mercredi 6 avril 2011

Les années passent....

Les années passent, et très fréquemment après ces trois mots, on ajoute et rien ne change. Faux, archifaux. J’ai eu la preuve vivante en face de moi ces derniers temps, ma fille, elle est un repère dans ma vie.
Je ne trouve pas que ma fille change terriblement, au contraire, je la vois toujours jeune, pimpante, calme, égale à elle-même, mais en la regardant, je pensais qu’à notre arrivée en Bretagne j’avais pratiquement son âge 42 ans, elle en a 43, et là je m’aperçois que tout change.
J’ai commencé à jouer au scrabble à 42 ans au club de Quimper, je suis largement en vermeil, si ça ce n’est pas un changement ! L’autre jour, nous en parlions, elle était effarée de penser que ses filles la voyaient avec le même œil qu’elle avait à 19 ans en me regardant, une dame d’âge mûre.
Oui, ma chérie, la roue tourne, à ton tour tu demandes à tes enfants « Est-ce que lorsque vous serez chez vous, nous pourrons venir passer une ou deux nuits, sans  vous déranger ? » et à ton tour, tu entends une réponse nette de la part de Laura « Nous verrons, ce sera selon nos occupations, nous sommes jeunes, il faut en profiter. », la deuxième Caroline un peu plus généreusement répond «  Si, j’ai un grand jardin, je mettrai un mobil-home pour vous » sous-entendu, chacun chez soi.

C’est ainsi, nous voyons toujours nos parents plus vieux qu’ils le sont vraiment, j’ai beau fouiller dans ma mémoire, je n’ai pas le souvenir d’une maman jeune, un peu plus mon père. Un jour, nous avons repassé des vieux films en super8, et j’ai revu ma mère à 50 ans, j’ai eu l’impression que c’était exactement la même que maintenant, quelle différence avec une femme du même âge à notre époque, 50 ans la plénitude, et on peut presque imaginer que tout est encore possible, ce n’est pas tout à fait vrai, mais on peut essayer d’y croire sans se sentir ridicule. Il y a 18 ans j’avais l’impression d’avoir encore la vie devant moi.
J’ai lu un dicton qui m’a fait sourire « Soyez gentils avec vos enfants, plus tard ce seront eux qui choisiront votre maison de retraite. » Nous sommes toujours gentils avec nos enfants, nous voulons tellement que tout aille bien pour eux, même si quelquefois des moments de lassitude s’installent, nous accourons au premier appel, comme tous les parents du monde sans doute.

Les vacances approchent, il est temps de penser à son mode de locomotion, j’ai trouvé un camping-car assez marrant à louer sur internet, très hippie, nous n’avons plus qu’à acheter les vêtements qui vont avec, je n’ai jamais fumé ni cigarette, ni pétard, mais il est peut-être pas trop tard. Il est sur l’Ile de Groix. Finalement, je préfère ma caravane. Si vous êtes intéressés parcourez le Bon Coin.

Les infos tournent autour de quatre sujets en ce moment : La Côte d’Ivoire, la Libye, le Japon, la violence chez les jeunes. Il faut varier, alors chaque jour, le journal met à la une un de ces sujets, en nous montrant pratiquement les mêmes images d’une violence rare, si c’était un film ce serait interdit au moins de 10 ans, là les enfants peuvent regarder des cadavres dans les rues, des tanks, des soldats armés jusqu’aux dents, apparemment ça ne gêne pas nos chaînes de télé qui repassent en boucle les infos sans s’autocensurer. Alors, quoi de plus naturel que de battre à mort un ado, sauf que ce n’est ni un jeu vidéo, ni du cinéma, il ne va pas se relever vivant.
C’est pour cela que j’aime la radio, nous avons les infos sans les images, il n’y a pas cette escalade dans l’horreur pour faire de l’audimat à tout prix.

Dans mon bloc-notes, j’ai parlé du livre acheté « Quand souffle le vent du nord », je le lis avec intérêt, un roman épistolaire, des mails échangés entre deux  personnes, à la suite d’une erreur, l’une veut résilier un abonnement à un journal, elle se trompe d’une lettre dans l’adresse mail, le mail arrive chez Léo, et une relation s’installe, deux mondes parallèles, la réalité et le virtuel, jusqu’à quand arriveront –ils à se contenter de correspondre sans se découvrir, des fantasmes les habitent, ils essaient de deviner comment est l’autre à travers cette correspondance, j’espère ne pas me lasser avant la fin du livre qui pourtant a l’air de tenir la route. La fin ? A mon avis, elle risque de ressembler à ce qui se passe sur les sites de rencontre, plus rien ne va, lorsque les protagonistes se retrouvent dans le réel. Je vous dirai la prochaine fois ce que j’ai vraiment pensé de ce livre qui a été vendu à 750.000 exemplaires.



J’ai envie d’aller voir le dernier film de Philippe Claudel « Tous les soleils », ce sera pour la semaine prochaine, l’acteur Stephano Accorsi est très beau, je le trouve solaire, elle en a de la chance Laeticia Casta.






Les dessins :




Kadhafi, c’est vrai qu’il a le visage tout boursouflé.









Fillon et Copé, l’ambition de deux prétendants au trône.








Un dessin sur le programme socialiste, je plains celui qui prendra la place, comment faire du neuf dans ce monde qui vieillit. Encore une fois, je me demande ce qui motive les prétendants. On me répond toujours « l’ivresse du pouvoir », mais à quel prix !




Je trouve ce dessin pas mal du tout.  Bye MClaire.

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