mercredi 5 juillet 2017

Marie Sizun "La gouvernante suédoise." - "Vous n'avez pas vu Violette."



J'ai découvert Marie Sizun en lisant "La femme de l'Allemand." Elle participait au Salon du Livre de Vannes au mois de juin et j'ai eu le plaisir d'échanger avec elle. Je voulais acheter "Vous n'avez pas vu Violette." elle est arrivée à me convaincre de lire aussi "La gouvernante suédoise." j'ai eu raison de l'acheter.
Marie Sizun est très douce lorsqu'elle parle, son écriture l'est aussi, jamais violente même dans des situations insupportables pour les femmes, les femmes sont les personnages les plus importants dans ses livres, les plus fragiles et les plus fortes.

"La gouvernante suédoise."

L'histoire est en partie celle de la famille de l'auteure qui a des racines en Suède, son arrière grand-mère était suédoise.
Elle s'est plongée dans le passé, y a découvert des secrets.
Chaque année elle se rendait au cimetière avec sa mère sur la tombe de son arrière- grand-père, son arrière-grand-mère,ses grands-oncles et tantes, sa grand-mère maternelle, elle n'avait jamais connu personne. Sur la tombe figurait le nom de Sézeneau mais Hulda la Suédoise, épouse Sézeneau, morte à vingt-sept ans reposait là.
Après le divorce des parents de l'auteure vient s'installer chez elle une vieille tante de sa mère, Alice, Alice est une conteuse, la dernière née d'Hulda et de Léonard et qui peu à peu révélera l'histoire de la famille en montrant des photos couleur sépia, racontera mille anecdotes. "Il y a des histoires étranges, des choses inavouables, inavouées, quelquefois terribles, sur lesquelles les adultes se taisent, comme si le silence pouvait étouffer la réalité, et, qui sait, la faire disparaître."
Un jour Alice prononcera un prénom jamais entendu Livia, qui est Livia ? La gouvernante suédoise.
Après la découverte d'un petit livret de maroquin noir, dont les dernières pages ont été arrachées, l'auteure veut comprendre ce qui s'est passé.
Je n'en dis pas plus...

J'ai beaucoup aimé ce livre, je l'ai dévoré en deux jours.
Marie Sizun a le don de nous transporter dans l'atmosphère feutrée de la maison de Stockholm, les parquets blonds, le rai de lumière, les cris joyeux des enfants, les bougies sur les fenêtres pour Noël, ce qui rend plus triste la grande maison de Meudon.

J'ai quelquefois eu l'impression en lisant de regarder une peinture.
La ville de Stockholm est bien décrite.
Nous avons eu la chance d'y aller, c'est exactement ça, une ville qui regarde la mer, qui plonge dans la mer.

Tout m'a plu, l'histoire, la description d'une certaine bourgeoisie, les non-dits, le style d'écriture, les chapitres courts, je ne peux que vous inciter à le lire.

"Vous n'avez pas vu Violette." 

Un petit livre, un recueil de nouvelles.
L'amour et le désamour chez les couples.
On s'aime, on se sépare, lui aime, elle n'aime plus, elle aime, lui n'aime plus. L'amour peut se transformer en violence, en haine.
"Elles s'appellent Claire, Sophie, Fanny, Marion ou Violette.", une chose en commun, un absolu besoin de liberté."

J'ai beaucoup aimé Violette qui passe ses vacances sur une plage bretonne, Ile-Tudy sans doute, là où Marie Sizun possède une maison. Violette a vécu toute sa vie entre un mari et un amant qui était marié, ce trio s'entendait bien, le mari savait et permettait, le monsieur avait aussi une maison de vacances et les rejoignait quelquefois pour prendre un café, ils avaient tous les trois plus de quatre-vingts ans.
Violette vivait cette situation en toute liberté depuis plus de quarante ans, elle aimait beaucoup son mari, plus comme un frère. En septembre, tout le monde repartait pour Bordeaux, l'amant habitait près de chez Violette, et un jour l'Alzheimer a eu raison de leur relation, le monsieur se perdait, la famille ne voulait plus qu'il la rencontre, ils se téléphonaient. Violette
est triste mais veut ignorer "l'implacable menace du Temps."

Bye MClaire.







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