dimanche 10 janvier 2016

Françoise Laborde "ça va mieux en le disant..."



Je fouinais chez Easy-Cash, l'enseigne soldait les livres, un euro pour ce bouquin. Je sortais de la lecture assez dure du livre de Philippe Claudel, j'avais envie de légèreté, un livre qui se lit vite, facilement, je l'ai acheté.

 
Il a été écrit en 2008, vous le trouverez en poche. Nous connaissons tous la journaliste, aujourd'hui elle a passé la soixantaine,  elle est membre du C.S.A, nous ne le voyons plus à la télé, mais elle en connaît bien le fonctionnement. Depuis ses débuts dans le journalisme elle a franchi plusieurs étapes, jusqu'à la présentation du J.T.

Sa soeur Catherine officie sur la une, à la météo, nous regardons rarement cette chaîne, mais à chaque fois que je l'ai vue annoncer la pluie ou le soleil, elle se tortillait, j'ai toujours eu l'impression qu'elle avait envie de faire pipi.
Des deux soeurs Laborde, si j'avais dû choisir celle qui serait une amie, sans aucune hésitation c'est Françoise qui aurait eu ma préférence. Franche, directe, rigolote, sans doute une vraie épicurienne, elle prend ses vacances dans le Gers, région de la bonne bouffe. Catherine est trop maigre, pas vraiment sympathique, elle minaude sans cesse.
En 2008 les soeurs étaient fâchées, une vieille tante qui commençait l'Alzheimer en était la cause. Elle a écrit quelques pages sur sa soeur, cela m'étonnerait qu'elles se réconcilient après ces mots très durs. Cela ne semble pas une priorité pour Françoise.

Une enfance dans une famille bourgeoise, un père prof agrégé d'anglais à Bordeaux, des vacances chaque été aux Etats-Unis, plutôt gâtée dans la vie.

Elle a deux enfants qu'elle a eu avec un journaliste, veuve elle a épousé en 2009 un ex-directeur de chaîne J.Claude Paris.

Dans ce livre, elle règle ses comptes avec les administrations, l'Education Nationale, la télé, les directeurs des chaînes, c'est souvent amusant et surtout souvent vrai.
Elle ne s'est pas fait que des amis, mais elle avait décidé de tout dire.

 C'est vrai.


Le chapitre sur l'Education nationale "Pourquoi l'école déteste-t-elle les élèves?" est à lire. Un constat accablant.

J'ai franchement ri lorsqu'elle raconte l'histoire d'une lettre recommandée.
Elle était malade, alitée, elle avait demandé à la femme de ménage d'aller relever le courrier. Avis d'une lettre recommandée, elle ne comprenait pas, le facteur n'avait pas sonné. Elle téléphone à la poste, la dame qui lui répond pas plus aimable que ça lui dit "Le facteur repassera demain ou après demain."
"Votre nom, votre adresse, et je vais marquer "personnalité""
"Mais non, ce n'est pas la peine, mettez juste que je suis couchée et qu'il me laisse le temps de lui répondre."
"Mais pourquoi vous ne voulez pas que je marque"Personnalité ?" 
-Mais parce que ce n'est pas peine !"
Elle se tait un instant, puis enchaîne :
"Mais vous êtes bien alitée ?"
Evidemment, selon le langage administrative, je suis une "personne alitée". 
Rires. Belle leçon de modestie, la postière ne la connaissait pas du tout.

Une lecture intéressante, facile, un bon moment et avec le temps qu'il fait nous pouvons lire.  Bye MClaire.





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