dimanche 8 janvier 2017


Un matin, il y a quelques jours, j'écoutais F.Inter, Amélie Nothomb était invitée. Elle est amusante lorsqu'elle est interviewée, elle peut dire des horreurs avec un ton  tout à fait normal.
J'aurais dû me méfier lorsqu'elle a raconté qu'elle avait tué un enfant, elle détestait un garçon de sa classe et toute la nuit elle avait souhaité sa mort, le lendemain en arrivant à l'école, elle avait appris que l'enfant était vraiment mort. Elle se croyait responsable. 
Le journaliste avait eu une hésitation avant de continuer, un peu surpris lui aussi.

Je n'avais jamais lu cette écrivaine atypique, je n'y pensais pas et j'étais certaine que ses bouquins ne me plairaient pas. J'avais raison. Après l'interview j'ai eu une légère envie de la lire, très légère, ce n'était pas une obsession. Je suis allée à la Fnac acheter le livre de L.Gaudé et j'ai mis la main sur celui d'Amélie Nothomb "Pourquoi pas, je ne risque rien, il est en poche, si je n'aime pas, pas de regrets."

"Hygiène de l'assassin." est son premier roman, un scrabbleur m'a dit que c'était le meilleur.

L'histoire :  un écrivain célèbre Pretextat Tach, prix Nobel de littérature, va mourir, il est atteint d'un cancer rare. Obèse, laid, impotent, faire des courses pour s'alimenter, nourrir ce corps énorme, sont ses seules sorties. Il va donner des interviews à quatre journalistes, fait rare.
Trois se font éconduire sans délicatesse, il méprise les gens, il les écrase de son mépris et il est persuadé qu'aucun n'a lu ses livres, seule la dernière journaliste saura lui tenir tête, une femme, il ne supporte pas les femmes, des êtres malfaisants qui devraient mourir dès que leur puberté fait son apparition. Conversation musclée, il sera obligé de livrer son secret, la journaliste a fait une enquête.

Dialogue entre le prix Nobel et la journaliste.

- Féministe, moi ? Je hais les femmes encore plus que les hommes.
- Pourquoi ?
- Pour mille raisons. D'abord parce qu'elles sont laides : avez-vous déjà vu plus laid qu'une femme ? A-t-on idée d'avoir des seins, des hanches, et je vous épargne le reste ?
Et puis, je hais les femmes comme je hais toutes les victimes. Une très sale race, les victimes. Si on exterminait à fond cette race-là, peut être aurait-on enfin la paix, et peux-être les victimes auraient-elles enfin ce qu'elles désirent, à savoir le martyre. 

J'ai trouvé ce personnage ignoble, vulgaire,aucun risque de s'attacher à lui. Il est d'une perversité rarement lue.
J'étais mal à l'aise en lisant ce roman. Je n'arrivais pas à entrer dans l'histoire, saisir toutes les subtilités de l'écriture qui sont pourtant bien réelles.
Le livre est bien écrit, pour mon goût un peu trop de mots savants complètement inutiles, l'histoire originale mais écoeurante, choquante, je n'ai pris aucun plaisir à la lire, j'avais raison cette écrivaine adulée par de nombreux lecteurs ne m'obligera pas à rajouter une étagère dans ma bibliothèque pour ranger ses nombreux livres, elle est prolifique, elle publie chaque année un nouveau roman.
Elle ne fera pas partie de mon univers de lectrice. Je dis souvent que je tâte les bouquins, je les hume avant de les acheter, j'avais dû le faire avec un livre d'Amélie Nothomb et j'avais dû le reposer, rien ne s'était passé.

Pour oublier cette mauvaise impression, je me suis aussitôt plongée dans un bouquin prêté par ma copine lectrice :
"Giboulées de soleil." de Lenka Hornakova-Civade, écrivaine Tchèque, premier roman, j'aime beaucoup. Trois femmes, Magdalena, Libule, Eva, de mère en fille, elles naissent de père inconnu, trois femmes fières et libres.

Bye MClaire.







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