Je voulais écrire une gazette hier mais le coeur n'y était pas. J'ai beaucoup de mal à accepter la mort brutale d'Hubert Dreveton, voir mon bloc-notes d'hier. Je réfléchis sur les vicissitudes de la vie, les relations des couples, ceux qui pensent qu'ils sont à l'abri de tout bouleversement définitif, au moins jusqu'à l'âge où échapper à la mort n'est plus possible.
La vie décide quelquefois autrement et c'est un tremblement de terre, tout s'effondre, un vide terrifiant s'installe.
Il ne faut jamais manquer de dire "Je t'aime" à nos proches, il y a des mots imprononcés qui font que nos plaies ne se cicatrisent jamais. J'ai pour habitude de toujours faire une bise avant de partir seule, même lorsque je ne fais que des courses tout près de chez moi et je rajoute d'un ton léger "On ne sait jamais.". J'espère savoir le plus tard possible.
Dernièrement j'ai écrit sur ce livre sado-maso qui s'est si bien vendu dans le monde et en France aussi, des relations malsaines dans le couple, c'est mon avis, j'ai repensé à un passage lu dans "Parfums", je l'ai relu hier, encore plus émouvant dans le contexte, j'ai envie que vous le lisiez aussi :
"J'ai crainte qu'elle ne cesse, et qu'un soir, au coucher, en éteignant la lumière et en donnant un baiser à celle que j'aime, je ne fasse sans le savoir pour la dernière fois ces gestes accoutumés. Il ne s'agit pas d'une peur de mourir, mais plutôt d'une terreur à ne plus vivre, c'est-à-dire à emprunter seul des chemins inconnus, soit ceux de la mort dont nul ne sait la nature mais que j'entrevois comme une impasse dont mes sens inopérants et ma conscience irréversiblement éteinte ne pourront me donner la mesure, soit ceux de la vie, mais la vie amputée de la présence de mon aimée, et qui serait alors une existence borgne, tranchée dans le vif, sanguinolente. Ainsi, lorsque je me réveille et reprends peu à peu ma place dans le monde engourdi, au coeur du matin et d'une lumière naissante, et que mes mains, comme aimantées, viennent effleurer le corps qui repose au côté du mien, et que je sens le chaud de ce corps, son rythme lent de respiration pour peu qu'il soit encore, lui, dans le sommeil, ne se doutant pas que je viens quant à moi de le quitter, je me blottis au plus près, peau contre peau, buvant la tiédeur nocturne enlacée dans le tissu des draps. ..... Voilà ici des instants de la plus haute intimité et de l'amour qui n'a besoin d'aucun mot pour se dire.....etc...."
Je trouve ce passage magnifique, plein d'amour pour l'autre, de sensibilité, beaucoup plus certainement que le bouquin pervers lu par des millions de gens à travers le monde.
J'ai vu que les cravaches s'étaient vendues en nombre dernièrement et pas pour les chevaux !! Arf......
Après le livre de J.P Dubois et avant d'attaquer celui de Yasmina Khadra "L'équation africaine" j'ai voulu lire un livre "bonbon" "Marie d'en haut", un livre pour des lectrices pas pour des lecteurs, facile à lire, tendre, il a eu le prix "femme actuelle" président du jury Paolo Coelho, pas n'importe qui, c'est un peu ce qui m'a décidée à l'acheter.
Je l'ai lu dans la voiture en allant sur Paris et en revenant, je ne suis pas une passagère bavarde dans ces cas là, cela ne m'empêche pas de surveiller les panneaux de signalisation, avec Christian comme chauffeur, je connais trop les risques, se retrouver à Poitiers ou à Orléans n'est pas impossible, ça arrive.
Je lis vite. Vous lisez comment? Vite, doucement. Chacun a son rythme, c'est comme pour les voyages ou les découvertes d'un pays, il y en a qui prennent le TGV, d'autres le train à petite vitesse, ils musardent, personnellement je lis vite mais je musarde en voyage.
J'ai ma façon de lire, il m'arrive aussi de commencer par la fin, quelques pages sans plus, je lis toujours un quotidien ou un hebdo en commençant par la dernière page. Pour les romans, cela enlève un peu de suspens, mais j'aime bien savoir. Nous allons bien voir un film tiré d'un roman que nous avons lu, et pourtant nous connaissons l'intrigue.
Revenons à "Marie d'en haut", écrit par Agnès Ledig, une sage-femme dans la vie. Une écriture simple, un style léger, je crois que c'est son premier livre, une histoire romantique, un livre sans prétention; Je ne dis pas que ce bouquin est dénué de défauts, il y en a, j'ai eu l'impression que l'auteur avait de temps en temps envie de placer un bon mot, un moment de poésie qui venait là comme un cheveu sur la soupe, mais dans l'ensemble j'ai pris du plaisir à lire l'histoire de Marie 30 ans qui s'occupe d'une ferme toute seule, elle est maman d'une petite fille de quatre ans bien délurée et l'amie d'Antoine homosexuel, fils de paysans du Cantal, Antoine s'est fâché avec ses parents, un père alcoolique, une mère mesquine, hargneuse, dur d'être homo à la campagne, il s'occupe aussi d'une ferme tout près de chez Marie,il est le géniteur de Suzie sa fille, Marie voulait un enfant et il s'est proposé sachant qu'aucune histoire d'amour ne s'installerait, jusqu'au jour où Olivier gendarme nommé dans l'Ariège fait son apparition dans leur vie, Olivier enfant rejeté, élevé par sa voisine Madeleine, plein de blessures du coeur et de l'âme. Olivier qui ne voudrait pas reproduire ce qu'il a vécu, il veut se reconstruire en exorcisant son enfance misérable et sa rencontre avec Marie transformera sa vie. La fin de la vie de Marie est triste, je versais quelques larmes en tournant la tête, en regardant le paysage monotone de l'autoroute, je ne voulais pas que Christian me voit pleurer, il aurait été triste aussi. J'ai la larme et le rire faciles, je le reconnais, si vous lisez ce livre vous comprendrez pourquoi j'ai pleuré.
Vous pouvez le lire pour vous détendre et puis les histoires d'amour bien racontées sont toujours attachantes.
J'ai commencé "L'équation africaine" de Khadra, ce sera ma prochaine gazette.
Je vous donne de mes nouvelles si çà vous intéresse, j'écris un blog mais il ne faut pas oublier que derrière ce support numérique il y a une personne j'ai eu mon contrôle à l'hosto, parfait m'a dit mon médecin, j'avais envie de l'embrasser très fort sur les deux joues, mais il ne vaut mieux pas, je me pose toujours la question "Porte t-il une moumoute." si je le secouais trop fort, elle risquerait de se déplacer, non? je vais avoir une belle fin d'année, sans angoisse, le prochain contrôle est en février, non, j'oubliais mon rendez-vous avec la radiothérapeute en décembre, c'est moins important, juste pour voir si les rayons n'ont pas fait trop de dégâts. Je suis toujours certaine que quelqu'un pense à moi, l'hosto ne m'oublie pas mais moi j'aimerais tant l'oublier, ce n'est pas une histoire d'amour.
Allez, passons aux dessins :
A la télé, l'élection du président des Etats-Unis, j'espère que ce sera Obama.
Le rapport Gallois, il finira à la poubelle comme celui d'Attali, la crise est quelque chose d'irrationnelle, à traiter au jour le jour, qui peut prévoir ce qui se passera demain?
En parlant de crise, je me pose quelquefois la question, existe t-elle vraiment? Un monde fou sur l'autoroute, nous voulions nous arrêter pour manger, impossible, nous avons trouvé de la place sur un parking après trois arrêts, nous étions tout près de Rennes en revenant, les restaurants et les cafétérias étaient bondés, par contre les parkings où nous aurions pu manger un sandwich maison étaient vides.
Une brésilienne vendait sa virginité pour 600.000 euros, les hommes paient pour perdre la leur, et puis cette brésilienne peut se faire confectionner un nouvel hymen, la chirurgie fait très bien ça, elle peut doubler la mise, si elle trouve des hommes assez idiots pour payer si cher sa défloration. C'est donc si rare de nos jours? Bye MClaire.
mardi 6 novembre 2012
mardi 23 octobre 2012
Je me sens larguée, l'impression de ne plus être dans l'air du temps, et ce sont mes propres petits enfants qui me font ressentir ce sentiment. Hier soir, ma petite fille 10 ans me disait au téléphone qu'elle avait eu une très bonne note en français, plus exactement en grammaire et elle égrainait les questions qui étaient posées, je ne comprenais rien, absolument rien, il y a d'autres façons de formuler la grammaire, des mots en IVE par paquets, plus rien à voir avec mon époque, s'il fallait expliquer j'en serais bien incapable. Je laisse couler.
Samedi soir chez ma fille, mon autre petite fille qui a plus de 20 ans était accompagnée de son petit copain et ça dure depuis deux ans. Voilà une enfant que j'ai gardée bébé, je l'ai vue grandir et elle envisage de vivre sa vie en dehors de ses parents, chez elle, comme une grande, j'ai pris des années d'un seul coup, trois générations de femmes étaient réunies. Ces enfants vous poussent. Cette petite fille est celle qui aime les personnes âgées, en ce moment elle fait des remplacements dans une maison de retraite, elle m'a fait beaucoup rire en me racontant avec tendresse les anecdotes journalières, l'arrivée le matin au travail et la petite phrase "Quoi de neuf?" elle répond "Que du vieux.". Les pensionnaires l'adorent, ça ne m'étonne pas, je l'adore aussi, mais attention j'aime aussi les autres, pas de jaloux;
Finalement, après réflexion, elle a décidé d'attendre un peu pour s'installer dans ses meubles, parce que les meubles il faut les acheter et c'est tellement plus simple chez papa et maman. Je regardais ma fille, jusqu'à présent c'était ma petite fille et d'un seul coup la voilà transformée en belle-mère potentielle. Tout va trop vite.
Mon petit-fils qui a eu 18 ans hier a décidé de finir ses études et de partir faire le tour de l'Europe, il prépare ça consciensieusement, il a encore le temps mais il y pense, il travaille le week-end pour constituer un pécule, petit il était très avare. Lui qui avait peur de tout lorsqu'il était enfant veut partir sur les routes, je ne vais pas critiquer son idée, j'aurais aimé faire la même chose mais autour du monde, lui se contente de l'Europe, il a quand même précisé qu'il viendrait nous embrasser avant de partir, dans combien d'années? J'espère que son tour d'Europe ne se résumera pas au tour du Morbihan, entre le Finistère Nord et le Morbihan il aura le temps de se rendre compte que son idée n'est peut être pas la meilleure, c'est drôle je ne le vois pas du tout en aventurier! Je ne dis rien, je souris, nous verrons, il nous surprendra peut être. Il voulait faire de la politique, devenir maire de son village, ensuite expert-comptable et maintenant globe-trotter. C'est beau d'avoir des rêves, mais enfin je ne vois pas trop le lien entre expert- comptable et globe trotter !
Personnellement, je rêve d'un voyage en Islande, ça durera beaucoup moins longtemps mais ça doit être un voyage inoubliable. Il y a longtemps que ce pays me tente, alors en ce moment je surfe sur internet, je me documente et j'en parle, j'en parle, parce qu'il faut arriver à conditionner le conjoint, le faire aussi penser à l'Islande. J'ai toujours aimé visiter les pays nordiques, si loin de notre vécu, dépaysement total, j'ai aimé le Danemark, la Norvège, la Suéde, je suis certaine que j'adorerai l'Islande, la seule chose qui m'ennuie un peu est qu'il faut certainement le faire en voyage organisé, les routes ne sont pas toujours praticables, seuls ce serait hasardeux et je n'aime pas voyager en groupe, nous ne l'avons jamais fait
Coin lecture :
J'ai aimé le livre de J.P Dubois "Le cas Sneidjer" - Un livre désabusé mais aussi amusant, une analyse de notre vie sur une terre où l'espace vital est de plus en plus retréci.
Paul, le héros des livres de Dubois s'appelle toujours Paul, Paul subit sa vie, divorcé d'une femme qu'il a aimé et qui lui a donné une petite fille, il se remarie avec Anne, une femme organisée, ambitieuse, froide, le contraire exact de la première, elle lui donne des jumeaux qu'il n'arrive pas à aimer, ils sont les clones de la mère, dénués de sentiments. N'ayant pas une situtation extraordinaire il suit sa femme qui part travailler au Canada, il laisse en France sa fille qui n'a jamais eu le droit de voir ses frères, la gentille Marie ne verra son père que chez ses grands-parents, Anne ne veut pas la voir et Paul subit, un peu lâche, faible, il abdique. Marie grandit, elle rejoint Paul au Québec avec des amies, ils se voient loin de la maison familiale, prennent un ascenseur dans un immeuble, un ascenceur parmi tant d'autres dans ce building, et la machine s'écrase, Marie meurt, Paul est blessé, il s'en sort physiquement mais pas psychiquement, ne pouvant plus supporter d'être enfermé dans une pièce, il devient promeneur de chiens ce qui donne des situations cocasses.., Sa femme finit par le tromper et à chaque rencontre avec son amant elle ramène à la maison un poulet fermier rôti, la rotisserie ne doit pas être loin du lieu de rencontre, Paul le sait mais ne dit rien, jusqu'au jour où il s'étonne de ne pas avoir à manger ce fameux poulet.. . La suite il faudra la découvrir en lisant ce livre. J'aime beaucoup l'univers de J.P Dubois, si vous n'avez jamais lu "Une vie française" faites le, vous ne serez pas déçu. J'avais un peu moins aimé "Hommes entre eux", beaucoup aimé "Les accodements raisonnables.". Ses héros sont souvent fatigués, ils aiment souvent des femmes impossibles, ils sont gentils mais toujours au bord de la catastrophe et surtout Dubois sait mêler la gravité et le rire, on sourit souvent en lisant certaines situations. Je vous recommande ce livre qui est en poche.
Les dessins :
Bernard Thibault quitte la CGT. Nous ne verrons plus Duguesclin à la télé et sa veste jaune.
Les mosquées en France. Il faut certainement des lieux de culte plutôt que la rue, là je suis dépassée pour juger. Le paradoxe est que l'Eglise vend des églises, plus assez de praticants.
F.Hollande entre ses deux femmes. Officiellement il y en a qu'une, mais le problème est que l'autre ne veut pas qu'on l'oublie, finalement c'est exactement comme chez le français lambda, de la jalousie, la femme ne supporte pas d'être abandonnée, on peut avoir fait l'ENA et ne jamais accepter que l'autre a été préférée, un vaudeville à la tête de l'Etat, ce n'est pas Germaine Coty qui aurait montré ses sentiments !!..
Les pharmacies. Un jour à l'étranger un de mes enfants était malade, c'était en Suède, le pharmacien nous a donné du sirop et des cachets mais en vrac, sans emballage et juste ce qu'il fallait. Combien de fois est-ce que nous jetons des bouteilles de sirop qui ne sont pas vides, et des plaques de cachets encore pleines? Il m'arrive de faire le vide dans la pharmacie, quel gaspillage, j'essaie pourtant de ne pas acheter un médicament qui était renouvelable et que je ne prends plus parce que je suis guérie.
Bye MClaire.
Samedi soir chez ma fille, mon autre petite fille qui a plus de 20 ans était accompagnée de son petit copain et ça dure depuis deux ans. Voilà une enfant que j'ai gardée bébé, je l'ai vue grandir et elle envisage de vivre sa vie en dehors de ses parents, chez elle, comme une grande, j'ai pris des années d'un seul coup, trois générations de femmes étaient réunies. Ces enfants vous poussent. Cette petite fille est celle qui aime les personnes âgées, en ce moment elle fait des remplacements dans une maison de retraite, elle m'a fait beaucoup rire en me racontant avec tendresse les anecdotes journalières, l'arrivée le matin au travail et la petite phrase "Quoi de neuf?" elle répond "Que du vieux.". Les pensionnaires l'adorent, ça ne m'étonne pas, je l'adore aussi, mais attention j'aime aussi les autres, pas de jaloux;
Finalement, après réflexion, elle a décidé d'attendre un peu pour s'installer dans ses meubles, parce que les meubles il faut les acheter et c'est tellement plus simple chez papa et maman. Je regardais ma fille, jusqu'à présent c'était ma petite fille et d'un seul coup la voilà transformée en belle-mère potentielle. Tout va trop vite.
Mon petit-fils qui a eu 18 ans hier a décidé de finir ses études et de partir faire le tour de l'Europe, il prépare ça consciensieusement, il a encore le temps mais il y pense, il travaille le week-end pour constituer un pécule, petit il était très avare. Lui qui avait peur de tout lorsqu'il était enfant veut partir sur les routes, je ne vais pas critiquer son idée, j'aurais aimé faire la même chose mais autour du monde, lui se contente de l'Europe, il a quand même précisé qu'il viendrait nous embrasser avant de partir, dans combien d'années? J'espère que son tour d'Europe ne se résumera pas au tour du Morbihan, entre le Finistère Nord et le Morbihan il aura le temps de se rendre compte que son idée n'est peut être pas la meilleure, c'est drôle je ne le vois pas du tout en aventurier! Je ne dis rien, je souris, nous verrons, il nous surprendra peut être. Il voulait faire de la politique, devenir maire de son village, ensuite expert-comptable et maintenant globe-trotter. C'est beau d'avoir des rêves, mais enfin je ne vois pas trop le lien entre expert- comptable et globe trotter !
Personnellement, je rêve d'un voyage en Islande, ça durera beaucoup moins longtemps mais ça doit être un voyage inoubliable. Il y a longtemps que ce pays me tente, alors en ce moment je surfe sur internet, je me documente et j'en parle, j'en parle, parce qu'il faut arriver à conditionner le conjoint, le faire aussi penser à l'Islande. J'ai toujours aimé visiter les pays nordiques, si loin de notre vécu, dépaysement total, j'ai aimé le Danemark, la Norvège, la Suéde, je suis certaine que j'adorerai l'Islande, la seule chose qui m'ennuie un peu est qu'il faut certainement le faire en voyage organisé, les routes ne sont pas toujours praticables, seuls ce serait hasardeux et je n'aime pas voyager en groupe, nous ne l'avons jamais fait
J'ai aimé le livre de J.P Dubois "Le cas Sneidjer" - Un livre désabusé mais aussi amusant, une analyse de notre vie sur une terre où l'espace vital est de plus en plus retréci.
Paul, le héros des livres de Dubois s'appelle toujours Paul, Paul subit sa vie, divorcé d'une femme qu'il a aimé et qui lui a donné une petite fille, il se remarie avec Anne, une femme organisée, ambitieuse, froide, le contraire exact de la première, elle lui donne des jumeaux qu'il n'arrive pas à aimer, ils sont les clones de la mère, dénués de sentiments. N'ayant pas une situtation extraordinaire il suit sa femme qui part travailler au Canada, il laisse en France sa fille qui n'a jamais eu le droit de voir ses frères, la gentille Marie ne verra son père que chez ses grands-parents, Anne ne veut pas la voir et Paul subit, un peu lâche, faible, il abdique. Marie grandit, elle rejoint Paul au Québec avec des amies, ils se voient loin de la maison familiale, prennent un ascenseur dans un immeuble, un ascenceur parmi tant d'autres dans ce building, et la machine s'écrase, Marie meurt, Paul est blessé, il s'en sort physiquement mais pas psychiquement, ne pouvant plus supporter d'être enfermé dans une pièce, il devient promeneur de chiens ce qui donne des situations cocasses.., Sa femme finit par le tromper et à chaque rencontre avec son amant elle ramène à la maison un poulet fermier rôti, la rotisserie ne doit pas être loin du lieu de rencontre, Paul le sait mais ne dit rien, jusqu'au jour où il s'étonne de ne pas avoir à manger ce fameux poulet.. . La suite il faudra la découvrir en lisant ce livre. J'aime beaucoup l'univers de J.P Dubois, si vous n'avez jamais lu "Une vie française" faites le, vous ne serez pas déçu. J'avais un peu moins aimé "Hommes entre eux", beaucoup aimé "Les accodements raisonnables.". Ses héros sont souvent fatigués, ils aiment souvent des femmes impossibles, ils sont gentils mais toujours au bord de la catastrophe et surtout Dubois sait mêler la gravité et le rire, on sourit souvent en lisant certaines situations. Je vous recommande ce livre qui est en poche.
Les dessins :
Les mosquées en France. Il faut certainement des lieux de culte plutôt que la rue, là je suis dépassée pour juger. Le paradoxe est que l'Eglise vend des églises, plus assez de praticants.
F.Hollande entre ses deux femmes. Officiellement il y en a qu'une, mais le problème est que l'autre ne veut pas qu'on l'oublie, finalement c'est exactement comme chez le français lambda, de la jalousie, la femme ne supporte pas d'être abandonnée, on peut avoir fait l'ENA et ne jamais accepter que l'autre a été préférée, un vaudeville à la tête de l'Etat, ce n'est pas Germaine Coty qui aurait montré ses sentiments !!..
Les pharmacies. Un jour à l'étranger un de mes enfants était malade, c'était en Suède, le pharmacien nous a donné du sirop et des cachets mais en vrac, sans emballage et juste ce qu'il fallait. Combien de fois est-ce que nous jetons des bouteilles de sirop qui ne sont pas vides, et des plaques de cachets encore pleines? Il m'arrive de faire le vide dans la pharmacie, quel gaspillage, j'essaie pourtant de ne pas acheter un médicament qui était renouvelable et que je ne prends plus parce que je suis guérie.
Bye MClaire.
samedi 13 octobre 2012
Plusieurs fois que je vous parle de ce livre, je suis en train de le finir;
Si vous ne lisez jamais, sauf ma gazette évidemment, il faut absolument que vous lisiez "Parfums" de Philippe Claudel, ce livre ne peut pas vous laisser indifférent. Ce n'est pas un roman, il ne vous demandera pas une attention constante, vous pouvez le déguster page après page, le laisser sur votre canapé et revenir sans perdre le fil de l'histoire.
Ce n'est pas une autobiographie mais ça y ressemble, au fil des pages l'auteur se raconte en prenant prétexte d'un parfum qui fait resurgir des souvenirs.
En général je lis assez vite, là je m'attarde sur chaque mot,chaque sentiment, ce livre pourrait m'inspirer des dizaines de gazette. Je suis admirative devant cet écrivain, il trouve toujours le mot juste, quelquefois rare, son style est fluide, et il arrive à nous transporter dans son univers mais aussi dans le nôtre. Nous nous identifions à lui.
Il aime les Vosges, son village Dombasle où il vit toujours, il aime les gens, la nature, il a beaucoup de tendresse pour ceux qui ont pleuplé son enfance. C'est un livre plein d'humanité.
Les parfums décrits suivent les lettres de l'alphabet, il commence par le mot ACACIA et le dernier porte le mot VOYAGE. Tout au long du livre il célèbre tous les petits riens qui font notre vie, les petits riens mais aussi les grandes tristesses. nos années d'enfance, les abandons et nos amours.
Il y a un chapitre sur le munster que j'ai adoré, comment un écrivain peut-il trouver une telle comparaison entre le munster et une falaise normande, quelle imagination :
"Ouvert, il révèle une chair crayeuse dans ses premiers âges, d'une pâleur de falaise normande, qui s'éboule facilement sous la pointe du couteau."
"Le respirer le condamne, le goûter l'amnistie. Derrière ses allures de Quasimodo, de vilain canard ou de galeux, c'est un prince qui pour apparaître attend qu'on veuille bien l'apprécier. On se trompe si souvent, sur les fromages ou sur les êtres."
Celui sur la mort, j'ai complètement adhéré à ce qui est écrit, on ne reconnaît plus les morts dans les salons funéraires "Tous sentent la tubéreuse exhubérante, l'air climatisé, les produits cosmétiques...Je le reconnais à peine, Un être retouché pour portrait officiel et mausolée. Jaune. Poudré.Lissé. Les sourcils peignés...Un grand mensonge en somme."
Nous entendons les gens qui disent "Il est beau" oui il était beau, mais ce n'était pas lui, Ce n'était pas celui que j'avais vu quelques mois plus tôt, enfin c'est ce que je pense, tout sentiment est respectable. J'ai vu quelques morts dans ma vie, pas énormément finalement mais aucun n'était apprêté comme mon père dans ce salon funéraire, trop lisse, les traces de sa vie avaient complètement disparues. J'avais trouvé mon arrière grand-mère belle avec toutes ses rides, elle avait un visage reposé dans son lit chez sa fille.
L'odeur des chambres d'hôtel ou plutôt la non odeur, c'est aseptisé mais quelquefois il subsiste une trace de l'occupant précèdent, une légère odeur de tabac. Je n'aime pas les chambres d'hôtel, je dors mal, je ne suis pas à mon aise, je n'aime pas ces endroits de passage; J'imagine qui a dormi dans le lit que j'occupe et quelquefois mon imagination s'active trop, il me tarde que le jour se lève.
L'odeur du foin. J'aime. Je n'oublierai jamais ces meules de foin que nous escaladions dans les champs en Algérie. Nous montions tout en haut et nous nous laissions glisser dans des éclats de rire, nous avions des brins de foin dans les cheveux, ça piquait, mais qu'est-ce que ça sentait bon.
Un jour petite je suis montée tout en haut de la moissonneuse et je suis tombée, ma mère me racontait toujours ce souvenir et la peur qu'elle avait eu en me voyant arriver couverte de sang, ce jour là j'avais une robe blanche en organdi.
L'odeur des bébés. Très joli chapitre, émouvant. L'odeur de nos enfants lorsqu'ils étaient petits, ils sentaient le lait, le talc, la crème ou cette eau de cologne pour bébé que nous mettions sur leurs cheveux avant de les coiffer en leur faisant une jolie raie. Je me souviens les avoir embrassés avec fougue dans les plis de leurs cuisses pour les faire rire après le bain, je les mordillais et ils riaient, ils mettaient leurs petites mains en avant pour nous empêcher de le faire et en même temps leurs jambes semblaient dire "Encore, encore". Dans ces moments là, nous voudrions qu'ils ne soient qu'à nous, je regrettais presque de ne plus les avoir là dans mon ventre, qu'à moi, sentiment fugace, leur père était là et il adorait aussi s'en occuper.
Je pourrais écrire et encore écrire sur ce livre, tous ces effluves qui me chatouillent les narines, c'est un enchantement. Je vous en prie, lisez le. Chacun piochera dans ce livre un parfum et ses souvenirs.
En ce moment un très joli clip de pub passe à la télé pour un parfum de J.P Gaultier, tourné par J.B Mondino, un beau marin s'éloigne pendant que la jeune femme dort encore, mais elle ne dort pas, elle plonge juste son visage dans l'oreiller pour retrouver le parfum de son beau marin "Le mâle" On devine que la dame essaie de prolonger la nuit vécue à travers le sillage du parfum.
La prochaine fois je vous parlerai du livre de J.P Dubois "Le cas Sneidjer". Je vais le commencer.
LES DESSINS :
Franck Alamo . Ma jeunesse. Quelques pièces dans le juke-box pour l'écouter chanter.
Je ne me souviens pas avoir été fan de lui, dans tous les cas beaucoup moins que de Paul Anka.
C.Boutin. Elle adore provoquer et il faut qu'on parle d'elle, je déteste ce genre de bonne femme avec leurs idées sur tout, pas conciliante et un manque total de tolérance.
J.F Copé : Triste personnage.
Le prix Nobel, il a inspiré les dessinateurs.
La conférence de N.Sarkozy : Il fait ce qu'il a dit pour une fois il tient ses promesses, il est parti faire du fric. Il a le droit puisqu'il y a de la demande pour l'écouter, c'est vrai il reste un exemple de gestion de la crise !! Les gens ont vraiment la mémoire courte.Les français changent vite d'avis. Pas moi pour l'instant, j'attends juste qu'on nous présente celui qui viendra nous sauver, s'il y en a un. Une chose me tracasse pourtant, cette soif de pouvoir alors qu'il n'y a que des emm...Il doit bien y avoir une compensation.
Bye MClaire.
Si vous ne lisez jamais, sauf ma gazette évidemment, il faut absolument que vous lisiez "Parfums" de Philippe Claudel, ce livre ne peut pas vous laisser indifférent. Ce n'est pas un roman, il ne vous demandera pas une attention constante, vous pouvez le déguster page après page, le laisser sur votre canapé et revenir sans perdre le fil de l'histoire.
Ce n'est pas une autobiographie mais ça y ressemble, au fil des pages l'auteur se raconte en prenant prétexte d'un parfum qui fait resurgir des souvenirs.
En général je lis assez vite, là je m'attarde sur chaque mot,chaque sentiment, ce livre pourrait m'inspirer des dizaines de gazette. Je suis admirative devant cet écrivain, il trouve toujours le mot juste, quelquefois rare, son style est fluide, et il arrive à nous transporter dans son univers mais aussi dans le nôtre. Nous nous identifions à lui.
Il aime les Vosges, son village Dombasle où il vit toujours, il aime les gens, la nature, il a beaucoup de tendresse pour ceux qui ont pleuplé son enfance. C'est un livre plein d'humanité.
Les parfums décrits suivent les lettres de l'alphabet, il commence par le mot ACACIA et le dernier porte le mot VOYAGE. Tout au long du livre il célèbre tous les petits riens qui font notre vie, les petits riens mais aussi les grandes tristesses. nos années d'enfance, les abandons et nos amours.
Il y a un chapitre sur le munster que j'ai adoré, comment un écrivain peut-il trouver une telle comparaison entre le munster et une falaise normande, quelle imagination :
"Ouvert, il révèle une chair crayeuse dans ses premiers âges, d'une pâleur de falaise normande, qui s'éboule facilement sous la pointe du couteau."
"Le respirer le condamne, le goûter l'amnistie. Derrière ses allures de Quasimodo, de vilain canard ou de galeux, c'est un prince qui pour apparaître attend qu'on veuille bien l'apprécier. On se trompe si souvent, sur les fromages ou sur les êtres."
Celui sur la mort, j'ai complètement adhéré à ce qui est écrit, on ne reconnaît plus les morts dans les salons funéraires "Tous sentent la tubéreuse exhubérante, l'air climatisé, les produits cosmétiques...Je le reconnais à peine, Un être retouché pour portrait officiel et mausolée. Jaune. Poudré.Lissé. Les sourcils peignés...Un grand mensonge en somme."
Nous entendons les gens qui disent "Il est beau" oui il était beau, mais ce n'était pas lui, Ce n'était pas celui que j'avais vu quelques mois plus tôt, enfin c'est ce que je pense, tout sentiment est respectable. J'ai vu quelques morts dans ma vie, pas énormément finalement mais aucun n'était apprêté comme mon père dans ce salon funéraire, trop lisse, les traces de sa vie avaient complètement disparues. J'avais trouvé mon arrière grand-mère belle avec toutes ses rides, elle avait un visage reposé dans son lit chez sa fille.
L'odeur des chambres d'hôtel ou plutôt la non odeur, c'est aseptisé mais quelquefois il subsiste une trace de l'occupant précèdent, une légère odeur de tabac. Je n'aime pas les chambres d'hôtel, je dors mal, je ne suis pas à mon aise, je n'aime pas ces endroits de passage; J'imagine qui a dormi dans le lit que j'occupe et quelquefois mon imagination s'active trop, il me tarde que le jour se lève.
L'odeur du foin. J'aime. Je n'oublierai jamais ces meules de foin que nous escaladions dans les champs en Algérie. Nous montions tout en haut et nous nous laissions glisser dans des éclats de rire, nous avions des brins de foin dans les cheveux, ça piquait, mais qu'est-ce que ça sentait bon.
Un jour petite je suis montée tout en haut de la moissonneuse et je suis tombée, ma mère me racontait toujours ce souvenir et la peur qu'elle avait eu en me voyant arriver couverte de sang, ce jour là j'avais une robe blanche en organdi.
L'odeur des bébés. Très joli chapitre, émouvant. L'odeur de nos enfants lorsqu'ils étaient petits, ils sentaient le lait, le talc, la crème ou cette eau de cologne pour bébé que nous mettions sur leurs cheveux avant de les coiffer en leur faisant une jolie raie. Je me souviens les avoir embrassés avec fougue dans les plis de leurs cuisses pour les faire rire après le bain, je les mordillais et ils riaient, ils mettaient leurs petites mains en avant pour nous empêcher de le faire et en même temps leurs jambes semblaient dire "Encore, encore". Dans ces moments là, nous voudrions qu'ils ne soient qu'à nous, je regrettais presque de ne plus les avoir là dans mon ventre, qu'à moi, sentiment fugace, leur père était là et il adorait aussi s'en occuper.
Je pourrais écrire et encore écrire sur ce livre, tous ces effluves qui me chatouillent les narines, c'est un enchantement. Je vous en prie, lisez le. Chacun piochera dans ce livre un parfum et ses souvenirs.
En ce moment un très joli clip de pub passe à la télé pour un parfum de J.P Gaultier, tourné par J.B Mondino, un beau marin s'éloigne pendant que la jeune femme dort encore, mais elle ne dort pas, elle plonge juste son visage dans l'oreiller pour retrouver le parfum de son beau marin "Le mâle" On devine que la dame essaie de prolonger la nuit vécue à travers le sillage du parfum.
La prochaine fois je vous parlerai du livre de J.P Dubois "Le cas Sneidjer". Je vais le commencer.
LES DESSINS :
Franck Alamo . Ma jeunesse. Quelques pièces dans le juke-box pour l'écouter chanter.
Je ne me souviens pas avoir été fan de lui, dans tous les cas beaucoup moins que de Paul Anka.
C.Boutin. Elle adore provoquer et il faut qu'on parle d'elle, je déteste ce genre de bonne femme avec leurs idées sur tout, pas conciliante et un manque total de tolérance.
J.F Copé : Triste personnage.
Le prix Nobel, il a inspiré les dessinateurs.
La conférence de N.Sarkozy : Il fait ce qu'il a dit pour une fois il tient ses promesses, il est parti faire du fric. Il a le droit puisqu'il y a de la demande pour l'écouter, c'est vrai il reste un exemple de gestion de la crise !! Les gens ont vraiment la mémoire courte.Les français changent vite d'avis. Pas moi pour l'instant, j'attends juste qu'on nous présente celui qui viendra nous sauver, s'il y en a un. Une chose me tracasse pourtant, cette soif de pouvoir alors qu'il n'y a que des emm...Il doit bien y avoir une compensation.
Bye MClaire.
mercredi 3 octobre 2012
Nous tirons un trait sur les vacances, elles sont finies, mais nous ne tirons pas un trait sur les jolies souvenirs de ce mois passé sur les routes, nous avons vu plein de beaux endroits et je ne cessais de dire "Pourquoi aller plus loin? Il y a tant de choses à découvrir dans notre pays." L'an prochain, oui je fais des projets, nous avons envie d'aller vraiment découvrir l'Alsace pendant quelques jours, s'il fait beau. Nous connaissons cette région mais pas en profondeur, en passant, trop rapidement et Christian pourra assouvir son envie de retourner en Allemagne, ses souvenirs de service militaire s'enjolivent d'année en année, j'ai l'impression qu'il confond le Club Med et l'armée.Il est resté un an en Allemagne avant de partir en Algérie, j'ai eu de la chance, il n'a pas trouvé une "frolein" qui lui plaisait.
Etre en vacances au mois de septembre, c'est ne rien faire pendant que les autres reprennent le travail, que les enfants entrent à l'école, voir les mamans attendre la sortie des cours, à Argelès il y a une école et un collège tout près du camping. A chaque fois que je voie des enfants avec leur sac à dos je repense à mes rentrées des classes ou aux rentrées de mes enfants.
Mes souvenirs en ce qui me concerne sont toujours des odeurs de fournitures scolaires neuves, les cahiers vierges qui ne tardaient pas à être annotés de cinglantes remarques "Écriture illisible, Marie-Claire devrait être médecin, elle écrit comme eux." ça c'était Madame Greuet, je l'aimais pourtant bien malgré son air sévère, elle savait nous donner confiance et je me souviens de sa joie lorsque j'ai réussi mon examen du premier coup pour entrer en sixième, je crois qu'elle m'aimait bien aussi, oui nous passions un examen à cette époque. Pour moi, cela signifiait qu'il fallait aller en pension, quitter la maison. Les rentrées scolaires étaient beaucoup moins joyeuses, je n'aimais pas cet enfermement, à chaque rentrée il fallait être rassurée, constater la présence de sa meilleure copine, pas de SMS, pas de mails pour correspondre, les vacances étaient synonymes de coupures avec le collège. C'était aussi le changement de statut, de petites filles nous passions au stade supérieur, fini le dortoir, nous avions droit à un box individuel pour plus d'intimité, mais en même temps nous étions isolées, pas de bavardages dès que les lumières s'éteignaient, nous rusions pour ne pas nous faire prendre. Avec le recul je ne peux même pas dire "c'était le bon temps" le fait de détester les maths me faisait détester l'école.
Il fallait paraître celle que je n'étais pas, se plier à la discipline, en un mot être celle que l'autre aurait voulu que je devienne, une petite fille docile, facile, arrangeante, tout le contraire de ce que j'étais vraiment. Je n'ai aucune nostalgie des rentrées scolaires.
Beaucoup plus de nostalgie des rentrées de mes enfants, j'aimais les voir reprendre le chemin de l'école, il y avait le trajet à pied pour les accompagner, leur petite main dans la mienne; ils étaient infiniment attendrissants.
J'aimais moins les laisser pour la première fois, Thierry ne pleurait pas, il était sage, me regardait partir sans un mot, il n'aimait pas la cantine, il se faisait des amis, mais très peu, toujours fidèle en amitié, avait sa petite bande. Pascal hurlait, les larmes inondaient son visage, son tablier, des maux de ventre, il n'a jamais aimé l'école mais adorait les copains, surtout ceux qui ne donnaient pas le meilleur exemple. Chrystel était une petite fille tranquille, quelques petites larmes mais sans plus, elle ne s'est jamais rebellée, les rentrées scolaires pour elle n'étaient pas dramatiques..
Pour cette époque oui je vais dire "C'était le bon temps."
Lorsqu'il nous arrive de nous arrêter au passage clouté pour laisser passer les enfants, j'ai toujours un petit sourire attendri.
Zut, j'ai publié ma gazette au lieu de l'enregistrer. Les lecteurs ne vont plus rien comprendre.
Coin lecture :
Avant tout, j'ai trouvé cette photo sur internet, une bibliothèque sur une plage de Sydney, une manière de provoquer l'envie de lire.
Je n'ai pas beaucoup lu pendant mes vacances, mais à Angoulins j'ai lu deux livres en deux jours.
"L'office des vivants" de Claudie Gallay.
Très beau livre, écrit avec des phrases courtes, des chapitres courts, un style que j'aime. Ce livre est d'une grande rudesse, je l'ai refermé un peu sonnée.L'histoire se déroule dans une période qui n'est pas définie, l'endroit pourrait être n'importe où dans une montagne en France Une famille qui vit dans un village perché dans la montagne, déserté par ses habitants qui descendent dans la vallée. Une famille qui vit dans la misère, leur seule préoccupation pouvoir manger tous les jours, un père brutal, la mère qui a déjà eu deux enfants Marc et Simone, elle attend le troisième qui mourra à la naissance. La mère ne pouvant plus s'occuper des bêtes pendant sa grossesse, le père décide de faire venir Mado pour la remplacer, la jeune Mado dont il tombe fou amoureux, qu'il trousse dans l'étable et qui laissera devant leur porte une petite fille Manue. Les grands-parents vivent à côté, la grand-mère n'est pas leur vraie grand-mère, la deuxième femme du papie, avare, elle consent quelquefois à les faire goûter, le grand-père suce des pastilles à longueur de journée assis sur un vieux fauteuil qui sent l'urine.
Il y a la crasse, les poux, la honte d'être pauvres à l'école, les sandwichs à la moutarde parce qu'il n'y a rien d'autre à mettre dedans, la petite fille qui se pisse dessus à chaque fois qu'elle a peur, la culotte qu'on fait sécher sans la laver et qu'on remet le lendemain, ce qui fait que tous les enfants la fuient, la maltraitance, le vide intellectuel dans cette famille est immense. Très peu d'amour dans cette famille, une vraie misère affective, c'est brutal, animal. Pourtant va naître une passion destructrice, Marc va aimer Manue sa demi-soeur au point d'en mourir. Il s'était promis de l'amener loin de cette misère lorsqu'il serait grand, mais Manue se dérobe, ne veut pas, comprend qu'il ne faut pas.
Le passage où le grand-père meurt en plein hiver, lorsque la terre est gelée, qu'il n'y a pas de possibilité de l'enterrer est bouleversant, je ne sais pas si c'est le mot exact, on le met à la cave en attendant le dégel et on continue à vivre au dessus, comme si rien n'était arrivé.
C'est le premier livre de Claudie Galley, elle en a écrit bien d'autres plus tard, dont "Les déferlantes" que j'avais tant aimé.
Un très beau bouquin, on ne décroche pas. Lisez-le, il est en poche aux éditions "Babel" qui fait toujours de si belles couvertures.
Le deuxième livre : " Tibhirine, une espérance à perte de vie."
Je l'ai lu parce que je me sentais concernée par ce qui a précédé l'assassinat des moines. La guerre d'Algérie, les conflits entre musulmans, l'OAS et son rôle trouble, Monseigneur Duval dont on entendait tant parler et qui avait comme surnom "Mohamed Duval" un homme qui a certainement été très malheureux de ne pas être compris mais raide dans ses convictions, j'ai compris ce qui l'animait dans cette période. La haine qui s'est installée entre les deux communautés.
Un livre à lire si cette période vous intéresse.
J'ai commencé "Parfums" si gentiment offert par une amie. Dès le premier chapitre j'ai retrouvé le parfum des beignets aux fleurs d'acacia.
LES DESSINS :
Johnny, il va falloir qu'il chante jusqu'à son dernier souffle
.
F.Hollande : Il baisse dans les sondages, rien d'anormal, ils baisseraient tous dans les sondages face à une telle crise. Je n'arrête pas de dire que ce pays est trop politisé. nous ne croyons plus à la politique, ni aux politiques.
Les jeux truqués. Si les sportifs s'y mettent aussi, c'est à désespérer, eux qui gagnent tant d'argent avec leurs sponsors, toujours plus, ça se vérifie. Rachida trouvait qu'on ne parlait plus assez d'elle.
Arnaud Montebourg : Ce dessin m'a fait rire, c'est à tout à fait lui "Oyez, voyez bonnes gens"
Le traité européen. Je ne l'ai jamais lu, je renoncerai au bout de la deuxième page, donc je ne peux pas en parler.
Finissons par la chute des feuilles, oui c'est triste, très triste....La statue ne vieillit pas, ce n'est pas le cas de tous les hommes, je suppose que quelquefois il vaut mieux qu'une feuille cache la misère !!!
Sur cette note optimiste je vous quitte.
Bye MClaire
Etre en vacances au mois de septembre, c'est ne rien faire pendant que les autres reprennent le travail, que les enfants entrent à l'école, voir les mamans attendre la sortie des cours, à Argelès il y a une école et un collège tout près du camping. A chaque fois que je voie des enfants avec leur sac à dos je repense à mes rentrées des classes ou aux rentrées de mes enfants.
Mes souvenirs en ce qui me concerne sont toujours des odeurs de fournitures scolaires neuves, les cahiers vierges qui ne tardaient pas à être annotés de cinglantes remarques "Écriture illisible, Marie-Claire devrait être médecin, elle écrit comme eux." ça c'était Madame Greuet, je l'aimais pourtant bien malgré son air sévère, elle savait nous donner confiance et je me souviens de sa joie lorsque j'ai réussi mon examen du premier coup pour entrer en sixième, je crois qu'elle m'aimait bien aussi, oui nous passions un examen à cette époque. Pour moi, cela signifiait qu'il fallait aller en pension, quitter la maison. Les rentrées scolaires étaient beaucoup moins joyeuses, je n'aimais pas cet enfermement, à chaque rentrée il fallait être rassurée, constater la présence de sa meilleure copine, pas de SMS, pas de mails pour correspondre, les vacances étaient synonymes de coupures avec le collège. C'était aussi le changement de statut, de petites filles nous passions au stade supérieur, fini le dortoir, nous avions droit à un box individuel pour plus d'intimité, mais en même temps nous étions isolées, pas de bavardages dès que les lumières s'éteignaient, nous rusions pour ne pas nous faire prendre. Avec le recul je ne peux même pas dire "c'était le bon temps" le fait de détester les maths me faisait détester l'école.
Il fallait paraître celle que je n'étais pas, se plier à la discipline, en un mot être celle que l'autre aurait voulu que je devienne, une petite fille docile, facile, arrangeante, tout le contraire de ce que j'étais vraiment. Je n'ai aucune nostalgie des rentrées scolaires.
Beaucoup plus de nostalgie des rentrées de mes enfants, j'aimais les voir reprendre le chemin de l'école, il y avait le trajet à pied pour les accompagner, leur petite main dans la mienne; ils étaient infiniment attendrissants.
J'aimais moins les laisser pour la première fois, Thierry ne pleurait pas, il était sage, me regardait partir sans un mot, il n'aimait pas la cantine, il se faisait des amis, mais très peu, toujours fidèle en amitié, avait sa petite bande. Pascal hurlait, les larmes inondaient son visage, son tablier, des maux de ventre, il n'a jamais aimé l'école mais adorait les copains, surtout ceux qui ne donnaient pas le meilleur exemple. Chrystel était une petite fille tranquille, quelques petites larmes mais sans plus, elle ne s'est jamais rebellée, les rentrées scolaires pour elle n'étaient pas dramatiques..
Pour cette époque oui je vais dire "C'était le bon temps."
Lorsqu'il nous arrive de nous arrêter au passage clouté pour laisser passer les enfants, j'ai toujours un petit sourire attendri.
Zut, j'ai publié ma gazette au lieu de l'enregistrer. Les lecteurs ne vont plus rien comprendre.
Coin lecture :
Avant tout, j'ai trouvé cette photo sur internet, une bibliothèque sur une plage de Sydney, une manière de provoquer l'envie de lire.
Je n'ai pas beaucoup lu pendant mes vacances, mais à Angoulins j'ai lu deux livres en deux jours.
"L'office des vivants" de Claudie Gallay.
Très beau livre, écrit avec des phrases courtes, des chapitres courts, un style que j'aime. Ce livre est d'une grande rudesse, je l'ai refermé un peu sonnée.L'histoire se déroule dans une période qui n'est pas définie, l'endroit pourrait être n'importe où dans une montagne en France Une famille qui vit dans un village perché dans la montagne, déserté par ses habitants qui descendent dans la vallée. Une famille qui vit dans la misère, leur seule préoccupation pouvoir manger tous les jours, un père brutal, la mère qui a déjà eu deux enfants Marc et Simone, elle attend le troisième qui mourra à la naissance. La mère ne pouvant plus s'occuper des bêtes pendant sa grossesse, le père décide de faire venir Mado pour la remplacer, la jeune Mado dont il tombe fou amoureux, qu'il trousse dans l'étable et qui laissera devant leur porte une petite fille Manue. Les grands-parents vivent à côté, la grand-mère n'est pas leur vraie grand-mère, la deuxième femme du papie, avare, elle consent quelquefois à les faire goûter, le grand-père suce des pastilles à longueur de journée assis sur un vieux fauteuil qui sent l'urine.
Il y a la crasse, les poux, la honte d'être pauvres à l'école, les sandwichs à la moutarde parce qu'il n'y a rien d'autre à mettre dedans, la petite fille qui se pisse dessus à chaque fois qu'elle a peur, la culotte qu'on fait sécher sans la laver et qu'on remet le lendemain, ce qui fait que tous les enfants la fuient, la maltraitance, le vide intellectuel dans cette famille est immense. Très peu d'amour dans cette famille, une vraie misère affective, c'est brutal, animal. Pourtant va naître une passion destructrice, Marc va aimer Manue sa demi-soeur au point d'en mourir. Il s'était promis de l'amener loin de cette misère lorsqu'il serait grand, mais Manue se dérobe, ne veut pas, comprend qu'il ne faut pas.
Le passage où le grand-père meurt en plein hiver, lorsque la terre est gelée, qu'il n'y a pas de possibilité de l'enterrer est bouleversant, je ne sais pas si c'est le mot exact, on le met à la cave en attendant le dégel et on continue à vivre au dessus, comme si rien n'était arrivé.
C'est le premier livre de Claudie Galley, elle en a écrit bien d'autres plus tard, dont "Les déferlantes" que j'avais tant aimé.
Un très beau bouquin, on ne décroche pas. Lisez-le, il est en poche aux éditions "Babel" qui fait toujours de si belles couvertures.
Le deuxième livre : " Tibhirine, une espérance à perte de vie."
Je l'ai lu parce que je me sentais concernée par ce qui a précédé l'assassinat des moines. La guerre d'Algérie, les conflits entre musulmans, l'OAS et son rôle trouble, Monseigneur Duval dont on entendait tant parler et qui avait comme surnom "Mohamed Duval" un homme qui a certainement été très malheureux de ne pas être compris mais raide dans ses convictions, j'ai compris ce qui l'animait dans cette période. La haine qui s'est installée entre les deux communautés.
Un livre à lire si cette période vous intéresse.
J'ai commencé "Parfums" si gentiment offert par une amie. Dès le premier chapitre j'ai retrouvé le parfum des beignets aux fleurs d'acacia.
LES DESSINS :
Johnny, il va falloir qu'il chante jusqu'à son dernier souffle
.
F.Hollande : Il baisse dans les sondages, rien d'anormal, ils baisseraient tous dans les sondages face à une telle crise. Je n'arrête pas de dire que ce pays est trop politisé. nous ne croyons plus à la politique, ni aux politiques.
Les jeux truqués. Si les sportifs s'y mettent aussi, c'est à désespérer, eux qui gagnent tant d'argent avec leurs sponsors, toujours plus, ça se vérifie. Rachida trouvait qu'on ne parlait plus assez d'elle.
Arnaud Montebourg : Ce dessin m'a fait rire, c'est à tout à fait lui "Oyez, voyez bonnes gens"
Le traité européen. Je ne l'ai jamais lu, je renoncerai au bout de la deuxième page, donc je ne peux pas en parler.
Finissons par la chute des feuilles, oui c'est triste, très triste....La statue ne vieillit pas, ce n'est pas le cas de tous les hommes, je suppose que quelquefois il vaut mieux qu'une feuille cache la misère !!!
Sur cette note optimiste je vous quitte.
Bye MClaire
vendredi 21 septembre 2012
Le temps est mi-figue, mi-raisin, c'est la saison de ces deux fruits, le ciel passe du gris au bleu, c'est changeant aujourd'hui, la température est douce, c'est un peu l'automne méditerranéen. Hier, c'était l'été, nous sommes allés sur la route de Banyuls, après avoir fait un tour au Perthus et franchi le col "des bouteilles" comme ils disent par ici. Les achats sont de moins en moins intéressants, d'ailleurs il y a un peu moins de monde, les magasins essaient de changer de look, il y a des grandes marques pratiquement au même prix qu'en France, quant à l'alcool ce n'est pas la peine de parcourir des kilomètres pour en acheter, ce n'était pas notre but, j'avais juste envie de flâner au milieu de cette foule si disparate, il y a aussi de nombreux marocains qui vendent des montres de contrefaçon, à mon avis dans quelques années le Perthus sera déserté, de nombreuses boutiques seront fermées, ce sera la fin d'une époque.
En revenant, nous sommes allés voir la ferme-auberge du site de Paulliles, la dame qui est à l'accueil du camping me l'avait chaudement recommandée. C'est un viticulteur qui a ouvert un restaurant qui ne fonctionne que le soir, un seul menu, la particularité est qu'à chaque plat ils vous servent un vin différent, un seul verre évidemment; J'ai lu le menu, personnellement cela me plaisait bien, mais j'étais certaine que cela ne plairait pas à Christian.
Christian aime ce qui est rustique, le bourguignon, le pot au feu, la viande rouge etc..Il mange du poisson pour me faire plaisir, les légumes pour sa santé mais du bout des dents, les frites il aime, il prétend que ce sont aussi des légumes !
Bref, dans ce menu il y avait :
Tapenades terre et mer.- Piperade de rascasse- Du poulet au citron, palets de polenta tomates cerises confites - Fromage, tomme de brebis, accompagné d'une sorte de pain d'épice- Gâteau au chocolat maison.
Un vin de la région accompagne chaque plat. Café - Le tout pour 39 euros par personne.
Comme m'a dit mon cher et tendre "Je n'aime pas le canard à l'orange, alors le poulet au citron encore bien moins, je suis un gars du terroir, ma mère ne faisait jamais ce genre de truc." Il y avait longtemps que je n'avais pas entendu "Ma mère faisait comme ça..." Je pensais être devenue sa seule référence.......
Vous avez compris, je ne vais pas y aller toute seule. Alors, nous sommes allés à Port-Vendres chercher des calamars que je cuisine avec une sauce au vin rouge. Je voyais les gens qui flairaient la bonne odeur lorsqu'ils passaient devant la caravane, il y en avait que pour nous.
Comme je vous le disais plus haut, il faisait très beau hier, lorsque nous roulions sur la route qui longe la mer jusqu'à Banyuls j'avais les larmes qui inondaient mes yeux tellement c'était beau, la beauté fait pleurer quelquefois, un sentiment de plénitude qui nous submerge. La vigne descend jusqu'à la mer, la chaîne des Albères était nette, le bleu de la méditerranée ne ressemble à aucun autre, la côte est tellement découpée que nous sommes sans cesse émerveillés à chaque virage, Collioure est dans un écrin, Port-Vendres s'ouvre vers le large, une nature préservée, la Côte Vermeille n'a rien à envier à la Côte d'Azur, ce serait plutôt le contraire. Je n'ai pas pu m'empêcher de dire "Pourvu que l'an prochain je puisse revenir."
J'ai la même admiration en Bretagne lorsque nous sommes vers Perros-Guirrec, une côte de granit rose unique ou vers Kerlouan, cette côte sauvage. J'aime la nature tourmentée, la nature sauvage est fascinante, je ne suis pas une fille des plaines.
Coin lecture :
Je vous le disais, j'ai du mal à lire en ce moment, j'ai commencé le livre de Gavalda "La consolante" et dès les premières pages j'ai su que je l'avais déjà lu il y a quelques années. J'ai lu pas mal de bouquins de cette auteure, mais il me semblait que celui là non, je l'avais acheté en poche, ce n'est pas grave, il fera le bonheur de ma fille.
Le livre de Gavalda que je préfère " Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part." ça été le premier lu, il m'avait enchanté. C'est un joueur d'ISC grand lecteur qui me l'avait recommandé en chattant "Le Funeste" dommage que ce jeune François qui joue si bien au scrabble ne soit pas affilié, il l'a été il y a longtemps, je l'ai connu à Biarritz, je pense que cela a été son unique sortie. Il joue sur internet, cela a l'air de lui suffire, comme à de nombreux jeunes, hélas !
A Argelès-Plage, il y a une sorte de librairie l'été qui brade des bouquins, j'ai acheté un livre à 1 euro qui décrit la vie des moines assassinés en Algérie, Christian est en train de le lire, il paraît que c'est très instructif. Un autre livre de Claudie Gallay "L'office des vivants.", il est en attente.
Le livre de Philippe Claudel "Parfums" attendra qu'il sorte en poche et pourtant j'ai une envie folle de l'acheter. Je suis certaine d'aimer. "Parfums" tout un univers qu'il doit si bien décrire, il a tellement de talent. J'ai le sens olfactif très développé, je suis sensible aux odeurs, quelques parfums que je rencontre me font penser à un moment de ma vie, à une histoire. Nous avons tous une relation à faire entre un parfum et un moment de notre histoire. Christian me dit souvent qu'il a horreur de l'odeur de la lavande en eau- de -cologne, cela lui évoque la mort, en Provence on parfumait la chambre où reposait le défunt avec de la lavande.
J'ai encore en mémoire l'odeur de la soupe aux légumes de la pension, ça sentait un peu le chou refroidi, je n'aime pas la soupe. L'odeur des tomates qui poussaient dans le jardin de mes parents me poursuit, ça sentait si bon, une tomate coupée en deux avec du sel me semblait le plat des dieux, ou celles que nous mangions directement au pied du plant comme un fruit , je renifle les tomates sur les étalages, cela n'a rien à voir. Pourtant au marché d'Argelès il y a des tomates soi-disant de plein champ. L'odeur des néfles qui fermentent, un fruit délicieux, inconsommables trop mûrs, il y avait un néflier dans le jardin de Téniet,
L'odeur de l'Habanita de chez Molinard ce parfum un peu fort que j'aimais lorsque j'avais 16 ans, quelques gouttes pour me parfumer, le pourrais le reconnaître.
L'odeur des habits de ma grand-mère, cette odeur qu'avait les personnes âgées, un peu rance, à l'époque ça ne nous gênait pas, l'hygiène n'était pas ce qu'elle est devenue, c'était peut être même rassurant,
La cuisine débordait de parfums lorsque nous rentrions de l'école, cela n'est plus tellement le cas, le
micro-ondes fait office de cuisinière.
La légère odeur de moisi des maisons fermées, l'odeur des chrysanthèmes qui se fanent sur les tombes des cimetières, je m'en souviens, j'accompagnais souvent mon arrière grand-mère au cimetière, elle allait arroser tous les jours les fleurs sur la tombe de ma grand-mère disparue si jeune, je ne peux pas supporter l'odeur des tiges de fleurs qui pourrissent dans un vase, c'est dégoûtant et c'est ce qui arrive souvent dans les cimetières..
On pourrait énumérer à l'infini les parfums qui nous poursuivent.
Est-ce que je vais avoir la volonté d'attendre la sortie du livre de Claudel en poche?
Je n'ai pas de dessins à mettre ; ils traitent tous du même sujet qui a provoqué des émeutes dans les pays arabes. Pas de provocation. Je suis pour la paix. Bye MClaire.
En revenant, nous sommes allés voir la ferme-auberge du site de Paulliles, la dame qui est à l'accueil du camping me l'avait chaudement recommandée. C'est un viticulteur qui a ouvert un restaurant qui ne fonctionne que le soir, un seul menu, la particularité est qu'à chaque plat ils vous servent un vin différent, un seul verre évidemment; J'ai lu le menu, personnellement cela me plaisait bien, mais j'étais certaine que cela ne plairait pas à Christian.
Christian aime ce qui est rustique, le bourguignon, le pot au feu, la viande rouge etc..Il mange du poisson pour me faire plaisir, les légumes pour sa santé mais du bout des dents, les frites il aime, il prétend que ce sont aussi des légumes !
Bref, dans ce menu il y avait :
Tapenades terre et mer.- Piperade de rascasse- Du poulet au citron, palets de polenta tomates cerises confites - Fromage, tomme de brebis, accompagné d'une sorte de pain d'épice- Gâteau au chocolat maison.
Un vin de la région accompagne chaque plat. Café - Le tout pour 39 euros par personne.
Comme m'a dit mon cher et tendre "Je n'aime pas le canard à l'orange, alors le poulet au citron encore bien moins, je suis un gars du terroir, ma mère ne faisait jamais ce genre de truc." Il y avait longtemps que je n'avais pas entendu "Ma mère faisait comme ça..." Je pensais être devenue sa seule référence.......
Vous avez compris, je ne vais pas y aller toute seule. Alors, nous sommes allés à Port-Vendres chercher des calamars que je cuisine avec une sauce au vin rouge. Je voyais les gens qui flairaient la bonne odeur lorsqu'ils passaient devant la caravane, il y en avait que pour nous.
Comme je vous le disais plus haut, il faisait très beau hier, lorsque nous roulions sur la route qui longe la mer jusqu'à Banyuls j'avais les larmes qui inondaient mes yeux tellement c'était beau, la beauté fait pleurer quelquefois, un sentiment de plénitude qui nous submerge. La vigne descend jusqu'à la mer, la chaîne des Albères était nette, le bleu de la méditerranée ne ressemble à aucun autre, la côte est tellement découpée que nous sommes sans cesse émerveillés à chaque virage, Collioure est dans un écrin, Port-Vendres s'ouvre vers le large, une nature préservée, la Côte Vermeille n'a rien à envier à la Côte d'Azur, ce serait plutôt le contraire. Je n'ai pas pu m'empêcher de dire "Pourvu que l'an prochain je puisse revenir."
J'ai la même admiration en Bretagne lorsque nous sommes vers Perros-Guirrec, une côte de granit rose unique ou vers Kerlouan, cette côte sauvage. J'aime la nature tourmentée, la nature sauvage est fascinante, je ne suis pas une fille des plaines.
Coin lecture :
Je vous le disais, j'ai du mal à lire en ce moment, j'ai commencé le livre de Gavalda "La consolante" et dès les premières pages j'ai su que je l'avais déjà lu il y a quelques années. J'ai lu pas mal de bouquins de cette auteure, mais il me semblait que celui là non, je l'avais acheté en poche, ce n'est pas grave, il fera le bonheur de ma fille.
Le livre de Gavalda que je préfère " Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part." ça été le premier lu, il m'avait enchanté. C'est un joueur d'ISC grand lecteur qui me l'avait recommandé en chattant "Le Funeste" dommage que ce jeune François qui joue si bien au scrabble ne soit pas affilié, il l'a été il y a longtemps, je l'ai connu à Biarritz, je pense que cela a été son unique sortie. Il joue sur internet, cela a l'air de lui suffire, comme à de nombreux jeunes, hélas !
A Argelès-Plage, il y a une sorte de librairie l'été qui brade des bouquins, j'ai acheté un livre à 1 euro qui décrit la vie des moines assassinés en Algérie, Christian est en train de le lire, il paraît que c'est très instructif. Un autre livre de Claudie Gallay "L'office des vivants.", il est en attente.
Le livre de Philippe Claudel "Parfums" attendra qu'il sorte en poche et pourtant j'ai une envie folle de l'acheter. Je suis certaine d'aimer. "Parfums" tout un univers qu'il doit si bien décrire, il a tellement de talent. J'ai le sens olfactif très développé, je suis sensible aux odeurs, quelques parfums que je rencontre me font penser à un moment de ma vie, à une histoire. Nous avons tous une relation à faire entre un parfum et un moment de notre histoire. Christian me dit souvent qu'il a horreur de l'odeur de la lavande en eau- de -cologne, cela lui évoque la mort, en Provence on parfumait la chambre où reposait le défunt avec de la lavande.
J'ai encore en mémoire l'odeur de la soupe aux légumes de la pension, ça sentait un peu le chou refroidi, je n'aime pas la soupe. L'odeur des tomates qui poussaient dans le jardin de mes parents me poursuit, ça sentait si bon, une tomate coupée en deux avec du sel me semblait le plat des dieux, ou celles que nous mangions directement au pied du plant comme un fruit , je renifle les tomates sur les étalages, cela n'a rien à voir. Pourtant au marché d'Argelès il y a des tomates soi-disant de plein champ. L'odeur des néfles qui fermentent, un fruit délicieux, inconsommables trop mûrs, il y avait un néflier dans le jardin de Téniet,
L'odeur de l'Habanita de chez Molinard ce parfum un peu fort que j'aimais lorsque j'avais 16 ans, quelques gouttes pour me parfumer, le pourrais le reconnaître.
L'odeur des habits de ma grand-mère, cette odeur qu'avait les personnes âgées, un peu rance, à l'époque ça ne nous gênait pas, l'hygiène n'était pas ce qu'elle est devenue, c'était peut être même rassurant,
La cuisine débordait de parfums lorsque nous rentrions de l'école, cela n'est plus tellement le cas, le
micro-ondes fait office de cuisinière.
La légère odeur de moisi des maisons fermées, l'odeur des chrysanthèmes qui se fanent sur les tombes des cimetières, je m'en souviens, j'accompagnais souvent mon arrière grand-mère au cimetière, elle allait arroser tous les jours les fleurs sur la tombe de ma grand-mère disparue si jeune, je ne peux pas supporter l'odeur des tiges de fleurs qui pourrissent dans un vase, c'est dégoûtant et c'est ce qui arrive souvent dans les cimetières..
On pourrait énumérer à l'infini les parfums qui nous poursuivent.
Est-ce que je vais avoir la volonté d'attendre la sortie du livre de Claudel en poche?
Je n'ai pas de dessins à mettre ; ils traitent tous du même sujet qui a provoqué des émeutes dans les pays arabes. Pas de provocation. Je suis pour la paix. Bye MClaire.
mercredi 12 septembre 2012
Je vous l'accorde, pendant les vacances je ne suis pas un modèle de rigueur et de fiabilité pour écrire ma gazette. J'ai d'autres choses à faire, le temps passe à une rapidité incroyable. Alors, pendant que mes haricots de Paimpol sont en train de cuire, j'ai décidé de m'y mettre, et puis le ciel est gris aujourd'hui, il fait très lourd, un orage se prépare peut-être, la tramontane a l'air de vouloir s'installer, nous n'avons pas encore de projets pour cet après-midi.
Hier, nous sommes allés à Villefranche-de-Conflent et à St-Michel de Cuxa. Une belle balade. Nous connaissions Villefranche, une année nous avions marché dans le Canigou, la montagne mythique des catalans et nous nous étions arrêtés à Villefranche, mais j'ai eu autant de plaisir à revisiter cette place forte édifiée par Vauban, il y avait du monde, le petit resto où nous nous sommes sustentés était complet, nous avons pris des pavés de morue gratinés à l'aïoli, c'est marrant ce plat est proposé dans tous les restaurants, Metro le fournisseur des restaurateurs doit en vendre beaucoup, mais c'était bon. Pas de dessert, je me prive du sucre depuis presque deux mois, un gros sacrifice, j'aime tant le goût du sucre, mais j'abusais un peu depuis quelque temps, un palliatif pour masquer mon angoisse face à la maladie, ça agissait très bien, il y a la drogue, l'alcool pour certains, pour moi c'est le sucre. Apparemment, il n'y a plus de raison que j'angoisse, donc je ne mange plus rien de sucré....Pour l'instant, il y a le selvia qui le remplace très bien.
Nous avons pu voir le petit train jaune qui passait, les gens qui étaient à bord nous ont fait des signes, ils avaient l'air d'être heureux de faire ce petit voyage. Un couple de touristes nous a dit qu'il ne fallait pas avoir peur dans certains passages traversés, ils l'avaient pris pour venir à Villefranche. Un jour peut être ce sera notre tour, lorsque je me fatiguerai moins vite, c'est une excursion qui me tente vraiment.
Dans la foulée, nous sommes allés visiter le monastère de St-Michel de Cuxa tout près de Prades, j'aime beaucoup visiter les monastères ou les prieurés, il y en a beaucoup dans la région. Là, je n'ai pas été déçue. Magnifique. Ce monastère a une histoire un peu agitée, à l'accueil on vous donne un guide écrit qui explique très bien. J'aime l'art roman, j'ai été gâtée, l'abbatiale est préromane et romane, ce style dépouillé, fait de simplicité est splendide, apaisant, l'abbatiale a été bien restaurée, ainsi que le cloître dont les colonnes sont toutes en marbre rose de Conflent, les chapiteaux sont beaux, souvent inspirés d'un style oriental, il a été reconstruit après avoir été complètement détruit en 1789, l'état vendait les bien ecclésiastiques. Les colonnes et les chapiteaux sont d'origine. On peut s'asseoir dans ce cloître et rester là à méditer, on se sent bien loin de tout ce qui agite le monde en ce moment. Ce sont des moines bénédictins qui occupent les lieux.
Je me pose souvent la question : A quoi servent les moines et les soeurs qui restent cloîtres, loin de tout? Ils prient pour le monde, mais après, n'est-ce pas un peu égoïste de vivre ainsi? J'aimerais comprendre. Je trouve qu'une mère Thérésa ou soeur Emmanuelle étaient beaucoup plus utiles aux déshérités, elles agissaient, dans les monastères rien ne semble les atteindre, ils prient, méditent, mais le monde peut s'écrouler. J'aurais vraiment eu du mal à rester dans un Carmel.,
Il y a trois ans, nous avions visité Serrabonne, c'était autre chose, mais tout aussi beau.
Si vous voulez voir les photos que nous avons prises, cliquez sur ce lien (vous mettez votre souris sur cette phrase et vous cliquez.)
Le coin lecture :
Je n'arrive pas à beaucoup lire en ce moment, mais j'ai tout de même fini le livre de Douglas Kennedy "Cet instant-là".
D'habitude j'apprécie Kennedy, même mieux je le lis avec beaucoup d'intérêt et là presque rien, la magie ne s'est pas produite Un livre de 493 pages pour n'écrire que des clichés, des évidences, une histoire un peu bancale.
Je termine toujours un livre, même s'il ne me passionne pas, la raison est que j'attends toujours le moment où enfin il sera intéressant et pour moi Kennedy est un auteur qui ne peut pas rater un bouquin, pas complètement dans tous les cas. Là, j'avoue avoir lu en diagonale quelques pages pour finir plus vite.
Je n'ai pas aimé l'histoire d'amour écrite en forme de bluette, un peu mièvre, par contre la ville de Berlin au moment où la ville est encore coupée en deux par le mur est bien décrite, mais on n'apprend rien, on connaît les ignominies de la Stasi, la façon dont ils arrivaient à détruire les êtres qu'ils arrêtaient, les cerveaux lavés par la torture, la difficulté de vivre des habitants de Berlin-Est.
C'est l'histoire d'un jeune américain qui fuit l'amour, qui ne veut pas s'attacher à aucune femme, il a vu trop de fois ses parents se déchirer. Il veut écrire, il écrit un premier livre sur l'Egype qui a un petit succès, il décide d'écrire sur Berlin et cela lui donne l'occasion de quitter une femme qui lui dit un jour qu'elle l'aime, il ne veut pas de cet attachement, l'amour le panique, il part à Berlin, se fait engager dans un journal où il fait la connaissance d'une dissidente Petra exilée à Berlin-Ouest, c'est l'amour fou jusqu'à ce que.....Si vous avez envie de le lire, je ne veux pas vous en dire plus. Il y a un film de Win Wenders qui décrit beaucoup mieux l'atmosphère de Berlin avant la destruction du mur. Kennedy écrit une caricature.
Je sais, Kennedy a voulu décrire l'instant où notre vie bascule, l'instant décisif où tout peut changer, où nous devons faire un choix. Le moment où un seul regard décide de la suite, mais il ne m'a pas convaincue. Le style est convenu, rien d'original.
J'ai tout de même beaucoup aimé un passage, le moment où il assiste à un concert dirigé par Karajan, cet homme splendide est superbement décrit, son air martial "sa contenance impériale" lorsqu'il dirige l'orchestre philarmonique qui exécute la 9ème symphonie de Mahler, cette page est passionnante à lire, les mots justes d'un grand écrivain, c'est presque le seul moment émouvant.
J'attends d'un livre qu'il me fasse rêver, qu'il m'éduque, qu'il m'apprenne des choses que j'ignorais.
C'est mon avis, vous aimerez peut être ce livre contrairement à moi.
Les dessins :
F.Hollande rame. Je ne veux pas le défendre à tout prix, mais comment juger une présidence sur trois mois. A chaque fois que nous changeons de parti en France, que ce soit la droite où la gauche le parti qui était en place semble oublier que lui même était à la tête du pays il n'y a pas si longtemps et que rien de bien n'est arrivé pendant ces années. La politique prend trop de place dans ce pays, pendant ce temps là des hommes souffrent.
DSK : Ouf! les humoristes vont avoir du grain à moudre. Il est vraiment infatigable, d'ailleurs Anne à le visage beaucoup plus reposé depuis qu'elle ne partage plus sa vie.
B.Arnault : Les dessins sont marrants.
N.Sarkozy : Comment a t-il pu croire que nous serions dupes. Nous n'avons jamais cru à son retrait de la vie politique, j'aurais tellement voulu qu'il tienne sa promesse.
J; Halliday : Au bout d'une vie il y a toujours le moment où nous avons des comptes à régler ou à donner, des comptes financiers ou des comptes moraux. Personne ne peut se dérober.Nous devons payer.
Bye MClaire.
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Hier, nous sommes allés à Villefranche-de-Conflent et à St-Michel de Cuxa. Une belle balade. Nous connaissions Villefranche, une année nous avions marché dans le Canigou, la montagne mythique des catalans et nous nous étions arrêtés à Villefranche, mais j'ai eu autant de plaisir à revisiter cette place forte édifiée par Vauban, il y avait du monde, le petit resto où nous nous sommes sustentés était complet, nous avons pris des pavés de morue gratinés à l'aïoli, c'est marrant ce plat est proposé dans tous les restaurants, Metro le fournisseur des restaurateurs doit en vendre beaucoup, mais c'était bon. Pas de dessert, je me prive du sucre depuis presque deux mois, un gros sacrifice, j'aime tant le goût du sucre, mais j'abusais un peu depuis quelque temps, un palliatif pour masquer mon angoisse face à la maladie, ça agissait très bien, il y a la drogue, l'alcool pour certains, pour moi c'est le sucre. Apparemment, il n'y a plus de raison que j'angoisse, donc je ne mange plus rien de sucré....Pour l'instant, il y a le selvia qui le remplace très bien.
Nous avons pu voir le petit train jaune qui passait, les gens qui étaient à bord nous ont fait des signes, ils avaient l'air d'être heureux de faire ce petit voyage. Un couple de touristes nous a dit qu'il ne fallait pas avoir peur dans certains passages traversés, ils l'avaient pris pour venir à Villefranche. Un jour peut être ce sera notre tour, lorsque je me fatiguerai moins vite, c'est une excursion qui me tente vraiment.
Dans la foulée, nous sommes allés visiter le monastère de St-Michel de Cuxa tout près de Prades, j'aime beaucoup visiter les monastères ou les prieurés, il y en a beaucoup dans la région. Là, je n'ai pas été déçue. Magnifique. Ce monastère a une histoire un peu agitée, à l'accueil on vous donne un guide écrit qui explique très bien. J'aime l'art roman, j'ai été gâtée, l'abbatiale est préromane et romane, ce style dépouillé, fait de simplicité est splendide, apaisant, l'abbatiale a été bien restaurée, ainsi que le cloître dont les colonnes sont toutes en marbre rose de Conflent, les chapiteaux sont beaux, souvent inspirés d'un style oriental, il a été reconstruit après avoir été complètement détruit en 1789, l'état vendait les bien ecclésiastiques. Les colonnes et les chapiteaux sont d'origine. On peut s'asseoir dans ce cloître et rester là à méditer, on se sent bien loin de tout ce qui agite le monde en ce moment. Ce sont des moines bénédictins qui occupent les lieux.
Je me pose souvent la question : A quoi servent les moines et les soeurs qui restent cloîtres, loin de tout? Ils prient pour le monde, mais après, n'est-ce pas un peu égoïste de vivre ainsi? J'aimerais comprendre. Je trouve qu'une mère Thérésa ou soeur Emmanuelle étaient beaucoup plus utiles aux déshérités, elles agissaient, dans les monastères rien ne semble les atteindre, ils prient, méditent, mais le monde peut s'écrouler. J'aurais vraiment eu du mal à rester dans un Carmel.,
Il y a trois ans, nous avions visité Serrabonne, c'était autre chose, mais tout aussi beau.
Si vous voulez voir les photos que nous avons prises, cliquez sur ce lien (vous mettez votre souris sur cette phrase et vous cliquez.)
Le coin lecture :
Je n'arrive pas à beaucoup lire en ce moment, mais j'ai tout de même fini le livre de Douglas Kennedy "Cet instant-là".
D'habitude j'apprécie Kennedy, même mieux je le lis avec beaucoup d'intérêt et là presque rien, la magie ne s'est pas produite Un livre de 493 pages pour n'écrire que des clichés, des évidences, une histoire un peu bancale.
Je termine toujours un livre, même s'il ne me passionne pas, la raison est que j'attends toujours le moment où enfin il sera intéressant et pour moi Kennedy est un auteur qui ne peut pas rater un bouquin, pas complètement dans tous les cas. Là, j'avoue avoir lu en diagonale quelques pages pour finir plus vite.
Je n'ai pas aimé l'histoire d'amour écrite en forme de bluette, un peu mièvre, par contre la ville de Berlin au moment où la ville est encore coupée en deux par le mur est bien décrite, mais on n'apprend rien, on connaît les ignominies de la Stasi, la façon dont ils arrivaient à détruire les êtres qu'ils arrêtaient, les cerveaux lavés par la torture, la difficulté de vivre des habitants de Berlin-Est.
C'est l'histoire d'un jeune américain qui fuit l'amour, qui ne veut pas s'attacher à aucune femme, il a vu trop de fois ses parents se déchirer. Il veut écrire, il écrit un premier livre sur l'Egype qui a un petit succès, il décide d'écrire sur Berlin et cela lui donne l'occasion de quitter une femme qui lui dit un jour qu'elle l'aime, il ne veut pas de cet attachement, l'amour le panique, il part à Berlin, se fait engager dans un journal où il fait la connaissance d'une dissidente Petra exilée à Berlin-Ouest, c'est l'amour fou jusqu'à ce que.....Si vous avez envie de le lire, je ne veux pas vous en dire plus. Il y a un film de Win Wenders qui décrit beaucoup mieux l'atmosphère de Berlin avant la destruction du mur. Kennedy écrit une caricature.
Je sais, Kennedy a voulu décrire l'instant où notre vie bascule, l'instant décisif où tout peut changer, où nous devons faire un choix. Le moment où un seul regard décide de la suite, mais il ne m'a pas convaincue. Le style est convenu, rien d'original.
J'ai tout de même beaucoup aimé un passage, le moment où il assiste à un concert dirigé par Karajan, cet homme splendide est superbement décrit, son air martial "sa contenance impériale" lorsqu'il dirige l'orchestre philarmonique qui exécute la 9ème symphonie de Mahler, cette page est passionnante à lire, les mots justes d'un grand écrivain, c'est presque le seul moment émouvant.
J'attends d'un livre qu'il me fasse rêver, qu'il m'éduque, qu'il m'apprenne des choses que j'ignorais.
C'est mon avis, vous aimerez peut être ce livre contrairement à moi.
Les dessins :
F.Hollande rame. Je ne veux pas le défendre à tout prix, mais comment juger une présidence sur trois mois. A chaque fois que nous changeons de parti en France, que ce soit la droite où la gauche le parti qui était en place semble oublier que lui même était à la tête du pays il n'y a pas si longtemps et que rien de bien n'est arrivé pendant ces années. La politique prend trop de place dans ce pays, pendant ce temps là des hommes souffrent.
DSK : Ouf! les humoristes vont avoir du grain à moudre. Il est vraiment infatigable, d'ailleurs Anne à le visage beaucoup plus reposé depuis qu'elle ne partage plus sa vie.
B.Arnault : Les dessins sont marrants.
N.Sarkozy : Comment a t-il pu croire que nous serions dupes. Nous n'avons jamais cru à son retrait de la vie politique, j'aurais tellement voulu qu'il tienne sa promesse.
J; Halliday : Au bout d'une vie il y a toujours le moment où nous avons des comptes à régler ou à donner, des comptes financiers ou des comptes moraux. Personne ne peut se dérober.Nous devons payer.
Bye MClaire.
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vendredi 31 août 2012
Nous voilà installés pour au moins trois semaines à Argelès, le wifi marche bien, je peux m'atteler à écrire une gazette.
J'ai lu cette semaine, j'ai fini un petit bouquin sans importance et j'ai commencé et fini "Monsieur le Commandant" de Romain Slocombe. Je n'ai pas lâché ce livre passionnant, il fallait que je le termine. J'ai refermé ce livre doucement, je n'arrivais pas à m'en détacher, j'étais dérangée, captivée, plein de sentiments m'agitaient, je me posais LA QUESTION :
"Quelle attitude aurait été la mienne à cette époque ?" Une chose est certaine, je n'aurais jamais collaborée, mais est-ce que j'aurais résistée? Est-ce que j'aurais été assez courageuse pour aider ceux qui fuyaient les nazis? Je me serais sans doute fondue dans la masse de ceux qui continuaient à vivre ou à essayer de vivre bon gré, mal gré, avec l'occupant qu'ils haïssaient. On ne peut jamais savoir avant d'être confronté à la situation.
J'ai souvent fait le parallèle avec la période actuelle, la haine de l'autre, l'étranger, les sentiments de toujours qui agitent certains d'entre nous, les discours que nous entendons de plus en plus souvent, ceux qui dénoncent un sans-papier, il y en a, J'ai fini par presque oublier, mais je me souviens encore de notre arrivée en France après l'Algérie, les mots qui blessent, les ricanements de ceux qui se moquaient de notre accent que j'essayais de perdre pour qu'on m'oublie et pourtant j'étais française. J'ai fini par perdre l'accent pied-noir, mais j'ai pris celui de Christian, une légère pointe d'accent du midi. On ne sait plus d'où je viens, sauf qu'en vieillissant je n'hésite plus à dire que je suis pied-noir, pourquoi renier ce qui a été ma jeunesse? Il y a longtemps que le désir de plaire au plus grand nombre m'a quittée.
Il y a aussi l'Allemagne, puissante, qui veut gouverner l' Europe, Paul-Jean Husson, le personnage principal du livre admire cette Allemagne, Hitler qui mettra enfin de l'ordre dans cette France vieillissante. "Le journaliste Gustave Hervé, ardent admirateur d'Hitler proposait aux dirigeants du parti Nazi une révision du traité de Versailles, il écrivait "L'heure du Socialisme National ne saurait tarder pour la France. Quand elle sonnera, l'heure de la réconciliation franco-allemande sera venue." L'académicien approuvait ce qui était écrit, il était convaincu par ces thèses.
Ce livre est une longue lettre écrite à un Commandant nazi par un académicien, écrivain, pétainiste, catholique fervent. Un style épistolaire qui fait tout l'attrait du livre. J'ai fini par me demander si l'histoire était vraie ou inventée. il y a beaucoup de références aux personnages de l'époque, des écrivains qui collaboraient avec l'occupant, de rappels historiques.
C'est l'histoire d'un homme intelligent, érudit, qui habite en Normandie, deux enfants, une fille adorée, un fils qui ne le satisfait pas tout à fait, violoniste et qui un jour juste avant la déclaration de la guerre présente une allemande à ses parents, mais en cachant le plus important, elle est juive, religion que les parents très pratiquants n'admettraient pas.
La guerre déclarée le fils prend le chemin de la résistance en laissant sa femme et sa petite-fille à Paris, sans deviner que son père est tombé très amoureux de sa belle-fille allemande et juive, lui qui vomit la race juive. Il a pourtant un doute sur les origines de celle-ci et fait mener une enquête par un détective. Il sait, mais son amour qui devient obsessionnelle est le plus fort. Pour la voir, il fait abstraction de sa haine des juifs et s'occupe avec attention d'elle et de sa petite fille. Paul-Jean Husson personnage plein de zones d'ombres, l'amour et la haine coexistent chez lui, il devient pourtant journaliste du quotidien local en écrivant des articles qui dénoncent les juifs d'une façon très violente. Un jour arrive ce qui n'aurait jamais dû se passer, il couche avec sa belle-fille dans un moment d'égarement, elle fuit, horrifiée par ce qui vient d'arriver, mais elle est enceinte de lui. Pour lui, la seule issue est de la dénoncer. Je vous laisse lire la suite, parce que ce livre doit absolument être lu.
Comment peut-on haïr autant? Comment les autorités françaises de l'époque ont-elles pu sacrifier des femmes, des enfants, des hommes au nom d'une idéologie pétainiste.
Lecteur d'une lettre, nous avons l'impression d'être voyeur, un peu complice, c'est sans doute cela qui dérange et qui laisse un sentiment de culpabilité. "Si j'avais vécu à cette époque, j'aurais fait quoi?"
Ce livre n'est pas en poche.
J'ai un Douglas Kennedy à lire et un Anna Gavalda. Du bon temps à prendre sur mon transat. il faudrait aussi que je lise "mes mots en poche", ce serait raisonnable.
Je n'ai que deux dessins à vous proposer, pas eu le temps d'en rechercher d'autres, ce sera pour la prochaine fois.
J'espère que l'essence aura encore baissée lorsque nous repartirons chez nous, avec notre caravane.
La pub à la ttélé. Vous en pensez quoi? Perso, je m'en fiche, je me couche toujours très tard. Bye MClaire.
J'ai lu cette semaine, j'ai fini un petit bouquin sans importance et j'ai commencé et fini "Monsieur le Commandant" de Romain Slocombe. Je n'ai pas lâché ce livre passionnant, il fallait que je le termine. J'ai refermé ce livre doucement, je n'arrivais pas à m'en détacher, j'étais dérangée, captivée, plein de sentiments m'agitaient, je me posais LA QUESTION :
"Quelle attitude aurait été la mienne à cette époque ?" Une chose est certaine, je n'aurais jamais collaborée, mais est-ce que j'aurais résistée? Est-ce que j'aurais été assez courageuse pour aider ceux qui fuyaient les nazis? Je me serais sans doute fondue dans la masse de ceux qui continuaient à vivre ou à essayer de vivre bon gré, mal gré, avec l'occupant qu'ils haïssaient. On ne peut jamais savoir avant d'être confronté à la situation.
J'ai souvent fait le parallèle avec la période actuelle, la haine de l'autre, l'étranger, les sentiments de toujours qui agitent certains d'entre nous, les discours que nous entendons de plus en plus souvent, ceux qui dénoncent un sans-papier, il y en a, J'ai fini par presque oublier, mais je me souviens encore de notre arrivée en France après l'Algérie, les mots qui blessent, les ricanements de ceux qui se moquaient de notre accent que j'essayais de perdre pour qu'on m'oublie et pourtant j'étais française. J'ai fini par perdre l'accent pied-noir, mais j'ai pris celui de Christian, une légère pointe d'accent du midi. On ne sait plus d'où je viens, sauf qu'en vieillissant je n'hésite plus à dire que je suis pied-noir, pourquoi renier ce qui a été ma jeunesse? Il y a longtemps que le désir de plaire au plus grand nombre m'a quittée.
Il y a aussi l'Allemagne, puissante, qui veut gouverner l' Europe, Paul-Jean Husson, le personnage principal du livre admire cette Allemagne, Hitler qui mettra enfin de l'ordre dans cette France vieillissante. "Le journaliste Gustave Hervé, ardent admirateur d'Hitler proposait aux dirigeants du parti Nazi une révision du traité de Versailles, il écrivait "L'heure du Socialisme National ne saurait tarder pour la France. Quand elle sonnera, l'heure de la réconciliation franco-allemande sera venue." L'académicien approuvait ce qui était écrit, il était convaincu par ces thèses.
Ce livre est une longue lettre écrite à un Commandant nazi par un académicien, écrivain, pétainiste, catholique fervent. Un style épistolaire qui fait tout l'attrait du livre. J'ai fini par me demander si l'histoire était vraie ou inventée. il y a beaucoup de références aux personnages de l'époque, des écrivains qui collaboraient avec l'occupant, de rappels historiques.
C'est l'histoire d'un homme intelligent, érudit, qui habite en Normandie, deux enfants, une fille adorée, un fils qui ne le satisfait pas tout à fait, violoniste et qui un jour juste avant la déclaration de la guerre présente une allemande à ses parents, mais en cachant le plus important, elle est juive, religion que les parents très pratiquants n'admettraient pas.
La guerre déclarée le fils prend le chemin de la résistance en laissant sa femme et sa petite-fille à Paris, sans deviner que son père est tombé très amoureux de sa belle-fille allemande et juive, lui qui vomit la race juive. Il a pourtant un doute sur les origines de celle-ci et fait mener une enquête par un détective. Il sait, mais son amour qui devient obsessionnelle est le plus fort. Pour la voir, il fait abstraction de sa haine des juifs et s'occupe avec attention d'elle et de sa petite fille. Paul-Jean Husson personnage plein de zones d'ombres, l'amour et la haine coexistent chez lui, il devient pourtant journaliste du quotidien local en écrivant des articles qui dénoncent les juifs d'une façon très violente. Un jour arrive ce qui n'aurait jamais dû se passer, il couche avec sa belle-fille dans un moment d'égarement, elle fuit, horrifiée par ce qui vient d'arriver, mais elle est enceinte de lui. Pour lui, la seule issue est de la dénoncer. Je vous laisse lire la suite, parce que ce livre doit absolument être lu.
Comment peut-on haïr autant? Comment les autorités françaises de l'époque ont-elles pu sacrifier des femmes, des enfants, des hommes au nom d'une idéologie pétainiste.
Lecteur d'une lettre, nous avons l'impression d'être voyeur, un peu complice, c'est sans doute cela qui dérange et qui laisse un sentiment de culpabilité. "Si j'avais vécu à cette époque, j'aurais fait quoi?"
Ce livre n'est pas en poche.
J'ai un Douglas Kennedy à lire et un Anna Gavalda. Du bon temps à prendre sur mon transat. il faudrait aussi que je lise "mes mots en poche", ce serait raisonnable.
Je n'ai que deux dessins à vous proposer, pas eu le temps d'en rechercher d'autres, ce sera pour la prochaine fois.
J'espère que l'essence aura encore baissée lorsque nous repartirons chez nous, avec notre caravane.
La pub à la ttélé. Vous en pensez quoi? Perso, je m'en fiche, je me couche toujours très tard. Bye MClaire.
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