement des trimestres, l'école publique n'était pas digne de la famille d'après la mère. Forcément, il y a les relations entre les enfants qui sont racontées, pas facile de faire sa place dans une famille nombreuse, l'admiration pour le grand frère Frédéric, Nicolas qui fait sa vie sans s'occuper des autres et qui deviendra un grand photographe, les petits qui subissent les crises hystériques de la mère et la difficulté d'aimer une femme lorsque la mère a tant marqué la vie des enfants par son attitude, ne pas savoir aimer, fuir dans les moments où l'autre a le plus besoin de vous parce qu'on ne sait pas donner, consoler.
L'histoire se mêle au récit, la lâcheté du père au moment de la résistance, son adhésion au parti d'extrême droite, ensuite l'Algérie puis la Nouvelle -Calédonie, là j'ai beaucoup appris, je connaissais mal l'histoire de cette bande de terre si loin de nous; L'expropriation des Canaques à l'arrivée des petits blancs qui arrivaient de Nantes au mois d'avril 1899, les Lapetite futurs meurtriers des frères Tjibaou. Les caféiers étaient plantés, les cocotiers aussi par les Canaques, les blancs ne se sont posés aucune question, le gouvernement leur a donné des concessions, ils se sont appropriés les plantations jusqu'au moment des événements que nous connaissons. Les Canaques ont repris leur terre à Hiengène. Les blancs ne connaissaient pas l'histoire de leurs aïeux, ils étaient aussi les victimes de l'histoire, ils avaient été trompés; Ils vivent maintenant dans des baraquements, près de Nouméa, loin de leurs maisons incendiées, dévastées;
Une saga familiale désastreuse mais un écrivain talentueux qui en révélant l'histoire de sa famille s'est fâché avec tous les siens, il pensait que son premier livre "Priez pour nous" serait une vraie thérapie pour exorciser leur enfance, cela a été le contraire, il ne fallait pas rendre publique leur histoire. Je n'ai pas lu "Priez pour nous" mais "Le chagrin" m'a beaucoup émue.
Monique Le Tallec m'a prêté un bouquin "Femmes de dictateurs", vite lu, intéressant. Là encore nous apprenons. Nous connaissons tous malheureusement les noms de Mussolini, Ceausescu, Mao, Hitler, Salazar, Lenine, Staline, Bokassa, mais nous connaissons mal celles qui ont été si importantes dans leur vie. Je ne savais pas que Salazar était célibataire, cet ancien séminariste qui prêchait la pudeur, la chasteté pour les autres mais qui ne se gênait pas pour trousser les jupons, un redoutable séducteur, et qui pouvait aimer plusieurs femmes en même temps.
Lénine avait le même discours, mais il faisait mènage à trois. Hitler recevait des lettres enflammées, digne d'un sex-symbol, il reçut plus de lettres de fans que Mick Jagger et les Beattles réunis. Mao avait une sexualité débridée. Mussolini était un rustre, il pouvait violer si la femme résistait, exclusif et cruel, Clara son dernier amour est morte avec lui sous les balles des partisans italiens, elle l'aimait beaucoup plus que lui l'aimait, sa dernière parole avant de mourir " Es-tu content que je t'aie suivi jusqu'au bout." Il n'a pas répondu.
Bokassa grand ami de Giscard, épousait à tour de bras, il honorait quatre femmes dans la journée, bon je sais bien comme disent les berrichons "Changement d'herbage ravit les viaux" mais tout de même !! Giscard lui était très admiratif de Catherine, la femme officielle de Bokassa, mais là c'est du cancan.
Les femmes étaient très influentes dans leur vie. Femmes de l'ombre ou au contraire, omniprésentes dans la vie politique.
Le pouvoir est vraiment aphrodisiaque.
Je me demande si DSK avait lu ce livre avant ses dernières incartades, m'étonne pas qu'il se soit tout permis puisque d'autres avant lui avaient atteints la plus haute marche du pouvoir sans conséquences.
Dessins :
BHL toujours présent sur le front !!
Sarko qui veut revenir dans l'actualité, mais là je pense qu'il s'est planté; Il ne peut pas bronzer tranquille; il faut qu'il se manifeste, c'est malgré lui..
Parlons du bronzage de nos ex et du nouveau.
Est-ce qu'il y a une vie sur Mars?
Bye MClaire.
jeudi 2 août 2012
Je me mets devant l'ordi avec la ferme intention d'écrire une gazette. Depuis quelques jours je monte dans la mezzanine, j'allume l'ordi, le soir, je suis toujours très en forme le soir, beaucoup plus que le matin. Je me connecte sur mon blog, et vlan! la natation aux J.O, alors je redescends et je ne remonte plus. Je ne regarde pas tout, mais la natation et le judo oui. Le judo parce que Christian aime, il m'explique patiemment les prises, ce qui va arriver, j'oublie aussitôt, je n'imprime que ce qui m'intéresse. Il était bon au judo, il allait très régulièrement aux cours avec un de ses meilleurs copains, et un jour Guy s'est fait mal, plus de judo, ils s'amusaient beaucoup tous les deux et le judo sans Guy ce n'était plus pareil. J'espère que vous ne raterez plus au scrabble YUKO, IPPON, KOKA, MATTE etc...Christian a tout de même gardé quelque chose de ses années de judo, il sait tomber, il a pris des gadins spectaculaires sans se faire mal, un jour à St-Remy- de- Provence, nous nous baladions et en traversant la route, sa chaussure de marche a ripé sur le bitume, j'ai vu passer une boule devant moi, c'était lui, rien pas de blessure. Un clic sur l'image pour mieux lire.
J'aime beaucoup la natation, le geste parfait pour avancer dans l'eau, j'ai toujours rêvé de nager parfaitement le crawl, mais je ne mets pas ma tête dans l'eau et je nage de moins en moins, même plus du tout, l'eau est trop froide.
Il m'arrive de regarder le hand-ball, mais parce que je trouve le capitaine J.Fernandez très beau, un bel athlète.
Il paraît que le rugby fera un jour partie des J.O.
La semaine prochaine je regarderai davantage, j'adore l'athlétisme.
Pourtant, hier je me posais la question suivante : "Si une compétition de judo et de natation se déroulaient tout près de chez nous, est-ce que nous nous déplacerions?" Je suis certaine que non, alors que nous sommes scotchés devant l'écran télé en vibrant et en tremblant comme si notre honneur en dépendait, là on s'en fiche de l'Europe, on veut que les français gagnent. Cocorico.
Pendant ce temps François Fillon avait un accident de scooter, il aurait été devant sa télé, rien ne serait arrivé
L'autre François, François Hollande part en vacances, il aura tout le temps de surveiller la petite peste. Elle ferait mieux de lire le bouquin que je vous recommande
J'avais aussi envie de vous parler d'un livre que j'ai bien aimé, drôle un peu acide, j'ai retrouvé un peu de Desproges dans ce bouquin. "La patience des buffles sous la pluie." de David Thomas, il est préfacé par Jean-Paul Dubois, écrivain que je lis toujours avec beaucoup de plaisir, alors si J.P Dubois avait aimé, j'allais aimer..
Un petit livre 151 pages, je l'ai lu en même pas deux heures. Ce sont des nouvelles assez courtes. Le sujet inépuisable :le couple. L'homme, la femme, la solitude, les manies de chacun, l'amour qui n'est pas toujours partagé, le temps qui passe, les rêves que nous avons tous et qui ne se concrétisent jamais, les désillusions, les compromissions, mais à la fin il y a toujours beaucoup de tendresse.
"J'aimerais vivre sur une île. J'aimerais travailler comme cuistot sur un cargo. J'aimerais manger autour du feu avec des Papous d'Irian Jaya. J'aimerais traverser le Pacifique en solitaire comme Moitessier. J'aimerais manger du phoque. J'aimerais chercher de l'or avec les garimpeiros. J'aimerais passer mes nuits à jouer dans les salles de jeu de Macao. J'aimerais avoir été le premier Occidental à découvrir Petra.J'aimerais poser pour Lucian Freud. J'aimerais savoir dire tu me casses les couilles en yanomamis...." etc...
.
Avec une écriture légère, l'auteur écrit presque comme on parle, David Thomas nous fait réfléchir, il pose des questions existentielles. Avons nous réussi notre vie?
« Je me demande parfois ce que je serais devenu si j’avais vécu d’autres choses que celles que j’ai vécues jusqu’à aujourd’hui. »
"Je me demande souvent qui mène la danse. Si c'est ma vie qui fait de moi ce que je suis ou si c'est moi qui fait de ma vie ce qu'elle est."
Des nouvelles vraiment drôles, la manière qu'ont les hommes de mettre leur slip, si vous la lisez vous ne pourrez jamais plus regarder votre compagnon en train de s'habiller de la même façon.J'ai éclaté de rire en la lisant, Christian se demandait ce qu'il se passait.
Je lui ai lu la nouvelle et il a haussé les épaules !!
J'ai aussi aimé celle-ci :
"Tu me fais un petit bisou. On va se prendre un petit café? Je fume une petite clope et on y va. Si on se faisait un petit ciné ce soir? Ou alors on reste tranquilles avec un bon petit bouquin. Devant un petit feu...Tu sais ce qui me ferait plaisir, pour les vacances? C'est un petit voyage en Italie. T'as vu mon petit haut? Je vais te faire une petite pipe. T'as un petit air bizarre...
En dix minutes, elle a trouvé le moyen de dire petit au moins quatorze fois. Quelque chose me dit que je ne vais rien vivre de grand avec cette fille."
Jamais plus "j'ai acheté un petit pull.", en disant petit nous avons l'impression qu'il n'est pas très cher, mais c'est vrai en y pensant ça fait mesquin.
Il y a aussi trois nouvelles succulentes "Surprise, surprise2, surprise3."
Lisez-le. Un livre à acheter en poche et à déguster sur un transat au bord d'une piscine. Je pense que je vais le relire, il y a certainement des petites choses qui m'ont échappées.
Je suis en train de finir "Le chagrin" de Lionel Duroy, un gros bouquin, plus de 600 pages, l'histoire d'une vie et de la difficulté à se faire aimer et à aimer une mère qui a eu 11 enfants, un père complètement inconscient, menteur, magouilleur, immature, qui n'a jamais su grandir, sa propre mère la Baronne de.. l'appelait encore "Mon bébé" à 24 ans. Une famille d'aristocrates qui sombre. C'est autobiographique.
Allez, bonnes vacances à tous en attendant que cela soit notre tour, j'ai hâte de revoir la Catalogne. Bye MClaire.
J'aime beaucoup la natation, le geste parfait pour avancer dans l'eau, j'ai toujours rêvé de nager parfaitement le crawl, mais je ne mets pas ma tête dans l'eau et je nage de moins en moins, même plus du tout, l'eau est trop froide.
Il m'arrive de regarder le hand-ball, mais parce que je trouve le capitaine J.Fernandez très beau, un bel athlète.
La semaine prochaine je regarderai davantage, j'adore l'athlétisme.
Pourtant, hier je me posais la question suivante : "Si une compétition de judo et de natation se déroulaient tout près de chez nous, est-ce que nous nous déplacerions?" Je suis certaine que non, alors que nous sommes scotchés devant l'écran télé en vibrant et en tremblant comme si notre honneur en dépendait, là on s'en fiche de l'Europe, on veut que les français gagnent. Cocorico.
Pendant ce temps François Fillon avait un accident de scooter, il aurait été devant sa télé, rien ne serait arrivé
L'autre François, François Hollande part en vacances, il aura tout le temps de surveiller la petite peste. Elle ferait mieux de lire le bouquin que je vous recommande
J'avais aussi envie de vous parler d'un livre que j'ai bien aimé, drôle un peu acide, j'ai retrouvé un peu de Desproges dans ce bouquin. "La patience des buffles sous la pluie." de David Thomas, il est préfacé par Jean-Paul Dubois, écrivain que je lis toujours avec beaucoup de plaisir, alors si J.P Dubois avait aimé, j'allais aimer..
Un petit livre 151 pages, je l'ai lu en même pas deux heures. Ce sont des nouvelles assez courtes. Le sujet inépuisable :le couple. L'homme, la femme, la solitude, les manies de chacun, l'amour qui n'est pas toujours partagé, le temps qui passe, les rêves que nous avons tous et qui ne se concrétisent jamais, les désillusions, les compromissions, mais à la fin il y a toujours beaucoup de tendresse.
"J'aimerais vivre sur une île. J'aimerais travailler comme cuistot sur un cargo. J'aimerais manger autour du feu avec des Papous d'Irian Jaya. J'aimerais traverser le Pacifique en solitaire comme Moitessier. J'aimerais manger du phoque. J'aimerais chercher de l'or avec les garimpeiros. J'aimerais passer mes nuits à jouer dans les salles de jeu de Macao. J'aimerais avoir été le premier Occidental à découvrir Petra.J'aimerais poser pour Lucian Freud. J'aimerais savoir dire tu me casses les couilles en yanomamis...." etc...
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Avec une écriture légère, l'auteur écrit presque comme on parle, David Thomas nous fait réfléchir, il pose des questions existentielles. Avons nous réussi notre vie?
« Je me demande parfois ce que je serais devenu si j’avais vécu d’autres choses que celles que j’ai vécues jusqu’à aujourd’hui. »
"Je me demande souvent qui mène la danse. Si c'est ma vie qui fait de moi ce que je suis ou si c'est moi qui fait de ma vie ce qu'elle est."
Des nouvelles vraiment drôles, la manière qu'ont les hommes de mettre leur slip, si vous la lisez vous ne pourrez jamais plus regarder votre compagnon en train de s'habiller de la même façon.J'ai éclaté de rire en la lisant, Christian se demandait ce qu'il se passait.
Je lui ai lu la nouvelle et il a haussé les épaules !!
J'ai aussi aimé celle-ci :
"Tu me fais un petit bisou. On va se prendre un petit café? Je fume une petite clope et on y va. Si on se faisait un petit ciné ce soir? Ou alors on reste tranquilles avec un bon petit bouquin. Devant un petit feu...Tu sais ce qui me ferait plaisir, pour les vacances? C'est un petit voyage en Italie. T'as vu mon petit haut? Je vais te faire une petite pipe. T'as un petit air bizarre...
En dix minutes, elle a trouvé le moyen de dire petit au moins quatorze fois. Quelque chose me dit que je ne vais rien vivre de grand avec cette fille."
Jamais plus "j'ai acheté un petit pull.", en disant petit nous avons l'impression qu'il n'est pas très cher, mais c'est vrai en y pensant ça fait mesquin.
Il y a aussi trois nouvelles succulentes "Surprise, surprise2, surprise3."
Lisez-le. Un livre à acheter en poche et à déguster sur un transat au bord d'une piscine. Je pense que je vais le relire, il y a certainement des petites choses qui m'ont échappées.
Je suis en train de finir "Le chagrin" de Lionel Duroy, un gros bouquin, plus de 600 pages, l'histoire d'une vie et de la difficulté à se faire aimer et à aimer une mère qui a eu 11 enfants, un père complètement inconscient, menteur, magouilleur, immature, qui n'a jamais su grandir, sa propre mère la Baronne de.. l'appelait encore "Mon bébé" à 24 ans. Une famille d'aristocrates qui sombre. C'est autobiographique.
Allez, bonnes vacances à tous en attendant que cela soit notre tour, j'ai hâte de revoir la Catalogne. Bye MClaire.
samedi 21 juillet 2012
Le coin de mon jardin que je préfère en ce moment, des couleurs, je m'assois dans mon relax et je regarde puisque nous avons la chance d'avoir du beau temps depuis ce matin. En fait, je regarde de temps en temps, lorsque je lève le nez, j'ai fini "Journal d'un corps" tout à l'heure.
Vous allez penser que je suis prompte à m'enthousiasmer pour tous les bouquins que je lis, ce n'est pas vrai, il y a des livres que je referme sans avoir envie d'en parler, ce n'est pas le cas du bouquin de Daniel Pennac, complètement séduite par ce roman. Que vous soyez en vacances ou pas lisez le, ce n'est pas un livre ordinaire. L'auteur écrit sur l'introspection du corps d'un homme, de 13 ans à 87 ans. Cet homme tient une sorte de journal, il décrit tout ce qu'il ressent à travers les âges de sa vie. Ce roman m'a fait rire, m'a émue, on se reconnaît, enfin pas tout à fait puisque c'est d'un homme qu'il s'agit, mais certains passages sont communs aux hommes et aux femmes. J'aimerais lire le même livre écrit par une femme.
Évidemment, notre éducation judéo-chrétienne nous interdit de parler de pets, de rots, de masturbation, qui sont pourtant toutes les choses de la vie, il y a des passages crus mais jamais vulgaires. C'est drôle, surprenant, ça fonctionne.
Il paraît que les garçons rêvent de faire pipi le plus loin possible lorsqu'ils sont petits, j'ai appris l'expression "rouler la chaussette". Les garçons ces inconnus. Ce livre peut servir de référence aux mamans des petits garçons. Ils parlent beaucoup de sexe, en fait c'est vraiment leur préoccupation première lorsqu'ils atteignent l'adolescence. Il y a deux pages, la 84 et la 85 qui nous font découvrir dans un écriture très imagée, l'APOTHEOSE lorsque le narrateur à 16 ans.
Un extrait sur la découverte de ce qui lui arrive une nuit à 13 ans.
"C'est en ôtant mon pyjama que je me suis rappelé ce que papa disait. Ejaculation, mon garçon. Si ça t'arrive pendant la nuit n'aie pas peur, ce n'est pas que tu recommences à faire pipi au lit, c'est l'avenir qui s'installe"
J'ai aussi appris que le mot CULPABILISER s'était installé dans la langue française en 1946, et le verbe DECULPABILISER en1968...
Selon votre âge vous vous reconnaîtrez dans ce livre. Je me suis reconnue dans différents passages, lorsqu'il écrit si bien sur le raisiné, cette confiture qu'il adore confectionnée par Violette qu'il affectionne tant, j'ai pensé aux pâtes de fruits que ma grand-mère fabriquait.
Il y a la description de la naissance du premier enfant, cet enfant qui s'installe dans la maison "comme s'il était là depuis toujours".
Lorsqu'il écrit sur les ravages de l'âge, sur l'apparition des premières "fleurs de cimetière" sur les mains, sur l'oubli du code de la carte bleue, du mot qui nous échappe, on se reconnaît et cela peut même nous rassurer, il n'y a pas que nous, cela arrive à d'autres.
Bien que l'oubli du code de la carte bleue puisse arriver à tous les âges, je devais avoir 40 ans et devant le distributeur le trou noir, impossible de composer mon code, j'ai recommencé jusqu'à que l'appareil avale ma carte, et brusquement le code est arrivé, mais trop tard. J'ai la même angoisse quelquefois devant les appareils des hypers, mais j'ai un moyen mnémotechnique qui peut être un jour se dérobera aussi. Il faut nous rappeler de tant de codes.
Lorsqu'il décrit la prise de conscience de ce corps qui se rouille, nous nous reconnaissons. Nous savons tous qu'assis, nous pouvons paraître jeunes, joyeux, mais qu'en nous relevant nous grimaçons à partir d'un certain âge, les articulations ne sont plus aussi souples. Les réveils sont quelquefois douloureux.
Il y a tous les petits et grands maux, les médecins qui nous rassurent, nous engueulent, ceux qui expliquent. L'hôpital que nous finissons par détester, c'est très bien dit, ce cancer qui peut être une maladie psychosomatique. Les hypocondriaques doivent lire ce bouquin
Il arrive aussi l'âge où le désir de l'autre s'émousse mais où l'amour est toujours présent, une façon différente d'aimer "Notre désir s'est épuisé sous l'odorante protection de notre amour.".
Un passage très court mais riche en émotion m'a touchée, son ami de toujours meurt à l'hôpital, le diariste téléphone au prétendu meilleur ami de Tijo et ce "meilleur ami" lui répond qu'il n'irait pas voir Tijo à l'hôpital : il préférait garder de lui l'image de sa "vitalité indestructible". Délicatesse immonde, qui vous abandonne tout un chacun à son agonie. Je hais les amis en esprit. Je n'aime que les amis de chair et d'os."
Personnellement, j'ai toujours trouvé choquant qu'une personne me dise "je préfère garder une belle image d'elle ou de lui." il faut être honnête, ce n'est pas ça du tout, c'est plutôt qu'elle n'a pas envie de se trouver confrontée à sa propre souffrance ou à sa propre mort.
Lors de mes deux hospitalisations je n'ai pas voulu de visites, j'avais même interdit à Christian de prévenir les personnes que je connaissais, mais c'était mon choix. C'est tellement embarrassant pour le malade et le visiteur.
La fin du livre est aussi la fin de vie du narrateur "Plus de transfusion, On ne vit pas éternellement aux crochets de l'humanité."
Il y a notre jardin secret, que nous croyons secret, tout ce que nous ne racontons pas et qui pourtant est universel. Nous faisons tous la même chose, nous n'en parlons pas c'est tout.
Nous sommes unis à notre corps pour le meilleur et pour le pire.
""Nous qui nous sentons parfois si seul dans la nôtre nous découvrons peu à peu que ce jardin secret est un territoire commun"
Je ne vais pas tout vous raconter. Vous avez compris, j'ai eu un vrai coup de coeur pour ce livre, on ne s'ennuie à aucun moment Daniel Pennac a réussi son pari, écrire un livre qui ne ressemble à aucun autre. Il n'est pas encore en livre de poche.
Les dessins :
PSA - Quelle angoisse pour tous ces ouvriers. Je comprends leur colère, mais le monde est en marche. Ce sont nos politiques qui auraient du prévoir. C'est vrai, nous gardons nos voitures plus longtemps, la voiture est si chère.
Jospin. Il aurait du touner sept fois la langue dans sa bouche avant de parler un certain soir. Mais ils n'ont donc aucune autre passion les politiques? Il a l'âge de savourer sa retraite.
Les banques, leurs magouilles sont écoeurantes, on ne peut pas s'en passer dommage, ce sont elles qui ont tout fait pour que nous soyons dépendants, et si un jour les clients retiraient leur argent dès la paye virée ? Bye MClaire.
Vous allez penser que je suis prompte à m'enthousiasmer pour tous les bouquins que je lis, ce n'est pas vrai, il y a des livres que je referme sans avoir envie d'en parler, ce n'est pas le cas du bouquin de Daniel Pennac, complètement séduite par ce roman. Que vous soyez en vacances ou pas lisez le, ce n'est pas un livre ordinaire. L'auteur écrit sur l'introspection du corps d'un homme, de 13 ans à 87 ans. Cet homme tient une sorte de journal, il décrit tout ce qu'il ressent à travers les âges de sa vie. Ce roman m'a fait rire, m'a émue, on se reconnaît, enfin pas tout à fait puisque c'est d'un homme qu'il s'agit, mais certains passages sont communs aux hommes et aux femmes. J'aimerais lire le même livre écrit par une femme.
Évidemment, notre éducation judéo-chrétienne nous interdit de parler de pets, de rots, de masturbation, qui sont pourtant toutes les choses de la vie, il y a des passages crus mais jamais vulgaires. C'est drôle, surprenant, ça fonctionne.
Il paraît que les garçons rêvent de faire pipi le plus loin possible lorsqu'ils sont petits, j'ai appris l'expression "rouler la chaussette". Les garçons ces inconnus. Ce livre peut servir de référence aux mamans des petits garçons. Ils parlent beaucoup de sexe, en fait c'est vraiment leur préoccupation première lorsqu'ils atteignent l'adolescence. Il y a deux pages, la 84 et la 85 qui nous font découvrir dans un écriture très imagée, l'APOTHEOSE lorsque le narrateur à 16 ans.
Un extrait sur la découverte de ce qui lui arrive une nuit à 13 ans.
"C'est en ôtant mon pyjama que je me suis rappelé ce que papa disait. Ejaculation, mon garçon. Si ça t'arrive pendant la nuit n'aie pas peur, ce n'est pas que tu recommences à faire pipi au lit, c'est l'avenir qui s'installe"
J'ai aussi appris que le mot CULPABILISER s'était installé dans la langue française en 1946, et le verbe DECULPABILISER en1968...
Selon votre âge vous vous reconnaîtrez dans ce livre. Je me suis reconnue dans différents passages, lorsqu'il écrit si bien sur le raisiné, cette confiture qu'il adore confectionnée par Violette qu'il affectionne tant, j'ai pensé aux pâtes de fruits que ma grand-mère fabriquait.
Il y a la description de la naissance du premier enfant, cet enfant qui s'installe dans la maison "comme s'il était là depuis toujours".
Lorsqu'il écrit sur les ravages de l'âge, sur l'apparition des premières "fleurs de cimetière" sur les mains, sur l'oubli du code de la carte bleue, du mot qui nous échappe, on se reconnaît et cela peut même nous rassurer, il n'y a pas que nous, cela arrive à d'autres.
Bien que l'oubli du code de la carte bleue puisse arriver à tous les âges, je devais avoir 40 ans et devant le distributeur le trou noir, impossible de composer mon code, j'ai recommencé jusqu'à que l'appareil avale ma carte, et brusquement le code est arrivé, mais trop tard. J'ai la même angoisse quelquefois devant les appareils des hypers, mais j'ai un moyen mnémotechnique qui peut être un jour se dérobera aussi. Il faut nous rappeler de tant de codes.
Lorsqu'il décrit la prise de conscience de ce corps qui se rouille, nous nous reconnaissons. Nous savons tous qu'assis, nous pouvons paraître jeunes, joyeux, mais qu'en nous relevant nous grimaçons à partir d'un certain âge, les articulations ne sont plus aussi souples. Les réveils sont quelquefois douloureux.
Il y a tous les petits et grands maux, les médecins qui nous rassurent, nous engueulent, ceux qui expliquent. L'hôpital que nous finissons par détester, c'est très bien dit, ce cancer qui peut être une maladie psychosomatique. Les hypocondriaques doivent lire ce bouquin
Il arrive aussi l'âge où le désir de l'autre s'émousse mais où l'amour est toujours présent, une façon différente d'aimer "Notre désir s'est épuisé sous l'odorante protection de notre amour.".
Un passage très court mais riche en émotion m'a touchée, son ami de toujours meurt à l'hôpital, le diariste téléphone au prétendu meilleur ami de Tijo et ce "meilleur ami" lui répond qu'il n'irait pas voir Tijo à l'hôpital : il préférait garder de lui l'image de sa "vitalité indestructible". Délicatesse immonde, qui vous abandonne tout un chacun à son agonie. Je hais les amis en esprit. Je n'aime que les amis de chair et d'os."
Personnellement, j'ai toujours trouvé choquant qu'une personne me dise "je préfère garder une belle image d'elle ou de lui." il faut être honnête, ce n'est pas ça du tout, c'est plutôt qu'elle n'a pas envie de se trouver confrontée à sa propre souffrance ou à sa propre mort.
Lors de mes deux hospitalisations je n'ai pas voulu de visites, j'avais même interdit à Christian de prévenir les personnes que je connaissais, mais c'était mon choix. C'est tellement embarrassant pour le malade et le visiteur.
La fin du livre est aussi la fin de vie du narrateur "Plus de transfusion, On ne vit pas éternellement aux crochets de l'humanité."
Il y a notre jardin secret, que nous croyons secret, tout ce que nous ne racontons pas et qui pourtant est universel. Nous faisons tous la même chose, nous n'en parlons pas c'est tout.
Nous sommes unis à notre corps pour le meilleur et pour le pire.
""Nous qui nous sentons parfois si seul dans la nôtre nous découvrons peu à peu que ce jardin secret est un territoire commun"
Je ne vais pas tout vous raconter. Vous avez compris, j'ai eu un vrai coup de coeur pour ce livre, on ne s'ennuie à aucun moment Daniel Pennac a réussi son pari, écrire un livre qui ne ressemble à aucun autre. Il n'est pas encore en livre de poche.
Les dessins :
PSA - Quelle angoisse pour tous ces ouvriers. Je comprends leur colère, mais le monde est en marche. Ce sont nos politiques qui auraient du prévoir. C'est vrai, nous gardons nos voitures plus longtemps, la voiture est si chère.
Jospin. Il aurait du touner sept fois la langue dans sa bouche avant de parler un certain soir. Mais ils n'ont donc aucune autre passion les politiques? Il a l'âge de savourer sa retraite.
Les banques, leurs magouilles sont écoeurantes, on ne peut pas s'en passer dommage, ce sont elles qui ont tout fait pour que nous soyons dépendants, et si un jour les clients retiraient leur argent dès la paye virée ? Bye MClaire.
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