mercredi 25 août 2010


TAUTOGRAMME et …..

Je ne connaissais pas le tautogramme, ou je ne m’en souvenais plus c’est possible. Un tautogramme est un cas particulier d’allitération, un texte dont tous les mots commencent par la même lettre, il y a aussi le pangramme, texte qui doit inclure toutes les lettres de l’alphabet, trouvé sur le web -voyez le brick géant que j’examine près du wharf-Le lipogramme qui consiste à exclure certaines lettres de l’alphabet, l’anagramme bien connue des scrabbleurs, anagramme, tautogramme et lipogramme sont valables au scrabble, mais pas pangramme, pour quelle raison ? Je me suis amusée à former des tautogrammes, pas si facile, si on veut que la phrase soit cohérente, il ne s’agit pas de juxtaposer des mots :

-Finalement Françoise frugivore festoyait frénétiquement.
-Joyeusement Jean jardine jeudi.
-Anne, Aristide arrivent à Amsterdam aux aurores.

Mes phrases sont courtes, je vais m’exercer à en construire des plus longues, c’est amusant.


En fin d’après midi nous regardons aussi l’émission conduite par Patrick Sabatier qui consiste à faire deviner des mots, j’adore, j’ai essayé de jouer avec Christian, mais ça ne marche pas, il paraît que je ne pose jamais la bonne question, il part dans tous les sens, je dis « MOIS » il pense « MOI », je dis « BOUCHE » il pense que c’est bouché, et cela fait bientôt cinquante ans que nous sommes mariés……Mais finalement c’est réconfortant, cela prouve que chacun a réussi à garder sa personnalité !


Samedi dernier il y avait la ronde + le trap à Carhaix, Carhaix mondialement connu grâce à son festival « Les vieilles charrues ». Nous avons joué dans une salle vraiment agréable, les anciennes halles restaurées. J’étais contente de retrouver des joueurs que je vois rarement, c’était une avant rentrée scrabblesque, La Gacilly donnera le départ de la saison 2010-2011.
Un bon entraînement, et j’en ai besoin, comme toujours je suis complètement à côté du jeu pendant les premiers coups, je pose « horbe » au lieu de horde en me demandant pendant deux minutes quel est le sens de ce mot que je ne connais pas, évidement je joue avec le D le coup suivant, sans regarder le tableau. Je vois FARINEUX qui ne passe pas, et par le plus grand des hasards FARINEUX se place au coup suivant sur le X et je ne le vois pas, bref pas encourageant pour moi ; mais je me reprends en jouant la deuxième partie, je finis première ex aequo avec Philippe Le Dizés, mon étourderie a quand même fait que j’ai pris le C au lieu du K, c’est une nouvelle fantaisie, d’habitude je prends le Q au lieu du K, Canada, Québec…. 20 points perdus.
A Aix un voisin m’avait suggéré de planter une petite épingle avec un drapeau sur la lettre Q. Cela attirerait forcément mon attention.
Il faudrait que je fasse comme une joueuse que je connais bien, avant chaque partie, me mettre la tête dans mes mains, me concentrer au maximum sur une grille vide jusqu’à l’annonce du premier coup, et ne pas papillonner avec mes copines en racontant la dernière histoire qui m’a fait rire, puis chercher ma place, remplir mes bulletins à la dernière minute, et me rendre compte enfin que ce n’est pas tout, mais que je suis venue pour jouer au scrabble.

C’est le papy (deux fois dans l’année) très bien conservé, enfin en apparence, Jacques Kerninon du club de Quimper qui a gagné le trap. Je dis en apparence, parce que depuis quelque temps je remarque que dans la journée j’ai plusieurs âges, en me levant le matin, aïe, oh ! Mon dos, mes genoux, toutes ces articulations qui ne veulent pas se dérouiller assez vite, je ne peux pas dire que je saute comme un cabri dès que j’ai posé le pied par terre, là j’ai 90 ans ! Un moment après, tout va mieux, je ne grimace plus, j’ai mon âge 67 ans, il parait que si on n’a mal nulle part en se levant, c’est qu’on est mort. Les heures passent et j’oublie que j’ai mon âge, comme dit Souchon « J’ai dix ans, je sais que c’est pas vrai mais j’ai dix ans. Laissez-moi rêver que j’ai dix ans », oui il m’arrive de me croire encore gamine, c’est certain il vaut mieux qu’il n’y ait pas de miroir sur l’itinéraire emprunté, mais dans ma tête j’ai dix ans, enfin un peu plus tout de même, faut pas exagérer. L’âge est un comportement et pas une réalité mathématique, c’est ce que je pense à ce moment là, je sais aussi que l’adulte doit l’emporter sur l’enfant, sinon nous sommes en pleine régression, mais cela fait du bien de penser de temps en temps comme un enfant, j’ai bien dit penser et pas courir !! Les heures passent et le soir après des heures assise devant mon écran sans bouger à jouer sur ISC, aïe, oh ! Mes genoux, et j’ai un étage à descendre, je n’ai plus dix ans, mais je n’ai pas non plus 90 ans, et EN APPARENCE ce n’est pas trop mal. Rendez-vous à demain matin.

Un dessin sur ce papy qui est en prison après avoir été agressé.











J’ai lu « Les demoiselles de Provence », j’ai apprécié sans plus, et pourtant j’aime l’histoire.
Trop de personnages, trop touffu à mon goût, vous verrez ou vous ne verrez pas, dans une cinquantaine d’année lorsqu’un historien s’attaquera à notre période c'est-à-dire 2007 et plus, ce sera beaucoup plus facile, il n’y aura qu’un personnage, vous savez à qui je pense, tout sera limpide, nos ministres seront passés dans les oubliettes de l’histoire.

J’ai fait provision de lecture :
Coup de foudre pour un livre de Douglas Kennedy « Quitter le monde », coup de foudre en le touchant comme souvent, je touche, j’ouvre et j’achète, je suis certaine de ne pas être déçue.
J’avais beaucoup aimé « Le mec de la tombe d’à côté » Katarina Mazetti a aussi écrit
« Les larmes de Tarzan » Un couple loufoque et improbable, je pense que je ne vais pas m’ennuyer.
« Un roman russe » d’Emmanuel Carrère, là je fais confiance à l’auteur qui sait si bien écrire sur la complexité humaine.
J’ai acheté ces livres en prévision de mes vacances à Argelès. Je me connais je ne vais pas pouvoir attendre une dizaine de jours sans en commencer un, tant pis, il y a aussi des libraires là bas.

Dans une gazette je disais mon désir de lire « Mémé passe à la télé » Je ne le trouve pas, et l’auteure a laissé un gentil commentaire en bas de cette gazette « Invictus et autres choses »
Le livre n’est plus édité, dommage, je lance un appel « Si vous le trouvez, il faudra penser à moi »

Dessin sur la guerre d’Irak, cette guerre absurde







Un autre sur les Roms, qui font toujours la une de l’actualité. Bye MClaire

jeudi 19 août 2010


LES DAHLIAS et …..

L’an dernier j’avais un dahlia qui était attaqué par les pucerons, rachitique il était entrain de s’étioler, impossible de se débarrasser de ces bestioles, perdu pour perdu j’ai tenté de le sauver en lui envoyant des giclées d’un insecticide puissant «Raid », les pucerons sont morts et mon dahlia a résisté. Cette année c’est un géant, je n’ai jamais eu un aussi bon pied, et il fleurit sans arrêt, plus de pucerons, c’est celui qui est en photo. Nous avons fait la même chose avec les chenilles processionnaires du chêne, une année nous avions payé pour qu’une entreprise nous débarrasse des nids, la chenille attaque lorsqu’on s’approche d’elle en vous envoyant les poils urticants qui contiennent la poche de venin qui éclate sur la peau, l’an dernier une bonne dose de raid et plus de chenilles, cette année rien, je n’ai pas d’actions chez « Raid » mais le remède est radical.











J’aime beaucoup les dahlias. Hélas ! Cette année la sécheresse ne favorise pas cette fleur, seul le géant résiste, nos pelouses sont sèches, la Bretagne manque d’eau, rien ne pousse, les hortensias souffrent, mais mon mur de fleurs reste beau, nous mélangeons tout et elles cohabitent bien. Nous devions avoir une prémonition, Christian n’a pas fait de jardin potager, seuls les fruits sont abondants, les prunes sucrées, les pêches juteuses, et les poires nombreuses sur leur arbre, elles murissent.


Je n’ai pas encore envie de supprimer la photo de ma petite fille sur ce blog, j’adore son regard malicieux, je suis très sensible aux regards, le regard des autres sur vous vous apprend bien plus que votre propre regard dans un miroir. J’aime regarder l’autre lorsqu’il ne se sait pas observé, un enfant trop occupé par ce qu’il fait ne se doute pas que vous êtes à ce moment là tout amour et qu’une immense tendresse se lit dans vos yeux en le voyant tirer la langue parce qu’il s’applique. Je peux regarder Christian devant la télé sans qu’il s’en aperçoive, il dort ! J’ai horreur du regard méprisant, de quel droit ? Il suffira d’un seul de ces regards pour que la personne que j’appréciais ne représente plus aucun intérêt pour moi. Le regard moqueur à la limite, il peut être plein d’affection. Il y a le premier regard sur votre enfant qui vient de naître, un regard inoubliable, cette image sera présente toute ma vie, je me souviens comme si c’était hier du premier regard que j’ai posé sur mes enfants et de ce que j’ai ressenti à ce moment précis. Nous recherchons souvent dans l’œil de l’autre notre propre image, on peut aussi éviter le regard de l’autre pour se protéger. Lorsque nous nous savons observé nous ne sommes pas vrais, il n’y a que lorsque nos regards se croisent par hasard qu’ils sont sincères. Il y a aussi les regards remplis de terreur face aux terribles événements de la vie. Pour finir, il faut avouer que c’est bien agréable de se découvrir aimé dans un regard aimant. J’ai beaucoup répété le mot regard, mais quel autre mot peut le remplacer ?

Par hasard cette semaine j’ai lu deux critiques de livres qui parlaient du chemin de St Jacques de Compostelle, un d’Alix de Saint-André, l’autre de Laurence Lacour une journaliste qui a suivi toute l’affaire Grégory et qui pour des raisons diverses était mal dans sa vie à ce moment là, elle décide sur un coup de tête de faire ce chemin à partir du Puy-en-Velay en partant au mois d’octobre, mauvais moment pour partir. J’ai très envie de lire son livre, pour comprendre ce qui pousse tous ces pèlerins sur ce chemin. Il y a trois ou quatre ans nous avions envie de faire une partie de ce parcours, c’était « avant », bons marcheurs cela nous semblait possible, nous avions fait une partie du chemin qui passe dans l’Aubrac, une toute petite partie, et la rencontre avec des pèlerins avait été agréable, des canadiens nous avaient accompagnés pendant quelques kilomètres, mais notre motivation ne devait pas être assez forte, nous n’avons pas concrétisé cette envie. Dans quel état d’esprit rentrent ceux qui sont partis ?
Sont-ils différents ? « Pour qu’ils gagnent la confiance en eux et la fierté de vaincre. Pour qu’ils y apprennent le bonheur de la solitude et de l’endurance ainsi que l’extrême difficulté d’être libre ». Chacun doit trouver ce qu’il cherche au bout du chemin, ou revenir désemparé peut-être, parce qu’il a découvert des côtés obscurs qu’il ne soupçonnait pas sur ce chemin mythique. Je vais acheter le livre de Laurence Lacour, il est parait t-il moins anecdotique que celui d’Alix de Saint-André.


J’ai entendu que la rentrée littéraire allait se faire avec 700 titres en même temps, j’espère qu’ils ne seront pas tous bons. C’est bon signe, il y a de plus de plus de livres publiés, cela veut dire en principe qu’il y a de plus en plus de lecteurs, les éditeurs ne sont pas philanthropes.





Il y a aussi ceux qui sont lancés sur des chemins sans but, comme les Roms, je n’arrive pas à avoir une opinion tranchée sur le sujet, mais il me semble que lorsqu’on décide de déloger tous ces pauvres gens de leur gourbi qui est pour eux le lieu qui abrite leur famille, on a prévu la suite et ce qui va arriver en les mettant en dehors du bidonville, un lieu pour les accueillir comme des êtres humains. Je sais nous avons déjà beaucoup de problèmes avec notre propre misère, mais il faudra bien un jour admettre que les affamés ne trouveront pas d’autre solution que d’envahir les pays qu’ils pensent prospères, même si ils se trompent.
C’est une mascarade que j’ai vue à la télé aux infos à midi, on leur donne un pécule, ils partent en avion, et dans un mois ils reviendront.











Sarko fait du vélo, le dessin est marrant. Le vélo lui permet peut-être d’oublier les problèmes d’insécurité, ou peut être qu’il n’y pense plus, puisqu’il va tout reporter sur les maires,

Il fait beau aujourd’hui, je vous laisse, je vais profiter de mon jardin, mais avant il y a le championnat du monde qui se déroule à Montpellier, un petit coup d’œil sur le site de la fédé.

Bye MClaire.

vendredi 13 août 2010


INVICTUS et d’autres petites choses

Pourquoi est-ce que la météo s’obstine à prévoir le temps pour une semaine entière le dimanche soir ? Elle nous prédisait un week-end ensoleillé le 15 août, et deux jours après exactement le contraire, cela a d’ailleurs commencé aujourd’hui, j’étais confortablement installé pour lire « Le Canard enchaîné » dans mon transat placé mi-ombre mi-soleil, et un moment après il n’y avait plus que de l’ombre fournie par des méchants nuages bien noirs, j’ai donc tout plié et je suis rentrée en proposant à Christian de regarder « Invictus » en dvd, oui, nous avons enfin un lecteur dvd, notre vieux magnétoscope a rendu l’âme sans soupirer, d’un seul coup, j’étais catastrophée, je l’aimais tant. Mais, il fallait trouver un appareil qui faisait les deux, lecture de cassettes et dvd, nous avons trouvé, je vais pouvoir continuer à re- re regarder les beaux films en cassettes, entre autres celui de Clint avec Meryl Streep « Sur la route de Madison », superbe.

‘Invictus » est aussi un film de Clint Eastwood, dans un genre complètement différent, Morgan Freeman joue le rôle de Mandela et il est formidable, Matt Damon qui a dû subir un sacré entraînement, joue le rôle du capitaine de l’équipe de rugby d’Afrique du sud les Springbox, cette équipe a gagné la coupe du monde en 1995, alors qu’elle n’était pas du tout favorite, mais Mandela a su la convaincre, elle pouvait gagner.
Le pari de Mandela, qui a une foi inébranlable en l’humanité, était de donner un sujet de fierté à son pays tout entier qui sortait de l’apartheid, le sport pouvait jouer ce rôle, il est fédérateur et un bel exemple de solidarité.
La vie de Mandela et le rugby se mêlent tout au long du film, j’aime les deux, j’ai donc été comblée, il y a une très belle scène de mêlée à la fin du film.
J’ai surtout beaucoup pensé à l’équipe de France de foot qui a cruellement manqué de solidarité, le staff aurait dû penser à faire visionner ce film avant la coupe du monde, quel bel exemple.
Invictus est un court poème de William Ernest Henley, le poème préféré de Mandela,
Deux très beaux vers « Je suis maître de mon destin » « Je suis le capitaine de mon âme ».

En ce qui concerne l’apartheid, j’avais lu il y a quelques années un livre très documenté d’André Brink « Le mur de la peste », il existe en livre de poche.

Puisque je vous parle de sport, je pense que vous avez regardé le match hier soir, pas très convaincant, je n’ai vu qu’une petite partie du match vers la fin, j’ai trouvé ce dessin et il représente exactement ce que la majorité des spectateurs a dû penser. Laurent Blanc commence par une défaite, mauvais signe. Nous brûlons tellement vite ce que nous avons adoré. Domenech a bon goût, il se repose en Bretagne dans sa maison qui est à Etables-sur-Mer, Etables qui devient à la mode, nous habitions juste à côté, si vous ne connaissez pas les Côtes d’Armor, allez y vous ne serez pas déçus, et vous rencontrerez peut-être Raymond sur une plage entrain de construire des châteaux de sable, pas facile de réussir un château de sable, il faut beaucoup d’ingéniosité, de stratégie, choisir le bon sable, l’eau, faut-il beaucoup mouiller le sable ? Un pari pour Raymond, réussir son château, le protéger des assaillants, mais il est éphémère il faut sans cesse le rebâtir, il ne va pas s’ennuyer, me voilà rassurée.

Tous les matins j’écoute Europe, j’ai fait une petite infidélité à cette station, mais finalement je suis revenue, j’ai ri en équeutant mes haricots verts, il y avait un sketch de Roger Pierre et J.Marc Thibault « La guerre de sécession », deux comiques sans vulgarité, les jeunes ne les connaissent certainement pas, plus rien à voir avec les comiques actuels. Nous étions très jeunes, ils passaient au théâtre de la Porte St-Martin et nous étions allés les voir, dommage c’était un jour de grève des transports, le théâtre était presque vide, mais nous avions passé une bonne soirée, il manquait évidemment les rires du public pour que cela soit parfait.

En lisant le canard, un petit article a retenu mon attention « Les papys flingueurs ». Il y a de plus en plus de séniors délinquants, au Japon il a fallu prévoir dans les prisons des rampes pour les fauteuils roulants, des poignées pour les salles de bains et des infirmières pour aider les vieux prisonniers à prendre leur repas. Si Sarko est toujours là dans les prochaines années, il n’aura pas de mal à faire rattraper les vieux chenapans, mais il ne pourra pas mettre leurs parents en prison, na !!

En attendant il est en vacances et les magazines s’ennuient.


J’ai envie d’acheter « Mémé passe à la télé » de Martine Cuhaciender, ce sont des nouvelles.
Du cynisme, de l’ironie, de l’humour un peu caustique. Un livre de 2004, mais vais-je le trouver ? En attendant j’ai un Kennedy à lire et un livre de Patrick de Carolis « Les demoiselles de Provence », lui aussi va devoir se trouver des occupations en dehors de la télé, il sait écrire, son temps sera bien occupé. Il a tiré les chaînes publiques vers le haut, et nous a offert la magnifique émission « Des racines et des ailes », on peut le remercier, mais un petit regret, il n’a pas programmé « L’amour est dans le pré » qui fait un tabac sur la 6, lundi prochain c’est fini, que deviendra Pascal, que deviendra Lucie, que deviendront ceux qui semblent si amoureux ? Je dois dire que de temps en temps cela fait du bien de rire aux éclats, mais en même temps c’est triste de voir ces gens à la recherche de l’amour en s’exposant dans une émission télé, mais à l’heure des rencontres improbables sur internet, plus rien ne doit nous étonner. Le monde a quand même changé, avant, de mon temps, nous nous posions des questions et ensuite nous couchions, très souvent après avoir dit oui devant monsieur le maire et monsieur le curé, maintenant comme dans l’émission, ils couchent et ils se posent les questions cruciales après, ils restent ensemble ou ils se séparent, les agriculteurs auront quand même passé un bon moment.


Total a colmaté la fuite de pétrole, vive les crevettes, ils se foutent vraiment du monde.

Bye MClaire.

dimanche 8 août 2010


Un peu de tout aujourd’hui.


Si vous avez regardé la page d’accueil du site, vous avez certainement reconnu l’endroit où nous étions, les ânes en culotte de l’île de Ré, les ânes portaient cette culotte pour qu’ils ne soient pas piqués par les moustiques dans les marais














Joli séjour, j’aime cette île que je commence à bien connaître, une de mes amies y possède une belle maison en bord de mer, douceur de vivre, des habitudes du matin, marché où tout fait envie, café sur le port pour regarder l’animation sur les quais de La Flotte, évidemment début août il y a énormément de monde, ça se bouscule dans les petites rues, les vélos sont nombreux, trop nombreux même, imprudents ils ne respectent pas le code de la route, tout en tractant des enfants, mais tout arrive à se passer dans la bonne humeur, ce sont les vacances ! Je crois que le pont ne sera jamais gratuit, les municipalités espèrent ainsi que cela découragera les touristes, mais à voir le nombre de voitures garées avant le péage, voitures qui transportent des vélos pour franchir le pont gratuitement, l’île n’est pas prête de se dépeupler. J’aimais bien le passage en bac depuis La Rochelle, nous avions vraiment l’impression de partir en voyage et l’île était vraiment plus tranquille, mais il ne faut pas être égoïste, tout le monde a droit à sont petit coin de paradis et je pense que les commerçants ne sont pas mécontents de constater cet afflux de touristes, mais il paraît que cette année le tiroir caisse sonne beaucoup moins souvent, la crise.

Ces petits moments de vie avec des amis me donnent la pêche, on partage, on rit, on mange, quelquefois un peu trop, on boit un petit peu, on s’isole sur un coin de pelouse avec un livre ou une revue, on se raconte pour la centième fois des vieux souvenirs qui nous font encore hurler de rire, cela fait plus de quarante ans que cela dure, on se regarde vieillir avec tendresse et on peut presque tout se dire. J’ai toujours pensé que les femmes savaient exprimer des choses profondes en parlant du superficiel, de ce qui semble superficiel, si un homme peut écouter en douce une conversation entre copines, il apprendra beaucoup de celle qu’il croyait bien connaître. Ce qui m’agace souvent chez les hommes c’est cette inaptitude à parler d’un sujet qui nous tient à cœur, à nous les femmes, de l’intime et du quotidien.

Je vous avais déjà dit que j’aimais beaucoup Pierre Desproges et Jean-Louis Fournier son complice qui écrivait quelques sketches avec lui. Je viens de lire en à peine une heure
« Les mots des riches, les mots des pauvres », un livre édité en 2004 et j’ai ri aux éclats. Ce n’est pas un livre à prêter à tout le monde, il doit être lu au troisième degré, si vous n’êtes pas adeptes de J.L Fournier, il vaut mieux éviter, lui-même ancien pauvre il écrit là « un ouvrage de sociologie légère, et rappelle fort à propos, qu’il vaut mieux être riche et bien portant que pauvre et malade ». Il y a un passage hilarant (enfin pour moi), je vous le livre :

SIAMOIS EN PAUVRE SE DIT GOUTTIERE :

Cette année pour les vacances, Madame Riche a confié Pénélope à Madame Pauvre. Pénélope est une superbe chatte siamoise un peu distante.
Madame Pauvre a un vieux gouttière appelé Pompon.
Au début, pour montrer qu’il est chez lui, Pompon a grondé un peu. Pénélope est restée terrée sous un fauteuil et l’a snobé.
Au moment du repas, Madame Pauvre a fait deux gamelles : des croquettes diététiques « minceur » qui viennent d’Amérique pour Pénélope, et pour pompon, les restes du repas familial.
Pénélope n’a pas touché à ses croquettes, mais a rôdé autour de la gamelle de pompon. Rapidement, ils se sont très bien entendus. Grâce à Pénélope, le vieux pompon a retrouvé ses ardeurs de jeunesse.
A son retour, Madame Riche a trouvé Pénélope complètement transformée. Elle qui était toujours impeccable est maintenant hirsute et sale, elle a une oreille fendue. Elle qui était très distinguée fait maintenant populaire. Elle a pris des mauvaises habitudes, elle fait ses griffes sur les tapisseries des fauteuils du salon.
Plus grave, elle ne touche plus à ses croquettes, elle n’obéit plus à Madame Riche et semble devenue sauvage.
En revanche, chaque fois que Madame Pauvre vient faire le ménage, Pénélope lui fait la fête et se frotte à ses jambes.
Madame Riche en est meurtrie, mais elle a vite compris. Hier, elle a surpris Madame Pauvre sortant de sa poche un petit sac de papier qu’elle a ouvert et qu’elle a posé par terre. Pénélope s’est jetée dessus et a tout mangé.
Indignée, Madame Riche a senti qu’elle devait rapidement mettre le holà. Elle a convoqué Madame Pauvre et lui a parlé gravement : « J’ai surpris votre manège, Rose. Je sais maintenant pourquoi Pénélope ne mange plus ses croquettes. Mettez-vous dans la tête que Pénélope n’est pas votre chatte, mais la mienne. »
Madame Pauvre n’a pas répondu, elle a baissé la tête, penaude.
Il y a quelque chose de bien plus grave que Madame Riche ne sait pas encore. Madame Pauvre se demande comment le lui annoncer.
Pénélope est en cloque.

Un autre passage, d’actualité :

VOLER UN BŒUF, EN PAUVRE, SE DIT VOLER UN ŒUF :

Monsieur Riche et Monsieur Pauvre sont voleurs, comme tout le monde, mais chacun à sa façon et suivant ses moyens.
Quand Monsieur Pauvre vole un œuf, Monsieur Riche vole un bœuf.
Monsieur Pauvre vole un œuf, parce qu’il a faim et qu’il est terrible le petit bruit de l’œuf dur sur un comptoir, pour l’homme qui a faim (Prévert). Monsieur Riche vole un bœuf, pas parce qu’il a faim, pour le revendre.
Monsieur Pauvre ne prend pas de risques, un œuf, on peut le mettre dans sa poche et on part, ni vu ni connu. Un bœuf c’est plus difficile.
Quelqu’un qui veut réussir dans la vie commence par voler un œuf pour s’entraîner, puis, plus tard, vole un bœuf. Mais Monsieur Pauvre n’a pas d’ambition, il en reste à l’œuf. Monsieur Pauvre est un gagne-petit.
Monsieur Riche a plus d’envergure. Après le bœuf, il vole le troupeau. C’est un gagne-gros.
Son forfait fait, Monsieur Pauvre se fait souvent piquer. Il n’a pas la façon. Le riche est plus malin, et il a de bons avocats qu’il paie très cher.
Mais Monsieur Riche, qui n’en a jamais assez, continue à piquer, jusqu’à se faire piquer. Il se retrouve en prison avec Monsieur Pauvre.
Quand Monsieur Riche est en prison, on dit « Papa est en voyage d’affaires » ; quand Monsieur Pauvre est en prison, on dit « Papa est en prison ».
Monsieur Pauvre et Monsieur Riche jouent aux cartes ensemble. C’est toujours Monsieur Riche qui gagne.
Pas parce qu’il sait mieux jouer.
Parce qu’il sait mieux tricher.




En parlant de prison, un dessin, notre gouvernement a encore eu une idée lumineuse, mettre les parents de délinquants en prison, j’espère qu’ils appliqueront cette loi à toutes les couches de la société, on trouve des voyous dans les cités de pauvres mais aussi dans les beaux quartiers de riches.

Bye- MClaire.

samedi 31 juillet 2010


MEMOIRE – CORRIDA etc…

J’ai toujours eu beaucoup de mémoire, ce qui me permettait d’apprendre à la dernière minute et de retenir sans aucun problème, mais là je suis perplexe, j’ai pourtant l’impression de toujours aussi bien me souvenir des événements qui se sont passés, d’un livre, des chiffres. Ce matin, je relisais un poème de Paul Valéry « Le cimetière marin » et je me suis donnée comme défi de retenir une strophe, impossible, c’est sûr, ce n’est pas un poème facile à mémoriser, mais tout de même…Essayez, une strophe ou deux strophes, évidemment pas si vous avez vingt ans mais mon âge :

Ce toit tranquille, où marchent des colombes,
Entre les pins palpite, entre les tombes;
Midi le juste y compose de feux
La mer, la mer, toujours recommencée
O récompense après une pensée
Qu'un long regard sur le calme des dieux!

Quel pur travail de fins éclairs consume
Maint diamant d'imperceptible écume,
Et quelle paix semble se concevoir!
Quand sur l'abîme un soleil se repose,
Ouvrages purs d'une éternelle cause,
Le temps scintille et le songe est savoir

Nous sommes allés sur sa tombe, au cimetière marin de Sète, il y a très longtemps, ce cimetière qui domine la mer, bien avant que Brassens le rejoigne. Sur la tombe de Paul Valéry sont gravés deux vers de son poème « Le cimetière marin » « « O récompense après une pensée / Qu'un long regard sur le calme des dieux ! ». Deux vers que je peux encore retenir..Mais je vais persister, j’ai sans doute comme d’habitude voulu aller trop vite.

Cette semaine la corrida faisait la une des journaux télévisés, tout est bon pour nous faire oublier les acteurs politiques et autres qui sont dans l’arène en ce moment, mais là aussi on pose des banderilles. La corrida, je n’aime pas ce spectacle, pourquoi cette mise à mort ? On ne peut pas justifier la cruauté au nom des traditions. Dans la religion chrétienne le taureau représentait le diable, les chrétiens avaient repris dans leur religion le symbole du taureau en tant que réincarnation du mal, c’est peut être là que le sens de la corrida a pris ses racines. J’ai trouvé ce dessin sur le net, il est un peu osé, mais il veut bien dire ce qu’il veut dire, et si on faisait la même chose au torero ? Aïe…Lorsque le torero a vaincu le taureau, c’est l’apothéose de sa virilité, le pauvre dans ce cas il souffrirait physiquement et moralement. Que la catalogne interdise les corridas en 2012 (pourquoi pas maintenant) c’est la preuve d’un certain courage, mais il paraît que c’est purement politique, on n’y revient toujours ! Au fait ils ont aussi des élections en 2012 les espagnols ?

Notre Nico va sans doute trouver un cheval de bataille, si ce n’est déjà fait, à défaut de taureau.











J’ai fini mon livre dont le sujet était un rat de librairie, j’ai commencé « C’était notre terre » de Mathieu Belezi. Evidemment, ce livre parle de la guerre d’Algérie, de la décolonisation, du déracinement. Bizarrement, pendant des années je n’ai jamais lu un livre sur l’Algérie et depuis quelque temps oui, ce livre a eu le prix des lecteurs 2010, je l’ai acheté il y a au moins deux mois et je ne l’ouvrais pas. J’ai côtoyé enfant ces gros colons, j’ai pu constater leur morgue sans méchanceté, leur domination sur l’ouvrier agricole mal payé, qu’il soit arabe, espagnol ou autre, mais il y avait très peu de très gros colons, à eux seuls ils possédaient presque toutes les terres, contrairement à ce que l’on croit, il y avait une multitude de petits fermiers qui étaient arrivés là sans rien, qui avaient dépierré les champs, ils avaient planté ce qui allait leur permettre de vivre, sans plus, ce sont ceux là qui ont le plus souffert, les fermes brûlées, les récoltes détruites, ils ont tout connu, les autres ont pu sauver leur fortune, les autres, enfin 5 ou 6 familles avec des noms célèbres. L’auteur raconte la fin de l’Algérie française, juste avant l’indépendance, une famille explosée qui possède un domaine en Kabylie et une femme qui ne veut pas partir, qui considère cette terre comme la sienne, il raconte aussi les atrocités commises d’un côté comme de l’autre.

C’est toujours un sujet sensible, difficile à aborder, je lis ce livre avec passion, je suis née là bas, j’ai vécu là bas, et j’apprends toujours. Je retrouve aussi plein de sensations, hier je regardais mes volets roulants et je regrettais les persiennes des maisons, vous savez ces persiennes qui sont croisées l’après-midi pour empêcher le soleil de rentrer, mais qui laissent passer un rai de lumière qui s’écrase sur le mur chaulé en face, les siestes interminables pour fuir la chaleur, les draps froissés, et l’odeur des plantes du jardin qui s'infiltrait jusque dans les chambres, je fermais les yeux et j’y étais. Nostalgie sans rancœur, mais je pense qu’on ne se remet jamais d’avoir touché au paradis. La nostalgie n’est pas que de la tristesse, elle représente aussi quelquefois le bonheur.
Bye MClaire.

mercredi 28 juillet 2010


JE SUIS EN VACANCES !

Voilà, Clarys est partie rejoindre ses parents, sa sœur et ses deux frères, je ne regarde plus, je ne lis plus les cd et les livres des fées WINX (ma préférée est Musa), du coup je sens que je suis entrain de me métamorphoser en Fée Gnasse et je n’ai pas du tout honte.

Je suis retournée au scrabble à Baden cet après midi, jolie partie tirée par Alain Jouchet, si vous voulez la rejouer elle est sur le site. A chaque fois que je retrouve mon jeu après un mois de break (je joue sur isc, mais ce n’est pas pareil) j’ai toujours un moment de flottement durant les trois premiers coups, jouer avec ses caramels est complètement différent d’ISC, où je joue sans esprit de compétition, je chatte beaucoup, c’est pour moi un moment de détente, je prends donc de très mauvaises habitudes, ce n’est pas grave du moment que je prends du plaisir. Les tournois vont commencer en septembre, il sera temps de s’entraîner sérieusement, j’aurais bien aimé aller à Montpellier, hélas ! Ce n’est pas possible, alors La Gacilly sera le tournoi de rentrée. Chaque année je me fais la promesse de faire quelques festivals, les années passent et l’été est consacré à autre chose.












Pourtant cette année, grande première, pour la première fois depuis 20 ans nous allons être seuls au mois d’août, et vous ne pouvez pas savoir comme je suis contente, je vais déguster ces jours qui vont se succéder, je vais me reposer, retrouver le calme, la tranquillité, le silence. Nous irons faire un tour sur le port en fin d’après midi, regarder les bateaux, voiliers et autres rentrés au port, manger une gaufre croustillante de temps en temps, fermer les yeux en respirant les odeurs iodées, laisser le soleil s’attarder sur la peau, regarder les apprentis pêcheurs à la ligne sortir des algues et des petits crabes, observer les touristes s’engouffrer dans le bateau qui part pour Gavrinis, l’île qui est en face de Larmor-Baden, ou partir pour une croisière dans le golfe, longer le sentier côtier qui passe devant les maisons ouvertes des vacanciers, des maisons qui vivent, les enfants qui s’amusent ou qui se chamaillent, la vie, oui la vie, que c’est agréable.














Revenir à la maison, tâter en passant les pêches délicieuses, les prunes qui font ployer les branches, et qui ne sont pas encore à maturation, mais qui ne vont pas tarder, sentir la lavande qui distille tout son parfum en fin de soirée, s’échouer sur un transat pour boire un américano maison, notre apéro du moment, un barbecue ou pas (barbecue gaz, pas charbon, je n’aime pas), et laisser le temps passer. Prendre un livre et le laisser retomber, ne rien faire, oublier. Joli programme, il m’arrive d’aimer la solitude, pas tout le temps évidemment, ça vide la tête, c’est comme une respiration pour mieux retrouver les autres.

Pas de portable en vacances. Terrible pour ceux qui ne peuvent pas s’en passer





Je n’ai pas trop eu le temps de m’intéresser aux infos durant ces derniers jours, il me semble pourtant que les deux joueurs de foot Ribery et Benzema ont été à la une des journaux télévisés et de la presse, là plus rien ou presque plus rien, sauf dans les journaux sportifs peut être. Je n’étais pas tout à fait d’accord avec les commentaires et surtout de la place que ce fait divers avait pris dans la presse, il y a des choses beaucoup plus graves qui se passent dans notre pays ou sur la planète. Moi, ce qui me choque ce n’est pas que deux hommes aient commis une faute avec une jeune fille mineure, très délurée et qui fait plus âgée, c’est surtout qu’une jeune femme ait été offerte au bon plaisir de deux hommes, comme un objet, le geste me paraît condamnable, mais personne n’en parle.
Dans le passé les exemples ont été nombreux parmi les hommes célèbres, Félix Faure est mort dans les bras de sa maîtresse, Véronica Franco eut l’honneur d’être porter nue sur une plateau et ainsi offerte à Henri III, même un pape Pie IV mourut dans les bras de sa maîtresse Elvira Cagliari, un cardinal français mort dans une maison close, alors je pense que Ribery, Benzema et Zahia ne feront que s’ajouter à la liste des célébrités mêlées à des scandales, ou on les oubliera tout simplement, et je pense que c’est ce qui arrivera, l’oubli certainement.

Je suis tombée sur la couverture d’un livre « Le chagrin » de Lionel Duroy, l’émotion s’est emparée de moi en lisant le résumé de ce livre, mais surtout en voyant l’enfant regarder sa mère qui elle ne le regarde pas. Un enfant est toujours en quête d’amour, même si c’est l’amour tout relatif d’une mère qui n’est pas aimante, le regard a l’air de dire « Maman, regarde moi, je t’aime, intéresse toi à moi », j’extrapole un peu, on voit l’enfant de profil, mais je suis certaine que c’était ça, l’histoire de ce livre le confirme. Que de traumatismes après une enfance saccagée. Mais, une fois encore l’écriture a sauvé le narrateur.

Prenez garde au soleil, ne vous privez pas des petits plaisirs des vacances, soyez heureux. Bye MClaire.

jeudi 22 juillet 2010


Un petit billet :

Les inscriptions du festival d’Aix-les-Bains sont ouvertes et bientôt fermées, le quota sera atteint. Nouveauté, il faut s’inscrire sur internet et d’après les messages arrivés sur scrabfr cela a donné lieu à une belle pagaille, mais les choses s’arrangent, un peu. Je ne vais pas à Aix, j’espère juste que tout sera au point pour Vichy, j’ai déjà horreur de régler avec ma carte bleue sur internet, si en plus je galère, me connaissant, l’abandon des tentatives ne sera pas loin. Vous allez me répondre que cela fera une place pour les autres, certes, vu sous cet angle ça se tient.
André Gide notait dans son journal « A chaque règlement nouveau qu’on impose à la France, chaque citoyen français s’inquiète de savoir non point comment le suivre, mais comment l’éluder ». Il avait certainement raison, mais pour moi pas tout à fait, si ce règlement est logique et bien construit, je suis toute prête à le suivre, sinon je conteste ou j’analyse les points négatifs, la concertation a toujours été la règle à suivre dans une démocratie, alors attendons les résultats de cette nouvelle règle pour les inscriptions avant de juger, mais il faudra en tirer des conclusions. C’est certain, de nombreux joueurs ont internet mais nombreux sont ceux qui s’en servent que pour communiquer avec leurs proches et qui de leur propre aveu sont maladroits dans la manipulation, franchir toutes les étapes de l’inscription est mission impossible pour eux, il leur faudra passer par un tiers. Comme dit un célèbre sage dont je tairais le nom « Wait and see ».

Ma mission de mamy tire à sa fin, lundi je rends Clarys et ses bagages, un peu plus de trois semaines c’est bien, plus c’est un peu trop actuellement. Nous sommes allés revisiter « Planète sauvage » à Port St Père, journée passionnante mais épuisante, le safari en voiture au milieu des animaux durant 10 kms, arrêt à la mini ferme pour jouer avec les biquettes, puis il a fallu parcourir le chemin de la jungle pour accéder aux mondes des singes, j’ai refusé de parcourir le pont suspendu en corde de 250 mètres qui surplombe les singes, papy l’a fait, ensuite le spectacle des dauphins, ils m’étonneront toujours ces cétacés, cette complicité avec l’homme est surprenante, mais il y avait un mâle qui refusait de participer, saison des amours oblige, il était perturbé, ah ces mâles qui ne peuvent pas dominer leur instinct !
Nous avons fini dans le petit village africain avec ses cases peuplées d’animaux divers et il y avait des loutres, j’aime la frimousse des loutres, elles sont joueuses, c’est une espèce protégée en voie de disparation. Je ne me souviens plus où, il y avait un panneau à côté du bassin des loutres interdisant de les nourrir, des êtres malfaisants avaient lancé des lames de rasoir pour s’amuser, l’homme est capable de tout.

Je vais donc retrouver mes livres qui m’attendent, j’ai tout de même réussi à voler quelques moments pour lire quelques pages de « Autobiographie d’un grignoteur de livres », ça me plait, c’est surprenant mais intéressant, un hommage à la lecture et aux écrivains à travers les yeux d’un rat de librairie, qui devient boulimique de lecture. Il y a des moments savoureux.
Tous les amoureux des livres se retrouveront dans Firmin. Il passe aussi quelques moments au Rialto, le vieux cinéma de son quartier, il admire « Les mignonnes » les icônes hollywoodiennes des films en noir et blanc, il aurait très envie de faire danser Ginger Rogers, mais…. Je vais m’y replonger dès que j’aurai le temps. Un achat en perspective « Le pouvoir du chien » de Thomas Savage, il paraît, de l’avis général, que c’est un livre à savourer.

La violence qui se propage. Notre génération est respectueuse de l’autorité, un gendarme nous regarde et nous nous sentons coupables, de quoi ? Mais c’est comme ça. Un jour, au pont de la Roche-Bernard, il y avait un contrôle routier, on me fait signe de m’arrêter, je n’avais pourtant rien à me reprocher, mais je balisais, et le gendarme me dit « Votre permis de construire s’il vous plaît », je lui réponds « J’en n’ai pas » il n’a pas du tout apprécié que je rajoute « Je ne fais pas construire », j’ai vite compris que la plaisanterie s’arrêtait là, ne pas contrarier un gendarme sans humour, surtout pas. Les jeunes ou les moins jeunes eux sont insolents, leur tirent dessus, et en plus portent plainte. Quelle position adopter, le dialogue, la force ? J’ai bien aimé l’intervention d’un sociologue dans l’émission « C’est dans l’air » que je ne rate presque jamais, il disait qu’il y a les déçus de la République, qui sont allés à l’école en France, qui deviennent des délinquants, et ceux qui sont là parce qu’ils ont fui un pays et qui ne respectent rien parce qu’ils n’ont pas été élevés en France, qui bafouent toutes les règles, tirer sur un gendarme ne leur pose aucun cas de conscience. Quoi faire ? Nous arrivons presque à avoir peur de regarder quelqu’un en face, d’intervenir s’il y a bagarre sur la voie publique, refuser une cigarette peut vous coûter cher, donner un coup de klaxon pour une queue de poisson, surtout pas. La peur règne. Pas à Baden, petit bourg tranquille du Morbihan situé au bord du golfe, à 12 kms de Vannes, vous pouvez vous promener pendant deux heures sans croiser âme qui vive, l’autre jour en voiture Christian s’est arrêté à un passage clouté, surprise je lui demande pourquoi, il me répond « Pour laisser passer le fantôme ». Quelle tranquillité !! Je vous rassure, il y a Larmor-Baden tout près, son port et ses touristes

C’est vrai, si les jeunes n’ont que le feuilleton Bettencourt à regarder, je reconnais que pour eux ce n’est pas passionnant.


Nous avions oublié la burqa, un dessin pour y repenser








Je vous laisse, je vais regarder la montée du Tourmalet par les coureurs du tour de France, je connais bien ce col, mais en voiture. J’aime les Pyrénées, mais la météo est changeante, il nous est arrivé de passer quelques jours au pied de ces cols sans jamais apercevoir la montagne qui était dans le brouillard. Ensuite il y aura Guy Delore aux chiffres et aux lettres, Guy est un champion de scrabble, j’apprécie la gentillesse et sa modestie, être modeste lorsqu’on n'est rien est difficile, mais là ce n’est pas le cas, son talent lui permet de l’être.
Bye MClaire.