jeudi 26 janvier 2012

Non, je n'ai pas délaissé ma gazette parce que je n'avais rien à raconter, je n'avais tout simplement pas le temps de m'en occuper. Le voyage à Paris, je suis rentrée fatiguée, les simultanés de France à jouer, avec deux parties nous sommes occupés tout l'après midi, un oeil sur les mots ods6 qui pourraient être joués dimanche à la phase 2, mes livres qui m'attendent, là j'ai une petite pile qui s'épaissit sur ma table de salon.
Pendant une période je ne lisais pratiquement que des bouquins avec comme sujet principal les ados, un hasard.  Je vais changer de sujet ce sera l'Histoire : Femmes remarquables au XIXè siècle de Liesel Schiffer- Le roman de Constantinople de Gilles Martin-Chauffier-(pris chez maman)
Ils se croyaient illustres et immortels de Michel Ragon (prêté par une joueuse de Plouharnel)- Nos ancêtres les Gaulois et autres fadaises de François Reynaert-

Après avoir fini "Une bonne raison de se tuer" de Philippe Besson, je m'attaquerai à un de ces livres. J'ai un faible pour "Ils se croyaient illustres et immortels" Michel Ragon raconte les fins de vie de quelques grands personnages, fins de vie pitoyables, celles de Descartes, de Dumas, de Lamartine, Courbet, Kropothine (Je l'avais oublié celui là, ou je ne le connaissais pas, c'est un anarcho-communiste, géographe), Hamsun (écrivain norvégien, inconnu aussi), Pound (Poète, musicien et critique américain), Clemenceau, Frèhel et Sagan. Ils ont tous eu une mort pitoyable et une gloire retrouvée. Au moment où nos hommes politiques se disputent le poste suprême , ce livre doit être très intéressant, il m'aidera sans doute à comprendre cette soif de pouvoir et de notoriété. La postérité gardera quel souvenir de François Hollande, de Nicolas Sarkozy  et des autres candidats? Ils finiront leur vie comment? Nous avons l'exemple de Jacques Chirac qui a tout connu, un conquérant transformé en un homme détruit par la maladie.Il aurait pu inspirer Michel Ragon. Retrouvera t-il la gloire un jour? J'en doute.

Je vous dirai la prochaine fois ce que j'ai pensé du dernier livre de Besson, pour l'instant l'histoire de ces deux paumés me plaît, c'est très bien écrit.

Puisque nous sommes en période électorale et que les médias nous abreuvent de petites phrases, d'analyses politiques, de sondages, on ne peut pas rester indifférents à ce matraquage. D'ailleurs à ce moment précis "C'est dans l'air" est consacré à la campagne.
Je pensais que j'aurais certainement fait une très mauvaise journaliste politique, pourtant j'adore la politique. Par exemple, en interviewant :

 François Bayrou, j'aurais oublié de poser mes questions, j'adore sa voix, lorsqu'il était ministre beaucoup plus jeune il était pas mal du tout, je l'aurais écouté la bouche ouverte mais pas un son ne serait sorti. Il est comme moi, il a vieilli, il n'y a plus que sa voix qui me plaît.



François Hollande, j'aime son petit air malicieux et son humour, il m'aurait fait rire et je n'aurais pas été objective. Il faut du recul lorsqu'on est journaliste, d'ailleurs Renaud Dély qui assistait à son meeting l'a dit '" J'ai regardé les gens vibrer mais je suis avant tout journaliste."







Marine Le Pen, je n'aurais pas pris rendez-vous, mais je reconnais qu'elle peut plaire, surtout aux hommes, à ceux qui voudraient la mater ou aux soumis; elle a la voix rocailleuse d'une fêtarde.

Eva Joly, bof! J'aurais préféré Dany, on se serait moins endormi.

Philippe Poutou, il a pour lui de s'appeler Philippe, j'aime beaucoup ce prénom, pour le reste je suis dans le flou complet, un président qui s'appellerait Poutou, ça ne fait pas sérieux.Il cause comme vous et moi et en plus j'ai l'impression qu'il ne veut pas du tout être connu, bizarre pour un candidat. J'aurais été très gentille avec lui, presque maternelle.

Jean-Luc Melenchon, à mes yeux il a beaucoup d'atouts, physiquement il peut plaire, c'est un érudit, un tribun, j'adore ses colères feintes ou non, mais décidément cela ne suffit pas pour accéder à l'Elysée, il faut avoir les pieds sur terre. nous avons besoin d'hommes qui secouent le cocotier de temps en temps, sans pour autant leur donner le pouvoir. Si je l'avais interviewé la crainte de me faire débarbouiller m'aurait habitée, je n'aurais pas osé parler et lui s'exprime si bien, dans un français parfait.

Reste Nicolas Sarkozy, depuis que je fais cette gazette, vous avez du comprendre que ce n'est pas mon favori depuis toujours, il peut prendre des vacances, d'ailleurs il a l'air très fatigué, le pouvoir use. Je ne ressemble pas à Laurence Ferrari et à Claire Chazal, loin de là, il ne m'aurait donc jamais convoquée à l'Elysée en compagnie du beau Laurent Delahousse.


Il ne me reste donc plus que ma gazette pour m'exprimer, tirage réduit, aucune influence sur les millions d'électeurs qui iront aux urnes. Je n'arrive même pas à m'autoinfluencer pour un candidat à l'heure qu'il est, nous verrons, les mois qui arrivent seront déterminants, il ne me reste plus qu'à écouter les interviews des autres!!

Ce matin, en préparant le petit dej je me faisais une réflexion : Notre petit dej ne varie jamais, nous mangeons et buvons toujours la même chose, nous n'aurions jamais l'idée de manger les mêmes repas à midi et le soir, là oui, il y a des rites. Je fais les mêmes gestes dans l'ordre, en premier j'allume la radio. Est-ce pour nous rassurer au début d'une journée? Ce moment de la journée représente sans doute pour nous un moment de quiétude, une mise en train, il faut que rien ne perturbe cet instant. Je suis certaine que pour le plus grand nombre c'est exactement ce qui se passe. Demain j'essaierai d'allumer la radio aprés avoir tout mis sur la table, un grand changement !!

Un dessin :

Les cambriolages sont en hausse- Oui, drôle d'impression en rentrant chez soi de retrouver sa maison sans dessus-dessous. Nous avons eu de la chance, ils n'ont rien pris, sans doute dérangés, cela fait des années mais la crainte que cela recommence m'habite toujours.   Bye MClaire.


lundi 16 janvier 2012

J'aime le mois de janvier, ses jours qui allongent, hier soir à 18h il faisait encore (un peu) jour, et pourtant le temps était couvert, l'espérance du printemps. Enfin, je vais un peu vite, ce matin au réveil tout était gelé, le froid mordait les doigts, j'ai nourri mes petits oiseaux qui attendaient perchés sur les bambous, chaque matin au petit déjeuner s'est établi un rite, je découpe le pain en petits morceaux en discutant avec Christian qui boit son café, les oiseaux nous voient à travers la vitre, ils attendent.
N'allez pas penser que nous sommes deux petits vieux ancrés dans nos habitudes, nous n'en sommes pas encore à aller nous asseoir sur un banc dans un parc et à nourrir les pigeons. Tout d'abord l'heure du lever n'est toujours pas la même, elle est même très fluctuante, et puis nous ne sommes pas vieux, juste à la retraite et nous avons tout notre temps, le petit dej est le moment que je préfère, j'écoute Europe, je raconte mes discussions de la veille sur ISC ou sur Facebook ou le programme tardif de la télé. Chez nous il n'y a pas de moments creux, nous avons toujours quelque chose à nous raconter, surtout à ce moment précis, j'écris et Christian décrit les applications de son portable, il découvre chaque jour émerveillé et je réponds "Ah! Oui." C'était quoi au fait sa découverte? Il m'envoie même des mails pour voir si ça marche, alors qu'il est à côté de moi. Je ne vais jamais savoir m'en servir, et ma paresse naturelle dans ce domaine fait que mon cerveau refuse d'apprendre. De toutes les façons, je n'arrive à apprendre que seule, en tâtonnant, mais j'avoue que lorsque cela coince je crie "Au secours", il paraît que je veux toujours faire tout trop vite et qu'avec les nouvelles technologies il faut prendre son temps, ne pas sauter d'étape. Mon Dieu, que c'est compliqué !!!

Jeanne, Jeanne d'Arc, j'en parlais dans une gazette ou dans un bloc notes, je ne sais plus, et on en parle toujours dans les médias, ça ne cesse pas, j'entends même très souvent la chanson de Laurent Voulzy "Jeanne" Le CD se vend très bien.
Il faudrait tout de même regarder la réalité en face, Jeanne a bouté les Anglais hors de France, mais avant tout elle défendait un clan, le clan des Armagnac, elle a contribué à mettre Charles VII sur le trône et a empéché Henri VI qui était le favori des Bourguignons d'arriver sur ce dit trône, lI serait ainsi devenu roi de France et roi d'Angleterre. c'était une partisane qui se devait de choisir son camp, elle a misé sur le bon cheval et son nom est entré dans l'histoire.
Nous apprenons l'histoire à l'école, mais l'histoire écrite par nos historiens qui déforment souvent la vérité. Il a un livre qui est sorti écrit par François Reynaert "Nos ancêtres les Gaulois et autres fadaises", l'histoire de France sans les clichés. Pour ceux qui sont passionnés par l'Histoire avec un grand H. Un lien d'une vidéo  Les mensonges de l'Histoire de France. Je vais l'acheter et je le lirai par petits morceaux, j'ai tout mon temps, des siècles m'attendront.

Je me suis remise à la lecture, j'ai eu un petit moment de mou. J'ai fini "Je veux que tu m'aimes" d'Antoine Rault. Un livre bouleversant. Antoine Rault est avant tout metteur en scéne de théâtre, il a écrit un roman magnifique. L'amour d'un fils pour une mère qui papillonne d'homme en homme, elle a perdu son mari dans un accident de scooter et depuis elle additionne les aventures sans vraiment s'occuper de ses deux enfants. C'est David l'adolescent qui prend tout en charge, la maison, sa petite soeur, il veut que sa mère l'aime, il fait tout pour lui plaire, il décide même de lui faire une surprise, lui offrir un voyage à trois, il fait plein de petits boulots pour réunir l'argent nécessaire, la réaction de Marlène est à peine surprenante mais ce sera l'occasion de découvrir le secret. C'est l'histoire du désamour maternel pour un enfant qui n'a pas été désiré.
J'avais mal pour cet enfant, une furieuse envie de prendre Marlène par les épaules et de lui crier qu'elle était une mère indigne, pas capable de rendre les autres heureux, une égoiste qui faisait d'énormes dégâts autour d'elle, une mère qui dévore le coeur de son enfant et le détruit. Lorsque nous avons été des mères aimantes, lorsque nous avons tant donné à nos enfants, les rendre heureux était notre seul but, comment comprendre cette attitude. Il faut croire que l'instinct maternel n'est pas un sentiment qui nous habite toutes. Rien de pire pour un enfant que d'être rejeté ou mal aimé, comment construire sa vie d'adulte plus tard, et surtout comment ne pas reproduire le même schema avec ses propres enfants?
Ce livre ferait un excellent film, cela donnerait l'occasion à Vanessa Paradis ou à Mathilde Seigner de faire un beau numéro d'actrice, elles sont différentes mais je les vois bien jouer le personnage de Marlène.

Le monde des ados et des enfants est un sujet qui ne finit pas d'inspirer les écrivains, j'ai acheté le dernier Philippe Besson "Une bonne raison de se tuer." Très, très bonnes critiques.
Nous avions une discussion tout à l'heure avec ma fille sur le sujet, le suicide des ados. Ces enfants qui ne savent plus distinguer le réel du fictif, qui pensent peut être que la mort n'est pas définitive. Je ne veux pas introduire de la politique dans ce sujet, mais j'ai beaucoup aimé la  phrase prononcée par François Hollande : "L'espèrance : Je veux retrouver le rêve français. Celui qui permet à la génération qui vient de mieux vivre que la nôtre."  Leur donner la joie d'exister et le goût du bonheur, vaste programme, ils ont l'air tellement désabusés.J'espère que lorsqu'ils seront parents à leur tour la France aura retrouvé son triple AAA, puisque si j'ai bien compris c'est un gage de bonheur pour tous, une agence de notation détient les promesses d'un monde meilleur, je n'aurais jamais pensé entendre ça. Petite il n'y avait que chez le médecin que nous devions dire "AAA" en montrant notre gorge pour détecter l'angine, nous savions à peine que le monde de la finance existait, j'essaie de me souvenir si une banque existait à Miliana, je ne crois pas, nous allions à la poste.

Je regarde en même temps un reportage sur Arte, Ouessant, une belle île que je ne connais pas, il faudra que nous comblions ce manque. Une coutume, lorsque Jean-Yves Cozan homme politique breton, rentre chez lui sur l'île après un séjour sur le continent, il hisse le drapeau au dessus de sa maison, tous les habitants savent ainsi qu'il est là, ils viennent lui rendre visite.
On ne doit pas souffrir de la solitude sur cette île, les habitants se connaissent tous.Il y a même un club de scrabble.

Trois dessins




Accoyer président de l'Assemblée Nationale. Il a un peu exagéré, non? D'ailleurs le président l'a désavoué. Sur facebook il fallait trouver ACCOYER + N et ACCOYER + A.








Alain Juppé.











Un dernier sur François Hollande. Il y en a pour tout le monde.

Bye MClaire.











lundi 9 janvier 2012

Nous avons sans doute fini de présenter nos voeux, quelquefois avec gentillesse aux gens que nous aimons ou que nous apprécions, quelquefois avec politesse à ceux que nous connaissons à peine. Nous avons souhaité plein de bonheur, j'ai relevé une citation de Victor Hugo dans les Misérables, elle me plait beaucoup :
"Le bonheur sec ressemble au pain sec : On mange, mais on ne dîne pas.
Je veux du superflu, de l'inutile, de l'extravagant, du trop, de ce qui ne sert à rien."
Je souhaite plein de superflu à ceux qui me lisent, je sais que cela va être difficile, mais il faut croire aux miracles.

Tout d'abord en ce début d'année, merci à tous les lecteurs de cette gazette, à ceux qui me suivent depuis quelques années déjà, vous êtes plus de 200 à me lire chaque semaine, d'accord, ce n'est pas le tirage de Libé, mais je m'en contente. Je suis heureuse d'avoir créé ce lien avec vous, ce ne sont sans doute pas les mêmes qui viennent depuis le début, il y a les fidèles, ceux qui passent là par hasard, ceux qui papillonnent dans la blogoshpère, qui reviennent, il faudrait que je mette des tags pour être lue davantage, mais je n'ai pas envie. J'ai encore des choses à raconter, lorsque l'accouchement d'une ligne sera une souffrance, j'arrêterai, mais je ne m'inquiète pas, j'aurai toujours l'occasion de vous parler d'un livre.

En ce moment, je ne suis pas tout à fait en rupture de lecture mais je lis un peu moins, je n'avais pas le temps, j'essayais d'apprendre quelques mots nouveaux ods6, je jouais beaucoup sur ISC. Je lis quelques pages par jour, pas assez pour finir "Je veux que tu m'aimes", il me plaît beaucoup ce livre, je vais m'y remettre avec acharnement. J'ai un livre dans mon sac de scrabble "La grammaire est une chanson douce" d'Erik Orsenna, il écrit sur le scrabble :
"Vous savez , le scrabble est un jeu étrange, plutôt crispant. Avec des lettres en plastique on forme des mots rares. Et plus les mots sont rares et plus ils comportent des lettres impossibles
(le Z, le W), plus on marque des points."  A mon avis, Erik Orsenna n'a jamais joué au scrabble.
Hier par exemple, nous avons joué LEPISME qui pour moi est un mot rare, pour d'autres sans doute pas mais pour moi oui, et qui ne comporte ni de Z ni de W
, au fait maintenant je sais ce qu'est un lépisme, vachement pratique cette petite bête, c'est un nettoyeur qui pourrait faire le ménage à votre place, il tient à un habitat propre.

Les fêtes sont enfin passées, nous avons repris nos habitudes, je disais à Christian que l'an prochain nous allions simuler des pertes de mémoire au moment des fêtes  "Tiens Noël est passé?" Qui en voudrait à cette pauvre mamie et à ce pauvre papie qui ne se souviennent plus de rien. Certains de nos petits enfants qui sont beaucoup plus jeunes oublient bien de nous souhaiter une bonne année, mais bizarrement avant Noël ils n'arrêtent pas de prendre de nos nouvelles, ils ont tellement peur que nous n'allions pas jusqu'à Noël pour leurs étrennes?

Les chocolats sont en solde, 50% de remise, j'ai acheté une boîte de bons chocolats, non pas parce que j'adore ça, je peux très bien m'en passer, mais parce que mon médecin s'est aperçu que je manquais de fer, il m'a donc recommandé de manger du chocolat, noir de préférence en tablette, celui que je n'aime pas, j'ai détourné l'ordonnance, je mange des chocolats fourrés à la noisette, à la ganache etc... Je vais être encore obligée de tirer sur mon pull ou d'appliquer le régime très contesté de ce docteur Dukan qui énonce des inepties, c'est lui qui voudrait donner des points supplémentaires au bac aux jeunes qui correspondraient aux canons de la minceur, ce genre de nutritionniste (heureusement ils ne sont pas tous comme ça) qui vous fait culpabiliser et faire le yo-yo pendant toute votre existence, jusqu'au moment où vous décidez que cela suffit et que vous décrétez que vos rondeurs ne regardent que vous, que le regard des autres vous indiffère, du moment que vous vous sentez bien dans votre peau bien tendue. La minceur n'est pas synonyme du mot bonheur. Je souhaite vraiment que les jeunes ne fassent pas la connaissance de ce docteur Dukan, mais juste qu'ils se décident à ignorer les enseignes de la mauvaise bouffe, ce sera déjà un grand progrès, on peut avoir des rondeurs, mais l'obésité non, il faudra gérer plus tard tous les ennuis de santé.




Un dessin sur Dukan, je pense que je préférais François Hollande avec des joues plus rondes,la campagne électorale lui fera sans doute reprendre quelques kilos !


Le camélia est en fleur, preuve que l'hiver est doux et que nous avons un an de plus. L'an dernier j'écrivais dans une gazette au mois de mars que notre camélia fleurissait
Tout à l'heure j'hésitais, écrire une gazette ou aller faire un tour pour prendre l'air. J'ai Laurent Cabrol dans le nez mais je crois que Nathalie Rihouet ne va pas non plus être dans mes petits papiers. Hier, à la météo, elle nous promettait un temps gris, pas de soleil, ce matin elle avait en partie raison, mais vers 11h apparition d'un beau soleil, au point de m'apercevoir que mes vitres avaient besoin d'un bon coup de chiffon. Tiens en parlant de présentatrice météo, vous connaissez celle de france3? Celle qui officie souvent le soir, j'ai l'impression d'avoir sur l'écran, une danseuse de ballet, pas toute jeune certes, je ris beaucoup en l'écoutant un peu et surtout en la regardant, du coup j'oublie d'écouter attentivement ses prévisions et je ne la prends pas en grippe. Pour revenir à mon sujet, nous sommes allés faire un tour, ma première promenade dehors sans casquette, je n'avais pas très chaud à la tête, mais je me sentais à l'aise.
Il y avait une bonne odeur de fumée dans la campagne, j'adore le parfum des herbes qui brûlent, j'aime aussi lorsque les cheminées envoient leur fumée par dessus les toits, cela me donne envie de rentrer, de me pelotonner dans le canapé avec un plaid sur les genoux, un bon livre, à l'occasion une tasse de thé brûlante et laisser le temps filer. Ben non, je n'ai pas fait ça, je suis entrain d'écrire une gazette, je n'ai pas cédé à mon envie. Ce sera pour plus tard, sans doute ce soir en écoutant "Le petit journal" sur canal, ce ne sera pas du thé mais mon dessert chocolaté que je dégusterai bien calée dans mon canapé.
Nous avons prévu de passer quelques jours à Paris ce mois ci, respirer l'odeur du métro, cela nous changera de la fumée des herbes qui brûlent.

Les dessins :




Jeanne d'Arc. Elle a beaucoup fait parler d'elle ces jours ci. Les rumeurs les plus folles ont courues à son sujet.







Jack Lang : Il ne sera pas Samarien - Attention "samarien" n'est pas valable au scrabble, ce sont les habitants de la Somme. Je n'apprécie pas du tout ce monsieur opportuniste, il devrait prendre sa retraite, il a largement l'âge.






Notre président et sa loi sur les transactions financières. Vaut mieux en rire.




Bye- MClaire.

samedi 31 décembre 2011

Je ne peux pas finir cette année 2011 sans vous présenter tous mes voeux pour celle qui arrive.


Nous regardons toujours celle qui finit avec un peu de tendresse s'il nous est rien arrivé de dramatique et  nous lorgnons avec beaucoup d'inquiètude celle qui arrive. Cela n'a jamais été aussi vrai qu'en cette fin d'année, nous sommes dans la plus grande incertitude. Je suis certaine qu'après quelques turbulences le monde deviendra plus humain, plus en adéquation avec ce que nous souhaitons, être heureux, mais il nous faudra renoncer au superflu, à la consommation à outrance, au gaspillage. Avec un peu d'entraînement cela ne devrait pas être insurmontable.
Le bonheur ne dépend pas d'un gadget de plus sur son téléphone portable, d'un ordinateur qui ira dix fois plus vite que celui que vous possédez déjà ou d'une voiture tout électronique qui vous procurera plus de déception que de satisfaction, surtout lorsqu'il faudra changer ces fameuses cartes défectueuses très chères, nous qui avons connu les voitures que nous pouvions entretenir nous mêmes, nous pouvons faire la différence, ma petite 4L ne démarrait pas au quart de tour, mais en donnant un petit coup de marteau sur le démarreur elle repartait, allez faire ça avec une voiture dernier cri, on ne peut même plus changer une batterie sans l'aide du garagiste, je parle de ça parce que notre ventilation était en panne, changement complet du bloc, impossible de remplacer qu'une seule pièce, la facture était salée. Mais tout ça, nous le savons lorsque nous avons atteint un âge mûr, cette fameuse "expérience qui n'éclaire que son propre chemin". Les parents devraient commencer à éduquer les enfants dans ce sens pour que la chute soit moins douloureuse.


Pour l'année écoulée, j'ai envie de dresser mon abécédaire, je vais essayer :


A - Le triple A, là c'est trop facile et il y a tellement à dire- Alors A comme Angoulins tout près de La Rochelle, juste avant Vichy cette année, dix jours de bonheur, de sérénité avant mon opération. Nous comptons bien y retourner au printemps.


B - Comme BANQUE- Ces banques qui sont la cause de tous nos problèmes et qui nous procurent tant d'inquiètude. J'évite souvent les infos à la télé pour ne pas avoir le cafard après, pas trop pour nous, pour nos enfants et tous nos descendants.Notre génération a eu des années magnifiques, il ne faut pas se plaindre. J'ai décidé de ne plus jamais jouer au Monopoly, le mot spéculation me hérisse le poil.


C- Je ne peux pas l'éviter, C comme cancerS, je me suis bien battue,je suis assez contente de moi, tout en ayant toujours à l'esprit ce que m'a dit mon oncologue "Ne prononcez jamais le mot guérison, on ne guérit jamais d'un cancer, rémission oui et elle peut être très longue, vous partirez sans doute un jour de tout autre chose, ça c'est inéluctable" Il n'a pas été brutal en me disant ça, j'ai très bien compris le sens de ses paroles.
J'espère juste que 2012 sera tranquille à ce niveau là, ce qui n'a pas été le cas de 2010 et 2011.


D - Comme DELIVRER- Des pays se sont libérés des dictateurs, pour sans doute retomber sous le joug d'une autre dictature, différente mais tout aussi cruelle. J'ai suivi tous ces printemps arabes à la télé un peu sceptique mais en même temps heureuse de voir partir ces présidents corrompus. Nous verrons...Ces pays sont trop près de nous pour les ignorer, j'ai toujours au fond de moi un peu de tendresse pour ce monde arabe, malgrè la guerre d'Algérie, je suis née et j'ai vécu toute ma jeunesse sur ce sol d'Afrique, ça ne s'oublie pas, j'y repense même de plus en plus, l'effet de l'âge sans doute.


E -Comme ESPOIR- Un mot magique, qui ne doit jamais nous quitter, mais là encore faut il avoir un tempèrament optimiste et savoir le communiquer, ça se cultive.


F- Comme FINANCES - Pour moi, ce n'est pas mieux, ni pire, le traintrain. Je joue au loto, sans résultat, pour l'instant je m'appauvris de 4 euros toutes les semaines, au lieu de m'enrichir.


G- Comme - GRECE ou GRAISSE Un paradoxe. La Grèce voit maigrir ses ressources, la graisse a tendance à envahir notre corps, là encore c'est un combat de tous les jours. Ce soir j'oublie, je n'ai pas pu résister au foie gras et au dessert au chocolat. Je vais passer sur la balance de mon gastro ce mois ci, il va me dire " Toujours le même poids" je vais répondre "Très bien, ce serait mauvais signe si je maigrissais." Il va sourire et me répéter que lui fait toujours le même poids depuis 40 ans, tant mieux, je suis bien contente pour lui, je trouve qu'il radote un peu non?


H - Comme HOMME - J'ai toujours le même depuis plus de 50 ans, j'espère le garder encore longtemps.
D'accord on se dit quelquefois "Chéri, j'en ai assez, ça ne peut pas durer" mais vous remarquerez qu'il y a le mot chéri. Il lui arrive même de me vouvoyer dans ces moments mais en me disant toujours chérie "Chérie vous m'em....." Je n'ai jamais compris ce vouvoiement soudain!!!


J- Comme JEU- Un souhait, que le scrabble me passionne encore longtemps, je n'ai jamais cessé de jouer pendant ces deux années difficiles, pour moi une vraie thérapie, les résultats n'étaient pas ma préoccupation, seul intérêt que cela occupe mes pensées.


K - Comme KILOS - J'en ai déjà parlé, pour l'instant ils ne m'envahissent pas, je les tiens à distance.


L - Comme LECTURE - Miam, Miam- Une gourmandise sans fin- Jamais écoeurée, toujours passionnée, le plus beau passe-temps qui puisse exister. Les livres sont une évasion. Merci à tous ces écrivains qui nous procurent tant de moments de pur bonheur. L'année 2011 a été un bon cru. Lisez, lisez.


N - Comme NICOLAS - Le dessin parle.


N- Comme NOEL - C'est passé, cette année il était un peu exceptionnel pour nous, mais ce n'est pas la fête que je préfère, chez nous plus personne n'y croit. J'aimerais faire une fête en été dans le jardin, ce serait plus agréable, quelle idée de faire naître le petit Jésus en hiver pour nous, surtout qu'ils avaient le choix des dates, qui serait aller vérifier? Il y a encore des hommes à notre époque qui ne connaissent pas leur âge.


P-Comme PRIX : Ils n'ont pas cessés d'augmenter- Mon caddie est de plus en plus cher ou nous devenons de plus en plus difficiles, il faudra que je me penche sur le problème, ça peut être une bonne résolution pour l'année que nous entamons.


R - Comme RESTAURANT - Je n'ai pas un seul souvenir cette année d'un bon restaurant. Je suis toujours déçue.


T - Comme TOURNOI - De scrabble, bien entendu. Quel plaisir de jouer des tournois, c'est vraiment ce qui me motive dans ce jeu, pour le jeu mais aussi pour le plaisir des rencontres et des retrouvailles avec mes copines. Le prochain grand tournoi Biarritz.


W - Comme WEB - Quelle belle invention- Je ne peux pas m'en passer- Si on l'utilise bien, c'est une vraie source de plaisir, je ne m'en lasse pas.


X - Comme COXEUR, comme SEXTOY, comme CRISEUX etc, les nouveaux mots de l'ODS6 qu'il vous faudra mémoriser.


Y - Comme Youpi- J'ai presque fini.


Z - Comme ZENITUDE - C'est tout ce à quoi j'aspire.  Bye MClaire.

mardi 20 décembre 2011

Deux hommes sont morts ces derniers jours, Vaclav Havel un vrai humaniste qui était épris de liberté pour lui et pour son peuple, je trouvais cet homme fascinant, séduisant. Il avait lutté contre la dictature et avait payé un lourd tribut pour avoir osé s'exprimer. Je ne sais pas pourquoi mais à chaque fois que je prononce son nom, j'ai l'impression de dire le nom d'une pâtisserie, quelque chose de doux. Il avait l'air apaisant  Nos dirigeants devraient s'inspirer de Vaclav Havel.
L'autre Kim-Jong-Il laisse une population exsangue, mais elle pleure son bourreau, toute sa vie il a fait le contraire de Vaclav Havel, brider la parole du peuple. En voyant ces femmes et ces hommes pleurer, j'ai du mal à comprendre l'humain. On peut faire taire par la terreur, mais de là à regretter un bourreau...Ils sont tellement conditionnés, plus capables de faire des choix, de se rebeller.
Je suis d'une génération qui a toujours connu la liberté, nous n'avons jamais subi la censure, un vrai trésor qui j'espère ne nous sera jamais volé. Pourtant, nous sommes fliqués en permanence, à cause de notre portable, de notre CB, de notre PC qui posséde ce fameux IP. L'autre jour, je surfais sur un site que j'aime bien, mon compte facebook n'était pas déconnecté, surprise, en bas de la page de ce site que je fréquente, ma photo qui est sur facebook et une proposition de commentaire. Conclusion, il vaut mieux se déconnecter franchement de facebook à chaque fois que nous le quittons, ne pas quitter simplement la page, nous sommes épiés.



Notre banquier peut tout connaître de notre vie grâce à notre CB. Nos voyages, nos achats, nos préférences de loisirs, Il est loin le temps où nous étions payés en liquide, personne ne savait ce que nous faisions de notre argent. Maintenant les banques nous notent, je ne dois pas avoir un triple AAA ! Mais je ne suis pas non plus aux AAAAbois. Je tire la langue à mon gentil banquier, qui prend de mes nouvelles de temps en temps, naivement je crois toujours qu'il  me téléphone pour s'inquièter de ma santé, mais non, il me dit à chaque fois en prenant ce ton formaté spécifique au banquier  "Est-ce que vous avez des besoins" je lui réponds "Si vous saviez, il vaut mieux que je ne les énumère pas, vous allez fuir, alors restons en là.Déçu il prend congé" "Bonne journée, n'hésitez pas à m'appeler." C'est ça, d'ailleurs s'il me demandait des nouvelles de ma santé et que je réponde franchement, il ne me téléphonerait plus, je ne suis plus une bonne cliente pour les banques, personne à risques! En plus de l'âge, la santé, cela fait de gros handicaps. Nous devons leur faire confiance malgré tous les risques qu'ils prennent avec notre argent, ils ne nous font pas confiance à cause des risques. La partie est inégale.

Que pensez-vous de cette actualité sur les implants mammaires? A part les reconstructions du sein suite à un cancer, je ne comprends pas que la sécu prenne en charge les opérations qui vont avoir lieu, la suppression des implants. Une opération n'est jamais innocente, on veut une grosse poitrine, ou retrouver les seins de ses vingt ans, il n'y a qu'à assumer les suites qui peuvent être difficiles, la preuve avec ce qui arrive aujourd'hui. Elles payent très cher la pose des implants, elles doivent être en mesure de payer les conséquences ou l'Etat a une responsabilité dans tout ça, des autorisations ont sans doute été délivrées trop facilement, sans contrôle, il y a une agence du médicament qui devrait bien faire son travail.
Pourquoi ne pas accepter ce que son corps ou son visage devient en vieillissant? Un visage sans lifting reflète toute une vie, chaque ride parle. Les visages lisses, les peaux tirées, ces femmes qui finissent par toute se ressembler, quelle tristesse. Les seins en forme d'obus, les lévres gonflées, les yeux qui ne sont quelquefois plus symétriques, le même petit nez qui regarde péter les anges, plus rien de naturel. Berk!

Cette semaine est sorti un film "Les vents contraires" adapté du livre d'Olivier Adam. J'ai beaucoup aimé le livre, j'ai peur d'être déçue par le film, comme cela arrive souvent. Je ne sais pas si nous irons le voir. Il y a aussi "La délicatesse" qui arrive sur les écrans, même chose, le livre était formidable, il faudra que je lise les critiques. Trés souvent, je ne retrouve pas les mêmes émotions en voyant le film. En lisant, mon imagination travaille, pas toujours dans le même sens qu'un metteur en scéne. J'ai peut être des copines qui joueront les cobayes. De toutes les façons, la semaine prochaine Clarys est à la maison, il y a de fortes chances pour que je m'adapte à ses goûts, je vais sans doute avoir droit à "Alvin et les Chipmunks 3". Il faut bien faire plaisir.

Son papie restera à la maison, je vais me sacrifier. J'ai le souvenir de "Pirate des Caraibes", c'est Christian qui avait accompagné Louis, il n'avait pas du tout aimé et s'était promis de ne pas renouveler l'expérience, alors ce n'est certainement pas lui qui ira voir "Alvin et les Chipmunks 3". J'étais aussi allée voir "Toy story" avec Clarys, lorsque les lumières s'étaient allumées, je pensais la voir réjouie, non elle n'avait pas trop aimé, et moi donc. Quoi dire!


J'ai commencé un livre qui traînait dans le salon depuis au moins deux mois "Into the wild" un voyage au bout de la solitude. Je l'ai abandonné, c'est assez rare chez moi, j'espère toujours qu'il arrivera un moment où le livre me captivera, là non, je n'accroche pas, alors j'ai renoncé. Sean Penn en avait réalisé une adaptation au cinéma. J'avais l'impression de lire un rapport de police. J'ai attaqué "La fin n'est que le début" de Katarina Mazetti et j'ai tout de suite aimé, un petit livre qui sera vite avalé.
J'ai aussi un livre de Yasmina Khadra "A quoi rêvent les loups." l'histoire tragique et sanglante d'une période algérienne dans les années 80. Cela se passe à Alger, les islamistes puisaient dans le réservoir d'une jeunesse vulnérable. J'aime tous les livres de Khadra, je n'ai jamais été déçue.
Je suis contente, pour la première fois aujourd'hui au club j'ai enlevé ma casquette, mes cheveux repoussent bien, c'est encore très très court et cela manque d'épaisseur pour sortir la tête nue, mais c'est beaucoup mieux. Tout rentre dans l'ordre doucement, mes brûlures des rayons s'estompent, je vais passer un beau Noël. Il suffisait d'être patiente et de ne jamais perdre espoir.


Deux dessins :



Tempête ou cyclone sur la France, c'est le moins qu'on puisse dire- Aprés nous avoir bien inquiété, il paraît que nous n'avons pas de souci à nous faire, il sait faire souffler le froid et le chaud. Je ne le crois pas, je m'inquiète.






Sacré vieux Johnny, il a mon âge, toujours là. Moi aussi d'ailleurs.            Bye MClaire.

mardi 13 décembre 2011

J'espère n'avoir jamais comme cadeau un e-book, le livre chargé dans une tablette, pour moi c'est une catastrophe planétaire, si, si. Le livre papier restera toujours mon préféré, une liseuse électronique ne ressemblera jamais à un bon livre imprimé sur du papier qui a une odeur particulière. Je ne suis pas la seule à penser ça, j'ai relevé cet extrait sur le web :

L'e-book inaugure une autre histoire : le livre numérique n'est plus un objet mais un fichier informatique stocké dans un "nuage" informatique. "Cette révolution bouleverse l'immédiate perception classificatoire de la culture écrite, estime M. Chartier. Aujourd'hui, il suffit de regarder un ouvrage pour comprendre le genre de son texte et les usages auxquels il est destiné. La couverture, le format, la police de caractères offrent des données immédiates de repérage : même dans une langue étrangère, on distingue facilement un livre universitaire savant d'un roman à l'eau de rose. Ce n'est pas le cas avec le numérique, car les textes y ont la même apparence. On ne peut plus repérer en un coup d'oeil ce que l'on peut attendre de tel ou tel livre et, en particulier, la confiance que l'on peut avoir dans son exactitude scientifique" Tout est dit. En même temps, si l'e-book encourage les jeunes à lire, pourquoi pas, mais j'en doute.


En attendant que quelqu'un  me fasse un cadeau, et je peux attendre longtemps, ils savent tous que j'ai horreur des cadeaux personnels, pour la maison je veux bien, c'est nous qui sommes mis à contribution, j'ai reçu un mail de Clarys avec la liste des jeux pour sa console, dont Carlos Crado, je ne sais pas du tout ce que c'est,  et elle veut aussi une poupée Monster Hing, je vais trouver ça où? Il va être temps que je m'en occupe. Avec les grands c'est beaucoup plus facile, une enveloppe et ils se débrouillent, ça n'a pourtant pas le charme du cadeau offert avec un joli emballage qu'on découvre avec une mine réjouie ou un air un brin déçu, et puis ils n'attendent plus le passage du Père Noël et la découverte des cadeaux au pied du sapin, tout se perd ma bonne dame !

J'ai envie d'écrire cette gazette aujourd'hui pour vous parler d'un livre "Le Cherche-Bonheur".
Un livre sublime, je l'ai lu le sourire aux lèvres et la larme à l'oeil. Personne ne me l'avait recommandé, je l'ai acheté pour son titre. Je suis contente de ne m'être pas trompée.

C'est l'histoire d'un couple en fin de parcours, soixante ans de mariage, Ella a un cancer généralisé, John l'Alzeihmer qui s'installe, ils ont eu une vie banale, ils habitent Détroit, cette ville naufragée après la crise de l'automobile, John était ingénieur, Ella mère au foyer. Ils possèdent toujours "Le Cherche-Bonheur" un camping car qui a beaucoup servi, mais qui est bien entretenu. Un jour, Ella décide de partir avec John pour des dernières vacances, leur but atteindre Disneyland en Californie, un long parcours effectué en grande partie sur la mythique route 66; par deux éclopés, elle veut retrouver des moments de bonheur, ne plus avoir affaire à la médecine, essayer de vivre encore des instants de lucidité avec John.

Le soir pendant les étapes, ils regardent des diapos prises tout au long de leur vie. Le reste j'ai envie que vous le découvriez vous même, parce que c'est certain, ce livre vous l'aimerez. La fin m'a un peu surprise, mais pas tant que ça. Ce qui domine dans ce bouquin c'est l'amour qui lie ces deux êtres.
Ce qui m'a plu dans ce livre, ce sont les souvenirs que nous avons en commun avec ce couple.
Je suis toujours aussi émerveillée en découvrant l'imagination d'un écrivain homme qui se met dans la peau d'une femme.

Les souvenirs en commun : Les séances de diapos, chez nous nous regardions les films super 8, ça n'intéressait pas du tout les enfants lorsqu'ils étaient petits, ni les amis qui fuyaient ces séances. Plus tard, au contraire, les enfants devenus grands aimaient se revoir, je vous ai dit sur un bloc notes que notre projecteur était cassé, plus de séances, mais Malou nous avait prêté le sien pendant un moment, nous avions projeté quelques films à mon frère et à sa famille, mon frère était souvent présent ado sur ces films, nous avons beaucoup ri en entendant ses enfants s'écriaient "Oh! La honte, c'était toi ça?" mais ils avaient sans aucun doute beaucoup aimé découvrir un père qu'il ne connaissait pas sous cet angle.

Il y a aussi les retours de vacances avec les enfants, j'ai tout reconnu. Les départs dans la joie, l'arrêt dans les bons restaurants à l'aller, les retours plus rapides, nous étions contents de retrouver notre chez nous, mais surtout il ne fallait pas s'attarder, la bourse était vide et nous savions très bien ce qui nous attendait au retour, les impôts, les factures, tout ce courrier que je retardais le plus longtemps de lire pour ne pas gâcher  les beaux souvenirs de vacances encore frais dans nos têtes.
Nous roulions souvent la nuit pour rentrer, j'aimais la nuit sur la route, les enfants dormaient à l'arrière, l'autoroute et la route n'ont pas le même visage que le jour, les kilomètres défilaient en silence, seules les stations-service éclairées troublaient l'obscurité. Il s'installait une espèce de quiétude dans la voiture, qui n'était pas perturbée par les chamailleries des enfants et la phrase culte qui nous fait tous encore rire, lorsqu'ils voyaient une belle maison dans la campagne, c'était à celui qui allait dire le plus vite "Oui, elle est belle, mais elle est isolée" ils étaient trois, il y avait donc toujours un clan de deux contre un, les alliances changeaient selon le sujet. Combien de fois Christian menaçait de s'arrêter sur le bord de la route pour les corriger, sans jamais le faire.
Un passage : "C'est chouette de voyager, c'est magnifique. On the road again! Mais ce que nous souhaitions plus que tout, c'était dormir dans notre lit, diner dans notre cuisine, nous recueillir dans nos toilettes. Nous voulions retrouver notre univers. Alors nous roulions."

Un autre souvenir, Ella se souvient de leur arrêt dans un camping, ils avaient dormi dans un Tipi, pour faire plaisir aux enfants, nous en revenant de Gréce, nous avions dormi à l'intérieur d' un petit tonneau dans un camping de Yougoslavie, c'était sur le retour et nous n'avions plus envie de monter la tente et tout déballer pour une nuit, c'était assez rigolo.

Une phrase prononcée par Ella que je pourrais aussi dire : "C'est ça que j'apprécie dans les vacances, le ralentissement des choses. Toutes ces découvertes dans une si courte durée. La marche du temps se relâche comme dans un rêve."

Voilà, j'ai adoré ce livre, avec ces passages gais et d'autres beaucoup plus durs et vraiment émouvants. Il y a plein de très bons livres en ce moment, il faut faire des choix et c'est difficile.

Quelques dessins :





Les intouchables, je n'ai jamais saisi la moindre trace de racisme dans ce film. On polémique sur tout dans cette société.




Le triple A : On nous fait très peur, puis on nous rassure, c'est purement politique. Les élections approchent, mais nous ne sommes pas dupes.







Le nucléaire. Cela donne à réfléchir, on peut y rentrer comme dans un moulin.                   Bye MClaire.



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lundi 5 décembre 2011

Je suis heureuse, demain matin ce sera la dernière séance, pas celle d'Eddy Mitchell que j'aimais d'ailleurs beaucoup et Christian encore plus, il y avait très souvent des westerns, non ce sera la dernière séance de radiothérapie. En entrant dans le bureau du médecin j'ai dit "Ouf! C'est presque fini." elle a réfréné ma joie en me tendant le carnet de bord des contrôles, j'ai vite jeté un oeil sur les dates et j'ai constaté qu'il n'y aurait aucun problème pour les festivals de Biarritz et de Vichy, ça passe. C'est certain, la vie ne sera plus tout à fait comme avant, mais restons positive, il y a la vie tout court et c'est déjà tellement beau d'être là.
Nous allons passer les fêtes avec nos enfants, certainement dans la maison du bout du monde où il n'y a ni télé, ni ordi mais de si bons poissons et fruits de mer et surtout tant d'amour autour de nous, c'est lorsque tout risque de nous échapper que nous prenons conscience que la famille et les vrais amis sont importants, c'est un lieu commun d'écrire ça, mais nous avons tendance à considérer que tout est établi une fois pour toute, ben non! Il peut y avoir des douloureuses déceptions ou des divines surprises dans ces occasions où la vie nous joue un mauvais tour.

Hier, j'ai beaucoup ri en découvrant dans le télégramme l'annonce de M6 pour un dîner presque parfait, ils recherchent des candidats du côté de Quimper, j'ai aussitôt téléphoné à ma fille pour qui la cuisine est vraiment mais vraiment secondaire, avec un ton très sérieux je lui ai dit  "Chrystel, ça ne t'intéresse pas, de participer à l'émission?" elle m'a répondu "Ils disent PRESQUE Maman, alors ça me convient." J'ai une fille formidable, elle ne se vexe jamais, a le sens de l'humour, un caractère toujours égal, nous rions beaucoup ensemble. Mon fils est plus pince sans rire, il a l'art de dire les choses rigolotes avec un air très sérieux, et de toutes les façons il ne sait pas éclater de rire, il a comme on dit "Un rire intérieur", j'aime son humour, on m'a souvent reproché de ne pas avoir été assez sévère avec lui lorsqu'il était gamin, mais il arrivait toujours à tout désamorçer avec le rire et comme je suis bon public, il avait partie gagnée. Il a presque 46 ans et il continue à adopter la même façon de faire avec nous, si je montre que je ne suis pas contente ou pas d'accord, il laisse fuser la petite phrase qui va désamorçer le conflit, je ne suis pas dupe, mais ça marche, et c'est tellement mieux comme ça. D'accord, il lui faut de l'imagination pour me faire rire, c'est souvent que je dis ce que je pense, un peu moins depuis quelque temps, je deviens très zen, le "pas grave" est presque devenu une devise.
Si, il y a une chose qui m'énerve énormément, c'est de jouer les mêmes numéros au loto depuis au moins 30 ans et de ne jamais gagner, même pas avec quatre numèros, je suis quelquefois remboursée, mais ça s'arrête là. Samedi je n'avais encore rien, je finis par regarder le tirage d'un oeil distrait, résignée à être l'éternelle perdante. Je dis à chaque boule qui tombe "Un de moins" presque en souriant.

Lecture évidemment : J'ai lu un livre prêté par MThé "Millénium Stieg et moi.", écrit par la compagne de l'auteur de Millénium, un amour immense les avait réunis, la mort de Stieg Larrson a été une déchirure et une grande souffrance, ils n'étaient pas mariés, ils vivaient ensemble depuis 32 ans, elle s'est retrouvée privée de l'héritage, la loi suédoise est ainsi faite, tous les droits de ses romans et des produits dérivés ont été versés à la famille de Stieg. Aujourd'hui elle se bat pour pour avoir la propriété intellectuelle de l'oeuvre de son compagnon. J'ai vu les films, je n'ai jamais lu les livres.
Nous connaissons la Suède moderne, j'avais aimé sans plus, un paysage un peu monotone, des gens taiseux. J'ai découvert dans ce livre une Suéde que je ne soupçonnais pas, des idées politiques adoptées par les jeunes suédois dans les années 60, très extrémistes, un pays rude où régnait aussi une grande pauvreté, contrairement à ce que je pensais, Stieg Larrson a été "abandonné" enfin le mot est un peu fort, par ses parents trop jeunes pour l'élever, ce sont ses grands-parents qui l'ont élevé lorsqu'il était petit, dans une cabane sans confort, il est revenu vivre avec ses parents à l'âge de neuf ans. C'était un révolté, les films étaient assez violents. Une phrase résume sa pensée :
"Ignore-le (ton ennemi) quand il s'excite, n'oublie jamais rien et rends-lui la monnaie de sa pièce quand tu en auras l'occasion...Ne laisse jamais s'en tirer quelqu'un qui t'a démoli. Sois patient et riposte quand tu seras en position de force."  ou "Se venger ou venger ses amis, disait-il, n'est pas seulement un droit, mais un devoir absolu."   C'est dur non?

En faisant mes courses ce matin j'ai acheté "Le cherche bonheur" de Michael Zadoorian, je ne connais rien, ni l'auteur, ni ce que vaut le livre, je l'ai acheté en lisant la quatrième de couverture, intéressante, un couple après soixante ans de mariage brave l'interdit familial et médical. Ils quittent leur ville à bord d'un camping-car. L'un à la mémoire qui flanche, l'autre un corps malade, mais ils partent à la conquête de leur bonheur.
Cela va me plaire j'en suis certaine, avoir le courage de tout quitter pour accomplir un rêve, c'est un beau projet, mais combien de gens osent? J'en ai parlé à Christian en rentrant, il m'a dit "Bon, demain nous louons un camping-car, et nous irons dormir à La Trinité, ça te va?" Moi fausse naive " Chouette, La Trinité en Martinique, quelle chance, on ne connait pas."
En attendant il faut que j'arrête de dire que la vie est chère en sortant de chez Carrefour, je fais toujours grimper l'addition avec un livre de poche, mais si peu. La vie est  vraiment chère.





Si quelqu'un a le dernier livre de Carole Martinez "Du domaine des Murmures" je suis preneuse pour un prêt.
Il paraît qu'il est aussi passionnant que "Le coeur cousu". 

Dessin :











Montebourg, il m'agace un peu celui là, je le trouvais plus sympa avant les primaires. Faire de la germanophobie ce n'est pas bien. Bye M.Claire