dimanche 20 novembre 2011


J’avais décidé d’écrire une gazette en début d’après midi, en attendant de me décider j’ai saisi le livre de Véronique Ovaldé que j’étais entrain de lire « Ce que je sais de Vera Candida » et il a absolument fallu que je le finisse.
Je ne connaissais pas du tout cette auteure, enfin de nom oui, mais je n’avais jamais rien lu d’elle, une magnifique découverte. J’ai passionnément aimé chaque description, si bien écrite que j’avais l’impression d’y être, chaque phrase, chaque mot, les couleurs de cette île imaginaire Vitapuna où vit Rose Bustamente, ancienne prostituée reconvertie en pêcheuse de poissons volants, elle vit dans une cabane au bord de l’eau, cabane qui semble déranger Jéronimo qui construit une magnifique villa sur la colline, personnage mystérieux, ambigu, Elle résiste longtemps à cet homme, ne veut pas lui vendre sa cabane, jusqu’au jour où elle cède en lui livrant des poissons volants, elle devient sa maîtresse, se retrouve enceinte à plus de 40 ans, devant l’indifférence de son amant à l’annonce de la venue d’un enfant, elle repart vivre dans sa cabane et accouche d’une petite fille « différente » à partir de là une sorte de fatalité s’abat sur une lignée de filles sans père. Monica Rose l’arrière petite fille de Rose échappera à ce destin, pour sans doute commencer à construire une lignée de filles non soumises, qui refuseront l’humiliation.
« Les vies se transforment en trajectoires. Les oscillations, les hésitations, les choix contrariés, les déterminations familiales, le libre arbitre réduit comme peau de chagrin, les deux pas en avant trois pas en arrière sont tous gommés finalement pour ne laisser apparaître que le tracé d’une comète.. »
L’amour fou d’une femme pour sa fille :
« C’est très difficile, pensait Vera Candida, d’oublier que votre enfant est un organe siamois de l’un des vôtres, c’est très difficile de ne pas le considérer tout le temps comme un membre supplémentaire et parfait de votre propre corps. »

Ce qui m’a surprise dans le style d’écriture, l’absence de guillemets, une virgule à leur place.
.
La fatalité des familles pauvres, des filles livrées aux hommes violeurs, ne pas se plaindre, ne pas croire à l’amour d’un homme doux et attachant, admirer sa fille qui semble s’élever au dessus de sa caste sociale, ne pas espérer le bonheur et toujours attendre le moment où le malheur les rattrapera si elles étaient enfin heureuses.
Chacun interprétera ce livre à sa façon, personnellement j’ai été submergée par sa beauté, j’ai versé quelques larmes en lisant le dernier tiers du livre, le moment où elle raconte ses souffrances physiques m’a vraiment touchée..
Vous avez le droit de ne pas aimer ce livre, mais si c’est le cas ne m’en parlez pas, je ne comprendrai pas.

La fatalité. J’ai repensé aux femmes qui sont nées à la fin du 19ème siècle, qui appartenaient à une catégorie sociale soit disant inférieure, des femmes qui venaient d’un monde où on ne faisait pas d’études et qui ne pouvaient imaginer aimer un homme qui avait le savoir, « Il n’est pas pour toi, tu n’es pas de son monde », mon arrière grand-mère ne savait ni lire ni écrire, ce qui ne l’empêchait pas d’être très intelligente, mais je pense que jamais elle n’aurait imaginé épouser un autre homme qui comme elle n’aurait pas eu comme origine une famille espagnole pauvre implantée en Algérie, je ne sais pas si elle aimait « d’amour » son mari avec qui elle a eu 8 enfants, elle n’en parlait pas beaucoup, c’était comme ça, les tantes de maman ont épousé des hommes qu’elles aimaient, pas ma grand-mère qui était l’aînée, un mari plus ou moins imposé, une fatalité qui s’est arrêtée à la génération de maman, les femmes se sont libérées. Mon arrière grand-mère a eu le temps de voir sa famille évoluer avant de partir, elle avait toujours ce regard malicieux en nous regardant vivre, si elle était née un siècle plus tard, je suis persuadée qu’elle aurait eu une vie indépendante. Elle a été veuve assez tôt et elle a su s’autogérer, ne pas dépendre de ses enfants. Elle a même recueilli ses petites filles à la mort de leur mère. En lisant « Vera Candida » j’ai beaucoup pensé à ces femmes qui prenaient leur vie en main..

Passons à autre chose.

Le nucléaire. J’en ai assez d’entendre parler du nucléaire. La majorité d’entre nous ne comprend rien à cette énergie, j’en fais partie, et pourtant on nous demande notre avis. Imaginons un référendum, on répondrait « NON » évidemment, qui a envie de voir un jour la planète sauter ? En réfléchissant bien, nous dirions « Non » pourquoi ?
Est-ce que ce qu’on nous raconte est vrai ? Depuis Tchernobyl et Fukushima nous savons bien que le nucléaire est dangereux, mais avons-nous vraiment une autre alternative dans les prochaines années, comme les écologistes le clament. Je n’ai pas les compétences pour le dire, et puis il y a le lobby qui a bien plus de fric que les écolos, ce lobby aurait vite fait de nous prouver le contraire de ce que nous entendons, nous serions alors hésitants, lorsqu’on ne maîtrise pas bien son sujet, on hésite, on ne peut pas argumenter.
Alors halte à la polémique, et passons aux choses sérieuses, la crise qui est entrain de nous dévorer est pour l’instant bien plus préoccupante que le nucléaire, l’astuce est pourtant bien connue, pendant qu’on focalise l’attention du peuple sur un sujet, on lui fait oublier le reste, enfin on essaie…Je ne pense pas que les milliers de gens qui vont se retrouver au chômage oublient la misère qui les attend. Si le nucléaire leur permet de payer leur facture d’électricité moins chère, pourquoi pas pour l’instant, lorsque dans quelques années les choses iront mieux, je l’espère, nous pourrons alors nous attaquer à la fermeture et au démantèlement des centrales puisque nous en aurons peut être les moyens, regardez la carte, il y aura du boulot. Ce qui m’énerve, c’est que tout ça est que de la politique, nous sommes en période électorale, il y a quelques mois ce n’était pas le sujet préféré de nos gouvernants, toutes formations confondues.

Les dessins :




Les affiches de Benetton : Il a choqué, c’était le but, tout le monde en parle.






DSK : J’avais dit que c’était fini, plus de dessin, mais là je ne résiste pas. .Bye MClaire.

.

dimanche 13 novembre 2011

UN PEU DE TOUT AUJOURD’HUI :

Journée de la gentillesse. Avez-vous été gentils depuis ce matin ? Moi oui, je n’ai pas eu à trop me forcer, je suis restée chez moi, j’ai même fait cuire de bonne heure des croissants pour le petit déjeuner, d’ailleurs je suis toujours gentille, sauf avec les vrais méchants, pas de raison de se laisser marcher sur les pieds. Les méchants je les évite, de plus en plus, je n’ai plus du tout envie de me pourrir la vie, mais il y a sans doute une manière de transformer un méchant en gentil, avec le sourire on peut obtenir tellement de choses, avec un sourire on peut déstabiliser un méchant.
Il y a tant de grades dans le mot gentil, le vrai, le faux, le suspect, le manipulateur…..A vous de les reconnaître. Quelle déception lorsque vous avez cru une personne gentille pendant longtemps et que vous découvrez qu’elle n’est que perfidie, j’aime mieux un vrai méchant qui se découvre de suite, on reconnaît immédiatement l’adversaire.
Il y a une différence entre le méchant et celui qui a du caractère, ne pas confondre.
Après tout pourquoi ne pas créer une journée de la méchanceté et 365.jours de gentillesse les années bissextiles. Ce serait plus marrant et tellement plus facile à gérer.
Cette femme est vraiment trop gentille. Ce n’est pas rare de voir une femme chargée comme un baudet marcher à côté d’un homme sur un âne, les traditions, mais je pense qu’elles sont entrain de se perdre.

J’ai regardé un reportage dans la semaine sur le gaspillage des denrées alimentaires et un autre sur le gaspillage des médicaments. De quoi avoir honte de notre société qui est au bord de la faillite et qui continue de vivre comme si rien ne se passait. On jette.
Je suis d’une génération qui ne jette pas parce que nous avons été élevés par des parents qui eux ne jetaient pas, l’exemple et l’éducation. Je trouve toujours l’utilisation d’un reste, quelques morceaux de poulet et je fais un gratin de poulet à la crème, de la viande, il y a toujours quelque chose à farcir, de la purée, je bats un œuf, un peu de crème, du gruyère et je mets au four etc…Ma belle –mère faisait des petits farcis délicieux avec tous les restes du frigo, Ce n’est pas de la radinerie, loin de là, ce n’est pas mon défaut, il faudrait même que je le sois un peu, mais je ne peux pas gaspiller de la nourriture.
Petite, il fallait que je finisse mon morceau de pain avant de sortir de table, nous devions finir nos assiettes, maman utilisait les restes aussi, nous mangions du pain perdu délicieux, on ne gaspillait pas, nous n’avions pas les moyens de jeter, nous ne vivions pas dans l’opulence, mais on ne manquait pas de l’essentiel, grâce justement au sens de l’économie de mes parents.
Pour les médicaments, même musique, j’ai des médicaments pour l’asthme qui coûtent très chers, j’ai des périodes où ils sont inutiles, pourquoi en reprendre si l’ordonnance est renouvelable, du moment qu’il m’en reste quelques doses en cas d’urgence ? J’étais stupéfaite en voyant les tiroirs pleins de médocs qui ne servaient plus chez un couple avec enfants, ils étaient périmés et devaient partir à l’incinérateur, les labos peuvent se frotter les mains. Le système est prêt à s’écrouler et nous ne réagissons pas. C’est vraiment trop facile de dire « Oui, mais il n’y a pas de raison que nous nous privions, alors que tant d’autres profitent du système. » Une phrase qui me hérisse, bientôt plus personne en profitera, si nous en sommes là c’est justement parce que  la majorité d’entre nous a vécue comme si tout était éternel. J’ai vraiment peur pour nos enfants et nos petits enfants malgré ma nature plutôt optimiste. Un tout petit geste citoyen chaque jour par chacun de nous et tout s’arrangera.
J’écoute Gérard Lenormand chanter « Je chante »  de tout mon désespoir je chante, je suis heureux….Belle chanson.

A ma prochaine visite à la Fnac j’achète « Veuf » de J.Louis Fournier, vous avez aime, vous avez pleuré, vous avez ri en lisant « Où on va papa », vous aimerez « Veuf », je ne l’ai pas encore lu mais je sais que je vais aimer encore une fois la dérision, la pudeur de celui qui écrivait les textes de Desproges, Desproges que j’adore. J.Louis Fournier a perdu sa femme après 40 ans de mariage et de bonheur avec elle ; il a écrit un livre sur cette période. Une phrase pleine de tendresse « J’ai regardé à l’intérieur de tes chapeaux s’il ne restait pas une petite pensée pour moi. »
J’ai entendu un truc intéressant.
Un homme qui a été très heureux avec sa femme se remarie très vite, il a un très bon souvenir du mariage, donc il est pressé de recommencer l’expérience.
Une femme qui a été très heureuse avec son mari, ne se remarie pas et ne recherche pas un nouvel amour, elle a tellement peur de ne pas retrouver le même qu’elle préfère s’abstenir.
Pas de doute, nous sommes vraiment différents.
Ma réflexion : Si vous ne voulez pas voir de là haut votre mari s’acoquiner avec une blondasse libérée qui pourrait vous remplacer (je ne suis pas blonde, je suppose qu'il aurait envie de changer d'herbage), soyez ignoble, méchante, faites lui une vie pas possible et il restera célibataire, ayant très peur de retrouver la même que vous. Vous commencerez demain, aujourd’hui c’est la journée de la gentillesse, n’oubliez pas.

Si vous ne lisez pas mon bloc notes : J’écrivais sur « Ru » de Kim Thuy, et je disais tout le bien que j’en pense. Lisez le – Une autre petite phrase, les fêtes vont arriver, nous allons faire des cadeaux et elle a écrit «  Chaque cadeau que nous offrions était réellement un cadeau car il n’était jamais futile. En fait, chaque cadeau était réellement un cadeau puisqu’il provenait d’abord et avant tout d’un sacrifice.. »
En lisant ce livre, je me suis aperçue que je ne connaissais pas grand-chose de l’histoire du Vietnam, une guerre si loin de nous, trop jeune pour la guerre d’Indochine  et la guerre du Vietnam qui a eu lieu avec les américains nous était étrangère.

Les dessins :




Berlusconi : Les italiens sont heureux, mais il risque de revenir par la fenêtre. Il me débecte lorsque je le vois à la télé.





Chevènement : Il ne veut pas rendre son HLM dans les beaux quartiers, mauvais exemple pour un homme de gauche qui prétend faire la morale. Le simple péquin doit attendre des années avant d’avoir un appart dans une cité de banlieue.
 Bye MClaire.

dimanche 6 novembre 2011

La Grèce, Chantal Goya et autres….

« On n’a jamais rien fait de mieux que la perfection. »  Johnny Hallyday grand penseur.


En écoutant la radio, j’ai entendu une fort jolie phrase prononcée par Radu Mihaileanu, le réalisateur de « La source des femmes » :
« La femme est la plus jolie planète de l’univers ». Vous pensez la même chose que lui messieurs ? Nous n’avons jamais autant entendu parler des femmes et de leur statut dans la société depuis l’affaire DSK et depuis le printemps arabe où leur liberté est peut être menacée. Nous sommes trop discrètes, peut être parce que nous savons que rien de bien dans le monde ne peut arriver sans nous. Ce sont les hommes qui provoquent les guerres et les catastrophes.

Chantal Goya, elle a mon âge, même un tout petit peu plus, je suis née en novembre, elle est née en juin. En zappant hier soir, je l’ai vue chez Sébastien, déguisée en poupée russe, entourée de danseuses jeunes et sveltes, elle esquissait quelques pas de danse, mais elle devait avoir une crise d’arthrose, la jambe ne se relevait pas très haut, n’est pas Marthe Mercadier qui veut, à 83 ans elle projette sa jambe très haut. Chantal fait illusion de loin, de près elle est comme tout le monde, des rides, des joues qui s’affaissent un peu, la taille épaissie, il faut vraiment qu’elle s’adresse aux enfants toujours prêts à s’enthousiasmer de tout. Mais c’est très bien, puisqu’elle fait rêver nos chers anges, qu’elle continue encore longtemps, J.Jacques lui écrira une histoire avec une mamie en déambulateur qui s’envolera pour le pays de Marie-Rose.

La Grèce, lieu de toutes les tragédies. Un si beau pays plongé dans le désespoir. Nous sommes allés deux fois en Grèce, la première fois nous étions repartis frustrés, nous n’avions pas vu tout ce que nous avions projeté de voir. Nous avons donc mis au point un autre voyage, départ en voiture du centre de la France, traversée de la Yougoslavie de l’époque et arrivée en Grèce par le nord. Nous avons visité ce pays du nord au sud, de l’est à l’ouest, tout ça en campant (photo camping sauvage pour une nuit sur la plage de Nauplie dans le Péloponèse), en fréquentant les tavernes où nous mangions du poisson grillé au poids, deux de nos enfants étaient avec nous. Nous avons adoré ce pays, même si les grecs ne sont pas toujours souriants, ils ne ressemblent pas du tout aux italiens, nos voisins expansifs, il y a une certaine gravité chez eux. J’aimais les arbres énormes plantés sur les places des villages, un seul arbre pouvait abriter une terrasse de café, chaque région était un enchantement, pour les paysages et pour les lieux mythiques. Un pays béni par les dieux, qui va devoir souffrir pour retrouver sa dignité. Je comprends la colère des grecs, dur de renoncer à sa souveraineté. Quelle serait notre réaction s’il nous arrivait la même chose, ce qui ne saurait tarder. Pour donner des leçons aux autres il faut que nous soyons nous-mêmes irréprochables, ce qui est loin d’être le cas.
Jamais deux sans trois, alors nous retournerons un jour en Grèce, pas en voiture, la Yougoslavie n’est plus ce qu’elle était, mais il y a sans doute un moyen de l’éviter, il va falloir que j’étudie ça, Suisse, Autriche, Hongrie, Roumanie, Bulgarie, c’est un peu long non ?

La mauvaise foi des femmes. Il y a quelques mois je m’étais acheté un robot pour la cuisine, il me le fallait, il était indispensable, il est tombé en panne avant que la garantie expire, presque neuf, je l’ai rapporté chez Confo pour qu’ils le renvoient chez Kenwood. Plus d’un mois après toujours pas de nouvelles, il ne me manquait pas du tout, le temps avait filé sans que je m’en aperçoive. Confo a décidé de me faire un avoir du prix du robot, j’ai tellement dit qu’il me le fallait absolument, que je ne pouvais pas vivre sans Le SAV a craqué. Quelle comédienne ! J’ai donc acheté un Moulinex tout simple qui hache et râpe, l’essentiel, et le reliquat de l’avoir a servi à compléter le prix d’une machine à laver, la mienne était entrain de rendre l’âme, j’ai toujours eu un problème avec tout ce qui est électrique, rien ne dure chez moi, c’était plus raisonnable, de toutes les manières le robot aurait rejoint la yaourtière, la saucière, le couteau électrique, le gaufrier etc…, j’en avais vraiment pas besoin, la plupart des pièces étaient encore dans leur emballage, c’était un caprice.

Les dessins :




Deux sur le G20, ce n’est pas un sentier de grande randonnée, mais çà y ressemble, il est escarpé, il y a ceux qui sont toujours devant et les retardataires, ceux qui ont épuisé toutes leurs provisions, leur eau et qui empruntent aux autres, ceux qui s’arrêtent en chemin fatigués, vidés. On ne voit jamais le bout du GR, comme nous ne sommes pas prêts de voir le bout de la crise, combien de pays resteront au bord du chemin ?.  Bye MClaire.

vendredi 28 octobre 2011

Jean Amadou est mort. J’aimais la finesse de ses analyses, son humour, son intelligence, il me faisait toujours rire, contrairement à certains humoristes ou imitateurs actuels qui me font à peine sourire. Chaque époque a les humoristes qu’elle mérite. J’achetais quelquefois ses livres et en feuilletant « Je m’en souviendrai de ce siècle » j’ai trouvé un passage très actuel :
« Je ne suis pas de ceux qui s’accrochent au franc avec la nostalgie teintée de nationalisme que montrent certains. La Communauté européenne est la seule idée intelligente que les peuples d’Europe ont eue depuis des siècles Si elle avait été créée plus tôt…Au temps où la Convention imposait le franc, par exemple. Notre Vieux Continent aurait économisé la vie de quelques millions de jeunes hommes qui jonchent son sol de Waterloo à Verdun en passant par la Normandie… »
« Mais enfin, tel qu’il fut, avant les dix années de calculette qui nous attendent, rendons-lui un dernier hommage. Certes, il avait beaucoup maigri au fil des années. De dévaluation en dévaluation, il n’était plus que l’ombre de lui-même. Si chétif qu’il fût, nous tentions de le garder et les ministres des Finances, eux, n’avaient qu’une idée en tête : nous le prendre. Au point que certains l’envoyaient faire un séjour à l’étranger. L’air pur des montagnes suisses était très revigorant pour le franc anémie……. Il va donc quitter nos poches pour les vitrines des numismates. L’Euro va venir le remplacer. Et que croyez-vous que feront les ministres des Finances ? Ils essaieront de nous piquer nos euros comme ils nous piquaient nos francs. Ce n’est pas en changeant le nom du gibier qu’on modifie l’instinct du chasseur….. »

A méditer, pour ceux qui veulent revenir à l’ancienne monnaie, il faut avoir de la mémoire, notre économie était déjà vacillante. La seule chose et elle est de taille est l’augmentation de la vie depuis l’euro, les commerçants et autres ont arrondi leur prix pour ne pas avoir de monnaie à rendre, c’est là que l’état aurait du être vigilant. On payait une photocopie 20 centimes du temps du franc, on paie la photocopie 20 centimes d’euro, la différence est énorme et je ne parle pas du pain, des stationnements et de toutes les machines qui distribuent des boissons, c’est une honte. Cherchez les centimes d’euro sur les prix des produits alimentaires,  ils sont rares, 3€27 ça n’existe pratiquement pas, ce sera 3€30. Ce n’est pas la peine de nous mettre en colère, bientôt il faudra compter en yuan renminbi, les chinois tissent leur toile. Je ne suis pas prête de m’y mettre, moi qui parle encore souvent en franc, sous le regard hilare de mes petits-enfants. J’ai toujours été nulle en chiffres.

J’ai commencé ma radiothérapie, depuis lundi, cette semaine il a fallu que je me lève de bonne heure, je pars de Baden avec les gens qui travaillent, la séance dure à peine 15 minutes, mais il faut y aller. J’y vais seule comme une grande, je refuse de prendre un taxi ambulance pour si peu de kilomètres, je ne peux pas m’empêcher de penser au trou de la sécu. La semaine prochaine ce sera plus cool, rendez-vous à 11 h, j’ai un petit carton avec mes rendez vous fixés à l’avance sur deux ou trois jours et là en arrivant à la maison je me suis aperçue que la case de mardi prochain était vide, je m’étonne et j’en parle à Christian qui lui a tout de suite compris et comme il n’en manque pas une il m’a dit « C’est la fête de tous les saints, donc il te laisse tranquille » Il vaut mieux en rire.

Lecture : J’ai fini de lire « Les hommes couleurs », j’ai commencé « Naissance d’un pont » de Maylis de Kerangal, happée de suite par ce livre, j’espère que la suite ne me décevra pas.
Revenons aux « Hommes couleurs ». Ce roman m’a fait penser « Au cœur cousu », le même style narratif inhabituel, un livre qui traite de l’histoire des migrations, un peu extravagant, quelquefois déroutant, il peut ne pas plaire à tout le monde. J’ai aimé d’une part pour l’histoire et d’autre part parce qu’il se déroule au Mexique où nous sommes allés plusieurs fois.
Un pays en dualité permanente entre modernité et croyances, la religion est omniprésente mais on croit encore très fort au coutumes qui descendent des Aztèques. Le rapport à la mort n’est pas le même que chez nous, c’est plus festif et le monde est conçu comme une évolution perpétuelle, on vit, on meurt, on revit…
Ce livre amène aussi une réflexion sur les migrations, puisque le sujet du livre est le passage par un tunnel entre le Mexique et les Etats-Unis. Que vont chercher les gens qui migrent ? Une promesse de bonheur souvent déçue.
Il y a aussi ceux qui sont nés en Europe ou ailleurs, qui s’installent dans des pays pleins de promesses, le soleil, la possibilité d’une carrière brillante, ils vivent là, retranchés dans des très belles maisons entourées de hauts murs, avec des barbelés, la violence n’est jamais loin. Que connaissent – ils des racines profondes et de l’histoire de ce pays qui les a adoptés ? Que savent-ils de ce peuple qui souffre souvent de la misère ?
Est-ce qu’ils voient des enfants  qui campent sur les montagnes d’immondices ?
Ils auront vécu toute leur existence à côté d’un peuple sans jamais partager leur vie. Rare sont les migrants qui se mêlent au peuple. Les mexicains par exemple qui réussissent à s’installer aux Etats-Unis forment de suite des ghettos.
Il se passait le même phénomène en Algérie, les français d’un côté, les arabes de l’autre. Avons-nous fait l’effort d’essayer de comprendre leur culture ou même d’apprendre la langue de ceux qui étaient là bien avant nous ? Jamais.
Attention, je ne dis pas qu’il n’y a pas des exceptions, tel le couple Bernache dans le livre. Surtout ne pas porter un regard méprisant sur ceux qui ne possèdent rien matériellement, mais qui ont tant à nous apprendre. J’espère que nous avons inculqué ce principe à nos enfants, qui eux ont eu la chance de vivre une enfance heureuse. Je ne supporte pas le mépris.Bye M.Claire

vendredi 21 octobre 2011

UN PEU DE TOUT :

J’ai un regret, je ne vais pas pouvoir assister à la finale de la coupe du monde de rugby. Là où nous allons passer le week-end il n’y a pas de télé, pas de radio, pas d’ordi et nous captons très mal le téléphone portable, il faudra inventer une autre façon de s’occuper, j’ai mis deux bouquins dans mon sac et nous avons préparé les chaussures de marche, si je me sens bien nous ferons une promenade,

Ce n’est pas désagréable d’être presque coupé du monde, les infos nous mettent le moral à zéro, nous montrent des images insoutenables, se vider l’esprit de toutes les mauvaises nouvelles est bénéfique, cela permet de constater que même sans les médias le monde continue de tourner, que nous sommes impuissants à changer les choses et qu’il faut bon gré, mal gré s’en remettre aux politiques qui décident pour nous. Etre pendu aux infos ne change rien. La France compte 2,6 millions de millionnaires, notre nom ne figure pas dans la liste, nous n’avons pas de souci à nous faire, il peut y avoir un gros krach pendant le week-end, nous ne ferons pas un malaise en l’apprenant. .



La seule chose dont nous sommes certains, c’est que les banques nous ferons payer leurs erreurs, mais que nous ne bénéficierons jamais de leur prospérité. Encore une fois, nous n’y pouvons rien et c’est bien dommage.

J’ai joué le mot HAMMAM cette semaine dans une partie de scrabble. Etes-vous déjà allés dans un hammam ? Lorsque nous habitions en Algérie, maman avait une tante à peine plus âgée qu’elle, très fantaisiste, rigolote, à qui rien ne faisait peur, même pas de faire le poirier à presque 50 ans à la fin des repas de famille. Elle était belle, avait un regard vert pétillant et souvent moqueur, elle nous disait toujours « Je veux mourir à 50 ans, je ne vais pas supporter de vieillir » elle reculait l’âge de sa mort à chaque décennie, finalement la vie ce n’était pas si mal.

Son grand plaisir était d’aller au hammam et de nous y amener lorsque nous étions enfants, maman ne supportait pas, elle s’évanouissait à chaque fois, mais nous nous aimions bien. L’endroit était essentiellement fréquenté par les femmes arabes, nous étions souvent les seules françaises, ma tante parlait très bien arabe, je ne sais pas ce qu’elle devait raconter aux femmes qui étaient là, nos oreilles d’enfant ne devaient pas avoir le droit de comprendre, mais il y avait de grands éclats de rire, pour ces femmes c’était un moment de pure détente, elles se retrouvaient entre elles, le moment des confidences. En tenue d’Eve on nous arrosait d’eau très chaude, puis nous mijotions dans les vapeurs d’eau jusqu’à que les pores se dilatent, on nous pétrissait, nous sortions de là propres comme des sous neufs, rouges comme des homards, mais nous étions en pleine forme. En Algérie, nous appelions le hammam, les bains maures, bel endroit où il y avait souvent de très belles mosaïques. (Le verbe mosaiquer sera valable en janvier 2012.). 

 
Je me demande toujours comment font les présentatrices de télé, les chanteuses, les actrices pour marcher avec leurs escarpins Louboutin, ceux qui ont les semelles rouges. Avec quatre centimètres de talon je me tords les chevilles. J’ai eu un amoureux lorsque j’étais très jeune qui m’avait offert une paire d’escarpins, drôle d’idée pour un cadeau, ils ont du rester dans la boîte, ça voulait dire quoi, qu’il n’aimait pas mes ballerines?






Hier, je flânais dans le rayon librairie de Carrefour et j’ai soudain réalisé que je n’avais jamais lu un seul livre d’Amélie Nothomb et de Marie Darrieussecq, elles publient toutes les deux en ce moment. Je n’ai toujours pas eu envie d’acheter ces bouquins, j’ai peut être tort.






J’ai cherché « Les encombrants »  de Marie-Sabine Roger, sans doute en poche, je n’ai pas trouvé, c’est elle qui a écrit « La tête en friche » adapté au cinéma.
Les encombrants ce sont les vieilles personnes, j’ai lu un extrait sur internet :

"Les pires, ce sont ceux qui arrivent de loin. Ils viennent trois fois l'an et se croient tout permis, ils font des réflexions, ils sonnent pour un rien. Il faut venir régler le lit, le fauteuil, le chauffage.
Ils vous toisent d'un air suspicieux, prétentieux. Rien ne va jamais bien.
Ils ont de ces questions... Il mange au moins ? On le fait marcher tous les jours ? Il sort dans le jardin ? Mme Lemasson a envie de leur dire : Si ça vous soucie tant, gardez-le donc chez vous !
Mais pas de risque, non ! Les vieux sont encombrants, ils ont des exigences. Ils prennent trop d'espace et de vie. Et de temps.
Non : on les place en maison, pour qu'ils soient bien soignés, bien à l'aise. Bien loin." 

De quoi nous ôter toute envie d’aller en maison de retraite ou le plus tard possible. Pourtant, comment faire autrement lorsque tout devient trop difficile et que vous-même vous n’êtes plus en état de vous occuper d’une personne très âgée. Les remords vous titillent mais la réalité est là. Maman m’a posé pour la première fois la question « Tu t’appelles comment, c’est comment ton prénom ? »  Elle m’avait pourtant bien reconnue au téléphone et soudain le trou de mémoire, cela la faisait rire, moi un peu moins. Elle est toujours chez elle à 91 ans, ne veut pas entendre parler de la maison de retraite où elle serait pourtant en sécurité.

Lundi première séance de radiothérapie, ils exagèrent, moi qui n’aime pas me lever de bonne heure, ce sera à 9h pendant toute la semaine, la semaine suivante 11h, et ensuite ???. Cela me laissera mes après midi libres pour fréquenter le club de scrabble, une petite compensation, à moins que cela soit trop fatigant. Nous verrons, je prends la vie au jour le jour, je ne prévois rien pour l’instant.


Les dessins :


Kadhafi est mort. Un tyran est mort, mais les images étaient insoutenables, il n’a pourtant pas hésité à martyriser son peuple. Je reste partagée, a-t-on le droit de lyncher un homme ? A-t-on le droit de nous montrer plus inhumains que cet être abject ? Il me semble qu’un procès aurait été plus logique, cela aurait permis aux parents de ses victimes de le regarder droit dans les yeux, quitte à lui cracher au visage.

Je me répète, mais nous avons été au dessous de tout lorsque nous l’avons reçu.


Hollande : L’homme tranquille et secret. J’ai ri en lisant sur internet que Martine Aubry était piquante, surtout sur le perron de la rue Solférino, lorsqu’il l’a embrassée, elle ne s’était pas épilée ?


Je n’ai pas de dessin, mais j’ai aussi ri en découvrant que Johnny Hallyday avait fait 8 ans de danse à l’Opéra, véridique et qu’il avait dit au journaliste qui avait de la peine à le croire « Tu veux voir mon toutou ? »  Bye MClaire.

vendredi 14 octobre 2011

Lectures

 Lecture des tabloïds. Nous attendons tous  (enfin pas moi, ni vous sans doute) avec impatience la naissance de l’enfant qui doit transformer définitivement le couple Sarkozy en clone du couple Kennedy, mais nous n’aurons peut être pas le temps de voir le bambin sous le bureau de président. Quel tapage autour de cette naissance, les journaux ne veulent pas être en retard, ils annoncent la venue au monde du bébé, se rétractent, les médias en deviennent ridicules. Il faut reconnaître que la maman fait preuve de discrétion, trop sans doute, cela attise la curiosité. Il me semble que ce moment doit être le plus beau pour des parents, triste d’être la traque des paparazzis. J’ai eu mes trois enfants dans le plus parfait anonymat, seul le photographe de l’hosto a pris un de mes bébés en photo dès ses premières heures, j’ai bien regretté à la vue du résultat, et seule la concierge de notre immeuble a jeté un œil sur le couffin lorsque je suis rentrée chez moi, sans lunettes noires et sans avoir besoin de fendre la foule. C’était tout de même des vrais moments de bonheur.

En refermant le livre d’Olivier Adam « Le cœur régulier », j’ai eu très envie de vous faire partager mes impressions. Ce livre ne laisse pas indifférent. Il y a des lectures agréables, le livre refermé vous oubliez l’histoire, rien ne reste gravé dans votre mémoire et d’autres qui vous laissent pensifs, que nous n’arrivons pas à effacer de notre esprit. Tout au long du livre des passages nous amènent à une réflexion. C’est très souvent en refermant un livre, la dernière page lue, que je ressens des émotions. La lecture sert à ça.

Olivier Adam n’est pas un auteur qui vous fera sourire, ses livres sont plutôt assez noirs, son univers est sombre, l’écriture est puissante, chaque phrase est ciselée, les mots sont toujours bien choisis..
Le roman se passe en grande partie au Japon, pays qui se révèle plein de mystère qui invite à la méditation, il m’a semblé que le peuple japonais n’était pas vraiment un peuple heureux, l’autre partie se situe en France dans le monde du travail et dans une classe moyenne. Sarah issue d’une famille modeste accède à une classe supérieure à la sienne, elle a réussi ses études, épousé Alain qui lui est né dans un milieu favorisé, un « gentil mari », deux beaux enfants, et un mal être qui l’envahit au fur et à mesure que les années passent et que ses enfants deviennent des adolescents qui s’éloignent d’elle. Elle a un frère Nathan, écrivain raté, gros buveur de whisky, son presque jumeau, un être torturé qui finira par mourir dans un accident de voiture, peut être un suicide. A partir de là la vie de Sarah devient impossible, elle plaque tout et s’enfuit au Japon…
Il y a les révoltes de Sarah, les remises en question, la possibilité de décider de sa vie, toutes les émotions.
J’ai aussi retenu le passage où elle se retrouve chez ses parents, comme une étrangère. C’est vrai, à partir de quel moment devenons-nous des étrangers chez nos parents, où nous ne nous sentons plus chez nous, où nous n’osons plus ouvrir le frigo pour nous servir ? Dans les dernières années de sa vie, mon père ne supportait pas que nous ouvrions un buffet pour prendre un verre par exemple,  il fallait que cela soit lui qui le fasse, je savais que j’allais entendre « Attends, attends » à la moindre tentative de me servir. Il nous était interdit de toucher à la télécommande de la télé. Nous faisons cela avec nos petits enfants qui cassent tout.

Que fait-on de la douleur de ceux qui nous sont proches ?
Comment ne pas en vouloir à l’autre à l’occasion de la mort d’un être que l’on adorait ? Penser que son chagrin à soi est plus immense que celui ressenti par l’autre ? Combien de couples explosent à ce moment là, l’incompréhension s’installe.
A quel moment nos enfants que nous protégeons, que nous comprenons se transforment en personnes qui ont leurs secrets, deviennent presque des étrangers qui vivent avec nous mais qui ont leur vie hors de la maison, il n’y a pas si longtemps ils se blottissaient contre nous. J’ai bien aimé dans le livre « Le fils » l’expression « faire la tranche de jambon », l’enfant vient se lover dans le lit entre ses parents et ils forment tous les trois une sorte de sandwich ; Clarys ma petite fille adore faire « La tranche de jambon » dans le lit de ses grands parents.

Sarah est l’héroïne de ce livre, mais Natsumé l’ancien policier japonais qui sauve les personnes qui veulent se suicider en se jetant des falaises est lui aussi un personnage central du roman.
J’ai longtemps rêvé de connaître le Japon, en fait depuis les années 60, il y avait un feuilleton qui passait à la télé, un beau japonais et une hôtesse de l’air française, ce pays me semblait très romantique. Qu’en est-il vraiment ?
Lisez ce livre. Ce roman est tout empreint de beauté, il ne vous décevra pas
Il est édité en poche.

J’ai attendu une journée avant de commencer un autre bouquin, je ne pouvais pas me replonger dans la lecture de suite, il fallait que je digère « Le cœur régulier. »

J’avais décidé de lire « Le fils » de Michel Rostain, j’ai donc lu ce livre dans un seul élan, pas gai non plus, mais pas vraiment triste, la mort de son fils lui a inspiré un beau roman. Le chagrin d’un père. On parle souvent du chagrin des mamans, pas souvent de celui du père. Michel Rostain a perdu son fils unique d’une méningite foudroyante, il  était à ce moment là directeur du théâtre de Cornouaille à Quimper. Son livre est à mon avis un hymne à la vie, presque jamais larmoyant. Belle idée de faire parler le fils après sa mort, un fils souvent ironique. J’ai même souri à la lecture de certains passages.
Lorsqu’il évoque le cimetière de Tréboul à Douarnenez, j’ai repensé à une promenade, il y a plus de vingt ans, le long du sentier côtier qui passe devant ce cimetière qui regarde la mer. Nous nous étions arrêtés et Christian avait dit tout haut
« C’est là que j’aimerai reposer plus tard », une vieille dame qui passait là s’était arrêtée en l’entendant et lui avait dit très sérieusement « Vous savez il est complet ce cimetière, si vous voulez une place, allez de suite à la mairie vous inscrire sur la liste d’attente. » Comme il n’est pas pressé, il n’y a pas son nom sur la liste d’attente.

Mon prochain bouquin changera de registre, c’est un hasard d’avoir lu ces deux livres un peu tristes à la suite. Ce sera. « La vérité sur Marie » de J.Philippe Toussaint, entre autre chose l’embarquement difficile d’un pur-sang à l’aéroport de Tokyo, il s’enfuit, on le recherche….

Les dessins :






L’armée, dans le temps pour les jeunes appelés qui avaient tout de même au moins 20 ans, l’armée était l’initiatrice de la première cigarette ; Les temps changent.







La cantine. Je ne sais pas si les menus sont bien équilibrés. A Baden, c’est encore un cuisinier qui prépare les repas des enfants et les portages de repas, il paraît que c’est très bon.





Borloo. Il est entrain de passer aux oubliettes, la politique est cruelle. On a le droit de penser ce que l’on veut de Ségolène, mais ses larmes étaient émouvantes, consacrer toute une vie à la politique, faire le sacrifice de sa vie privée et tomber de si haut, il y a de quoi pleurer. C’est la première fois que je vois un personnage politique manifester son chagrin.   Bye  MClaire.

jeudi 6 octobre 2011

Reprise :

Pas reprise couture, j’ai ça en horreur et puis qui reprise encore ? J’ai un œuf en bois dans ma boîte à couture, un œuf que nous mettions dans les chaussettes, je l’ai certainement utilisé lorsque les enfants étaient petits et je faisais des « coulcousits » comme disait Maman lorsqu’elle voyait mes reprises, ce n’était pas du grand art, ça servait juste à boucher le trou. D’où me vient cette répugnance à manier l’aiguille ? Ma marraine et tante est une vraie couturière, elle a travaillé comme petite main chez un grand couturier et nous confectionnait nos vêtements lorsque nous étions petites je n’ai pas hérité de ses dons. Depuis que Christian a découvert des rouleaux de tissu collant pour confectionner les ourlets des pantalons je suis aux anges, il s’en charge et il aime, il adore manipuler la machine à coudre qui dort cependant tranquillement depuis des années, il suffirait que je lui trouve de l’ouvrage pour qu’elle reprenne du service.
Malheureusement, il ne manipule pas les casseroles aussi bien, il vaut mieux éviter de lui laisser les choses en main, son chef-d’œuvre un gratin de macaronis confectionné en attendant que je rentre d’un tournoi. Cela sentait bon, mais ça s’arrêtait là, il avait fait cuire les macaronis normalement, puis fait bouillir un gros pot de crème fraîche qu’il avait versé sur les pâtes, du gruyère et au four ; lorsque j’avais planté la cuillère dans le plat, un truc liquide bizarre s’était échappé, la crème bouillie c’est pas terrible, c’était gras, pas mangeable. Pas grave l’intention y était, il y avait du saucisson et des œufs pour apaiser notre faim.
Vous avez compris, nous sommes complémentaires, il sait coudre, je sais cuisiner.

Reprise. Ma gazette n’était pas en dépôt de bilan ces derniers jours, la presse papier se porte mal, la presse sur internet beaucoup mieux, ma gazette est de plus en plus lue. Je n’avais pas envie d’écrire et surtout les phrases avaient du mal à s’aligner, la chimio attaque aussi les cellules du cerveau, elle nous fait perdre la mémoire provisoirement, nous avons un mal fou à nous concentrer,  tout rentre dans l’ordre doucement, mais il faut des mois pour que nos fonctions redeviennent normales. Le scrabble et la lecture sont conseillés, ça tombe bien je pratique les deux et je reste persuadée qu’avoir beaucoup pratiqué aide énormément. Si je commence à yoyoter, vous avez le devoir de me dire « Tu l’as déjà raconté. » !!!!

Passons à autre chose.

Jusqu’où irions- nous pour préserver nos enfants ?
J’ai lu « Le Diner » d’Herman Koch.
Un livre qui nous dérange, l’absence totale de moralité dans la deuxième partie du livre, mais un bouquin que j’ai dévoré. Deux parties, la première très légère, la deuxième beaucoup plus noire. Deux couples en apparence heureux se retrouvent au restaurant pour un dîner, au fur et à mesure des plats qui leur sont servis la conversation s’oriente vers leurs enfants, leurs petits anges ont commis un acte d’une violence inouïe, que vont faire les parents ?
Ce livre nous fait réfléchir sur la toute puissance des enfants dans notre société et sur le laxisme de certains parents.
L’enfant roi.
Des parents qui attendent souvent que l’école fasse le travail d’éducation à leur place. « Dans le temps » l’école instruisait et nos parents nous éduquaient, les rôles ne sont plus respectés. Des enfants qui ne veulent plus apprendre, savoir dans l’immédiat leur suffit, ils passent vite à autre chose, apprendre une leçon leur semble d’un ennui mortel, le savoir n’est pas pour eux une source de plaisir, ça sert à quoi ?  Ma voisine a une fille qui est prof d’histoire, elle racontait l’autre jour qu’il faut déjà plus d’un quart d’heure pour faire régner la discipline dans la classe avant de commencer le cours. Les jeux vidéos sont leur apprentissage de la vie, ils deviennent violents, sans doute pas tous heureusement.
Je lisais je ne sais où qu’avant les enfants arrivaient dans une famille par accident ou pas, c’était comme ça, maintenant ce sont la plupart du temps des enfants désirés, ils sont le centre des attentions, ils deviennent des enfants rois à qui tout est permis, jusqu’à accomplir un acte d’une violence inouïe.

En écrivant sur les enfants me vient le souvenir des trois miens petits, le temps où ils s’accrochaient à notre cou, où ils mettaient leur main dans la mienne, le temps béni de leur enfance où la famille représentait le cocon avant qu’ils s’envolent. Je dis toujours aux jeunes parents « Profitez bien d’eux, ça ne dure pas toujours. »  L’époque de l’enfant roi n’était pas encore arrivée, nous les aimions et c’est parce que nous les aimions que nous faisions tout pour que leur avenir soit le plus radieux possible, même s’ils nous trouvaient quelquefois trop sévères.

Je suis entrain de lire un Olivier Adam « Le cœur régulier », j’aime beaucoup cet auteur pas vraiment gai et optimiste, il écrit bien et ses histoires sont toujours agréables à lire.
J’ai des copines formidables, elles me prêtent leurs livres, ils deviennent des livres voyageurs, j’ai aussi un livre qui fait le tour du club de Plouharnel en ce moment. De plus ça me fait faire des économies, MThé m’a transmis :
Millénium Stieg et moi – Naissance d’un pont – Les hommes couleurs – K.622-
Le fils – La vérité sur Marie-
Je pense que je vais commencer par « Le fils » Goncourt du premier roman 2011.


Les dessins :





Une jolie fleur qui ne demande qu’à pousser sur les pelouses de l’Elysée.






Les bourses aux vêtements fleurissent elle aussi, une manière élégante de rendre service sans pour autant donner l’impression de faire la charité.



Le TGV au Maroc, j’ai une copine qui s’est trouvée à Tanger le jour de l’arrivée de Sarko, il y avait une belle pagaille.    Bye MClaire.