samedi 22 juillet 2017






Un écrivain informaticien de formation. Il écrit aussi des séries sur le web, Né à Madrid en 1979.
Ce livre est un prêt de Michelle, je crois qu'elle ne l'a pas encore lu, je vais lui rendre très vite et lui dire qu'elle a très bien fait de l'acheter. J'ai beaucoup aimé ce conte philosophique, pour moi c'est un conte, l'enfant Ionah est un personnage de conte.
Dès les premières pages nous ne pouvons pas nous empêcher de penser au Petit Prince de St-Exupéry, avec raison.

L'histoire :

Le désert, deux palmiers, un puits, un jardin potager minuscule, une bicoque, Ionah et sa maman vivent là depuis des années. La mère a été obligée de fuir un monde que nous devinons disparu, la folie des hommes a détruit ce qui existait. Elle est enceinte et accouchera de Ionah dans cet endroit perdu, le père est mort.
Désert, Ionah ne connaît que le désert, sa mère non, elle racontera, elle évoquera la musique, le piano, des gens qui écrivent sur du papier, l'odeur du café, mais Ionah pense qu'une chose ne peut pas nous manquer si nous ne l'avons pas connue."Je ne peux pas détester le désert. Je n'ai rien connu d'autre."
Les palmiers ont des racines très profondes, il y a forcément de l'eau là où ils poussent, la mère creusera un puits et trouvera de l'eau, il ne pleut jamais. Un petit potager, des dattes, des lézards séchés les feront vivre. La vie s'écoule.
La mère meurt, Ionah a douze ans, il restera seul, il ne se parlera qu'à lui même jusqu'à vingt et un ans, jusqu'à ce qu'il trouve Shui mourant dans le désert, Shui est chinois, il transporte avec lui un sac à dos. D'où vient Shui ? Quel est son secret ? Il sera celui qui obligera Ionah à partir vers autre chose, à abandonner cet endroit où il a vécu, à traverser le désert pour atteindre un lieu qu'il ne soupçonnait pas...

J'ai aimé, j'ai même un peu pleuré, Ionah parle à sa maman, pense qu'elle est là, au moment de partir, au moment où il abandonne sa bicoque, il est certain de voir sa mère qui lui parle une dernière fois :
"Je m'arrête et j'essaie d'étouffer un sanglot dans ma gorge.
Car l'espace d'un instant j'ai senti que mère mourait encore une fois.
-Je te reverrai ?
-Bien sûr.
-Quand ?
-Avant que tout se termine.
-Adieu, mère.
Mère s'approche et m'embrasse sur la joue. Je sens le frôlement de ses lèvres et je frémis.
-Adieu, Ionah. Ma petite colombe.

Un très beau livre qui nous fait prendre conscience que nous pouvons nous contenter de peu, un livre sur la survie, transmettre ce que nous savons, sur la solitude. nous faire prendre conscience que chacun de nous peut améliorer le monde et pas le détruire.
Ionah a un regard innocent qui nous bouleverse.

"Les enfants grandissent et deviennent des hommes. Les hommes grandissent et se détruisent eux-mêmes. (...)

Tous les enfants ne grandissent pas pour devenir des hommes, et tous les hommes ne vieillissent pas pour devenir des vieillards"


La pluie, je suis certaine que vous l'aimerez après avoir lu ce bouquin.

Que dire d'autre ? Rien, vous découvrirez ce roman qui est pour moi un vrai coup de coeur.

Bye MClaire.




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