dimanche 5 mars 2017


Cette semaine j'ai lu deux livres. "Dieu n'habite pas La Havane" de Yasmina Khadra et "On reconnaît le bonheur au bruit qu'il fait en s'en allant." de Marie Griessinger.




Je l'ai acheté sans connaître ni l'auteure, ni le titre, le titre me plaisait, vers de Jacques Prévert

Gérard Collard a écrit ceci :
-Une pure merveille, l'émotion dans son absolu, un hymne à la vie.

Un tout petit livre en poche 190 pages lu en deux heures.

L'histoire vraie :

Depuis quelque temps le comportement du père de Marie change, il oublie, les gestes moins assurés, puis il tombe, le mutisme s'installe entrecoupé de flashs où la raison revient. Le verdict des médecins est sans appel, pas de guérison, la maladie s'appelle "la maladie à corps de Lewy" pas l'Alzheimer, ni la Parkinson.

Jean-Michel le père est né à Alger, comme tous les pieds-noirs il a dû partir en 1962, plus tard océanographe, il vivra à Tahiti et c'est là qu'il rencontrera sa femme déjà maman de deux petites-filles, coïncidence, elle est aussi née en Algérie à Oran, Marie naîtra de cette union. Ils voyageront beaucoup, Cayenne, la Polynésie, la France.
"De toute façon, mes parents ont traîné leurs racines avec eux toute leur vie. Depuis 1962, ils les portent à travers le monde en les replantant à chaque fois qu'ils s'arrêtent quelque part."
Un père pudique qui ne dit jamais "Je t'aime" à sa fille mais qui lui prouve de mille façons son amour. Le "Je t'aime" viendra plus tard, lorsqu'il sera malade.
Une fille qui voue une grande admiration à son père et qui ne peut que constater l'amour infini que sa mère et son père se portent
-Ils n'ont pas besoin de s'isoler pour être seuls au monde. Ils le sont toujours, juste tous les deux, même avec du monde autour. Il semble qu'ils aient perdu toute objectivité l'un pour l'autre, et qu'ils traversent l'existence comme un seul être.

A aucun moment la maman de Marie n'envisagera de se séparer de Jean-Michel le père, elle sera toujours là à ses côtés, au bord de l'épuisement mais une petite phrase cohérente, un mot d'amour feront qu'elle ne renoncera pas.

L'histoire n'est pas racontée dans un ordre chronologique, il y a des dates à chaque début des chapitres très courts.

Des chapitres lorsque la vie était belle, des chapitres plus émouvants.

Nous ne sommes jamais dans le pathos, l'écriture est belle, ciselée, pudique. J'ai toujours eu les larmes au bord des cils, émue mais sans tristesse tellement l'amour qui règne dans cette famille arrive à faire des miracles, maintenir le père dans sa maison, devant une porte-fenêtre pour qu'il puisse voir ses petits-enfants jouer, le chien courir. Un peu de vie.

"Ils sont assis sur le canapé du salon, côte à côte, à respirer le même air. Elle regarde la télé, et lui regarde l'écran, puis ses mains, puis les motifs du plaid. Il est heureux qu'elle soit à ses côtés, alors il ne bouge pas. Elle est heureuse aussi de l'avoir près d'elle, même muet, même malade, même trop lourd à lever." 

C'est un roman sur la vie. Profitez de tous les instants de bonheur avant qu'ils fassent du bruit en partant.

J'ai vraiment adoré ce livre pour sa leçon de vie. 
Toujours dire je t'aime avant qu'il ne soit trop tard, mais hélas, nous comprenons toujours lorsque la vie a laissé des marques, souvent trop tard.



Je vais avoir un jugement lapidaire, je n'ai pas aimé.

J'ai toujours lu Yasmina Khadra, j'ai toujours apprécié ses romans, le dernier lu "La Dernière Nuit du Raïs.".
Là, il ne s'est rien passé, je me suis presque ennuyée en lisant les aventures de Don Fuego, ce chanteur cubain qui met le feu dans les cabarets de Cuba, il a la soixantaine et tombe amoureux d'une gamine de vingt ans qui se révélera être un vrai poison. Un vieux beau qui se croit irrésistible et qui se cassera les dents(j'espère qu'il en avait encore) en aimant cette fille.

Grosse erreur, Y.Khadra fait parler ses personnages comme s'ils sortaient de l'Académie Française..

Point positif, nous découvrons La Havane sous le régime de Castro, Cuba qui meurt de faim sous un régime dictatorial alors que ce pays attendait autre chose lorsque Castro est arrivé au pouvoir.

Yasmina Khadra n'était pas au mieux de sa forme lorsqu'il a écrit ce bouquin. J'attends le prochain roman qui me fera oublier celui-ci.

Bref, rien d'autre à ajouter, mais vous aurez peut-être un autre avis.

Bye MClaire.








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