vendredi 25 février 2011

AUJOURD’HUI DES PETITS RIENS QUI FONT UN TOUT :

Je vous fais partager deux citations :

« N’importe qui peut sympathiser avec les souffrances d’un ami. En revanche, sympathiser avec les succès d’un ami exige une très délicate nature. » (Oscar Wilde)

Oui, c’est la nature humaine, rien de surprenant. En vieillissant, nous apprenons tous à ne plus attendre de compliments. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais on complimente beaucoup plus celui qui n’est pas dangereux, que celui qui a encore brillé, et cela dés les bancs de l’école et dans le milieu familial. Nous avions des cours de couture au lycée, lorsque j’entendais « C’est bien MClaire, tu es en progrès », cela voulait dire qu’habituellement j’étais nulle, et je m’en fichais royalement d’être nulle au surjet, je préférais nettement ne pas être complimentée dans mes matières de prédilection. Le silence parle beaucoup plus que les compliments. Mais Oscar Wilde en écrivant le mot ami, ne parlait peut être pas d’un véritable ami, je veux le croire.

Une autre citation :

« J’ai donc refermé tous les livres. Il en est un seul ouvert à tous les yeux, c’est celui de la nature »
JJ Rousseau- Emile livre IV.

Jamais, je n’aurais le courage de refermer tous les livres, de toutes les façons même sur internet nous lisons. Il y a longtemps que les jeunes ont refermé tous les livres, lorsque je vois un ado lire, j’ai l’impression de découvrir un ovni, ils ne sont même pas contemplatifs, j’espère juste que lorsqu’ils s’apercevront que tous leurs jeux vidéos ne nourrissent pas leur imagination, ils commenceront à rechercher dans les livres ce qui leur manque dans la vie, il faudrait le déclic qui déclenche le plaisir de lire. Quel bonheur de sentir sa sensibilité s’éveiller en dévorant un livre. Il peut arriver que nous regrettions de ne pas savoir écrire ce que l’écrivain a si bien décrit, toutes ces choses que nous ressentons et que nous ne savons pas transcrire par l’écriture, le mot exact, une écriture fleurie, ce talent que nous ne possédons pas.

Aujourd’hui j’ai eu envie de manger de la purée et du poulet rôti, banal, mais ce que je voulais c’était faire un creux au sommet de ma purée, le remplir avec  le jus de cuisson de la viande, et laisser le jus s’écouler  sur les flancs de ce petit volcan. C’était bon, c’était beau, comme lorsque j’étais enfant, je mange et j’ai de nouveau 8 ans, au temps où les calories ne comptaient pas, au temps où je disais avant tout en rentrant de l’école « Maman, on mange quoi ? », j’avais une bonne surprise ou une mauvaise, je n’aimais pas tout, loin de là, même assez difficile, on me bourrait de Quintonine, qui donnait bonne mine et attisait l’appétit, ou d’huile de foie de morue, au goût atroce, une odeur repoussante, nous avalions un sucre très vite pour faire disparaître le goût de ce liquide jaunâtre répugnant. Pour moi, tous ces produits ont été bénéfiques avec retardement !! Petite, mes vêtements étaient toujours trop larges, plus tard pour fermer mon jean, il a fallu que je m’allonge par terre, ventre rentré, respiration bloquée, remonter la fermeture éclair. Je ne fais plus cela, rassurez vous !

Ce que je détestais le plus, les fèves à l’étouffé, on ne mange plus de fèves, mais en Algérie oui, elles étaient souvent sur la table, les fèves à l’étouffé, rien que le nom me faisait peur, je pleurais lorsque j’étais la dernière à table devant mon assiette à finir, on ne quittait pas la table si l’assiette n’était pas terminée et j’hoquetais « Vous voulez me faire mourir, m’étouffer, je ne peux pas manger », ma mère se tenait droite à mes côtés, s’énervait, me priait de ne pas mettre mes coudes sur la table, je lâchais la fourchette et mettais mes mains sur mes genoux en hurlant « Alors, je fais comment pour manger ? » Je ne me souviens plus qui gagnait. Sans doute pas moi. Je n’ai jamais remis une fève à la bouche, c’est peut être très bon.
J’aimais aussi les soirées café au lait, tartines beurrées, beaucoup plus tard, j’ai réalisé que ces soirées se produisaient en fin de mois, la veille de la paye, le budget d’un fonctionnaire à cette époque ne permettait pas des folies, nous n’étions pas malheureux, mais nous ne roulions pas sur l’or, maman comptait et lorsqu’elle nous disait « Café au lait, tartines » c’était la fête, comme quoi, ce qui aurait pu ressembler à une privation était pour nous diffèrent, une fantaisie. Les enfants ne partageaient pas les soucis des parents, nous restions dans le monde de l’enfance, condition indispensable pour devenir des adultes équilibrés, pas angoissés. Ce sont des souvenirs, des filaments de souvenirs heureux, très,
très vieux lorsque nous avons tout oublié, il paraît qu’il ne reste plus que les souvenirs d’enfant, si l’enfance a été heureuse nous garderons le sourire.

Ah ! J’allais oublier de vous parler de la ligne bleue aux caisses dans les hypers. Si vous êtes derrière la ligne bleue, une caisse s’ouvre pour ne pas vous faire attendre. Ce n’est pas vrai, mensonger. J’attends régulièrement derrière cette ligne bleue, et j’ai déjà du vous dire que je n’avais pas de chance, je suis à une caisse et il y a un incident, plus de papier dans le rouleau, pas de prix, caisse bloquée, cliente avec un paquet de réductions ou qui raconte sa vie à la caissière, j’ai donc le temps de fixer cette ligne bleue sans que rien ne se passe.
Il faudrait avoir le culot de réclamer, mais à quoi bon, nous avons tout notre temps, je ne veux surtout pas faire partie de ces retraités qui sont toujours pressés, libre à eux, mais moi non.

Les vacances scolaires sont là, la semaine prochaine j’ai Clarys et sa petite copine Adèle, Clarys grandit, elle ne veut pas s’ennuyer toute seule, je vais donc avoir deux petites filles qui vont occuper tout mon temps, avec Danièle une copine scrabbleuse qui a aussi Nina, nous mettons un emploi du temps en place, patinoire, piscine, jeux à Chorus, Danièle se charge des activités sportives. Nous verrons. Je profite au maximum des séjours de Clarys à la maison, je sens approcher le moment où elle aura autre chose à faire, comme les autres.
Je dis cela sans tristesse, c’est la vie.

Les dessins :




Notre président.






J’adore celle-ci ;






Et celle là.

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